Dominique Mainard

  • Quand la mono du centre aéré a demandé ce qu'on avait comme passion pour animer son propre atelier, Gaspard a répondu " Haïku ".Ca commençait très mal. Les haïkus, les autres ne savaient même pas ce que c'était et une grosse brute l'a surnommé " Aïe-mon-Kiki " et traité de tapette. Tant mieux, après tout. Parce qu'en vérité, cette passion, Gaspard ne souhaite la partager avec personne. Il souhaite rester seul avec elle.
    Personne ne le fera changer d'avis. Même pas cette fille en survêtement violet qui refuse de sourire, et qui propose " Charlotte au chocolat ". 9/11 ans.

  • Ce roman se déroule dans une petite ville française, divisée entre une cité et un quartier pavillonnaire cossu et somnolent. Mado y habite seule un pavillon. Elle n'a jamais eu d'autre amie qu'Albanala, une étrangère, cartomancienne à ses heures. Un jour, celle-ci lui présente sa nièce, Julide, une fillette alors âgée d'une dizaine d'années, et au fil du temps une profonde tendresse naît entre Mado et l'enfant.
    Le père de Julide est né dans un pays étranger, et sa mère est issue d'une campagne française. Dans un lieu comme dans l'autre, les mariages sont le fruit de la raison et non des sentiments : ainsi l'adolescente est-elle fiancée dès l'âge de seize ans à un cousin, sort auquel elle se plie. Mais Mado la voit se résigner avec tristesse et impuissance, avec le sentiment que s'éteint la flamme qui habitait la jeune fille.
    Un jour, Albanala retourne dans son pays natal sans un mot d'explication, mais avant cela elle fait jurer à sa nièce de veiller sur Mado.
    Arrive en ville un homme que l'on surnomme l'Indien. Dès l'instant où Mado l'aperçoit, elle en tombe éperdument amoureuse. Mais pourquoi le fuit-elle lorsqu'il cherche à l'approcher? Et pourquoi Julide s'efforce-t-elle d'empêcher à tout prix une rencontre?
    Tous les thèmes chers à Dominique Mainard sont présents dans ce roman, l'exil, le monde imaginaire, les secrets et les mensonges, et enfin les rencontres improbables qui seules nous permettent d'échapper à nous-mêmes.

  • Anna a six ans. Elle n'a jamais parlé. Une crainte étrange court tel un fil dans sa famille depuis trois générations, la crainte que les mots ne soient « des traîtres, des voleurs », une menace insidieuse capable de vous ôter la vie et l'amour des êtres qui vous sont chers.
    Nadèjda, sa mère - la narratrice -, a refusé d'apprendre à lire et à écrire. À l'âge d'Anna, elle a assisté impuissante à la mort de sa grand-mère, provoquée, s'est-elle imaginée, par l'un des mots du conte que la vieille femme lui lisait alors...
    Lorsque, en désespoir de cause, elle inscrit Anna dans une école pour malentendants, elles croisent le chemin de Merlin, un enseignant qui emploiera toutes ses forces à « donner la parole » à l'enfant.
    Entre la frayeur que Nadèjda éprouve et l'amour qui naît bientôt entre elle et Merlin, des bulles de savon, un sifflet, des masques, seront autant de pierres formant un gué périlleux qui permettra à Anna d'atteindre l'autre rive.

  • Lorsque la rumeur commence à se propager dans la ville, elle parvient tout naturellement aux oreilles de Lena. On murmure qu'un jeune homme, presque un adolescent, hante le parc voisin, racontant des histoires aux enfants venus y jouer. Il est revenu... lui dont elle n'a jamais parlé à quiconque, l'homme qui a partagé ses jeux d'enfant... La seule personne qu'elle informe de cette réapparition est sa mère avec laquelle elle ne communiquait plus depuis des années. Depuis la mort de son père. Depuis le jour où son frère a disparu... Aujourd'hui, Lena est marié à un homme qui ne sait rien de sa vie passée et dont elle a un petit garçon. Pour autant, elle ne cesse de penser à l'adolescent qui a élu domicile dans le par cet ne peut s'empêcher, à l'insu de tous, de partir à sa rencontre... Ce troisième roman de Dominique Mainard, Le ciel des chevaux, révèle une fois de plus le talent et l'imagination indéniables de cet auteur qui réussit à créer un vrai suspense autour des secrets de famille.

  • Pour vous

    Dominique Mainard

    Encore adolescente, Delphine a compris que les êtres humains ont besoin de réconfort, de mensonges même pour que leur vie soit supportable.
    Elle a trente-cinq ans et dirige une agence qu'elle a créée, Pour Vous, destinée à panser les plaies des hommes et des femmes suffisamment riches pour y avoir recours. Mais comment peut-on jouer tous les rôles, adopter toutes les identités, sans se perdre ? De nombreux personnages traversent le roman : une vieille femme, lectrice de livres à l'eau de rose, un adolescent autiste enfermé dans les jeux virtuels, un homosexuel malade dont Delphine accompagnera les derniers mois et, enfin, l'amant de celui-ci, qui éveillera en elle des sentiments inconnus.
    Dominique Mainard nous conte le parcours d'une femme qui s'ouvre à la compassion et à la vie.

