Actes Sud

  • Marcel Proust, la vie, le temps Nouv.

    Michel Erman, spécialiste de l'oeuvre de Marcel Proust, propose d'aborder d'un oeil neuf en partant du constat suivant : "On lit généralement "À la recherche du temps perdu" comme une quête vers l'écriture littéraire, comme une valeur absolue, donc comme l'histoire d'une vocation d'écrivain. Cet essai veut montrer que le héros du roman n'est pas seulement en quête d'un "beau livre", mais aussi de la vie elle-même." La vision originale du texte proustien portée par Michel Erman ouvre au lecteur des portes jusque- là cachées qui donnent, entre autres, sur une métaphysique du temps. On verra ainsi que Proust n'est pas seulement un immense écrivain mais qu'il est aussi, à sa façon, un philosophe de l'existence.

  • Si le thé connaît à l'heure actuelle une telle faveur, c'est parce qu'il possède tant de qualités d'apaisement, de convivialité, mais par-dessus tout le pouvoir merveilleux de procurer la sérénité. Il répond ainsi à l'une des aspirations essentielles de l'être. Plus les contemporains seront contentés au niveau matériel, plus ils seront assoiffés de vie spirituelle. Le thé offre une puissante sensation d'énergie intérieure grâce à ce moment de détente et de retour à soi-même qu'il représente. Véritable havre de paix, il reconstruit l'équilibre affaibli par les multiples pressions de nos sociétés modernes en réunissant l'esprit à la matière.

  • Cet opus en forme d'ode propose de confronter le lecteur à Jésus le Nazaréen dont la présence singulière, malgré les défigurations, l'oubli, le rejet ou même la dévotion qu'on lui oppose, ne s'efface pas une fois que la rencontre a eu lieu. L'ode suit la voie des pèlerins qui se rendent à Emmaüs et marchent en compagnie de Jésus ressuscité qui leur est apparu comme un inconnu et qui en leur parlant leur interprète et leur ouvre les Écritures, ainsi qu'aux lecteurs.

  • "Je dirai donc pour commencer : chorégraphier c'est incarner une abstraction. Ou pour mettre la formule dans l'autre sens : une chorégraphie c'est une calligraphie de l'incarnation." Anne Teresa de Keersmaeker

  • Dans un monde de plus en plus virtuel, où se trouve notre juste place, si ce n'est en nous-mêmes ? Rencontrer cette identité à l'aide du corps, en visitant les sensations en profondeur, sans nier aucun aspect de notre être, telle est la proposition de ce tantrisme contemporain. Aliam Rizzi, praticien tantrique pour hommes depuis dix-sept ans, s'appuie sur un double constat : la sexualité est devenue un endroit de rupture et de tension, mais maniée avec conscience, elle devient un outil de révélation et de transformation lorsqu'on lui rend sa juste place.

  • Inédit à ce jour en français, ce «Journal de prière »de Flannery O'Connor (1925-1964) est le témoignage d'une jeune femme de vingt ans qui prend simultanément conscience de sa vocation d'écrivain et des orientations tant esthétiques qu'éthiques qu'elle souhaite donner à celle-ci en raison directe de sa foi en une « force » qui, de son propre aveu, l'entourait depuis son enfance à Savannah, dans l'État de Géorgie.

  • Dans ce nouveau recueil de textes, le troisième à paraître dans "Le Souffle de l'esprit", le Rabbin Pauline Bebe, première femme rabbin de France, poursuit l'écriture de brèves chroniques qu'elle appelle des "vignettes", inspirées d'expériences vécues au quotidien. Selon sa propre définition : "des perles de spiritualité sont cachées dans le quotidien, le creux d'une épaule, l'échange d'un regard plein d'amour, un papier froissé par le temps". Le reste s'écrit, se dit et se rêve dans l'espace entre les points auxquels notre âme assoiffée se suspend : ce sont les points de suspension qui donnent le titre de cet ouvrage. Pauline Bebe en appelle aussi à la poésie, un papillon vient y conter ses voyages, un brin d'herbe y chante, etc. Ces cinquante textes sont comme des étincelles qui éclairent notre chemin, des notes de musique posées sur la partition de la vie.

