Arnaud Friedmann

  • La femme d'après

    Arnaud Friedmann

    • La manufacture de livres
    • 6 Janvier 2022

    Une nuit d'août. Elle marche jusqu'à son hôtel après ce dîner sur la terrasse d'un appartement de Montpellier. Elle se sent légère, grisée par la promesse d'une nouvelle aventure avec un amant retrouvé vingt ans après leur dernier rendez-vous. Mais dans la nuit, elle entend des voix, des pas. Trois jeunes hommes s'arrêtent devant elle. Des mots échangés, une insulte, un regard qui refuse de se baisser. Les hommes repartent. On pourrait dire que rien ne s'est passé. Et pourtant, reste une angoisse sourde, une culpabilité et ces questions qu'elle ne peut s'avouer. Pourquoi elle ? Qu'est-ce qui lui a permis d'emporter ce duel fait de quelques mots, de réflexes et de pensées incontrôlables ? Pourquoi lui trotte dans la tête le soupçon indigne de n'avoir pas été assez désirable ?
    La Femme d'après nous conte la mécanique implacable d'une agression qui aux yeux de tous passera inaperçue. En écho à cette scène, avec finesse et sensibilité, Arnaud Friedmann explore les blessures et les désirs qui marquent la vie d'une femme alors que commence l'automne de sa vie.

  • Le trésor de Sunthy

    Arnaud Friedmann

    • Hikari editions
    • 17 Mai 2019

    Suite à l'annonce de la maladie grave de son grand-père, Garance réalise qu'elle ne sait pas grand-chose de lui, notamment de sa jeunesse et des circonstances qui l'ont mené loin de son pays natal, le Cambodge. Comme pour rattraper ou rallonger le temps, elle lui rend visite aussi souvent que possible et l'interroge sur son passé. Ce passé qui risque bien de changer sa propre vie et sa relation avec ses parents... En effet, elle finira par découvrir que son grand-père a eu une première femme et deux enfants au Cambodge, tous morts dans des camps de travail khmers. Elle fera même un voyage jusque dans la campagne cambodgienne pour retrouver leur trace.

  • Le tennis est un sport romantique

    Arnaud Friedmann

    • Lattes
    • 28 Août 2013

    Juin 1984, finale de Roland-Garros. Quand le petit Julien, devant le poste de télévision, affiche sa préférence pour Lendl, sa mère lui révèle qu'il est le fils de son adversaire, John McEnroe. Il a cinq ans et grandit dans l'ombre de cette paternité mythique, au rythme des victoires des héros du tennis qu'il rêve de supplanter un jour. Mais à l'évidence, il n'a pas hérité des gènes du champion, et s'enlise aux barbecues-parties du club de tennis de Besançon.
    Réélection de Mitterrand, chute des Ceausescu, premiers émois amoureux... les années 1980-1990 passent sur fond de Boys Boys Boys de Sabrina, et avec elles passent les rêves de l'enfance. Sommes-nous toujours les fils de nos pères ?
    Un roman d'initiation très contemporain, tendre et doucement cynique, servi par des personnages écrits à la volée.