  • Quand la mono du centre aéré a demandé ce qu'on avait comme Passion pour animer son propre Atelier Création et Découverte d'Activités Ludiques, Sportives et Artistiques, Gaspard a répondu « Haïku ». Ça commençait très mal. Les haïkus, les autres ne savaient même pas ce que c'était et une grosse brute l'a surnommé « Aïe-mon-Kiki » et traité de tapette. Tant mieux, après tout.
    Parce que en vérité, cette Passion, Gaspard ne souhaite la partager avec personne. Il souhaite rester seul avec elle. Avec elle et son chagrin. Avec elle et Léo. Personne ne le fera changer d'avis.
    Même pas cette fille en survêtement violet qui propose « Charlotte au chocolat".

  • Le grand fakir

    Dominique Mainard

    Qui peut dire d'où vient angèle, retrouvée tout bébé dans un terrain vague après le départ d'un cirque, angèle qui a l'esprit d'un ange et le corps d'une bête ? la fillette grandit dans un orphelinat religieux où elle devient femme puis se retrouve un beau jour livrée à elle-même et au monde, bonne à tout faire et ange gardien de madame lenore, une vieille femme que la vie a malmenée plus sévèrement encore.
    Réfugiée dans l'ancien bordel de la ville, madame lenore mène une guerre farouche contre l'amour, " la pire invention du diable ", torturée par le souvenir du grand fakir dont elle était l'assistante autrefois et qui lui a inspiré une passion dévastatrice. un jour, le cirque revient en ville. et avec lui le grand fakir. on retrouve tout l'univers de dominique mainard dans ce roman magique qu'on ne peut pas lâcher et qui nous hante longtemps après sa lecture.
    Après avoir publié plusieurs recueils de nouvelles, dont le grenadier aux éditions gallimard et la maison des fatigués aux éditions joëlle losfeld, le grand fakir est son premier roman. son deuxième roman, leur histoire, vient de paraître chez le même éditeur.

  • Ces neuf nouvelles restituent les instants situés à la lisière du rêve et de la réalité ; elles baignent dans une atmosphère troublante, mélancolique et vénéneuse.
    Chaque récit possède une force propre, un rayonnement singulier. Ici, les enfants se mettent à voler, les arbres envahissent les appartements et le coeur des hommes, et des intrus peuplent la nuit des dormeurs solitaires. Chaque personnage s'invente sa propre traversée du miroir et négocie avec le destin, à coups d'illusions et de mensonges, un fugace bonheur.

  • Rien de commun en apparence entre Bono, simple d'esprit amoureux d'un enfant rêveur, dans La boîte à secrets, et Moha, immigré algérien hanté par les ciels et les odeurs de son pays natal, dans Les orangers. Rien sinon la solitude et le don de peupler celle-ci d'êtres et d'objets imaginaires. Rien sinon la quête de l'autre qui les entraîne, volontairement ou non, jusqu'aux frontières de l'indicible et de la mort.

  • Quelle est donc cette mystérieuse Maison des Fatigués où finissent par arriver les personnages de ces treize nouvelles au hasard de leur quêtes, de leur espoir et de leur détresse ? Qui est la Murène, cette étrange femme aux mains palmées possédant le pouvoir d'accorder aux hommes ce que la vie leur refuse, en échange de ce qu'ils ont de plus précieux ?

  • Ce roman se déroule dans une petite ville française, divisée entre une cité et un quartier pavillonnaire cossu et somnolent. Mado y habite seule un pavillon. Elle n'a jamais eu d'autre amie qu'Albanala, une étrangère, cartomancienne à ses heures. Un jour, celle-ci lui présente sa nièce, Julide, une fillette alors âgée d'une dizaine d'années, et au fil du temps une profonde tendresse naît entre Mado et l'enfant. Le père de Julide est né dans un pays étranger, et sa mère est issue d'une
    campagne française. Dans un lieu comme dans l'autre, les mariages sont le fruit de la raison et non des sentiments : ainsi l'adolescente est-elle fiancée dès l'âge de seize ans à un cousin, sort auquel elle se plie. Mais Mado la voit se résigner avec tristesse et impuissance, avec le sentiment que s'éteint la
    flamme qui habitait la jeune fille. Un jour, Albanala retourne dans son pays natal sans un mot d'explication, mais avant cela elle fait jurer à sa nièce de veiller sur Mado. Arrive en ville un homme que l'on surnomme l'Indien. Dès l'instant où Mado
    l'aperçoit, elle en tombe éperdument amoureuse. Mais pourquoi le fuit-elle lorsqu'il cherche à l'approcher ? Et pourquoi Julide s'efforce-t-elle d'empêcher à tout prix une rencontre ? Tous les thèmes chers à Dominique Mainard sont présents dans ce roman, l'exil, le monde imaginaire, les secrets et les mensonges, et enfin, les rencontres improbables qui seules nous permettent d'échapper à nous-mêmes.

  • Neuf nouvelles évoquant Cherbourg et le Nord-Cotentin, écrites à l'issue des séjours de leurs auteurs en 2003, 2004 et 2005 à l'initiative des Mercurielles, le réseau des ateliers d'écriture de l'agglomération cherbourgeoise.
    Malentendus, disparitions, répétitions, toutes les rencontres et périples qui peuplent ces pages semblent des coups du destin, réel ou fantasmé. La topographie, l'architecture et les éléments naturels de la presqu'île se révèlent être des contextes perturbants, sinon catalyseurs des évènements évoqués. Une palette de fantômes littéraires, historiques ou biographiques est convoquée au fil des nouvelles, sans aucun déterminisme autre que la sensibilité des auteurs au fait du lieu, des ambiances, et de leur pinceau.
    Aussi c'est une promenade dans un Cherbourg étrangement habité auquel nous convie ce recueil.
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