Jérôme Meizoz

  • Malencontre

    Jérôme Meizoz

    • Zoe
    • 7 Avril 2022

    Tout le monde l'appelle Le Chinois. On se moque doucement de lui, de ses poèmes, de ses « théories à la con ». L'année de ses quinze ans, il s'est épris de Rosalba. Elle, elle n'a rien vu, rien su et épousé l'héritier de la prospère Casse automobile. Au fil du temps, cet amour non partagé s'est librement déployé dans l'esprit fertile du Chinois. Le jour où Rosalba se volatilise, la police diffuse sans succès un appel à témoins. Pour comprendre cette histoire dont il perd sans cesse le fil, Le Chinois interroge les proches de la disparue. Toutes leurs voix dessinent l'inquiétant motif d'un miroir éclaté. Anti-polar et célébration de l'imagination amoureuse, Malencontre oppose à l'âpreté du réel les forces de l'humour et de l'invention.

  • Séismes

    Jérôme Meizoz

    • Zoe
    • 7 Avril 2022

    Tableau impressionniste d'une bourgade durant la décennie 1970, Séismes raconte le parcours troublant d'un enfant vers l'âge d'homme. Sidéré par la perte de sa mère et l'étrangeté du monde adulte, le narrateur égrène les instants rares où l'existence atteint son maximum d'incandescence. Sa voix, accordée à l'oralité des rues, dit la sensualité des odeurs, du toucher, et donne au récit une épaisseur singulière.

    Par une écriture minimale et rythmée, Jérôme Meizoz rejoint l'émotion par l'épure.


    Jérôme Meizoz vit en Suisse. Parmi ses ouvrages, Père et passe (Le Temps qu'il fait/En bas, 2008), Temps mort, préface d'Annie Ernaux (En bas, 2014), Haut Val des loups (Zoé, 2015), Faire le garçon, Prix suisse de littérature (Zoé, 2017), Absolument modernes ! (Zoé, 2019).


    Préface de Claire Devarrieux « Quand mère s'est jetée sous le train, il a bien fallu trouver une femme de ménage. »

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  • Absolument modernes !

    Jérôme Meizoz

    • Zoe
    • 5 Septembre 2019

    Absolument modernes ! est la chronique caustique et navrée de la modernité suisse des années 1970 et 1980 : le pari sur la croissance illimitée, le culte du marché et de la technique. Entre satire et récit intime, un certain Jérôme Fracasse conte les Trente Glorieuses traversées par son père, ouvrier convaincu de l'«avenir radieux». Documents, slogans et tracts d'époque autant que souvenirs de famille dessinent une période exaltée et ambiguë : la construction de l'autoroute du Rhône, l'ouverture des supermarchés, le règne de la télévision et de la voiture, le développement massif du tourisme dans les Alpes.

    La croyance heureuse du père dans le «régime des promesses», la volonté de s'arracher à un passé de pénurie et le tourbillon de la société de consommation : tels sont les grands traits de cette fresque où drôlerie et gravité sont indissociables.

  • Faire le garçon

    Jérôme Meizoz

    • Zoe
    • 4 Mai 2017

    Jérôme Meizoz, professeur à l'Université de Lausanne, écrivain et essayiste, est né en Valais en 1967.
    Il a entre autres publié Le Droit "de mal écrire". Quand les auteurs romands déjouent le "français de Paris" (1998), Morts ou vif (Livre de la Fondation Schiller 2000), Les Désemparés (2005), Temps mort. Une jeunesse «jaciste» 1937-1945 (2014, postface d'Annie Ernaux).

  • Haut Val des Loups

    Jérôme Meizoz

    • Zoe
    • 6 Février 2015

    Un village de montagne, la nuit. Un étudiant sauvagement battu par trois inconnus. Le jeune homme se consacrait à la défense de l'environnement. Un groupe de militants candides soutient la cause qui lui a presque valu la mort. Dans les cafés, chacun y va de son avis. La rumeur galope. Les preuves manquent, l'enquête s'enlise et la justice fi nit par déclarer forfait. La police a-telle examiné toutes les pistes de l'a aire ? Qui n'a pas intérêt à ce que la vérité éclate au grand jour ?
    Épais comme un roman, le dossier reste secret. Mais parfois le silence ne su t plus : ici commence la littérature. Haut Val des loups reconstitue les années ardentes et cocasses de jeunes gens aux prises avec une société close, décidés à sauver la nature et changer le monde.

