La Commune de Paris a 150 ans

 

 
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  • La proclamation de la Commune est un livre comme on n'en fait plus : un livre d'histoire, écrit par un philosophe qui multiplie les incursions dans l'économie et la sociologie, et adopte une perspective totalisante où transparaissent les débats politiques de son temps.
    En choisissant la journée du 26 mars 1871 comme objet et borne de son étude, Henri Lefebvre ne se contentait pas de répondre à une exigence éditoriale*, mais entendait arracher la Commune à ses interprétations mécanistes et téléologiques - bourgeoise ou stalinienne -, pour lui rendre toute sa puissance créatrice.
    S'il analyse, en marxiste, les conditions économiques, politiques et historiques de l'événement, c'est pour en souligner l'imprévisible, le contingent et l'exceptionnelle nouveauté. Pas plus que ses victoires, l'échec de la Commune n'était écrit d'avance. Et l'horizon des possibles qu'elle ouvrit au mouvement ouvrier dépasse de loin la conscience historique de ses acteurs. « Restituer non seulement les faits, mais leur signification aujourd'hui obscurcie », telle est la tâche que se donne Lefebvre dans ce livre foisonnant.
    Le tableau qu'il dresse de la période, de l'effondrement du second Empire à la proclamation de la Commune est multiscalaire : la mémoire et les aspirations des contemporains y comptent autant que les données macroéconomiques. On y retrouve des thèmes chers à l'auteur : l'urbain (« l'insurrection parisienne de 1871 fut la grande et suprême tentative de la ville pour s'ériger en mesure et norme de la réalité humaine »), la vie quotidienne (« la quotidienneté se transforme en fête perpétuelle ») et le problème, resté irrésolu, de l'État, que les communards abordèrent avec un mélange de naïveté, de sensibilité fédéraliste et d'inventivité sociale. Son récit n'élude pas les grandes questions stratégiques qui traversent l'historiographie de gauche de la Commune : le rôle du Comité central de la garde nationale, les contradictions du « complexe idéologique » constitué par les différents courants (blanquistes, proudhoniens, républicains et internationaux), l'organisation militaire, l'habileté et la bassesse de l'adversaire (Thiers), etc. Mais ce livre est avant tout un hommage, dont la valeur prospective reste intacte, à l'« extraordinaire mélange de grandeur et de folie, de courage héroïque et d'irresponsabilité, de délire et de raison, d'exaltation et d'illusion » qui fait le « style » de la Commune.

  • Dignité, justice sociale, partage du travail, égalité, rapport renouvelé à l'art, à l'éducation, à la culture et au quotidien... C'est tout cela, la Commune de Paris, une expérience révolutionnaire à bien des égards inouïe : pour la première fois, des ouvriers, des ouvrières, des artisans, des employés, des instituteurs et institutrices, des écrivains et des artistes s'emparent du pouvoir. Comme l'écrit Rimbaud qu'elle enthousiasme tant, la Commune entend vraiment « changer la vie » par des « inventions d'inconnu ». Ses protagonistes sont des femmes et des hommes ordinaires qui créent de l'extraordinaire, non seulement en l'imaginant mais en le mettant en pratique.
    C'est de leur expérience si actuelle que part ce livre, sous une forme originale : il est composé de lettres adressées à ces femmes et ces hommes comme s'ils et elles étaient encore en vie et comme si on pouvait leur parler. Ces lettres rendent la Commune vivante et présente, par un entrelacement des temps. L'ouvrage s'appuie sur un vaste travail d'archives et de nombreux documents, le plus souvent inédits : correspondances, débats, projets, procès... Il offre aussi au regard plus de cent photographies qui s'égrènent tout au long de ses pages, images d'époque et images d'aujourd'hui, comme un télescopage entre passé et présent.
    L'événement reste de par le monde une source d'inspiration, car il permet de réfléchir à l'émancipation, aux solidarités et aux communs. Il nous concerne toutes et tous, de manière plus brûlante que jamais, et demeure évocateur par les espoirs et les projets qu'il porte. Tant il est vrai que « la Commune n'est pas morte ».

  • Qu'est-ce que la Commune de 1871 ? Ce livre, riche de multiples points de vue, propose des pistes novatrices et rouvre le débat. Il s'agit d'une relecture collective de la Commune, dans un cadre spatio-temporel élargi. Il propose au lecteur d'aller au plus près du quotidien de 1871, localement, comme d'examiner l'événement à l'échelle nationale ou internationale.

