Racisme, décolonisation

en ce moment au rayon des sciences humaines

  • L'auteur a rassemblé en un recueil anecdotes et historiettes, glanées au cours de son travail d'historien du colonialisme. De la « Mauresse de Moret », fille présumée de la Reine sous Louis XIV, jusqu'à l'assassinat de Maurice Audin par l'Armée française en 1957, en passant par la contribution surprenante d'un célèbre magicien à l'« Å«uvre coloniale », le lecteur traverse une galerie d'histoires parfois drôles, joyeuses, tristes, banales, épiques, mais toujours glaçantes, avec son lot de personnages connus ou inconnus, grotesques ou tragiques, qui font apparaître, en creux, l'image cohérente d'un passé qui a parfois bien du mal à passer... Un recueil qui réconcilie avec brio histoire et microhistoire, dans un style alerte qui n'enlève rien à la rigueur de l'historien.

  • Noire n'est pas mon métier

    Collectif

    • Seuil
    • 3 Mai 2018

    Nadege Beausson-Diagne - Mata Gabin - Maïmouna Gueye - Eye Haïdara - Rachel Khan - Aïssa Maïga - Sara Martins - Marie-Philomène NGA - Sabine Pakora - Firmine Richard - Sonia Rolland - Magaajyia Silberfeld - Shirley Souagnon - Assa Sylla - Karidja Touré - France Zobda.

    Stéréotypes, racisme et diversité : 16 actrices témoignent.

  • I am not your negro

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    • 10/18
    • 4 Octobre 2018

    Dans ses dernières années, le grand écrivain américain James Baldwin a commencé la rédaction d'un livre sur l'Amérique à partir des portraits de ses trois amis assassinés, figures de la lutte pour les droits civiques : Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King Jr. Partant de ce livre inachevé, Raoul Peck a reconstitué la pensée de Baldwin en s'aidant des notes prises par l'écrivain, ses discours et ses lettres. Il en a fait un documentaire - salué dans le monde entier, sélectionné aux Oscars et remportant le César 2018 - aujourd'hui devenu un livre, formidable introduction à l'oeuvre de James Baldwin. Un voyage kaléidoscopique qui révèle sa vision tragique, profonde et pleine d'humanité de l'histoire des Noirs aux États-Unis et de l'aveuglement de l'Occident.

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  • Blues pour l'homme blanc

    James Baldwin

    • Zones
    • 27 Août 2020

    James Baldwin a écrit cette pièce en 1964 en réaction à l'assassinat de son ami Medgar Evers, militant des droits civiques, abattu devant son domicile du Mississippi le 12 juin 1963 par un suprémaciste blanc.
    L'accumulation des meurtres racistes aux États-Unis (dont celui de quatre jeunes filles noires dans un attentat à la bombe contre une église baptiste de Birmingham, Alabama, le 15 septembre 1963) constitue l'arrière-plan de ce cri de révolte scénique. La quasi-impunité qui suit ces actes sera l'élément déclencheur de ce travail.
    C'est aussi le meurtre atroce en 1955 de l'adolescent Emmett Till qu'il décide d'évoquer : « Dans ma pièce, écrit-il, il est question d'un jeune homme qui est mort ; tout, en fait, tourne autour de ce mort. Toute l'action de la pièce s'articule autour de la volonté de découvrir comment cette mort est survenue et qui, véritablement, à part l'homme qui a physiquement commis l'acte, est responsable de sa mort. L'action de la pièce implique l'effroyable découverte que personne n'est innocent [...]. Tous y ont participé, comme nous tous y participons. »

  • Peau noire, masques blancs

    Frantz Fanon

    • Points
    • 9 Avril 2015

    La décolonisation faite, cet essai de compréhension du rapport Noir-Blanc a gardé toute sa valeur prophétique : car le racisme, malgré les horreurs dont il a affligé le monde, reste un problème d'avenir.
    Il est ici abordé et combattu de front, avec toutes les ressources des sciences de l'homme et avec la passion de celui qui allait devenir un maître à penser pour beaucoup d'intellectuels du tiers monde.

