1962 - 2022 : 60 ans de l'indépendance de l'Algérie

  • Algérie 1954-1962 ; la sale guerre

    Gérard Dhôtel

    • Actes sud junior
    • 24 Septembre 2014

    En 2014, le soixantième anniversaire de la «Toussaint rouge», l'insurrection sanglante qui marque le début de la guerre d'Algérie, est l'occasion de retracer avec précision cet épisode complexe de notre histoire. De la conquête de l'Algérie par la France en 1830 jusqu'à son indépendance en 1962, ce livre en déroule la chronologie, raconte l'inexorable escalade du conflit et offre des éclairages, entre autres, sur les racines du nationalisme algérien, la question de la torture pendant la guerre, le rôle de De Gaulle ou les représailles contre les harkis. Des dates, des définitions, des portraits et des chiffres agrémentent le propos. Un livre indispensable pour mieux connaître les origines, les enjeux et les conséquences d'une guerre terminée il y a plus de 50 ans, et qui reste toujours aujourd'hui l'objet d'une «guerre des mémoires».

  • Compte-tenu de l'intensité des liens géographiques, historiques, économiques, culturels et humains, qui existent entre l'Algérie et la France, on pourrait penser que les Français connaissent bien ce pays. Il n'en est rien. À moins d'une heure d'avion de Marseille, l'Algérie est véritablement un « voisin de palier » avec lequel la France a, en effet, entretenu, à travers les siècles, des relations passionnelles faites d'attirance et de répulsion.
    Colonisation, indépendance, actualité sanglante des années 90, ont ainsi suscité clichés et contre-vérités, dans l'opinion publique française : « L'Algérie de 1830 était en friche, ce sont les Français qui l'ont mise en valeur » , « Les Pieds-Noirs étaient des nantis », « L'Algérie est un pays francophone », « L'Algérie est une terre de violence », « Il n'y a pas de presse libre en Algérie » ...
    F e rvent artisan du rapprochement de la France et de l'Algérie, Georges Morin analyse ici la réalité complexe de ce pays dont le devenir, tenu-compte de notre histoire commune, ne saurait nous laisser indifférents.
    Cet ouvrage est la 3e édition revue et augmentée de l'édition de poche qui s'est vendue à 3 700 ex.

  • Un général, des généraux

    ,

    • Lombard
    • 4 Février 2022

    Mai 1958. Alger s'embrase contre un nouveau gouvernement qui, à Paris, semble prêt à dialoguer avec les indépendantistes. Des milliers de colons se soulèvent, obligeant l'armée et ses généraux à choisir leur camp : rester loyaux à l'état ou à l'Algérie française, dernier vestige du grand empire colonial Français. Dépassés et galvanisés par la situation, les généraux s'embarquent dans un coup d'état qui devient rapidement incontrôlable... Et si seul un vieil homme à la retraite, le « dernier héros français », était capable d'arrêter cette machine folle et éviter une guerre civile ? Ce vaudeville politico-militaire donnera les clés du pouvoir à de Gaulle et sa Ve République... car juré-craché, « le Général » l'a promis à toutes et à tous : cette fois, il les a compris.