  • La vie secrète du fonctionnaire

    Arnaud Friedmann

    • Lattes
    • 14 Septembre 2016

    Les dix nouvelles de La vie secrète du fonctionnaire mettent en scène des salariés de la fonction publique confrontés à un quotidien sclérosant, à la surenchère des réglementations et à l'obsession statistique de leur hiérarchie. A l'occasion d'une rencontre ou d'un moment critique, ils osent (ou rêvent de) briser la routine, faire un pas de côté pour s'affranchir de la norme. Apercevant une occasion de rompre avec la monotonie quotidienne et de peut-être tout reconstruire, certains passent le pas, d'autres hésitent ou ne peuvent s'y résoudre.
    Chaque personnage a une voix identifiable, une façon propre de se comporter et d'entrer en résistance avec les contraintes de son activité professionnelle.
    Une cadre stressée a recours au covoiturage un jour de grève : sous l'effet de l'ambiance délétère qui règne dans le véhicule, elle en vient à reconsidérer ses priorités... et ses préventions envers le conducteur. Un guichetier SNCF, dont les deux principaux talents consistent à savoir estimer à l'unité près le nombre de clients qui patientent dans la file d'attente et à élaborer des tactiques savantes pour attirer à son guichet les jeunes femmes qui lui plaisent, croit soudain reconnaître sa fille disparue et abandonne son poste pour la suivre.
    Avec beaucoup d'empathie et d'humour, ces nouvelles dressent le portrait d'une génération qui s'interroge sur son rapport à un monde du travail de plus en plus « objectivé », une génération qui cherche par tous les moyens à préserver son humanité dans ou hors du cadre professionnel.
    Le stress des fonctionnaires n'est pas - toujours - là où on l'attend.

  • Grâce à Gabriel

    Arnaud Friedmann

    • De la boucle
    • 28 Juillet 2012

    En face d'elle, la photo agrandie de la famille, quatre personnes, pas une de plus. Emilie a sept ans, Jacques neuf. Le bras de Jean-Marie est passé autour des épaules de Michèle, les doigts de sa main détonnent sur le chemisier de l'épouse. Elle fixe le cliché. Elle fouille dans ses souvenirs pour se rappeler le contexte. Elle ne ramène rien. Il lui semble que l'image a toujours existé, l'image d'elle mère de deux enfants et propriété d'un homme qui étale sur elle ses doigts. Les visiteurs sont prévenus. Attention, famille unie. Si des voleurs sont entrés, ils ont dû être découragés, ils ont rebroussé chemin.
    Ce pourrait être le récit d'un fait divers quelque part en Alsace. C'est le questionnement de Michèle qui interroge son statut de mère et cherche à l'habiter. C'est aussi sa lutte contre une hérédité lourde à assumer et à repousser quand sa vie bascule un certain jour du mois d'août.
    Arnaud Friedmann explore avec une minutie sans concession les frontières ténues de la folie chez des personnages fragilisés par la vie.

  • Jeanne en juillet

    Arnaud Friedmann

    • De la boucle
    • 15 Avril 2010

    "Sur la vitre, son ventre dessine un ovale de buée.
    Quelques gouttes de condensation se forment, composent une oeuvre abstraite et vaguement triste. Elle respire, Marie. Elle se rassure. Elle invoque l'image de la mère qui entre dans la cour, qui se souvient du code, qui promène devant elle sa fille, Jeanne. La silhouette qu'elle offre pour les curieux aux fenêtres. Un voisin s'arrête, se penche sur le landau, prononce les compliments habituels. Elle se voit.
    Ce sera elle, dans à peine quelques jours. Cinq. Ce sera elle cette vision incroyable, elle Marie et mère, ce sera plus incroyable encore que de rentrer au bras de Marc, de former avec lui un couple. Ou avec un autre, n'importe quel autre, juste un autre couple, mais la même ambition." Dans l'accablante chaleur de juillet qui embrase Paris, Marie attend Jeanne. Elle se prépare à devenir mère de Jeanne qui saura conjurer le passé, effacer les angoisses, réinventer l'avenir.
    Mais juillet s'étire sans fin, il fait si chaud, les doutes restent si présents... Un roman absolument singulier. Une exploration psychologique aussi déroutante qu'envoûtante.