    Devenue un mythe mondial au xxe siècle, la Commune de 1871 est en réalité mal connue. Le déclenchement de l'insurrection parisienne le 18 mars et la répression de la Semaine sanglante à la fin du mois de mai sont des points de repères parisiens, marqueurs mémoriels qui cachent en partie sa grande complexité, comme sa dimension nationale ou transnationale.
    Fertile en initiatives de tous types, la Commune constitue a posteriori un extraordinaire et fascinant laboratoire du politique. Expérience démocratique originale, affirmation républicaine, forme de fédéralisme à la française, tentative d'émancipation sociale, utopie, référence insurrectionnelle ou révolutionnaire, elle est tout cela à la fois et davantage encore. De fortes reconstructions historiques, sociales et politiques ont de plus accentué sa complexité.
    Aujourd'hui, l'historiographie de 1871 se libère de ses carcans et l'expérience communaliste suscite une curiosité renouvelée. Cet ouvrage présente un ensemble novateur de trente-cinq textes inédits des meilleurs spécialistes français ou étrangers mais aussi de jeunes chercheurs. Il s'agit d'une relecture collective de la Commune, dans un cadre spatio-temporel élargi. Il propose au lecteur d'aller au plus près du quotidien de 1871, localement, comme d'examiner l'événement à l'échelle nationale ou internationale : France, Allemagne, Italie, Autriche, Empire ottoman ; Paris, Lyon, Narbonne, Bordeaux ou Perpignan, Aveyron et Morbihan, Oise et Doubs... Le livre explore l'héritage de 1848 et accorde une large place à l'après-Commune, à l'exil et la déportation, aux postérités, aux mémoires, influences et interprétations.
    La Commune, ce sont avant tout des hommes et des femmes, des destins. Les regards se portent donc sur les individus : la Commune représente un moment particulier dans des trajectoires de vie d'acteurs ou de contemporains connus ou anonymes. Enfin, le livre aborde les relations complexes entre l'histoire de la Commune et sa mémoire et ses commémorations, de la fin du xixe siècle à nos jours.
    Qu'est-ce que la Commune ? Cet ouvrage propose des pistes novatrices et rouvre le débat. Il montre la dimension capitale de l'expérience communaliste pour décrypter le xixe siècle ou nourrir nos questionnements les plus contemporains.

  • 150 ans après sa fin tragique, la Commune de Paris demeure paradoxalement mondialement connue et largement méconnue à la fois. En cause les débats, enjeux de mémoire et relectures ultérieures qui en ont été faites et ont nourris les mythes et fantasmes qui l'entourent.
    Mais que fut, en réalité, la Commune de Paris ?
    Quels enjeux a-t-elle soulevé, et quelles controverses en entourent la mémoire ? Quels lieux emblématiques de la capitale a-t-elle marqué de son empreinte ? Enfin, et surtout, qui étaient celles et ceux qui y ont pris part ? Que furent leur vie, leurs engagements ?
    À l'occasion du cent-cinquantième anniversaire de cet événement emblématique, un collectif d'une trentaine de chercheurs et chercheuses a rassemblé pour la première fois, en un seul et même volume, l'ensemble des connaissances cumulées à son sujet, embrassant une grande variété de contenus (biographies, synthèses thématiques, présentations de lieux, retour sur des questions controversées).
    Très richement illustré, il constitue une entrée sans équivalent dans cette page méconnue de l'histoire sociale française et internationale.

  • L'histoire de la publication des Mémoires de Louise Michel est étonnante : elle débute en 1886, chez l'éditeur Roy, sous le titre - maintes fois réédité - de Mémoires de Louise Michel écrits par elle-même. Tome I. Aucun autre tome n'a suivi. Et si, par la suite, sont venus s'accoler d'autres écrits de la célèbre anarchiste, les soixante-dix feuilletons qui constituent le véritable second tome, parus dans la presse de 1890, avaient « disparu », peut-être victimes collatérales d'une entreprise de récupération de l'autobiographie de Louise Michel juste après sa mort. Aussi l'édition de ce second tome, inédit en librairie, constitue-t-elle un événement.
    Couvrant les années 1886-1890 (période qui s'ouvre après la mort de Marianne Michel, la mère, et de Victor Hugo, l'idole, pour se refermer en août 1890, à son départ pour Londres), ce gisement incroyablement riche révèle une écrivaine viscéralement engagée dans l'écriture, vivant ensemble le rapport à l'histoire, à la mémoire, au présent de sa lutte et à l'écriture.
    L'édition critique de ces Mémoires, accompagnée d'un dossier documentaire, est établie par Claude Rétat, directrice de recherche au CNRS.

