William Shakespeare

  • Roméo et Juliette

    William Shakespeare

    • Folio
    • 7 Janvier 2016

    JULIETTE Viens, nuit! Viens, Roméo! Viens, mon jour dans la nuit.
    Car sur les ailes de la nuit, tu vas reposer Plus blanc que sur le dos du corbeau la neige, Viens, douce nuit, amoureuse au front noir, Donne-moi Roméo ; et, quand je serai morte, Prends-le, fais-le se rompre en petites étoiles, Lui qui rendra si beau le visage du ciel Que l'univers sera comme fou de la nuit Et n'adorera plus l'aveuglant soleil.

    (Acte III, scène II).

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  • Hamlet

    William Shakespeare

    • Folio
    • 7 Janvier 2016

    HAMLET Voici l'heure sinistre de la nuit, L'heure des tombes qui s'ouvrent, celle où l'enfer Souffle au-dehors sa peste sur le monde.
    Maintenant je pourrais boire le sang chaud Et faire ce travail funeste que le jour Frissonnerait de voir. Mais, paix ! D'abord ma mère.
    Oh, n'oublie pas, mon coeur, qui elle est. Que jamais Une âme de Néron ne hante ta vigueur!
    Sois féroce mais non dénaturé.
    Mes mots seuls la poignarderont ; c'est en cela Que mon âme et ma voix seront hypocrites ;
    Mon âme! aussi cinglantes soient mes paroles, Ne consens pas à les marquer du sceau des actes!

    (Acte III, scène II).

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  • Le songe d'une nuit d'été

    William Shakespeare

    • Folio
    • 27 Mars 2003

    Édition bilingue

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  • Macbeth

    William Shakespeare

    • Folio
    • 7 Janvier 2016

    Macbeth : Ce qu'un homme ose, je l'ose ! Viens à moi / Sous l'apparence de l'ours russe le plus farouche, / Du rhinocéros le plus hérissé, du tigre / Le plus féroce de l'Hyrcanie. Prends toute forme / Sauf celle-ci, et mes nerfs assurés ne trembleront pas. / Ou encore : revis, et défie-moi / Au combat à l'épée jusque sur la lande déserte / Et si je reste ici à trembler de peur, tu pourras me dire / Une poule mouillée.
    Va-t'en, va-t'en, / Horrible spectre, image sans substance ! (Acte III, scène IV)

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  • Oeuvres complètes t.8 ; sonnets et autres poèmes

    William Shakespeare

    • Gallimard
    • 11 Mars 2021

    Ce volume réunit l'ensemble de l'oeuvre lyrique de Shakespeare et met un point final à l'édition des oeuvres complètes de Shakespeare dans la Pléiade.
    Vénus et Adonis (1593) et Le Viol de Lucrèce (1594) ont connu en leur temps un vif succès, notamment de scandale : si l'on ne voit parfois dans ces petites épopées mythologiques et érotiques que des exercices d'imitation sur des sujets tirés d'Ovide, leur charge subversive, bien réelle, n'échappa pas aux lecteurs contemporains. Les Sonnets (1609), au contraire, sont passés presque inaperçus lors de leur publication. Ils sont pourtant devenus l'un des fleurons de l'oeuvre de Shakespeare. Loin de n'être qu'un miroir où se lirait la vie bisexuelle de William S. à travers le triangle amoureux que le poète y dessine avec le « beau garçon » et la « noire maîtresse » auxquels il s'adresse, le recueil, ici retraduit par Jean-Michel Déprats, possède une force qui excède largement la question sexuelle. Figures de styles et effets sonores contribuent à d'infinis croisements entre les mots et la pensée (et la pensée dans les mots). Il n'y a pas d'interdits de langage pour Shakespeare : son invention est aimantée par une subversion, morale et esthétique, de tous les instants.
    En France, les sonnets ne sont traduits qu'à partir de 1821, et ce n'est qu'en 1857 que François-Victor Hugo en donne une traduction intégrale. Traductions et réécritures se multiplient ensuite. L'anthologie qui clôt le volume donne à saisir les métamorphoses auxquelles s'est prêté, et continue de se prêter, ce monument de la poésie universelle.