  • Algérie 1962 : une histoire populaire

    Malika Rahal

    • La decouverte
    • 6 Janvier 2022

    En Algérie, l'année 1962 est à la fois la fin d'une guerre et la difficile transition vers la paix. Mettant fin à une longue colonisation française marquée par une combinaison rare de violence et d'acculturation, elle voit l'émergence d'un État algérien d'abord soucieux d'assurer sa propre stabilité et la survie de sa population. Si, dans les pays du Sud, cette date est devenue le symbole de l'ensemble des indépendances des peuples colonisés, en France, 1962 est connue surtout par les expériences des pieds-noirs et des harkis. En Algérie, l'historiographie de l'année 1962 se réduit pour l'essentiel à la crise politique du FLN et aux luttes fratricides qui l'ont accompagnée. Mais on connaît encore très mal l'expérience des habitants du pays qui y restent alors.
    D'où l'importance de ce livre, qui entend restituer la façon dont la période a été vécue par cette majorité. L'année 1962 est scandée par trois moments : cessez-le-feu d'Évian du 19 mars, Indépendance de juillet, proclamation de la République algérienne le 25 septembre. L'histoire politique qu'ils dessinent cache des expériences vécues, que restitue finement Malika Rahal au fil d'une enquête mobilisant témoignages, autobiographies, photographies et films, chansons et poèmes. Émerge ainsi une histoire populaire largement absente des approches classiques : en faisant place au désespoir des Français d'Algérie dont le monde s'effondre - désarroi qui nourrit la violence de l'OAS -, elle relate le retour de 300 000 réfugiés algériens de Tunisie et du Maroc, la libération des camps de concentration où était détenu un quart de la population colonisée, ou la libération des prisons, ainsi que les spectaculaires festivités populaires. L'ouvrage décrit des expériences collectives fondatrices pour le pays qui naît à l'Indépendance : la démobilisation et la reconversion de l'Armée de libération nationale, la recherche des morts et disparus par leurs proches, l'occupation des logements et terres laissés par ceux qui ont fui le pays. Une fresque sans équivalent, de bout en bout passionnante.

  • L'Algérie restera la grande douleur d'Albert Camus. Dans cet ouvrage, Alain Vircondelet retrace les années de guerre qu'a vécues l'écrivain, de 1954 à son accident fatal en janvier 1960. Le conflit y est raconté avec sa violence, ses injustices, sa terreur, ses trahisons, ses silences mais aussi la vie courante d'Albert Camus, attelé à son travail d'écrivain et d'éditeur, voyageant pour alléger le poids de sa souffrance, aimant en Don Juan désespéré plusieurs femmes à la fois, correspondant avec René Char, Louis Guilloux, Jean Sénac, Mouloud Feraoun...
    S'insurgeant que sa communauté - celle des pieds-noirs - soit, comme le dit Sartre, la victime expiatoire du drame qui se joue devant lui, Albert Camus ne peut accepter la position de la France et des intellectuels de l'époque.
    Loin de l'histoire officielle, des idéologies et des propagandes de tous bords, un récit bouleversant puisé aux sources du vivant, au plus près de l'Algérie et de Camus.

  • En guerre(s) pour l'Algérie : témoignages

    Raphaëlle Branche

    • Tallandier
    • 24 Février 2022

    La guerre s'est achevée il y a soixante ans en Algérie. Elle a marqué durablement les sociétés française et algérienne et touché directement des millions de personnes. Comment ces Français et ces Algériens ordinaires l'ont-ils vécue ? Quinze femmes et hommes ont accepté de confier leurs souvenirs de jeunesse. Leurs témoignages sont essentiels pour écrire une histoire qui ne soit pas seulement celle des décisions et des grands événements politiques et militaires. Ils éclairent ce que furent des vies simples prises dans la tourmente de la guerre.
    Ils étaient appelé du contingent, militaires de carrière, harki ou militants indépendantistes (du FLN et du MNA) en métropole et en Algérie, mais aussi membre de l'OAS, simples civils algériens ou français. Conscients de l'urgence de témoigner, ils racontent la guerre vue d'un appartement d'Alger, d'une usine parisienne, du maquis, d'une caserne. Quelles peurs les habitaient ? Quels dangers ont-ils affrontés ? Quelles étaient aussi les raisons de leur engagement ? Quels étaient leurs espoirs ? Ils répondent à ces questions avec le souci constant de dire au plus vrai, de raconter au plus juste.
    Les témoignages ne se situent pas d'un côté ou de l'autre de la Méditerranée. Ils ne sont pas au service d'un groupe de mémoire particulier. Au contraire. Ils permettent d'explorer les multiples facettes de ce conflit complexe où guerre de libération et luttes fratricides se sont mêlées, où destructions et ravages se sont accompagnés d'aspirations au renouveau.