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  • Le pouvoir noir

    Malcom X

    • La decouverte
    • 13 Mars 2008

    Malcolm X demeure l'un des plus célèbres militants noirs américains. Devenu l'un des chefs de file du mouvement des Black Muslims, il quitta celui-ci en 1964 pour créer une organisation non religieuse qu'il voulait plus politiquement engagée encore, l'Organisation de l'unité afro-américaine (OUA). Il avait découvert l'importance qu'il y avait à relier le mouvement noir américain à ceux qui ailleurs combattaient la même forme de racisme et d'oppression. À partir de cette période, les prises de position de Malcolm X, ses analyses et ses réflexions, peuvent évoluer très rapidement : ainsi en est-il de ses idées de former une nation noire séparée ou d'organiser le retour en Afrique.
    En avril 1964, il débute ses grandes tournées en Afrique et au Moyen-Orient dans le but de préparer l'unité des Noirs et d'internationaliser leur lutte pour la liberté. Ce recueil retrace l'itinéraire politique de Malcolm X à partir de sa rupture d'avec les Black Muslims. Il éclaire l'évolution d'un homme profondément sensible, marqué par l'amère condition des siens, mais décidé à en finir - par tous les moyens - avec la ségrégation, la misère et le racisme.

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  • Longtemps passées sous silence, la sexualité dans les empires coloniaux et la domination sur les corps apparaissent aujourd'hui comme des sujets de recherches majeurs. Les héritages de cette histoire font désormais débats dans nos sociétés de plus en plus métissées et mondialisées. Six siècles d'histoire ont construit des imaginaires, des fantasmes et des pratiques analysés dans cet ouvrage au fil des cinquante contributions de spécialistes internationaux.
    Coordonné par un collectif paritaire de dix chercheur.e.s de plusieurs disciplines, l'ouvrage Sexualités, identités et corps colonisés tisse des liens entre passé et présent, et explore les nombreuses facettes de cette histoire. La publication de Sexe, race & colonies en 2018 a initié débats et polémiques, mais a aussi reçu un écho sans précédent. Ce nouveau livre va plus loin.
    Aux quinze articles majeurs du précédent ouvrage, réédités pour les rendre accessibles au plus grand nombre, ont été ajoutées trente contributions inédites éclairant la transversalité de cette question dans tous les empires coloniaux jusqu'aux sociétés postcoloniales actuelles. Ce livre permet de saisir comment la sexualité et les hiérarchies raciales ont été consubstantielles à l'organisation du pouvoir dans les empires et à l'invention d'imaginaires transnationaux. Déconstruire les regards coloniaux qui sont omniprésents dans nos représentations suppose de regarder en face cette hégémonie sexuelle mondialisée et ce passé, aussi complexe soit-il. C'est à ce prix qu'une décolonisation des imaginaires sera possible.

  • Discours sur le colonialisme ; discours sur la négritude

    Aimé Césaire

    • Presence africaine
    • 11 Juillet 2000

    Comme naguère Jean-Jacques Rousseau dénonçait le scandale d'une société fondée sur l'inégalité, avec la même clarté, et un bonheur d'écriture que seule peut inspirer la passion du juste, Aimé Césaire prend ses distance par rapport au monde occidental et le juge.
    Ce discours est un acte d'accusation et de libération. Sont assignés quelques ténors de la civilisation blanche et de son idéologie mystifiante, l'Humanisme formel et froid. En pleine lumière sont exposées d'horribles réalités : la barbarie du colonisateur et le malheur du colonisé, le fait même de la colonisation qui n'est qu'une machine exploiteuse d'hommes et déshumanisante, une machine à détruire des civilisations qui étaient belles, dignes et fraternelles.
    C'est la première fois qu'avec cette force est proclamée, face à l'Occident, la valeur des cultures nègres. Mais la violence de la pureté du cri sont à la mesure d'une grande exigence, ce texte chaud, à chaque instant, témoigne du souci des hommes, d'une authentique universalité humaine. Il s'inscrit dans la lignée de ces textes majeurs qui ne cessent de réveiller en chacun de nous la générosité de la lucidité révolutionnaires.
    Le Discours sur le colonialisme est suivi du Discours sur la Négritude, qu'Aimé Césaire a prononcé à l'Université Internationale de Floride (Miami), en 1987.

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  • Pourquoi est-il si difficile de parler de racisme quand on est blanc ?
    La sociologue américaine Robin DiAngelo a passé vingt ans à étudier cette question dans des ateliers sur la diversité et le multiculturalisme. Elle en a tiré un concept fondamental pour comprendre le rapport des Blancs au racisme : la fragilité blanche, un mécanisme de défense ou de déni qui permet de détourner la conversation, empêchant d'identifier le racisme systématique qui persiste dans nos sociétés. Et donc de le combattre.
    Dans ce livre devenu un phénomène aux États-Unis, en tête des meilleures ventes depuis deux ans, Robin DiAngelo nous donne les clés pour être véritablement antiraciste.