  • Le roi Lear

    William Shakespeare

    • Folio
    • 7 Janvier 2016

    LEAR Ne me fais pas devenir fou, je t'en prie, ma fille.
    Je ne te gênerai plus, mon enfant ; adieu.
    Plus de rencontre à craindre ; désormais, Nous ne nous verrons plus. Pourtant, tu es ma chair Et mon sang, et ma fille. Ah, bien plutôt le mal Qui habite ma chair, et que je suis forcé De reconnaître mien. Tu es un chancre, Un furoncle pesteux, un abcès plein de pus Dans mon sang qu'il corrompt. Mais, va, je ne veux pas Te faire de reproches. Vienne l'opprobre À l'heure qu'il voudra, je ne l'appellerai Ni sur ton front le trait du porteur de foudre, Je ne dirai de toi rien de condamnable Au divin Jupiter, le juge. Amende-toi.
    Si tu le peux. Deviens meilleure s'il t'est loisible.

    Acte II, scène IV.

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  • Richard iii

    William Shakespeare

    • Folio
    • 14 Octobre 2021

    Richard, duc de Gloucester, est le frère cadet du roi Édouard IV d'Angleterre. Il est né boiteux et bossu. Durant la guerre des Deux-Roses (1450-1485) opposant deux branches rivales de la même maison royale (la rose blanche d'York, maison à laquelle appartiennent Édouard et Richard, et la rose rouge de Lancastre), Richard a aidé son frère à devenir roi en supprimant ses adversaires. Mais, rongé par la jalousie, il n'a qu'une seule idée en tête : conquérir le trône d'Angleterre, en éliminant tous ceux qui l'empêcheront d'accomplir son noir dessein, qu'ils soient de la maison de Lancastre ou de la maison d'York...

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  • Mesure pour mesure

    William Shakespeare

    • Folio
    • 14 Octobre 2021

    Le duc de Vienne reconnaît qu'il n'a jamais veillé à l'application d'une loi punissant de mort l'adultère ou la fornication. Prétextant une mission secrète lui imposant une longue absence (en réalité, il se déguise en moine sous un autre nom), le duc confie la tâche de restaurer l'ordre moral au juge Angelo, connu pour son intégrité et sa rigueur. Un jeune seigneur, Claudio, en est la première victime, ayant engrossé avant le mariage Julietta, la femme qu'il aime. La soeur de Claudio, Isabella, tente d'intercéder en sa faveur. Mais le juge Angelo, en proie aux contradictions de la chair et de l'esprit, s'éprend d'elle. Il lui propose la tête de son frère contre sa virginité. C'est alors que le duc, sous ses habits de moine, met au point un stratagème qui emmènera la pièce vers la comédie et l'action. Une mesure de tragédie, donc, pour une mesure de comédie.

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  • Avec la collaboration de : Francis Noel Lees, François Maguin Traduction (Anglais) : Jean-Louis Supervielle, Jules Supervielle Édition : Pascale Drouet Hermia et Lysandre s'aiment. Mais Thésée, tyran d'Athènes, impose à la jeune fille d'épouser Démétrius. Si elle refuse, elle risque la mort ou le cloître. Un soir, avec Lysandre, Hermia décide de fuir la cité, poursuivie par Démétrius et Héléna, elle-même amoureuse de ce dernier. Ensemble, ils plongent au coeur d'une forêt obscure et enchantée. Ils y croisent Obéron, roi des elfes, qui demande au malicieux Puck d'user de ses philtres pour nouer et dénouer les amours des voyageurs...
    Entre burlesque et féerie, mise en abyme et désordre des sentiments, Le Songe d'une nuit d'été est plus qu'un songe, c'est un «somme avec des rêves partagés».