  • Peut-on raconter autrement l'histoire de la guerre d'Algérie ?
    L'ambition de ce livre est de rapporter, en se fondant sur toutes les sources possibles et en particulier sur des documents inédits ou difficilement accessibles, un récit de cette guerre telle qu'elle a été vue, vécue et relatée par les Algériens, et en premier lieu par les combattants indépendantistes. Ce second volume, qui s'ouvre avec l'assassinat d'Abane Ramdane par les autres chefs du FLN, au lendemain de la bataille d'Alger, et va jusqu'à l'indépendance et les implacables luttes pour le pouvoir qu'elle entraîne, confirme que, sous ce regard neuf, la plupart des aspects du conflit prennent un tour totalement différent.
    Le temps de la politique et des négociations en vue de mettre un terme au conflit, quand l'aspect militaire du combat devient peu à peu moins essentiel, sera en effet aussi celui de profonds bouleversements, ignorés du côté français, au sein du FLN. Des bouleversements provoquant des affrontements dont les premiers bénéficiaires seront Ahmed Ben Bella et Houari Boumediene au cours de l'été 1962, mais dont les conséquences se font sentir jusqu'à aujourd'hui.

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  • Une mémoire algérienne

    Benjamin Stora

    • Bouquins
    • 19 Mars 2020

    L'oeuvre de Benjamin Stora se confond pour partie avec la mémoire et l'histoire de la guerre d'Algérie. Un de ses grands thèmes de recherche, intimement lié à son parcours individuel tel qu'il le relate dans trois de ses ouvrages. Dans Les Clés retrouvées, il évoque son enfance juive à Constantine et le souvenir d'un monde qu'il a vu s'effondrer ; dans La Dernière Génération d'Octobre, son militantisme marqué très à gauche avec son cortège de désillusions. Les Guerres sans fin témoignent d'un engagement mémoriel qui se fonde sur une blessure collective et personnelle que seules la recherche et la connaissance historiques peuvent aider à panser.
    Benjamin Stora a étudié en ce sens le rôle spécifique joué par les grands acteurs de ce conflit singulier. Dans Le Mystère de Gaulle, il analyse l'attitude de ce dernier lors de sa prise du pouvoir en 1958 et sa décision d'ouvrir des négociations avec les indépendantistes en vue d'une solution de compromis associant de manière originale la France et l'Algérie. Dans François Mitterrand et la guerre d'Algérie, il montre les contradictions de celui qui, avant de devenir un adversaire de la peine de mort, la fit appliquer sans hésiter en 1957 en tant que ministre de la Justice au détriment des Algériens. C'est enfin de la longue histoire des juifs en terre algérienne qu'il est question dans Les Trois Exils.
    Cet ensemble, qui porte la marque d'un historien majeur, permet de mieux comprendre la genèse, le déroulement et l'issue d'une tragédie où se mêlent un conflit colonial livré par la France, un affrontement nationaliste mené par les indépendantistes algériens et une guerre civile entre deux communautés résidant sur un même territoire. Ce sujet, resté sensible pour nombre de nos compatriotes, continue d'alimenter des deux côtés de la Méditerranée des débats passionnés.

  • Peut-on raconter autrement l'histoire de la guerre d'Algérie? L'ambition de ce livre : rapporter, à partir de toutes les sources possibles, un récit, lisible par tous, de cette guerre telle qu'elle a été vue, vécue et relatée par les Algériens, et en premier lieu par les militants et combattants indépendantistes. Comme l'aurait fait, en historien, un hypothétique envoyé spécial français de l'autre côté de la «ligne de front» pendant le conflit.
    Ce changement de perspective permet de jeter un regard neuf sur ce qu'on appelle généralement, du côté algérien, la guerre d'indépendance, la guerre de libération nationale ou la Révolution. Qu'il s'agisse des dates essentielles, du nombre des victimes, du déroulement des batailles, du comportement des populations civiles, des rapports entre Européens et Algériens, de l'utilisation de la violence ou de la torture, des objectifs de la lutte ou, bien sûr, des «héros», tous les aspects du conflit, et notamment les plus tragiques, prennent un jour totalement différent, et très instructif, dès qu'on le considère à partir de ce seul point de vue.
    Ce qui permet aussi d'éclairer d'un jour nouveau le destin contemporain de l'Algérie.