  • La mélodie préférée

    Arnaud Friedmann

    • Gunten
    • 20 Janvier 2005

    Arnaud Friedmann signe son deuxième roman. C'est l'histoire d'une rupture. Histoire banale ? Non, elle ne l'est pas. Lui, il n'aime plus. Elle, elle meurt dans les mots de la rupture accompagnés de leur mélodie préférée. Histoire sombre ? Oui. Des solitudes, des caricatures, des rencontres sans demains. Histoire insolite aussi. De la femme qui renaît folle, meurtrière, différente. Et surtout, histoire écrite, balancée, mélodieuse. « La mélodie préférée », un swing, un rythme and blues dont la partition est signée Arnaud Friedmann, l'auteur chaque fois plus talentueux, à suivre... Extrait : « En sortant, il s'efface pour laisser passer une femme. Une belle femme. Elle le frôle. Elle disparaît dans le bar. Il ne la voit qu'à peine. Son dos, ses cheveux, la trace de son parfum, le mouvement de sa veste. Elle est passée très vite. Elle pourrait être une reine, un rêve, une assassine. Ou ne pas exister. Laurent l'a déjà oubliée lorsqu'il arrive sur le trottoir, comme toutes les femmes qu'il croise et qui ne s'arrêtent pas, dont il n'accroche que la silhouette et les regrets qu'elles laissent. Le soleil l'éblouit »

  • Le chemin au bord de la mer

    Arnaud Friedmann

    • Gunten
    • 15 Janvier 2004

    "Le grondement de la mer, en face, ça la changeait aussi, la rendait presque gaie. Elle croyait qu'elle pourrait passer sa vie comme ça, assise sur son tabouret sans s'ennuyer. Maintenant elle s'ennuie, les regards des gamins l'agacent. Elle a mûri. Elle sait qu'ils deviendront comme leurs parents, ça ne la fait plus rire." Sous la plume d'Arnaud FRIEDMANN, trois destins s'enchevêtrent sur un chemin au bord de la mer. Des adjectifs, simplement, essentiels. Des impressions précises. Des phrases habiles sur des vies bousculées, confuses. Le sujet pourrait être grave mais il y a autre chose, quelque chose d'autre, quelque chose comme l'amour qui cherche à passer. "Chaleur torride et jambes croisées. Elle attend. Elle s'ennuie. Sa sueur coule, lui colle au front, la poussière du chemin. Depuis combien de temps n'a-t-il pas plu ? Elle se souvient de la voix dans le poste qui annonçait une date qu'elle n'a pas retenue, sa mémoire sans puissance, si maigre depuis l'enfance, depuis longtemps il n'a pas plu, depuis plusieurs mois. Pas besoin de date. Toujours les mêmes routines endormies sur le bord de la route, des pensées vagues, des moitiés d'efforts pour rappeler ce qui ne vaut pas la peine, ce qui n'importe pas. Qu'est-ce qui importe, d'ailleurs, à part la chaleur et l'attente ? Par delà le goudron elle profite d'une accalmie des véhicules, elle perçoit des cris de gamins. Elle les imagine se poursuivre avant de s'éclabousser. Elle n'éprouve pas de tristesse, elle pense aux recommandations que leur ont faites leurs parents. Elle cherche à se calmer, à retenir les soubresauts du sang sous ses mains qui causent les tremblements. Trop tôt pour allumer une cigarette. La dernière à peine éteinte, mal écrasée. La combustion persiste encore à côté d'elle, au sol. Elle se figure le geste qu'elle pourrait accomplir pour la réduire, trop compliqué, trop chaud surtout pour décoller les jambes. Les doigts crispés aux lanières du tabouret, la respiration trop rapide. Rien ne justifie cette angoisse. Il suffirait de se laisser aller à la torpeur de l'après-midi, tourner la tête aux voitures qui passent, dodeliner aux chahuts des enfants, oser quelques minutes l'incongru d'une baignade. Qu'est-ce qui l'empêche ? Qui le saurait ? Rien que la voie à traverser..."

  • Du côté d'Auxonne

    ,

    • Sekoya
    • 12 Juin 2019

    L'auteur lit Proust dans le train. Le train s'arrête à la gare d'Auxonne. Incident imprévu. L'auteur descend et sort de la gare.
    La visite de la ville et les rencontres s'enchainent au rythme des 8 chapitres de la Recherche du temps perdu....

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