  • Martin Luther King, Malcolm X, Rosa Parks. Dans la mémoire collective, ces trois noms résument trop souvent à eux seuls le long combat des Noirs américains pour l'égalité, la justice et la dignité. Au-delà du récit convenu centré sur ces grandes figures héroïques, ce livre retrace la lutte des Africains-Américains, depuis l'émancipation des esclaves en 1865 jusqu'au mouvement Black Lives Matter aujourd'hui, en redonnant toute leur place aux acteurs - et aux actrices - anonymes mais essentiels de cette histoire inachevée.
    Proposant une analyse globale des mouvements de revendications noirs, l'auteure décrit avec talent la longue sortie de la ségrégation dans l'ancien Sud esclavagiste et les luttes radicales engagées par les Noirs pour y mettre un terme. Mais elle raconte aussi une histoire moins connue : celle de l'« apartheid américain » dans le Nord et l'Ouest et des mobilisations quotidiennes des Africains-Américains pour l'amélioration de leurs conditions de vie.

  • Repenser le colonialisme

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    • Payot
    • 22 Janvier 2020

    Cet écrit majeur a renouvelé la façon de penser les dominations coloniales. Plutôt que de raconter les colonisations d'un seul point de vue (celui de la métropole ou celui de la colonie devenue indépendante), Ann Laura Stoler et Frederick Cooper proposent en effet de les englober dans une histoire des empires qui permet d'étudier ensemble, dans leurs interactions réciproques, les dominants et les dominés. Les colonies n'étaient pas des espaces vierges qu'il suffisait de modeler à l'image de l'Europe ou d'exploiter selon ses intérêts ou ses désirs ; et les Etats européens n'étaient pas des entités autonomes qui, à un moment de leur histoire, se sont projetés outre-mer. Les unes et les autres se sont mutuellement construits. Un livre capital pour tous ceux que passionnent les sociétés coloniales.

  • « La violence de l'opprimé n'est que le reflet de celle de l'oppresseur. [.] Il n'existe pas plusieurs visages d'opprimés. King, Baldwin et Malcolm X jalonnent le même et implacable itinéraire de la révolte, dont il est rare que le ressort, une fois lâché, ne se détendra pas jusqu'au bout », écrivait Albert Memmi en 1965, dans la présentation de la première édition de ce livre, publié aux Éditions François Maspero. « Il n'y a pas de bonne violence, la nôtre, et une mauvaise, celle des autres », écrit dans la présente édition l'auteur du Portrait du décolonisé.
    Car, plus de quarante ans après, la question de l'oppression et de la violence qu'elle suscite est toujours présente, dans le tiers monde comme dans les cités ghettos des métropoles du Nord. D'où l'intérêt de lire (ou relire) aujourd'hui ces entretiens, diffusés en 1963 par une chaîne de télévision américaine, avec trois des figures marquantes des mouvements noirs américains des années 1960 : l'écrivain James Baldwin (1924-1987), « déchiré, intelligent et passionné, qui comprend tout et pardonne beaucoup » ; le « ministre » Malcolm X (né en 1925 et assassiné le 21 février 1965), leader des Musulmans noirs qui « ne comprend plus et ne veut plus comprendre personne » ; et le pasteur Martin Luther King (né en 1929 et assassiné le 4 avril 1968), adepte de la non-violence et de l'amour de l'adversaire.
    Un document irremplaçable pour comprendre les ressorts de la révolte et penser les moyens d'en finir avec l'oppression.

