Gilles Moraton

  • Marconi en personne

    Gilles Moraton

    • Piranha
    • 8 Avril 2021

    Béla, le narrateur de ce roman à plusieurs temps, noue une relation avec Roxane, qui valse. Lorsqu'elle est arrêtée, ils savent qu'elle ne ressortira pas de prison, sinon morte. Mais pour quelle raison est-elle emprisonnée ? Parce qu'elle valse ou parce qu'elle vit dans un appartement duquel il est possible d'observer Marconi ? Avec humour, exploitant un style indirect très libre, l'auteur fait glisser nos repères comme ceux de Béla : dans la ville nouvelle, Marconi est-il un homme libre ou un leurre, placé là par le pouvoir pour maintenir vivant l'espoir d'un autre monde possible - et annihiler toute tentation de révolte ?

  • Les textes et les photos parfois improbables qui suivent, constituent un journal.
    Une photographie improbable est une photographie qui ne devrait pas exister. Prise sur un réflexe, à travers la vitre d'une voiture en marche, ou celle d'un train, sous un angle curieux.
    De fait, c'est un regard hors des conventions de l'homo touristicus que nous propose l'auteur : il observe la Chine, débarrassé du filtre de nos usages et coutumes et note bien souvent que ce qui semble relever de circonstances exceptionnelles, est ici, en réalité, tout à fait normal.

  • Ma main droite

    Gilles Moraton

    Ma main droite.
    Sous ce titre, étrange et ambigu, se cache un recueil de dialogues et monologues pour la scène, à la fois autonomes et solidaires, mais traversés par la figure récurrente et mystérieuse de " ma cousine Danielle ". Gilles Moraton propose ici un inventaire à la Prévert ; un saumon, un goéland, une main qui explose un 14 juillet, la tristesse de la Pologne, des boulons à resserrer, un psychanalyste dans une médiathèque, une femme seule baptisant ses objets ménagers des doux noms de René ou de Jules et Jim, et aussi, et surtout cette fameuse cousine Danielle, celle des fantasmes, celle des agacements, celle des déchirements...
    Une plongée entre burlesque et surréalisme, entre émotion et drôlerie.Un auteur à découvrir, une boîte à jouer magique, à ouvrir en urgence pour un vrai plaisir de théâtre.

  • « Je hais les banques. Je les conchie. Les banques et les rouages qu'elles ont mis en place et qui nous échappent ou dont on nous dit qu'ils doivent nous échapper, même aux mecs qui font des études, c'est dire, qu'est-ce que tu veux, c'est la faute au marché. On va se laisser avoir jusqu'à quand avec ces conneries ? » Ainsi parle le narrateur, cerveau d'un braquage qui doit lui assurer ainsi qu'à ses acolytes une belle retraite au soleil. Cette fois-ci, tout ayant été préparé, pensé et répété, c'est certain, l'opération se déroulera comme prévu.
    Et pourtant... Décalé, embrumé et déjanté, ce Monde par les couilles nous place au centre de cette organisation bancale de malfaiteurs attachants, à mi-chemin entre Escrocs mais pas trop, de Woody Allen et Ocean's eleven.

  • En tuant Richard

    Gilles Moraton

    • Elytis
    • 5 Janvier 2012

    "C'est fou comme une ambiance peut tomber rapidement.

    Quelques secondes à peine. Prenez la soirée la plus terrible, tuez un type, ça ne traîne pas, aussitôt quelqu'un crie et l'ambiance tombe. Personne ne se dit que si le type est mort, c'est qu'il en était arrivé à devoir disparaître, personne ne se pose ce genre de question, alors fatalement un mort dans une soirée, ça vous fait tomber l'ambiance... Aucun juge au monde ne pourrait estimer cela : la capacité d'une victime telle que Richard à avoir oeuvré de son vivant à devenir une victime." En tuant Richard : Cynique, drôle et décalé, Gilles Moraton fait des quelques minutes de l'après-meurtre, un moment d'éternité jubilatoire.

  • Plutôt que de portraits, il faudrait ici parler de figures, car les personnages que l'on croise dans ces nouvelles sont tous, à un titre ou à un autre, hauts en couleurs, et pour tout dire, exceptionnels. L'auteur en dessine les contours avec un humour que l'on pressent nourri d'une certaine expérience. Gilles Moraton est né en 1958, il est aujourd'hui bibliothécaire à Béziers.

  • Une femme... Exilée volontaire, emmurée vivante en un lieu du monde. Sa solitude est sans doute le dernier rempart au déferlement du passé, de la haine et de la folie. Quand la digue se fissure et que les autres - l'autre - tentent d'investir son domaine précaire, fragile, factice, tout s'écroule dans un fracas couvrant le bruit des vagues qui viennent mourir au pied de la maison. C'est alors qu'un ordre implacable, sauvage et fatal se met en place.

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