Jean-Philippe Trias

  • A partir de juin 2003, Le Procès de Franz Kafka et son adaptation cinématographique par Orson Welles sont au programme du baccalauréat de français. Plusieurs ouvrages sur l'oeuvre littéraire sont publiées chez les éditeurs parascolaires mais ne consacrent qu'un mince appendice au film.
    Les petits Cahiers apportent avec ce titre une analyse qui permet de comprendre à travers un exemple concret le mécanisme de l'adaptation, et ce d'autant mieux qu'ici Welles signe un film très personnel, qui s'éloigne de la lettre et de Kafka pour mieux servir le propos cinématographique.

  • Il y a un avant et un après Welles, tant l'auteur de ­Citizen Kane­ a laissé sa marque dans l'histoire du cinéma et a inspiré des vocations. Ce livre questionne son héritage. Où ses images sont-elles imitées et comment son cinéma se prolonge-t-il dans d'autres oeuvres­ ? Qu'est-ce qui, de Welles, passe chez d'autres cinéastes­ ?

  • Les rapports du cinéma à l'écriture de l'histoire sont ici envisagés du point de vue des lieux, non pas dans les fictions ou documentaires historiques consacrés à de hauts lieux commémorés, mais dans des films-essais qui ont cherché à sauvegarder les traces laissées par l'histoire sur le terrain, même et surtout si elles sont infimes et qu'on a cherché à les faire disparaître. Les contributions de quatre cinéastes et les analyses d'historiens et de spécialistes de cinéma abordent des exemples concrets de lieux marqués par l'histoire du XXème siècle : le bocage normand, le camp d'internement de Rivesaltes, la vallée de l'Èbre, un monument franquiste, une place au centre de Madrid, une rue disparue de Londres, un désert de cailloux en Chine, chacun révélant des cicatrices qu'il faut parfois bien chercher. La caméra se fait archéologue et le cinéma interroge la mémoire et surtout l'oubli. Un questionnement qui concerne les historiens, les gens d'image, les pédagogues et les citoyens conscients.

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