  • « Tout mouvement a besoin d'une étincelle, d'un événement que les gens percevront comme le symbole de leurs propres expériences et qui les rassemblera. Rares sont ceux qui auraient pu prévoir que le meurtre de Mike Brown par un policier blanc déclencherait une rébellion dans la petite ville de Ferguson. Peut-être était-ce l'inhumanité de la police qui laissa pourrir son corps sous le soleil d'août pendant quatre heures et demie. Peut-être était-ce l'équipement militaire - tanks, fusils mitrailleurs, réserves infinies de gaz lacrymogène - qu'elle opposa aux premières manifestations. Toujours est-il que dès le lendemain soir, la révolte éclata ; et les jours suivants, les manifestations se poursuivirent. Chaque soir, la police aspergeait la foule de gaz lacrymogène et tirait des balles en caoutchouc ; le lendemain, la foule se reformait. » Comment un mouvement contre les violences policières, qui visent avant tout les Afro- Américains, a-t-il pu émerger sous le mandat du « premier président noir », dont l'élection était censée inaugurer une période « post-raciale » ? Keeanga Yamahtta-Taylor brosse ici un portrait terrifiant de la persistance du racisme américain. Pour comprendre l'histoire du mouvement et les débats et tensions qui le traversent, elle insiste sur l'aggravation des conditions de vie des Noirs en particulier et des classes populaires en général depuis les années 1970 ; mais aussi sur la défaite des mouvements sociaux des années 1960 et l'émergence d'une élite politique noire prompte à réactiver les préjugés racistes d'une « culture de la pauvreté » attribuée aux Noirs. L'auteure défend le potentiel universaliste du mouvement #BlackLivesMatter : s'il vise d'abord les violences policières, il peut parfaitement rallier d'autres groupes sociaux à une lutte contre les élites - noires ou blanches - et pour la redistribution des richesses. Pour elle, la lutte antiraciste est tout sauf « spécifique ».
    Keeanga-Yamahtta Taylor est professeure assistante dans le département d'études afroaméricaines à l'université de Princeton. Militante antiraciste, féministe et anticapitaliste, elle est spécialiste de l'histoire politique des mouvements noirs, des mouvements sociaux et des questions d'inégalités raciales aux Etats-Unis. Elle contribue régulièrement à des publications telles que Jacobin, The Guardian ou New Republic. Récompensé par de nombreux prix et plusieurs fois réimprimé depuis sa sortie, Black Lives Matter est son premier ouvrage.

  • Expériences coloniales ; la Nouvelle-Caledonie (1853-1920)

    Isabelle Merle

    • Anacharsis
    • 3 Septembre 2020

    Isabelle Merle propose dans cet ouvrage une histoire de la colonisation de la Nouvelle-Calédonie à travers une plongée par en bas dans le monde des « petits blancs », ces populations appelées à s'enraciner dans des terres australes spoliées à leurs habitants originels. Déportés du bagne, Communards ou de droit commun, ou « colons libres » venus commencer une vie nouvelle, ces hommes et femmes, « matière première » d'un projet de peuplement aux antipodes, constituent une société complexe dont l'historiographie fait souvent peu de cas.
    Comprendre les mécanismes profonds de la colonisation suppose pourtant de prêter attention à ce monde transplanté, traversé de tensions, conflits et contradictions dont les effets se font largement sentir aujourd'hui encore.

  • Kanaky ; sur les traces d'Alphonse Dianou

    Joseph Andras

    • Actes sud
    • 19 Août 2020

    En avril-mai 1988, l'affaire de la prise d'otages de la grotte d'Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie, s'est soldée par une intervention militaire et un bilan de 21 morts, dont 19 Kanaks. Parmi eux, Alphonse Dianou, vingt-huit ans, meneur charismatique du FLNKS. Parti enquêter sur ce personnage complexe, Joseph Andras a rencontré, sur un atoll du bout du monde, des citoyens français dont beaucoup rêvent d'indépendance.

  • Martin Luther King

    Alain Foix

    • Folio
    • 18 Octobre 2012

    'La vie dans sa forme optimale est un grand triangle. À un angle se trouve la personne humaine, à l'autre angle se trouve l'autre personne, et au sommet se trouve Dieu. Si ces trois dimensions ne s'enchaînent pas, travaillant harmonieusement ensemble dans une seule vie, alors cette vie est incomplète.' Assassiné le 4 avril 1968, sur le balcon du Lorraine Motel à Memphis dans le Tennessee, Martin Luther King (1929-1968) est un homme multiple. Penseur, poète, disciple de Gandhi appliquant la philosophie de la non-violence dans sa lutte pour les droits civiques des Américains noirs, il a su franchir la 'ligne des couleurs' pour s'attaquer à la question plus générale de la pauvreté. Prix Nobel de la paix en 1964, le célèbre pasteur baptiste aux dons d'orateur hors du commun nous a laissé une voix qui, aujourd'hui encore, nous invite à ne pas abandonner nos rêves. Ce livre est l'histoire d'un homme qui pensait que 'la justice est toujours debout à côté de l'amour'.