  • Histoire de l'algerie coloniale (1830-1954)

    Benjamin Stora

    • La decouverte
    • 4 Novembre 2004

    le monde diplomatique : " on ne saurait trop conseiller la lecture de ce livre concis mais qui, en allant à l'essentiel, rappelle ce que fut l'algérie française [...].
    un voyage salutaire, jamais simpliste, manichéen ou ennuyeux. "
    le monde : " des balises indispensables pour comprendre comment l'aventure coloniale de la france en algérie diffère de celle qui la guida dans d'autres pays ; et comment cette aventure différente transforma le drame de la décolonisation en tragédie. "
    revue française d'histoire d'outre-mer : " l'ouvrage, alerte et de lecture aisée, est une synthèse historique et non une réflexion politique.
    au total, il reflète une approche très personnelle, celle d'un historien engagé, très original en ce qu'il s'efforce d'être à l'écoute des diverses communautés de l'algérie coloniale. il ne
    montre pas seulement l'" algérie heureuse ", l'"algérie de papa" [...], il dit aussi avec précision son inconscience politique face à la montée du nationalisme algérien. "

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  • France-Algérie, les passions douloureuses

    Benjamin Stora

    • Albin michel
    • 3 Mars 2021

    En juillet 2020, Emmanuel Macron commandait à Benjamin Stora un rapport sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d'Algérie, ainsi que sur les moyens de favoriser une réconciliation entre la France et l'Algérie. L'historien s'est attelé à la tâche non seulement à partir de l'immense historiographie existante, à laquelle il a lui-même grandement contribué, mais aussi en rencontrant des dizaines d'interlocuteurs de tous bords. Pour tenter de rendre compte de cet archipel de mémoires aujourd'hui communautarisées, il ne fallait en effet écarter aucune catégorie d'acteurs : des combattants indépendantistes aux « pieds-noirs », des soldats français aux « harkis », des juifs aux Européens « libéraux », communistes ou partisans de l'Algérie française...
    Cette enquête mémorielle est suivie d'un certain nombre de propositions audacieuses, qui touchent aussi bien à la symbolique qu'à l'accès aux archives historiques, afin de reconnaitre afin de mieux connaitre et reconnaitre ces « passions douloureuses ».

  • Histoire de la guerre d'Algérie, 1954-1962 (4e édition)

    Benjamin Stora

    • La decouverte
    • 8 Avril 2004

    Quelles ont été les principales étapes de la guerre d'Algérie ? Pourquoi ce conflit de décolonisation a-t-il été si long et sanglant ? Quels sont les principaux acteurs, du côté français et du côté algérien, qui ont conduit cette guerre ? Pourquoi la France en guerre d'Algérie a-t-elle connu un changement de République ? Comment analyser l'idéologie du nationalisme algérien, porté par le FNL, dans sa guerre d'indépendance ? Une autre voie était-elle possible, pour l'Algérie, que celle de l'indépendance ? En quoi ce conflit a-t-il profondément marqué les sociétés françaises et algériennes ?

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  • La guerre des mémoires ; Algérie 1954

    Benjamin Stora

    • Editions de l'aube
    • 30 Juin 2020

    En ces temps tumultueux, il est utile de lire - ou de relire - ce petit livre de Benjamin Stora. Dans un dialogue limpide avec le journaliste Thierry Leclère, Benjamin Stora nous interroge : comment se vivre comme descendant d'esclaves, ou encore comme fils et fille de colonisés ? Ce choc des mémoires est-il une rumination vaine du passé ou, au contraire, une relecture « thérapeutique » de l'histoire ? Qu'est-ce qu'être français, aujourd'hui ? Des sujets au coeur de notre actualité, suivis d'un récit âpre et mélancolique, Algérie 1954, qui relate les dernières heures, cruciales, de - l'Algérie française. Une réflexion toujours aussi - percutante.

