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«La lecture de Pitol suppose une constante méfiance envers notre capacité présumée à déchiffrer les énigmes de la vie. Par exemple, ce que nous appelons "méprise". Car le lecteur pressé, qui sous-estime la nature fondamentale de la méprise dans les romans de Pitol, risque fort de se tromper. Ce que je veux dire, c'est que la méprise dont parle Pitol n'est pas, loin s'en faut, le simple malentendu qui ne laisse pas de traces dans l'existence et qui, surtout, peut être éclairci. La méprise chez Pitol est "quelque chose" qui se charge de significations imprévues au cours de son développement, ce "quelque chose" dont parlèrent les présocratiques, qui fut cultivé par les hommes du Baroque et touche à la nature des choses. Elle ne peut être qu'interprétée, de même qu'on interprète le signe d'un oracle, ou dévoilée par la liturgie sans canons de l'écriture littéraire.» Antonio Tabucchi. L'écrivain mexicain Sergio Pitol est né à Puebla en 1933. Après des études de droit et de philosophie à Mexico, il entame une existence d'errance qui le voit tour à tour étudiant à Rome, traducteur à Pékin et à Barcelone, professeur d'université à Xalapa et à Bristol, diplomate à Varsovie, Budapest, Paris, Moscou, Prague... Son oeuvre considérable et son style très personnel en font un des écrivains contemporains less plus marquants d'Amérique latine. Il a été distingué par de très nombreux prix, dont le prestigieux prix Cervantès en 2005. De lui, les Éditions Gallimard ont récemment publié Mater la divine garce (Du Monde Entier, 2004). Les dernières parutions de : Sergio Pitol
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