  • Père et passe

    Jérôme Meizoz

    • Le temps qu'il fait
    • 17 Septembre 2012

    En quarante courts récits, père et passe tisse un " drap de mots " pour recueillir le visage d'un père vieillissant.
    Comme dans ses recueils précédents, jours rouges (2003) ou les désemparés (2005), l'auteur, en quelques traits saisissants, se fait portraitiste des destins ordinaires.

  • Retrace à travers ses principaux écrivains, un siècle d'histoire littéraire dans le Valais francophone. De Rousseau à Rilke, nombreux sont les auteurs qui ont puisé leur inspiration dans cette région alpine. L'oeuvre des auteurs abordés ne se réduit cependant pas à la région, mais entretien un dialogue fécond avec la littérature française.

  • Haute trahison

    Jérôme Meizoz

    • La baconniere
    • 9 Février 2018
  • Et si l'écriture de Céline, ses choix de genres et de style étaient profondément solidaires de ses idées nationalistes et racistes? Une telle hypothèse suppose de ne pas concevoir le style d'un écrivain comme un pur jeu de formes, fût-il des plus virtuoses. Cet essai, issu des longues recherches menées sur l'auteur de Voyage au bout de la nuit, prend appui sur un examen du pseudonyme et de la scène de parole bien particulière qu'élabore l'écrivain. Celle-ci peut nous éclairer sur l'entrelacement de l'esthétique et de l'idéologie. Reprenons donc le dossier en détail: que se passe-t-il lorsque Louis Destouches adopte le pseudonyme littéraire de Louis-Ferdinand Céline? A? quelle voix et quelle posture auctoriale donne-t-il naissance? Comment cette voix migre-t-elle des romans aux pamphlets ? Et quel est son lien aux idéologies de l'époque?

  • Saintes colères ; dix-sept travaux publics

    Jérôme Meizoz

    • D'autre part
    • 1 Septembre 2014

    Jérôme Meizoz rassemble ici dix-sept plaidoyers pour la tolérance, l'ouverture au monde, contre les dérives identitaires et la morgue des nantis. Ces saintes colères sont une sorte d'Indignez-vous à la sauce helvétique.

  • Destinations païennes

    Jérôme Meizoz

    • Zoe
    • 28 Février 2013

    En vingt-deux proses brèves et elliptiques, Destinations païennes retrace l'itinéraire d'un narrateur singulier, dévolu tout entier à la rêverie et à la contemplation. Il s'est donné pour mission d'échapper aux agressions du monde tel qu'il est, se faufilant pour cela dans ses interstices. Il recueille avec tendresse les scènes du jour, les portraits par bribes de vies perdues. Ce trajet ouvre un lointain accessible, monde de sensations premières, païen, débarrassé des images de l'enfer et de la dévotion aveugle où se résoudraient les contradictions de l'existence.

  • Les précédents

    Jérôme Meizoz

    • D'en bas
    • 27 Juin 2017

    Jours rouges. Un itinéraire politique :
    Il ne s'agit pas d'un livre d'historien. Plutôt la libre évocation du parcours militant de Paul Meizoz (1905-1988) dans les luttes sociales des années 1930 à 1950. Envoyé comme travailleur industriel en France, il y est politisé en 1924. Avec ses amis, il tente de syndiquer les mineurs de la première Dixence, s'implique en faveur des réseaux des combattants espagnols en 1936. Dans les marges de la grande Histoire, il poursuit sa vie de militant révélant une conviction peu commune, une ferveur qui renaît dans le militantisme politiques des mouvements sociaux actuels.
    Père et passe :
    En quarante courts récits, Père et passe tisse « un drap de mots » pour recueillir le visage d'un père vieillissant. « Toi, tu as de la chance, si les Russes viennent, ils te feront rien ! » Ainsi parlait-on au père dans le village du Valais. On le surnommait « le rouge » Mais le père vieillit, son espace de vie s'amenuise, ses pas se font plus lents. Jérôme Meizoz reprend donc sa plume, et du « fil de l'écriture » rejoint celui qui fut si « vivant, robuste, affairé ». Comment l'approcher cette figure paternelle, et la retenir de ce côté-là des vivants ? Les courts récits s'enchaînent, et dans cette « chambre de papier » où défilent des moments de vie, il peut enfin se poser le souffle autrefois vigoureux.
    Temps mort :
    Dans ce livre sur les militantes de la Jeunesse agricole catholique (JAC), « c'est tout un monde «qui s'est retiré sur la pointe des pieds vers la fin des années soixante» qu'on voit ressurgir. Une société d'obéissance, arc-boutée contre le modernisme, hantée par la peur du sexe et qui exerce un contrôle sur les femmes, leur corps, leurs gestes, allant jusqu'à leur déconseiller «la gymnastique» et «l'usage des bains».
    [...] »(Extrait de la préface d'Annie Ernaux)