    Dossier spécial : l'amour 1. À l'origine était l'amour contrarié 2. Réflexions sur le coup de foudre (love at first sight) 3. Réciprocité, non-réciprocité, réversibilité 4. Amour et violence, ou le motif de la discordia concors 5. La langue de l'amour : pétrarquisme, parodie et autres excès.

  • Comme il vous plaira

    William Shakespeare

    • Folio
    • 20 Mai 2014

    On ne résume guère cette pièce, qui est d'une extrême complication, digne des pastorales baroques et maniéristes. Une cour entière est réfugiée en forêt autour de son roi exilé, Frédéric.
    C'est alors la peinture des intrigues amoureuses avec masques et changements de sexe, mélancoliques et passionnés, sages et bouffons, jusqu'au rétablissement final de chacun dans ses droits.

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  • Jules César

    William Shakespeare

    • Folio
    • 3 Mars 1995

    «BrutusPréférez-vous César vivant, et mourir esclaves,ou César mort, et tous vivre libres? César m'aimait,je le pleure. Il connut le succès, je m'en réjouis. Il futvaillant, je l'honore. Mais il fut ambitieux et je l'aitué. Pour son amitié, des larmes. Pour sa fortune, unsouvenir joyeux. Pour sa valeur, du respect. Et pourson ambition, la mort. Qui parmi vous est assez vilpour accepter d'être esclave? Si un tel hommeexiste, qu'il parle. Car lui, je l'ai offensé. Qui estassez grossier pour ne pas désirer d'être un Romain?Si un tel homme existe, qu'il parle. Car lui, je l'aioffensé. Qui est abject au point de n'aimer pas sonpays? Si un tel homme existe, qu'il parle. Car lui,je l'ai offensé.»(Acte III, scène 2)

  • La tempête

    William Shakespeare

    • Folio
    • 14 Novembre 1997

    William shakespeare la tempête caliban sois sans crainte ! l'île est pleine de bruits, de sons et d'airs mélodieux, qui enchantent et ne font pas de mal.
    C'est quelquefois comme mille instruments qui retentissent ou simplement bourdonnent à mes oreilles.
    Et d'autres fois ce sont des voix qui, fussé-je alors a m'éveiller après un long sommeil, m'endorment à nouveau ; -et dans mon rêve je crois que le ciel s'ouvre ; que ses richesses vont se répandre sur moi... a mon réveil, j'ai bien souvent pleuré, voulant rêver encore.
    (acte iii scène 2)

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  • La Nuit des rois

    William Shakespeare

    • Flammarion
    • 2 Avril 2014

    Noble Orsino, Vous me donnez des noms que je refuse, Je n'ai rien d'un voleur ou d'un pirate Même si, je l'avoue, je l'ai prouvé, Je fus votre ennemi. Si je suis là, C'est attiré par un pouvoir magique :

    Cet ingrat, ce garçon à vos côtés, De la bouche écumante des tempêtes Je l'ai sauvé ; il n'avait plus d'espoir ;

    En lui rendant la vie, c'est mon amour Que je lui ai offert, sans restriction, En me vouant à lui.