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  • Le cri du peuple

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    L'un des plus grands chefs d'oeuvre de Tardi dans un nouveau format.
    7 mars 1871, il neige sur Paris. Dans la Seine, on recueille le cadavre d'une femme. Dans sa main, énigmatique, un oeil de verre portant le numéro 13. Le commissaire du quartier lance l'enquête. Pourtant, ce n'est pas l'affaire de la noyée du Pont de l'Alma qui l'inquiète le plus, mais plutôt le vent de révolte qu'on sent gronder dans les quartiers populaires...
    Adapté du célèbre roman de Jean Vautrin, Le Cri de peuple est, au-delà de l'enquête policière et de la formidable gouaille de ses multiples personnages, une spectaculaire et poignante chronique de La Commune de Paris. Quelques semaines d'insurrection et de liberté totale au cours desquelles le peuple parisien a entrepris de vivre l'utopie sans attendre.

  • Paris, mars 1871.
    Raoul Avoir, un artiste graveur, s'est engagé dans la garde nationale pour défendre Paris contre les Prussiens pendant l'automne 1870. Lors de la Commune, il est nommé à la tête du commissariat du XIVe arrondissement et se trouve confronté à une série de meurtres atroces. Il commence à mener l'enquête parallèlement à ses devoirs envers la Commune. Son sens de l'observation et du dessin l'aident à trouver des pistes. Et la découverte du coupable devient peu à peu pour lui une obsession.

  • Le 18 mars 1871, Paris, écrasé d'humiliation par la défaite devant les Prussiens, exténué par un siège de quatre mois, se révolte contre une Assemblée nationale monarchiste. La capitale va vivre pendant neuf semaines, une étrange, une impossible aventure, celle d'une république indépendante, la Commune. Adossée à la mémoire de la Grande Révolution, elle ne durera que soixante-douze jours. La dernière insurrection sociale du XIXe siècle sera sauvagement écrasée au cours d'une longue et sanglante semaine. Le souvenir tragique de cette aventure héroïque et utopique restera gravé dans la mémoire ouvrière : depuis 1885, socialistes et révolutionnaires font pèlerinage devant le mur des Fédérés au Père-Lachaise.
    Jacques Rougerie donne une lecture apaisée de ces jours qui appartiennent désormais à notre histoire.

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  • 18 mars-28 mai 1871 : le peuple de Paris prend les armes pour s'opposer à la défaite de la guerre franco-allemande de 1870 et à une Assemblée nationale à majorité monarchiste. Commence alors une expérience d'autogestion, une utopie fraternelle et sociale. Ouvriers, artisans, hommes et femmes : une population jusqu'alors invisible se fait entendre. Malgré sa brièveté, la Commune occupe dans les mémoires la place lumineuse d'un événement fondateur.
    Comme l'affaire Dreyfus, elle a divisé pour longtemps les Français, entre fédérés et versaillais, insurgés et légitimistes. Vivre un tel événement pousse à écrire : témoigner, tirer un bilan, donner à entendre le bruit des balles qui claquent depuis les collines de Paris, offrir le goût du temps des cerises. Une littérature s'invente au printemps 1871, qui ne se cantonne ni aux genres canoniques ni aux auteurs consacrés.
    A côté des romans, poèmes et pièces de théâtre, on trouve des chansons populaires, hymnes politiques, articles de presse, affiches placardées sur les murs, témoignages de combattants. Hugo, Flaubert, Rimbaud, Verlaine, Vallès voisinent avec Malvina Blanchecotte ou Alix Payen. L'extraordinaire foisonnement de textes lus et entendus dans les rues de Paris se retrouve dans les pages de cette anthologie.

  • Proclamée le 18?mars 1871, la Commune de Paris fait paraître, du 20?mars au 24?mai, son Journal officiel qui publie les décisions qu'elle prend, avant d'être écrasée par les troupes versaillaises pendant la Semaine sanglante.
    Les décrets et les rubriques de ce Journal officiel rendent compte de l'action des communard·es, dans le domaine de la ­transformation sociale comme sur le plan militaire.
    Au fil des jours, nous croisons nombre de figures anonymes ou connues, tel Gustave Courbet, membre de la Fédération des ­artistes, qui se préoccupe des besoins et des destinées de l'art.
    Le Paris communard n'est pas isolé. Le 22?mars, apparaît dans les colonnes du Journal officiel une déclaration d'une ­Commune de Marseille. Six jours plus tard, est publié le message de soutien de la Commune ­d'Algérie. Le 16?avril, c'est le meeting de Londres pour la Commune de Paris qui y est relaté.
    Le 150e anniversaire de la Commune de Paris est l'occasion de revivre au jour le jour cette effervescence et cet espoir.