  • « Un écrivain est-il un vendeur d'aspirateurs comme un autre ? » demandait le quotidien Le Matin (18 octobre 2015).

    Quelles relations la création littéraire entretient-elle avec les processus industriels ? Quand et comment le nom d'auteur devient-il une « marque » commerciale ? Depuis quand certains médias veulent-ils exhiber les écrivains, en privilégiant souvent les « belles gueules » ? Pourquoi des codes narratifs inspirés du cinéma s'imposent-ils peu à peu dans l'édition ? Et que devient, dans ce contexte, la biblio-diversité ?

    À partir de documents et d'études de cas (Joël Dicker et d'autres), Jérôme Meizoz évalue les effets du marketing sur la création littéraire actuelle. Jérôme Meizoz est professeur associé de littérature française à l'université de Lausanne et écrivain.

  • Dans la modernité émerge et s'individualise la figure de l'auteur, livrée à la curiosité biographique d'un public croissant. Présent sur la scène littéraire, décrit et jugé par ses pairs comme par des anonymes, l'auteur assume désormais une présentation de soi qui constitue sa posture. Systématisée dans les recherches de Jérôme Meizoz depuis plusieurs années, reprise et discutée depuis par plusieurs spécialistes, cette notion s'avère stimulante pour comprendre non seulement le statut et les représentations de l'auteur moderne mais aussi les transformations de ceux-ci et leur impact sur l'ensemble de la pratique littéraire. En dix chapitres, cet ouvrage de sociologie littéraire propose une réflexion sur l'auteur et ses diverses postures. Après deux chapitres de méthode, plusieurs études de cas sont proposées, de Rousseau à Péguy, de Ramuz à Giono, de Céline à Cingria, sans négliger plusieurs ouvertures vers des écrivains contemporains comme Pierre Michon ou Michel Houellebecq.

  • Postures littéraires

    Jérôme Meizoz

    • Slatkine
    • 17 Mai 2022

    Dans la modernité émerge et s'individualise la figure de l'auteur, livrée à la curiosité biographique d'un public croissant. Présent sur la scène littéraire, décrit et jugé par ses pairs comme par des anonymes, l'auteur assume désormais une présentation de soi qui constitue sa posture. Systématisée dans les recherches de Jérôme Meizoz depuis plusieurs années, reprise et discutée depuis par plusieurs spécialistes, cette notion s'avère stimulante pour comprendre non seulement le statut et les représentations de l'auteur moderne mais aussi les transformations de ceux-ci et leur impact sur l'ensemble de la pratique littéraire.

    En dix chapitres, cet ouvrage de sociologie littéraire propose une réflexion sur l'auteur et ses diverses postures. Plusieurs études de cas sont proposées, de Rousseau à Stendhal, de Ramuz à Giono, de Céline à Cingria, sans négliger plusieurs ouvertures vers des écrivains contemporains comme Pierre Michon ou Michel Houellebecq.