  • Son oeil dans ma main : Algérie 1961-2019

    ,

    • Images plurielles
    • 4 Février 2022

    Qu'est-ce que je ressens, moi, décolonisé, quand je contemple une photo de cette époque, de ce passé qui, sur injonction, a été décrété contemporain-pour-toujours ? Qui suis-je dans ce miroir qui devrait me refléter, et qui cependant m'efface pour toujours au présent ?
    Il me faut scruter les détails, objets, silhouettes, bosquets, magasins, automobiles, qui peuplent l'arrière-plan ; les ombres aussi. Je tente d'aileurs de faire irruption dans celui-ci. Je m'imagine réincarné en 1961 : debout dans un angle mort, penché à une fenêtre, traînant dans une rue d'Alger, jetant un regard anxieux sur une « roumia », crapahutant sur la colline pelée... J'invente ma propre possibilité de vivant à cette époque.
    Raymond Depardon photographie ce qu'il voit à la jonction de ce qu'il ne voit pas. Je regarde ce que je ne vois pas, en croyant savoir ce que cela signifie. Son oeil dans ma main. Son corps est ma mémoire.
    Ce qui m'intéresse chez le photographe, c'est son corps, son errance, son voyage : je me glisse en lui, j'épouse ses mouvements, son regard, sa culture, ses préjugés peut-être, mais aussi sa singularité. Errance de déclic en déclic.
    Je deviens une monstrueuse et fascinante coïncidence. Une possibilité, même brève et limitée, d'omniscience.
    Ne devrais-je pas, alors, éprouver un sentiment proche de la frayeur ?
    En parcourant ces photos, arraché à mon millénaire, transporté vers un autre, je pourrais tressaillir violemment. Je pourrais hurler à la possession - hurler d'effroi et de gratitude.

  • Alors qu'il numérise des photos de famille, David retrouve le portrait, peint en 1878, d'une « jeune femme indigène » d'Algérie. En découvrant qu'il représente sa lointaine aïeule, l'adolescent, descendant de juifs des Aurès, entreprend une quête de ses origines, qui se transforme bientôt en véritable enquête historique dans un passé riche, complexe et douloureux.
    À mesure que les fils des mémoires et de l'histoire se tissent, une fresque civilisationnelle deux fois millénaire apparaît, dont la source remonte à l'exil antique de juifs d'Israël/Palestine et à la conversion de Berbères au judaïsme, suivis de l'arrivée des Séfarades à la fin du XVe siècle. Après la longue domination arabe puis ottomane, la conquête de l'Algérie par la France en 1830 transforme profondément la destinée des « israélites indigènes » : l'attribution de la citoyenneté française par le décret Crémieux en 1870 ne marque pas seulement leur émancipation ; elle crée également une déchirure par rapport à leurs traditions religieuses et culturelles, mais aussi vis-à-vis des Berbères et Arabes musulmans avec lesquels ils avaient partagé des siècles durant une existence commune.
    L'assimilation paradoxale des juifs d'Algérie à une identité « pied-noire » après leur exode et leur « rapatriement » en 1962 a enfoui cette mémoire collective. C'est à remédier à sa perte que s'emploie magistralement cet ouvrage, en restituant une histoire largement méconnue.

  • Papa, qu'as-tu fait en Algérie ? : enquête sur un silence familial

    Raphaëlle Branche

    • La decouverte
    • 17 Février 2022

    De 1954 à 1962, plus d'un million et demi de jeunes Français sont partis faire leur service militaire en Algérie. Mais ils ont été plongés dans une guerre qui ne disait pas son nom. Depuis lors, les anciens d'Algérie sont réputés n'avoir pas parlé de leur expérience au sein de leur famille. Le silence continuerait à hanter ces hommes et leurs proches. En historienne, Raphaëlle Branche a voulu mettre cette vision à l'épreuve des décennies écoulées depuis le con?it.
    Fondé sur une vaste collecte de témoignages et sur des sources inédites, ce livre remonte d'abord à la guerre elle-même : ces jeunes ont-ils pu dire à leurs familles ce qu'ils vivaient en Algérie ? Ce qui s'est noué alors, montre Raphaëlle Branche, conditionne largement ce qui sera transmis plus tard. Et son enquête pointe l'importance des bouleversements qu'a connus la société française sur ce qui pouvait être dit, entendu et demandé à propos de la guerre d'Algérie.
    Grâce à cette enquête, c'est plus largement la place de cette guerre dans la société française qui se trouve éclairée : si des silences sont avérés, leurs causes sont moins personnelles que familiales, sociales et, ultimement, liées aux contextes historiques des dernières décennies. Avec le temps, elles se sont modi?ées et de nouveaux récits sont devenus possibles.