  • La Commune de Paris est une date-clé dans l'histoire de France, dans celle du mouvement ouvrier international mais aussi dans la pensée d'Engels et de Marx. C'est à partir de cette expérience qu'ils reprennent le fil de leur réflexion politique interrompue depuis la défaite des révolutions de 1848.

    Ce choix de textes, présenté par Stathis Kouvélakis, propose, pour un public de non-spécialistes, leurs principales contributions sur la Commune et montre leur importance théorique. L'ouvrage donne aussi à voir les principales controverses, notamment à travers certains textes anarchistes (Bakounine, Kropotkine). Ces débats qui agitent le mouvement ouvrier de l'époque ne sont pas dépourvus de résonnance actuelle.

  • Les quelques mois de la Commune de Paris de 1871 sont unanimement reconnus comme fondateurs de cet immense espoir que fut le socialisme. En quelques mois, en effet, que d'idées furent formulées et mises en actes !
    Paradoxalement, on connaît mal l'histoire foisonnante et multiforme de la Commune.
    Ce livre comble cette lacune.
    En 300 pages sculptées d'innombrables iconographies de l'époque ce livre nous propose 21 circuits pédestres de quelques kilomètres chacun dans les 20 arrondissements de Paris. À la découverte de tout ce qui s'y est passé lors de la Commune en tant que grands ou petits évènements. Et c'est tout à la fois passionnant et bouleversant !
    Qu'on ne s'y trompe pas ! Ce livre n'est pas un énième livre sur la Commune, c'est LE livre de la Commune !

  • Mars 2021 : commémoration des 150 ans de la Commune de Paris.
    En janvier 1871, sa défaite militaire contre l'Allemagne laisse la France humiliée et profondément divisée.
    Après avoir été assiégé et affamé pendant plusieurs mois, Paris va connaître d'autres épreuves.
    Le 18 mars 1871, une insurrection défie le gouvernement légal. Elle sera noyée dans un bain de sang.
    Comment les Parisiens restés dans la capitale ont-ils perçu la Commune et son atroce dénouement ? Journaux intimes et lettres de certains d'entre eux, de condition et de conviction variées, permettent de s'en faire une idée.
    Les témoignages rédigés au jour le jour constituent une chronique des événements où transparaissent l'authenticité et l'évolution des opinions d'une population prise au piège de la guerre civile.
    Ce livre a été publié pour la première fois en 2009 et reste introuvable depuis de nombreuses années.

  • « Tout, chez Rimbaud - sa jeunesse, sa classe sociale, ses origines provinciales, son extrême ambivalence face à l'idée de trouver une vocation ou de fonder un foyer, sa haine de l'«être poète» -, suggère que l'on ne saurait le comprendre seulement en lisant son oeuvre. Il faut essayer de comprendre les personnes et les choses qui l'entouraient, et de l'envisager, lui, non comme un corps individuel mais comme une personnalité à moitié fondue dans la masse. Comme quelqu'un qui arpentait plusieurs mondes à la fois, quelqu'un à qui « plusieurs autres vies semblaient dues », quelqu'un qui, dans cette conjoncture historique particulièrement instable, où les travailleurs parisiens avaient pris en main leur orientation politique, fit le choix, du moins pendant quelques années, d'écrire de la poésie. À la différence de Flaubert et de Mallarmé, la vie de Rimbaud ne fut pas une vie d'artiste. »

  • Celle que l'on surnomma en son temps la Vierge Rouge reste un objet de fascination : qu'il s'agisse de condamner son tempérament exalté lors de la Commune de Paris ou d'admirer son héroïsme, de considérer son jugement politique et son activisme social ou d'apprécier l'institutrice anticonformiste, l'image a gardé tout son éclat .Le mystère « Louise Michel » a fait couler beaucoup d'encre. Les biographies romancées et les prétendues autobiographies foisonnent. Pour les écrire, chacun pioche dans les textes de la révolutionnaire, se sert, gomme ou remanie... Comme si, pour faire connaître la « vie » de Louise Michel, on commençait par oublier qu'elle en a été elle-même l'autrice. Comme s'il fallait commencer par la faire taire - au fond, comme si elle dérangeait toujours.
    Dans ses Mémoires de 1886, on découvre une Louise Michel tour à tour adolescente facétieuse, institutrice féministe, révolutionnaire patentée, déportée en Nouvelle-Calédonie, combattante anarchiste, passionnée d'art et de science, enthousiaste de la nature... On découvre aussi la Louise Michel qui pense, qui parle et qui écrit, la plume acérée, la sensibilité à vif, la conscience intrépide.