  • Les empires coloniaux européens, 1815-1919

    Henri Wesseling

    • Folio
    • 11 Juin 2009

    'En occupant Alger la France remplissait la mission que la Providence et l'Histoire lui avaient confiée : l'attirance de l'inconnu, la joie du sacrifice, le désintéressement dans le dévouement' écrit en 1933 Gabriel Hanotaux, ancien ministre des Colonies.
    'Nous avons connu que la loi n'était jamais la même selon qu'il s'agissait d'un blanc ou d'un noir : accomodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres. Tout cela, mes frères, est désormais fini!' s'exclame Patrice Lumumba, premier Premier ministre de la République du Congo.
    Les évaluations coloniales et postcoloniales s'opposent. Cependant c'est moins la différence entre la position du colonisateur et celle du colonisé qui détermine la façon de considérer le passé que les changements subis par l'esprit du temps. Ainsi il ne reste rien, ou presque, de la foi inébranlable dans la vocation de l'Occident, dans les bienfaits du colonialisme pour les peuples soumis et la reconnaissance qu'ils lui doivent. Domine le sentiment de culpabilité devant les bénéfices tirés de l'exploitation des colonies.
    Le colonialisme, un phénomène mondial qui a laissé des traces indélébiles, fut exercé par des pays européens aux méthodes et aux traditions très variées. Seule l'approche comparative, déployée par Henri Wesseling, mettant au jour les ressemblances et les différences, permet de comprendre l'unité du phénomène.

  • Du racisme d'état en France ?

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    • Bord de l'eau
    • 5 Juin 2020

    Un livre pédagogique qui fait le point sur la notion de « racisme d'Etat », qui a récemment fait l'objet de polémiques fortement médiatisées. Il s'appuie sur les apports de la sociologie et de l'histoire du racisme. Sans chercher à trancher la question de la « bonne catégorie » pour parler des choses - plan sur lequel les quatre auteurs ont des positions différentes, dans leurs propres travaux -, l'ouvrage donne aux lecteurs les outils pour construire une culture sur le sujet et une attitude plus constructive quant aux débats passionnés en cours.
    Comment le racisme fonctionne-il aujourd'hui en France ? Que sait-on du racisme dans les champs de l'école, du logement, des pratiques policières mais également dans le domaine des politiques relatives aux migrations ? Ce livre interroge les conditions auxquelles il serait ou non pertinent de parler de « racisme d'Etat » (ou encore de « racisme institutionnel ») pour qualifier les processus et les responsabilités à l'oeuvre.
    Enfin, ce livre propose de mettre en regard les controverses et les usages de la notion de « racisme d'Etat » dans les champs politiques, médiatiques et académiques. Il prend également en considération les réponses judiciaires et institutionnelles aux polémiques successives qui visent la définition officiellement acceptable de ce qu'est le racisme aujourd'hui en France (plaintes contre le syndicat Sud éducation pour usage de l'expression « racisme d'Etat », contre des auteurs pour « racisme anti-blanc », contre des militants pour usage du terme « police raciste », etc.).

  • Les damnés de la terre

    Frantz Fanon

    • La decouverte
    • 23 Janvier 2004

    Publié en 1961, à une époque où la violence coloniale se déchaîne avec la guerre d'Algérie, saisi à de nombreuses reprises lors de sa parution aux Éditions François Maspero, le livre Les Damnés de la terre, préfacé par Jean-Paul Sartre, a connu un destin exceptionnel. Il a servi - et sert encore aujourd'hui - d'inspiration et de référence à des générations de militants anticolonialistes. Son analyse du traumatisme du colonisé dans le cadre du système colonial et son projet utopique d'un tiers monde révolutionnaire porteur d'un « homme neuf » restent un grand classique du tiers-mondisme, l'oeuvre capitale et le testament politique de Frantz Fanon.
    Dans cette édition, la préface d'Alice Cherki, psychiatre et psychanalyste, auteur du Portrait de Frantz Fanon (Le Seuil, 2000), et la postface de Mohammed Harbi, combattant de la première heure pour la libération de son pays et historien de l'Algérie contemporaine, auteur de Une vie debout. Mémoires politiques 1945-1962 (La Découverte, 2001), restituent l'importance de la pensée de Frantz Fanon.

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