  • Immobilisée depuis plusieurs mois en raison d'une blessure à la colonne vertébrale, Brigitte Fontaine écrit. Elle convoque les «dieux» de la poésie, ceux de son panthéon personnel, sur lequel règne Arthur Rimbaud, qu'elle vénère depuis toujours. Elle s'adresse à Arthur dans un poème fleuve, qui reprend l'ordonnancement d'une composition musicale ; Prélude, Adagio et gloria, Leçon de ténèbres et Fugue.
    Fontaine en appelle à la suprématie de la poésie sur la grisaille des vies ordinaires, dans un style échevelé, et baroque. Elle prouve, si besoin est, qu'elle est d'abord et avant tout un poète.

  • En quelques pages d'une grande clarté souvent poétique, Shems Friedlander retrace la vie, l'oeuvre et l'enseignement de Djalâl-ud Dîn Rûmî (1207-1273), le fondateur des derviches tourneurs, l'une des plus célèbres confréries soufies. Dans une deuxième partie, l'auteur décrit le déroulement d'un «sema», la danse sacrée tournoyante des derviches qui symbolise le mouvement cosmique universel. Enfin, il nous fait découvrir les arcanes de la musique qui rythme le «sema» et accompagne l'extase des danseurs-mystiques.

  • Dans ce texte, Jean-Yves Leloup nous invite à comprendre comment l'anamnèse peut s'avérer une voie thérapeutique, il ne s'agit pas de se remémorer seulement les traumatismes ou les troubles de notre petite enfance ou de notre vie d'adulte, mais plutôt les moments numineux où nous avons été touchés par une autre dimension, une autre conscience, un tout autre Amour.

  • Approche à la fois doctrinale, historique et sociétale qui satisfera le lecteur en quête de spiritualité de même que le simple curieux ou l'étudiant désireux de s'initier à l'une des grandes religions de l'Inde.

  • Ecrits au cours de ces quinze derniers mois - à l'âge de 99 ans -, ces poèmes célèbrent l'espérance obstinée et adressent une louange aux illuminations encore neuves, dans la survivance sereine et dans l'acceptation du déclin.

  • "Il suffit de peu de mots à l'esprit contemplatif pour effectuer une percée dans le domaine de l'essentiel, inhérent à la poésie. Le haïku est un moyen de nous ressaisir dans notre " être ici-et-maintenant " par une condensation des perceptions qui offrent un accès direct à l'illumination de la conscience.
    Ces courts poèmes ne suivent pas un ordre particulier. Ce sont plutôt des miroirs qui reflètent " les choses comme elles sont en elles-mêmes ".
    L'expression spontanée dont j'use ici est de même nature que la danse ; il s'agit de cerner les idées et intuitions qui pénètrent le coeur pour que mots et réflexion se fassent action, d'atteindre au royaume, invisible et visible, du temps de l'esprit, espaces sur le papier ouverts à la pensée."

  • L'inflation actuelle des images risque de faire oublier une question essentielle : d'où vient la force des images si elle est irréductible aux commentaires qu'elles suscitent ? Comment comprendre qu'on se batte pour des images ou qu'on veuille les détruire ? Ce livre interroge l'interdit biblique de la représentation et montre qu'il porte sur les représentations du visible en tant qu'elles bouchent l'accès à l'invisible dont toutes les créatures vivent et, par là, à la liberté.