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  • Comédies t.1

    William Shakespeare

    • Gallimard
    • 19 Septembre 2013

    Même si toutes ont une fin heureuse, les dix-huit «comédies» de Shakespeare ne répondent guère à la définition classique du genre. On peut distinguer dans leur chronologie trois phases, que recouperont à peu près les trois tomes de cette édition.
    La première phase, «maniériste», qui fait l'objet du présent volume, met l'éblouissante machinerie verbale du jeu de mots au service d'une esthétique de la surprise renversant tous les codes de l'amour pétrarquiste. Dans la deuxième, plus «baroque», l'ambiguïté verbale s'épanouira : c'est le triomphe des bouffons «corrupteurs de mots» (Feste dans La Nuit des rois, Pierre de Touche dans Comme il vous plaira) ; la mélancolie s'insinue cependant, et la duplicité des apparences (jumeaux, femmes déguisées en adolescents), déjà présente dans les oeuvres de la première période, se teinte d'un trouble plus prononcé ou évolue vers l'hypocrisie (Mesure pour mesure). La troisième période, celle des comédies «romanesques» (Le Conte d'hiver, Cymbeline, La Tempête...), se caractérisera par la complexité des intrigues, la multiplicité des personnages et l'opacité du «mystère» central qui les occupe ; leur esthétique de l'émerveillement coïncide avec la création des théâtres à machines.
    De La Comédie des erreurs et du Dressage de la rebelle (La Mégère apprivoisée), imitées de Plaute et teintées de commedia dell'arte, au Marchand de Venise, qui mêle une comédie urbaine et cruelle à une intrigue galante et sentimentale, en passant par les désopilantes métamorphoses ovidiennes et la poésie féerique du Songe d'une nuit d'été ou par les jeux de langage en cascade - traits d'esprit affutés ou impropriétés cocasses - qui font toute la matière de Peines d'amour perdues, les pièces réunies dans ce premier volume reflètent la multiplicité des facettes d'une écriture toujours pleine d'insolence et d'alacrité.

  • Othello

    William Shakespeare

    • Folio
    • 28 Février 2001

    Il s'agit d'une nouvelle version pour la scène de Rémi De Vos et Éric Vigner. Plus qu'une traduction, plus qu'une adaptation, c'est une véritable recomposition qui est proposée et sur laquelle le traducteur et le metteur en scène s'expliquent dans deux textes introductifs.
    Cette nouvelle composition sera créée le 6 octobre au Théâtre de Lorient et le 6 novembre à l'Odéon.
    L'ouvrage est complété par un texte brillant de Stéphane Patrice qui analyse l'oeuvre en termes historiques et philosophiques et met en évidence ses résonnances actuelles, en particulier avec le théâtre de Koltès.

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  • Comédies t.3

    William Shakespeare

    • Gallimard
    • 11 Mai 2016

    «Commencées dans l'agitation, les comédies se terminent dans le calme, contrairement aux tragédies qui, commencées dans le calme, finissent en tempête.» La formule est du dramaturge Thomas Heywood, elle date de 1612 et a le mérite de la simplicité. Mais c'est aussi sa limite, le genre «comédie», si c'en est un, étant quant à lui plutôt complexe. Shakespeare a écrit dix-huit pièces ainsi désignées, et ce qu'ont en commun La Comédie des erreurs (1590-93) et La Tempête (1611) ne saute pas aux yeux. Reste qu'il est possible d'identifier dans cet ensemble trois phases, que recoupent à peu près les trois volumes de la Pléiade.
    Après une première époque (1590-1598 ; t. I) qualifiée de «maniériste» et au cours de laquelle Shakespeare renverse les codes de l'amour pétrarquiste, c'est plus que jamais le sentiment amoureux qui confère leur (problématique) unité aux comédies écrites entre 1598 et 1604-06 (t. II). Il irrigue toutes les intrigues, des plus désopilantes aux plus romantiques, et s'accommode de toutes les modalités du comique. Comique énorme des Joyeuses Épouses de Windsor, «comédie sans comique» à l'autre bout du spectre : Tout est bien qui finit bien finit bien, mais contre toute attente. Entre ces deux extrêmes se déploient les «comédies brillantes». Jouant de la duplicité des apparences (trompe-l'oeil et anamorphoses sont alors en vogue), irrésistiblement séduisantes, elles mettent en scène le miroitement et les intermittences des coeurs.
    La dernière phase (1607-1613 ; t. III) réunit des pièces traitées de tous les noms : romances (drames romanesques), «comédies du renouveau», pièces «bâtardes», «tragi-comédies» - ni comédies, car la mort rôde, ni tragédies, car on n'y meurt pas assez. (Il ne manque en somme à ce chapelet de qualificatifs que la «tragédie comico-historico-pastorale» imaginée par Polonius dans Hamlet.) C'est le temps des harmonies paradoxales : s'y accordent le comique et l'odieux, le rire et la peur, les danses et les funérailles. La joie des héros du Conte d'hiver «patauge dans les larmes», la tristesse du Palamon des Deux Nobles Cousins «est une sorte de joie composite».
    Les intrigues de ces dernières pièces sont complexes. Strange est le mot qui, d'écho en écho, les traverse toutes. Les contrées sont inconnues, les rebondissements inattendus, les apparitions déconcertantes. Le merveilleux règne sans partage sur l'île enchantée de La Tempête. Puis «ce spectacle insubstantiel» s'évanouit ; Prospéro et ses semblables étaient «de l'étoffe dont les rêves sont faits». Les dernières comédies mettent en lumière le paradoxe de leur art : éphémères productions d'insaisissables rêveries, invraisemblables «histoires d'autrefois», elles pourraient ne pas nous concerner, et pourtant nous habitent.
    C'est avec elles que s'achève la publication de l'édition bilingue du théâtre de Shakespeare à la Pléiade.