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  • La guerre d'Algérie expliquée à tous

    Benjamin Stora

    • Seuil
    • 29 Février 2012

    La guerre d'Algérie (1954-1962) fut le grand épisode traumatique de l'histoire de la France des Trente Glorieuses. Et les blessures ouvertes alors ne sont pas encore refermées, comme en témoignent les polémiques mémorielles récurrentes qu'elle continue de soulever. Né à Constantine en Algérie, l'historien Benjamin Stora raconte ici cette guerre longtemps restée " sans nom ", ses épisodes majeurs (des massacres de Sétif à la politique de terreur de l'OAS, en passant par le putsch des généraux et la répression en métropole) et ses acteurs principaux, français comme algériens. Il restitue cette histoire dans toute sa complexité en rendant compte des acquis et débats de la recherche historique la plus récente, par exemple en racontant comment la guerre fut vécue du côté algérien. Enfin, il revient sur les séquelles politiques et mémorielles de cette guerre de huit ans des deux côtés de la Méditerranée

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  • Ce livre est le fruit d'une rencontre inédite entre une historienne française et une avocate algérienne, toutes deux différemment engagées dans le mouvement de libération des femmes.
    Leurs échanges nourris portent sur les sujets qui traversent le débat intellectuel et la société française : la France et l'Algérie, la mémoire et l'histoire, la domination masculine, le retour du religieux, le féminisme et les vifs débats qui l'animent autour de la question de la différence et de l'universel.
    Un texte d'une grande richesse qui renouvelle notre approche du féminisme.

  • La guerre d'Algérie fut le grand épisode traumatique de l'histoire de la France des Trente Glorieuses et les blessures ouvertes alors ne sont pas encore refermées, comme en témoignent les polémiques mémorielles récurrentes qu'elle continue de soulever. En 250 pages, Benjamin Stora et Sébastien Vassant retracent en textes et en images les moments-clés de cette guerre longtemps restée « sans nom », avec ses épisodes majeurs et ses acteurs principaux, français comme algériens.

    À partir d'archives, de portraits et de témoignages, Benjamin Stora et Sébastien Vassant donnent à voir et à comprendre la guerre d'Algérie comme on ne l'a jamais fait. La bande dessinée restitue cette histoire dans toutes ses dimensions tout en intégrant les acquis de la recherche historique la plus récente, et en faisant place à la diversité des mémoires.

  • Pendant la guerre d'Algérie, des révélations firent très tôt connaître à l'opinion publique métropolitaine certains détails de l'usage de la torture par l'armée française et particulièrement la 10 e Division Parachutiste engagée dans la répression à Alger et sa banlieue. Des débats passionnés mirent aux prises intellectuels et journalistes, hommes d'église et hommes d'armée, avocats et écrivains. D'anciens soldats témoignèrent ; des victimes aussi : personne ne pouvait ignorer qu'en Algérie des militaires français pratiquaient la torture.
    La référence à la période de l'occupation allemande était alors omniprésente. Tous les acteurs du débat l'avaient en tête et nombreux furent ceux qui l'utilisèrent pour comparer, condamner ou justifier les violences accomplies en Algérie. Les « opérations de maintien de l'ordre » qui s'y déroulaient dépendaient des autorités civiles mais leur réalisation fut laissée de plus en plus largement à l'appréciation de l'armée au fur et à mesure que l'insurrection nationaliste gagnait du terrain.
    Aussi fallait-il aller au plus près du terrain pour comprendre pourquoi, en définitive, tant de militaires français purent pendant plus de sept ans commettre des exécutions sommaires et des actes de torture et le faire avec l'assurance qu'ils étaient ainsi au service de leur pays et obéissaient à des ordres.
    Raphaëelle Branche éclaire comme jamais auparavant les mécanismes de la torture, qui trouvent leur origine dans le racisme colonial et les méthodes héritées de la guerre d'Indochine.
    Grâce à des archives publiques enfin ouvertes et des témoignages de soldats et d'officiers, elle analyse l'autojustification ainsi que l'engrenage de la violence individuelle et collective face aux fragiles barrières de la conscience ou de la morale.