  • « La Commune a succombé. Elle a succombé sous la force brutale. Mais en étouffant sa voix, on n'a pas même cicatrisé les plaies sociales qu'elle avait mission de guérir, et tous les déshérités des deux sexes, tous ceux qui veulent le règne de la vérité, de la justice, attendent sa résurrection. » Voici la première biographie en français de Léo Frankel (1844-1896), seul élu étranger de la Commune de Paris (1871). Militant de la Première Internationale, dont il intègre la direction lors de son exil à Londres, il est un proche de Karl Marx. Il est emprisonné sous le Second Empire. Pendant la Commune, il est élu à 27 ans responsable de la commission du Travail, puis condamné à mort par contumace par les versaillais.
    Ouvrier d'orfèvrerie, puis correcteur, enfin journaliste, il travaille et milite dans de nombreux pays d'Europe (Hongrie, Autriche, Allemagne, France, Grande- Bretagne). Véritable internationaliste, son parcours militant et ses articles montrent l'aspiration à un socialisme révolutionnaire qui réaliserait l'autoémancipation ouvrière.

    Ce livre s'appuie sur l'étude de nombreuses archives, de correspondances, de journaux révolutionnaires de plusieurs pays.
    L'ouvrage comprend des articles, discours et lettres (la correspondance avec Marx) de Léo Frankel traduits pour la première fois en français, notamment sur la Commune de Paris.

  • Ce livre, vendu à plus de 65 000 exemplaires depuis sa réédition en 1967 dans la « Petite collection Maspero », reste un grand classique. Son auteur, acteur et témoin de la Commune de Paris, se mit au travail au lendemain de la défaite et ce travail dura vingt-cinq ans. Il a enquêté avec acharnement auprès de tous les survivants, dans l'exil à Londres, en Suisse, puis consulté tous les documents disponibles à l'époque.
    Le résultat est cette « somme », qui n'est pas seulement un récit historique événementiel, de l'insurrection à la répression : elle est un tableau de tous les courants de la pensée sociale, de tous les affrontements internes, un bilan des réalisations ou des tentatives, « mesures éparses, tôt dispersées au vent de la lutte et des divergences, mesures significatives pourtant », qui caractérisent, pour Jean Maitron, cette Commune qui fut « un trait d'union plutôt qu'une coupure dans l'histoire du mouvement ouvrier français ».
    « La dernière barricade des journées de Mai, écrit Lissagaray, est rue Ramponneau. Pendant un quart d'heure, un seul fédéré la défend. Trois fois il casse la hampe du drapeau versaillais. Pour prix de son courage, le dernier soldat de la Commune réussit à s'échapper. » La légende veut que ce dernier combattant anonyme ne fut autre que Lissagaray lui-même : tant il est vrai que chez lui la modestie de l'historien va toujours de pair avec la ténacité et l'intransigeance du militant.

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  • 'Je suis la somme de tous ceux dont j'ai, à distance, l'impression d'avoir endossé le costume. Je me reconnais en tous. Novice sur le pont noir de La Belle Poule, zouave d'opérette devant Sébastopol, soldat bafoué en Algérie, comédien et pourquoi pas saltimbanque, fossoyeur de l'empire, colonel des Turcos de la Commune, compagnon de Louise Michel et metteur en scène de ses oeuvres, laissé pour mort sur la barricade du Château-d'Eau, estropié sans pension, condamné à mort, déporté en Calédonie, inventeur du théâtre déshabillé, directeur des Bouffes-du-Nord, gargotier, fondateur de journaux, orateur, dresseur de lions édentés, prétendant à la députation, buraliste en désespoir de cause, mari fidèle et père aimant.' Ainsi Didier Daeninckx fait-il parler Maxime Lisbonne (1839-1905). On comprend que l'auteur de Meurtres pour mémoire et de Galadio ait été fasciné par ce personnage de réfractaire haut en couleur, héros des barricades de la Commune, homme de théâtre, dur à cuire pétri d'idéaux révolutionnaires, précurseur des Restos du Coeur avec son 'banquet des Affamés' et défenseur de la cause canaque alors que la plupart de ses amis bagnards se rangaient du côté de la brutalité coloniale. Maxime Lisbonne fit de sa vie une succession de fureurs héroïques et de ratages splendides : un vrai roman d'aventures.