  • Tragédies t.1

    William Shakespeare

    • Gallimard
    • 24 Avril 2002

    Cette édition propose des traductions qui, presque toutes, ont déjà subi (victorieusement) l'épreuve de la scène. Soucieuses de la théâtralité du texte et de son oralité, elles respectent l'alternance de vers (rimés ou non) et de prose, et s'efforcent de rendre justice au pouvoir d'invention poétique et dramaturgique de Shakespeare. Elles sont dues, pour la plupart, au maître d'oeuvre de l'édition, Jean-Michel Déprats, qui les soumet ici à une nouvelle épreuve : celle de la confrontation avec l'original anglais.
    Car cette édition est bilingue. Autre vérité bonne à dire : depuis le XVIIe siècle, le texte des oeuvres de Shakespeare n'a cessé d'être «amélioré» par ses éditeurs successifs. Rien d'étonnant à cela : aucune édition ancienne n'est susceptible de servir de référence absolue. On croit d'ailleurs savoir que Shakespeare n'est pas intervenu personnellement dans la publication de ses pièces. Il convenait donc de tenir le plus grand compte de la mouvance du texte et, dans le même temps, de se garder d'une sorte d'«impressionnisme éditorial» qui aurait consisté à s'autoriser des manipulations de toute nature dans l'espoir toujours déçu de saisir l'insaisissable, de retrouver ce qui est perdu : «le véritable Shakespeare». Shakespeare reste un mystère...

  • Beaucoup de bruit pour rien

    William Shakespeare

    • Flammarion
    • 27 Janvier 2016

    Shakespeare Beaucoup de bruit pour rien (Much Ado About Nothing) Entre une cérémonie de noces brutalement interrompue et un mariage unissant deux êtres connus pour se haïr, Beaucoup de bruit pour rien nous rappelle que l'amour ne suit jamais un cours régulier. Étincelante et jubilatoire, cette comédie romantique n'en repose pas moins sur un constat amer : tout n'est que vanité... et aimer, c'est d'abord s'éprendre de soi-même, pour le meilleur et pour le pire.