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  • La guerre d'indépendance des Algériens ; 1954-1962

    Raphaëlle Branche

    • Tempus/perrin
    • 1 Octobre 2009

    Pour la première fois, un ouvrage présente la guerre d'Algérie à des lecteurs français en se situant de l'autre côté : du point de vue des Algériens.
    Il s'agit de comprendre ce que fut cette " guerre d'indépendance " pour ceux qui l'ont faite ou au nom de qui la guerre fut menée. En prenant d'abord la mesure de la diversité des attitudes algériennes, alors même que le Front de libération nationale prétendait parler au nom du peuple tout entier. Les lecteurs pourront aussi comprendre comment la mécanique impitoyable de la guerre a peu à peu réduit la réalité à une opposition binaire, intimant à chacun de choisir son camp.
    Ainsi est devenue de plus en plus intenable la position des personnes " entre-deux ". Certains n'hésitèrent pas à assassiner ces passeurs qui témoignaient qu'une autre relation était possible entre Français et Algériens. Redécouvrir cette histoire, c'est aussi mieux cerner ce que fut l'Algérie française et mesurer comment l'ombre de la guerre pèse encore sur les relations entre l'Algérie et la France.

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  • Prisonniers du FLN

    Raphaëlle Branche

    • Payot
    • 22 Janvier 2014

    Ils étaient militaires, mais aussi civils. Des hommes, mais aussi des femmes. En Algérie, contre toute attente, le maquis fit des prisonniers pour internationaliser le conflit grâce au CICR. Comme la France n'y voyait pas une guerre, elle nia l'existence même de ces prisonniers, les raya de la mémoire collective. Ce livre, où l'on croisera notamment frère Luc, du monastère de Tibherine, leur redonne vie.

  • Alger, samedi 29 décembre 1956. L'Algérie française porte en terre l'un de ses meneurs, Amédée Froger, tué la veille en sortant son domicile. La nouvelle de l'assassinat fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger rassemblent des milliers de personnes. Surtout, elles sont l'occasion de violences racistes, que les contemporains nomment « ratonnades ». Elles visent les « musulmans », comme les Algériens sont appelés dans cette société-là.

    S'appuyant sur des sources variées, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault enquête sur ces événements pour les inscrire dans la longue durée coloniale. Trop souvent résumés à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux attentats de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de Français, nés là-bas - se nourrissent d'un rapport de domination, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain ségrégué.

    Sylvie Thénault plonge le lecteur au coeur de la société coloniale algérienne, traversée de brutalités et de peurs, au plus près de cette foule d'anonymes, qui ont été partie prenante de la Guerre d'indépendance algérienne. C'est ainsi un autre récit de ce conflit qu'offre ce livre.

  • L'an V de la révolution algérienne

    Frantz Fanon

    • La decouverte
    • 29 Octobre 2021

    Publié pour la première fois en 1959 et sans cesse réédité depuis, ce « classique de la décolonisation » reste d'une profonde actualité pour comprendre les ressorts du mouvement d'émancipation qui conduisit à la guerre d'indépendance algérienne.
    Ce livre est né de l'expérience accumulée au coeur du combat, au sein du FLN. Car Frantz Fanon, né antillais et mort algérien (1925-1961), avait choisi de vivre et de lutter parmi des colonisés comme lui, en Algérie, pays du colonialisme par excellence. Texte militant, cet ouvrage fut aussi la première analyse systématique de la transformation qui s'opérait alors au sein du peuple algérien engagé dans la révolution.
    Ce texte, parmi les tout premiers publiés aux Éditions François Maspero, décrit de l'intérieur les profondes mutations d'une société algérienne en lutte pour sa liberté. Ces transformations, la maturation politique et sociale, ignorées par les colons alors qu'elles étaient justement les fruits de la colonisation et de l'humiliation, présidèrent pourtant largement au processus qui mena à la guerre d'Algérie, « la plus hallucinante qu'un peuple ait menée pour briser l'oppression coloniale ».

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