Marder

  • Le pari de ce livre est de prolonger la prise de conscience du désastre de Tchernobyl. Il insiste sur le besoin de penser, signifier, symboliser, aussi irreprésentable soit-elle, la conscience que cet événement a fragmentée. Afin d'ouvrir la voie à un mode de vie plus en accord avec l'environnement. C'est le pari de chercher à penser l'impensable, à représenter l'irreprésentable. Mais en proposant, au lieu d'une analyse dépassionnée, des méditations à propos d'expériences personnelles. Au lieu de photographies ou de peintures, des rayogrammes, créés par l'empreinte directe de spécimens d'un herbarium radioactif. Comme toujours chez Marder, les plantes sont nos guides, nous reconnectant à la terre (désespérément contaminée), illuminant la signification des ruines.

  • Dans ce livre, Michael Marder décortique les espèces végétales et en extrait les sucs qui ont alimenté le discours philosophique pendant des siècles. En choisissant douze espèces botaniques qui correspondent à douze philosophes significatifs, il retrace une histoire de la philosophie à travers l´évolution des relations entre humains et végétaux. À l´aide d´images et de métaphores végétales, ce livre nous ouvre une voie à travers le dense sous-bois et les racines enchevêtrées de la philosophie. Du platane de Platon aux nénuphar de Luce Irigary, des poires de Saint Augustin aux pommiers de Heiddegger, des tulipes de Kant aux tournesols de Deridda, il nous invite à un cheminement accessible à tout lecteur.

  • Le végétal au premier plan de la pensée philosophique.
    Là où les philosophes contemporains s'abstiennent d'aborder la vie végétale sous l'angle ontologique et éthique, Michael Marder place les plantes au premier plan de l'actuelle déconstruction de la métaphysique. Il identifie les caractéristiques existentielles du comportement des plantes et l'héritage végétal de la pensée humaine afin de confirmer la capacité qu'ont les végétaux à renverser le double joug de la totalisation et de l'instrumentalisation. Au fil de son écriture, Marder se penche sur les plantes du point de vue de leur temporalité, de leur liberté et de leur sagesse. La pensée végétale vient caractériser tant le mode de pensée non cognitif, non idéel et non imagé qui leur est propre que le processus consistant à ramener la pensée humaine à ses racines et la rendre végétale.

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