Giorgio Voghera

  • Comment faire carrière dans les grandes administrations

    Giorgio Voghera

    • Allia
    • 2 Septembre 2021

    Lorsque il publie ce pamphlet (1959) sous le pseudonyme de Libero Poverelli, Giorgio Voghera est encore employé dans une grande compagnie d'assurance, la RAS.
    Entre ironie et faux cynisme, il analyse la mutation, dans les années d'après-guerre, du management des grandes entreprises et administrations : concentration du pouvoir, déresponsabilisation et désolidarisation des employés...
    Un système vertical où se perdent connaissances et capacités décisionnelles, les plus haut placés étant submergés par un sentiment d'incompétence tandis que les subordonnés sont réduits au rôle de courtisan.
    Le dénouement, corrosif, réglera définitivement la question posée par ce texte mordant : «Pourquoi vouloir faire carrière ?»

  • Cahiers d'israel

    Giorgio Voghera

    • La difference
    • 25 Mars 2005

    En 1938, Giorgio Voghera, modeste employé d'assurances mais brillant lettré, quitte Trieste et l'Italie coupable d'infâmes lois raciales et s'installe pour une dizaine d'années sur la terre d'Israël.
    Citoyen d'un pays de l'Axe, il est d'abord incarcéré par les Britanniques, à sa libération, il choisit d'entrer dans un kibboutz, où il fait l'apprentissage, douloureux pour un intellectuel à la santé fragile, du travail à la ferme. Les Cahiers d'Israël sont le récit de cette expérience, de la fatigue quotidienne, des charges harassantes subies au nom de la construction d'un État juif. Le regard qu'il porte sur ses compagnons est néanmoins curieux et lucide.
    Tout en nuances, d'une humilité sans dogmatisme, ces Cahiers permettent de revenir à des interrogations essentielles, trop souvent absentes des analyses du conflit israélo-palestinien qu'un demi-siècle n'a pas apaisé, loin s'en faut. Les conditions de vie ont changé, la violence des armes s'est imposée, mais le rêve de faire de la terre de Palestine un contrepoint à la barbarie du monde est plus que jamais d'actualité.

  • En prison à Jaffa

    Giorgio Voghera

    • La difference
    • 19 Avril 2003

    L'histoire commence en 1940, quand les Anglais décident d'arrêter les Italiens de Palestine.
    Dans une prison arabe de Jaffa se retrouvent des ressortissants italiens, fascistes ou antifascistes, juifs ou " aryens ", mais aussi des Arabes à qui les aléas de la diplomatie internationale ont curieusement donné la nationalité italienne. Pendant les longues journées de captivité, ces hommes de races, d'opinions, de classes très différentes décident de raconter, à tour de rôle, leur histoire dont le pivot central est l'échec que la constante autodérision ne parvient pas à masquer tout à fait.
    Ces récits brefs, essentiels, tissent peu à peu la trame du douloureux destin des hommes victimes de l'Histoire, témoins inlassablement confiants en des lendemains qui toujours les trahiront. Ainsi de cette Palestine d'avant 1940 où l'enthousiasme des premiers kibboutzim, l'utopie de la fraternité des peuples contiennent pourtant en germe " l'enfer d'une lutte sans merci à laquelle on n'entrevoit guère d'issue ".

  • President directeur general

    Giorgio Voghera

    • La difference
    • 19 Avril 2003

    Tout au long de ce récit, fruit de sa longue expérience professionnelle dans une compagnie d'assurances de Trieste, Giorgio Voghera décortique le système auquel sont soumis les personnes qui travaillent dans une grande société.
    Il décrit le paysage triestin d'avant-guerre, les effets de la loi raciale de la fin 1938 qui l'a privé de son emploi, et surtout l'atmosphère étrange et sinistre de cette période trouble.

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