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  • Comédies t.2

    William Shakespeare

    • Gallimard
    • 11 Mai 2016

    «Commencées dans l'agitation, les comédies se terminent dans le calme, contrairement aux tragédies qui, commencées dans le calme, finissent en tempête.» La formule est du dramaturge Thomas Heywood, elle date de 1612 et a le mérite de la simplicité. Mais c'est aussi sa limite, le genre «comédie», si c'en est un, étant quant à lui plutôt complexe. Shakespeare a écrit dix-huit pièces ainsi désignées, et ce qu'ont en commun La Comédie des erreurs (1590-93) et La Tempête (1611) ne saute pas aux yeux. Reste qu'il est possible d'identifier dans cet ensemble trois phases, que recoupent à peu près les trois volumes de la Pléiade.
    Après une première époque (1590-1598 ; t. I) qualifiée de «maniériste» et au cours de laquelle Shakespeare renverse les codes de l'amour pétrarquiste, c'est plus que jamais le sentiment amoureux qui confère leur (problématique) unité aux comédies écrites entre 1598 et 1604-06 (t. II). Il irrigue toutes les intrigues, des plus désopilantes aux plus romantiques, et s'accommode de toutes les modalités du comique. Comique énorme des Joyeuses Épouses de Windsor, «comédie sans comique» à l'autre bout du spectre : Tout est bien qui finit bien finit bien, mais contre toute attente. Entre ces deux extrêmes se déploient les «comédies brillantes». Jouant de la duplicité des apparences (trompe-l'oeil et anamorphoses sont alors en vogue), irrésistiblement séduisantes, elles mettent en scène le miroitement et les intermittences des coeurs.
    La dernière phase (1607-1613 ; t. III) réunit des pièces traitées de tous les noms : romances (drames romanesques), «comédies du renouveau», pièces «bâtardes», «tragi-comédies» - ni comédies, car la mort rôde, ni tragédies, car on n'y meurt pas assez. (Il ne manque en somme à ce chapelet de qualificatifs que la «tragédie comico-historico-pastorale» imaginée par Polonius dans Hamlet.) C'est le temps des harmonies paradoxales : s'y accordent le comique et l'odieux, le rire et la peur, les danses et les funérailles. La joie des héros du Conte d'hiver «patauge dans les larmes», la tristesse du Palamon des Deux Nobles Cousins «est une sorte de joie composite».
    Les intrigues de ces dernières pièces sont complexes. Strange est le mot qui, d'écho en écho, les traverse toutes. Les contrées sont inconnues, les rebondissements inattendus, les apparitions déconcertantes. Le merveilleux règne sans partage sur l'île enchantée de La Tempête. Puis «ce spectacle insubstantiel» s'évanouit ; Prospéro et ses semblables étaient «de l'étoffe dont les rêves sont faits». Les dernières comédies mettent en lumière le paradoxe de leur art : éphémères productions d'insaisissables rêveries, invraisemblables «histoires d'autrefois», elles pourraient ne pas nous concerner, et pourtant nous habitent.
    C'est avec elles que s'achève la publication de l'édition bilingue du théâtre de Shakespeare à la Pléiade.

  • Sonnets

    William Shakespeare

    • Gallimard
    • 4 Avril 1975

    On ne traduit bien que son proche, paraît-il.
    Traduisant shakespeare, je pars à la rencontre de quelqu'un qui me ressemble assez pour me rester accessible. à l'évidence, ce que nous avons de voisin c'est notre expérience du monde en tant qu'homme, du vers et de la forme en tant que poète. entretenir ce voisinage n'est pas une communauté certes, mais peut-être du bois pour en faire. b.d.

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  • Conte d'hiver

    William Shakespeare

    • Belles lettres
    • 18 Mars 2022

    « Je crois que le malheur peut flétrir les joues, mais il n'attaque pas l'esprit. » « Si le foie de ma femme était aussi infecté que son existence, elle ne vivrait pas plus longtemps que les minutes d'un sablier. » « Si je me suis trompé en échafaudant la conviction qui m'habite, alors la terre n'est pas assez solide pour supporter la toupie d'un écolier. » « Mais j'ai, ancrée ici, une blessure d'honneur plus brûlante qu'un ouragan de larmes. » « J'ai le sentiment que les dieux sont furieux de ce que nous nous apprêtons à faire et qu'ils nous jettent des regards noirs. » C'est un paysage onirique bouleversant que nous avons sous les yeux. D'une profondeur, d'une vérité à la fois troubles et infinies. Toute la pièce commence avec la jalousie du roi Léonte, comme un excès d'amour qui en un cillement se transforme en folie. Dès cet instant elle semble courir vers la catastrophe et l'écriture prend le rythme cataclysmique et malade de la psyché du roi.
    Nous avons sous les yeux l'immensité du récit intime, le paysage diffracté de la douleur. C'est en cela que la pièce est une pièce-monde, qui nous révèle ce que nous sommes, en puissance, au plus profond de nous. Ce que nous perdons. Ce que nous retrouvons. C'est peut-être cela l'hiver du conte : le feu qui brûle sous la glace et qui s'apaise (peut-être) quand le Temps a accompli son oeuvre.

