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Un homme s'ennuie dans une pièce misérable, regardant à la télévision un vieux film qu'il a déjà vu. Tout autour, dans l'obscurité, c'est un quartier anonyme, une zone qui se défait dans les marges d'une mégapole sans nom. l'homme sort cette nuit-là, traînant ses souvenirs faits de violence et de désespoir, et se retrouve, sans savoir comment, dans un mystérieux enclos oú des chiens se battent à mort, encouragés par les vociférations des parieurs. il n'a peur de rien, n'a rien à perdre, et, sans trop se poser de questions, il décide de se battre contre un chien. C'est le début d'un voyage erratique qui nous entraîne dans un cauchemar non climatisé de l'amérique latine.
"Chambres pour personnes seules" est un roman comète -écrit avec hargne, avec la force du désespoir. Comme Guillermo Arriaga, Juan Manuel Servin maîtrise sa narration à coups d'images insensées, de dialogues effrénés, et ne craint aucun mot pour mettre en scène haines et désolations. |
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