  • Confrontations (1994-2004)

    Jérôme Meizoz

    • Antipodes suisse
    • 1 Novembre 2005

    Dix ans de critiques littéraires. Dix ans de découvertes heureuses et de débats passionnés...
    Un choix parmi des articles parus dans la presse ou en revues, en Suisse et en Europe. Leur point commun : l'expérience d'une « confrontation » - faire front, affronter ou monter au front.
    Partis pris, interventions vives pour certaines, écrites le plus souvent hors demande académique. Confrontations pour se situer dans le différend suscité par toute prise de parole.
    Dans notre pays mutique, la polémique littéraire se fait décidément trop rare !
    Jérôme Meizoz, critique et écrivain, enseigne à l'Université de Lausanne. Auteur de nombreux ouvrages, il a publié, chez Antipodes, Le Gueux philosophe. Jean-Jacques Rousseau (2003).

  • Parcourant les écrits de Jean-Jacques Rousseau, Jules Vallès, Louis-Ferdinand Céline, C.F. Ramuz, Vercors et Annie Ernaux, La Fabrique des singularités ajoute un second volet aux Postures littéraires (2007). Le premier volume a ouvert un important terrain de recherches et donné lieu à des colloques, des traductions ainsi qu'à des publications en France, Belgique et au Québec.
    De nouvelles études de cas enrichissent et précisent les modes de singularisation des auteurs, en observant le déploiement de leur discours sur la scène littéraire. Plusieurs biais d'interrogation traversent cet ouvrage, au gré d'articles réunis et de textes inédits : Quels sont les cadres qui régissent l'énonciation littéraire dans la modernité ? Comment les auteurs se singularisent-ils au sein des discours littéraires ? Quel est l'impact de la médiatisation des écrivains sur leurs pratiques et leur rapport aux publics ? De quelle manière le traitement des genres et des styles participe-t-il de la pluralité des postures auctoriales ? En quoi le corps physique des écrivains est-il engagé dans leur présentation de soi ?

  • Le rapport Amar

    Jérôme Meizoz

    • Zoe
    • 27 Avril 2006

    Bruno Lesseul, un linguiste renommé, est accusé du meurtre, atroce, de Juliana Amar, une jeune femme brésilienne, qui étudiait les rites sacrificiels du candomblé. Le criminologue, chargé du Rapport sur cette affaire où Lesseul refuse de parler, livre un récit distancié des faits. En étudiant les notes et le journal de l'accusé, un être tourmenté par le passé et par l'écriture, l'expert reconstitue le lien complexe qu'il a noué avec Juliana. Féru de dialectes et de langues orales, révolté par l'aliénation verbale des ethnies colonisées, Lesseul ne fait plus la différence entre ses enquêtes linguistiques et sa perception de Juliana, à laquelle il reproche de négliger ses racines. Par amour, celle-ci cède du terrain, puis leur relation finit par prendre une tournure sado-masochiste, renforcée par les troubles d'identité de Juliana... Véritable curiosité littéraire, Le Rapport Amar raconte la dérive d'une passion exclusive pour le langage.

  • Terrains vagues

    Jérôme Meizoz

    • Editions de l'aire
    • 1 Avril 2008
  • Le gueux philosophe (Jean-Jacques Rousseau)

    Jérôme Meizoz

    • Antipodes suisse
    • 1 Avril 2003

    Lorsqu'il devient copiste de musique indépendant, dès 1752, Jean-Jacques Rousseau invente une " posture " littéraire originale.
    Il prend appui sur sa condition décalée de roturier genevois, étranger au monde parisien des lettres et impose un discours dégagé sur le monde social, les inégalités, l'éducation, qui ne doive rien à l'obéissance aux Grands du royaume ni à leur protection. Dans ses textes autobiographiques, Rousseau se donne une image d'homme " pauvre " et " obscur ", sincère et direct, de fier républicain dédaigneux des coutumes de la France royale.
    Il met ainsi en scène une nouvelle légitimation démocratique que le Contrat social va formuler. Abordée sous l'angle de cette humble posture, la querelle avec Voltaire - qui le raille comme " gueux " et " valet suisse " - apparaît comme l'affrontement entre deux conceptions du statut des intellectuels : contre l'élitisme voltairien, Rousseau en appelle, pour la première fois, à l'autorité du grand nombre contre celle des " riches " et des lettrés.
    Le voilà homme commun parlant pour les hommes du commun. L'essai est suivi d'un entretien entre Yvette Jaggi et l'auteur sur " Rousseau et la politique, aujourd'hui ".

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