  • Richard III ; Roméo et Juliette ; Hamlet

    William Shakespeare

    • Flammarion
    • 27 Janvier 2016

    «Shakespeare, c'est la fertilité, la force, l'exubérance, la mamelle gonflée, la coupe écumante, la cuve à plein bord, la sève par excès, la lave en torrent, les germes en tourbillons, la vaste pluie de vie, tout par milliers, tout par millions, nulle réticence, nulle ligature, nulle économie, la prodigalité insensée et tranquille du créateur. À ceux qui tâtent le fond de leur poche, l'inépuisable semble en démence. A-t-il bientôt fini? jamais. Shakespeare est le semeur d'éblouissements.» Victor Hugo.

  • Tragédies t.2

    William Shakespeare

    • Gallimard
    • 24 Avril 2002

    Cette édition propose des traductions qui, presque toutes, ont déjà subi (victorieusement) l'épreuve de la scène. Soucieuses de la théâtralité du texte et de son oralité, elles respectent l'alternance de vers (rimés ou non) et de prose, et s'efforcent de rendre justice au pouvoir d'invention poétique et dramaturgique de Shakespeare. Elles sont dues, pour la plupart, au maître d'oeuvre de l'édition, Jean-Michel Déprats, qui les soumet ici à une nouvelle épreuve : celle de la confrontation avec l'original anglais.
    Car cette édition est bilingue. Autre vérité bonne à dire : depuis le XVIIe siècle, le texte des oeuvres de Shakespeare n'a cessé d'être «amélioré» par ses éditeurs successifs. Rien d'étonnant à cela : aucune édition ancienne n'est susceptible de servir de référence absolue. On croit d'ailleurs savoir que Shakespeare n'est pas intervenu personnellement dans la publication de ses pièces. Il convenait donc de tenir le plus grand compte de la mouvance du texte et, dans le même temps, de se garder d'une sorte d'«impressionnisme éditorial» qui aurait consisté à s'autoriser des manipulations de toute nature dans l'espoir toujours déçu de saisir l'insaisissable, de retrouver ce qui est perdu : «le véritable Shakespeare». Shakespeare reste un mystère...

  • Hamlet ; Othello ; Macbeth

    William Shakespeare

    • Librairie generale francaise
    • 19 Décembre 1972

    Shakespeare Hamlet / Othello / Macbeth :

    « La vie est une histoire racontée par un idiot, pleine de fureur et de bruit, et qui ne signifie rien.

    » Macbeth, acte V, scène v.

    Hamlet, Othello, Macbeth, une même histoire de chair, d'amour et de mort. Des mains sont rougies d'un sang innocent qu'aucun parfum d'Arabie ne lavera. Les spectres et les sorcières mènent la danse. Ils incitent Hamlet à tuer son oncle, meurtrier de son père et amant de sa mère ; Othello son épouse qu'il croit infidèle ; Macbeth son roi, pour prendre la couronne. Le cauchemar de chacun devient réalité. « Il y a quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark », en Ecosse et à Venise. Les trois héros ont provoqué le destin. Il les écrasera, faisant périr aussi Ophélie et Desdémone, l'amour et la pureté. Le génie de Shakespeare est de dire toute l'incertitude de la condition humaine, ses rêves, sa gloire, sa petitesse.



    Edition présentée et commentée par Yves Florenne.

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