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  • Au cours des derniers jours de mai 1871, le gouvernement d'Adolphe Thiers se résolut à réprimer dans le sang la Commune de Paris. La Semaine sanglante s'accompagna d'un gigantesque incendie, au cours duquel le feu menaça dangereusement le Louvre et ses collections, de même que la Bibliothèque impériale, livrant aux flammes son fonds de cent mille volumes précieux... Face au sinistre, deux hommes : un conservateur, jusque-là confit dans ses notices de catalogue, et un officier, que rien ne prédisposait au sauvetage du sel de la civilisation.

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  • Le grand soir

    François Dupeyron

    Illustre et décrié, vieillissant et proscrit, Gustave Courbet croise un soir à Genève une prostituée en qui il croit reconnaître une amante de jadis, la belle Jo - celle qui donna naissance à L'Origine du monde, l'oeuvre maîtresse de sa peinture... Ivre d'amertume et de solitude, devant cette femme de hasard, le temps d'une nuit, Gustave Courbet se raconte, laisse déferler ses utopies et ses désillusions, sa colère et sa honte, son égoïsme, ses échecs, la tempête de ses passions. Car il aura mis à peindre, à jouir ou à lutter toute la puissance de sa nature, toute la véhémence de sa révolte - lui, l'artiste libertaire, l'ami du peuple, le communard. Avec une force d'évocation impressionnante, François Dupeyron entre de plain-pied dans la vie et le siècle de Gustave Courbet, personnage superbe et dévasté dont il célèbre, corps et âme, l'amour de l'insurrection.

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  • «Vous y trouverez l'une des rares scènes de délire que l'on trouve dans la littérature française, un duel entre "trop misérables par haine de la misère". Cela n'a jamais je crois été égalé ni chez les Russes ni chez les Américains - La littérature française ne délire presque jamais - Mais cette scène est très remarquable, très peu relevée».
    Louis-Ferdinand Céline.

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  • Au XIXe siècle, à trois reprises - lors des chantiers haussmanniens, des bombardements prussiens de 1870, puis de la Commune - Paris se couvre de ruines. A partir d'archives et de témoignages, Eric Fournier retrace avec précision les violences infligées à la cité, et les bouleversements qu'elles impliquèrent dans la sensibilité de ses habitants. En rapprochant les grands travaux impériaux du sombre projet prêté aux communards - anéantir la capitale -, il met en lumière le lien qui unit le désir de contrôler la ville au besoin de la détruire. Il s'attache à comprendre comment le peuple de Paris, qu'il soit acteur ou spectateur, vécut l'intensité des chocs successifs, la disparition de son cadre de vie ou le remaniement brutal de sa géographie mentale. Il étudie enfin l'apparition, sur les pierres encore fumantes, d'un étonnant tourisme des ruines largement commenté par de véritables Guides. Dans cet ouvrage original, décrivant les ravages que provoquèrent alors la démesure des rénovations, puis l'explosion des obus, les incendies et les combats de rue, Eric Fournier se fait ainsi l'historien des Parisiens traumatisés par le surgissement et l'amoncellement des décombres au coeur de leur cité.

  • Paris détruit

    Pierre Pinon

    Pourquoi démolit-on ? Relativement épargnée par les guerres ou par les incendies, Paris a été affectée en profondeur par les destructions volontaires. C est d abord pour des raisons financières qu on met à bas avant de reconstruire : nombre d hôtels particuliers sont lotis pour être rentabilisés. La destruction est aussi le fait d opérations d urbanisme : alignement de rues existantes ou percement de voies nouvelles, mais aussi éradication des îlots insalubres ou désaffection de certains bâtiments comme les Halles ou les prisons parisiennes. Enfin, on abat parfois pour des raisons symboliques. La démolition de la Bastille est le premier acte de la Révolution, tandis que la Commune détruit sans retenue, de la maison de Thiers aux Tuileries dont les ruines restent longtemps exposées au public. Dressant le sombre bilan des disparitions, à travers notamment une iconographie spectaculaire, l auteur ne s en tient pas à une dénonciation convenue du « vandalisme », mais montre l émergence d une conscience patrimoniale en évolution constante depuis le XIXe siècle.

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