  • « Paradoxalement, un monde sans spiritualité? n'est autre qu'un monde sans animalité?. Nier notre animalité? a toujours pour effet de porter atteinte a` notre spiritualité?. Ont été? ritualises par les humains, toujours et partout, les moments de la vie ou` se faisait sentir leur appartenance au monde animal, c'est-à-dire essentiellement leur mortalité?. Être humain, c'est savoir que l'on est mortel. D'après tout ce que nous pouvons observer, nous sommes la seule espèce animale a` scander le temps... a` remémorer et commémorer... a` se donner rendez-vous... a` prévoir... a` marquer et a` remarquer les mouvements de notre planète et de notre corps mortel, afin de non seulement constater la nature mais la fêter, l'amadouer, danser avec elle... mais aussi, progressivement, a` mesure que la technologie se développe - la dompter, la contrôler, la soumettre, la nier... voire la détruire ».

  • L'exil (Hégire) du prophète Mohammed en 622 à Médine marque l'an I de l'ère musulmane. Karima Berger nous fait traverser les Hégires, parcourir océans et vallées de l'histoire sainte musulmane, rencontrer les prophètes fuyant vers leur Dieu, croiser les migrants venus d'Orient et redécouvrir un islam transformé par ses tribulations occidentales, tout entier destiné à sa métamorphose. L'auteur mêle ce parcours à sa propre épreuve de l'exil et à l'accomplissement qu'il promet.

  • La Lumière Antigone est un livret composé par Henry Bauchau sous la forme d'un long poème. L'auteur entreprit ce travail à la demande du compositeur Pierre Bartolomé avec qui il avait déjà collaboré au texte de son précédent opéra oedipe sur la route.
    La Lumière Antigone fut créé au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles en 2008. Opéra de chambre, donné par un orchestre de quinze musiciens, cette pièce à deux voix, celles d'Antigone et de Hannah, inspira à Henry Bauchau une écriture poétique dont la métrique est régulière, non pas rimée, mais rythmée pour s'accorder à la musique.
    Ecrivain célèbre notamment pour son roman Antigone, Henry Bauchau revient ici à cette figure majeure et archétypale du monde grec. D'une beauté bouleversante, le livret/poème s'ouvre sur un monologue d'Antigone au moment où elle entre en solitude, dans la remémoration, l'interrogation. C'est le premier acte. Le second restitue le dialogue entre Antigone et Hannah, exposé terrible de l'histoire de notre monde. Le troisième acte se constitue du long solo d'Hannah, celle qui a survécu, Antigone ayant disparu.
    Henry Bauchau, qui a déjà publié trois recueils de poésie dans la collection "Le Souffle de l'esprit" signe ici un texte d'une haute spiritualité où Antigone, guidée par la fatalité, ne cesse d'éclairer notre propre siècle.

  • Après« La Danse de l'âme», paru en 2016, «La Coupe de l'échanson» est le second ouvrage de Hazrat Inayat Khan à paraître dans la collection "Le Souffle de l'esprit". L'ouvrage se présente comme un ensemble de 366 aphorismes du maître soufi, répartis sur les douze mois de l'année bissextile. Il s'agit donc d'un calendrier où figure une pensée pour chaque jour. L'auteur y tient le rôle de l'échanson, le serviteur qui sert traditionnellement le vin à table, mais aussi de tout homme qui sert à boire à celui qui a soif. Il s'agit bien entendu ici d'une soif spirituelle que l'échanson tente d'étancher par son enseignement sous forme d'aphorismes. Le texte est précédé d'une brève présentation qui resitue le thème et la figure de l'échanson dans la poésie et la spiritualité soufies.

  • Cent ans d'expérience de la psychanalyse nous invitent à ne pas rester pris dans l'étroite «dictature de la raison» freudienne. Si spiritualité et psychanalyse semblent d'abord incompatibles, Marie Balmary démontre, en creusant quelques questions fondamentales, que la pratique clinique liée à un nouvel accès aux textes spirituels conduit à penser la vie spirituelle comme le luxe salvateur de l'humanité face à ses souffrances. Car si la psychanalyse est un luxe, Dieu aussi.

  • Après avoir publié À la lumière de ton visage dans la collection «Le Souffle de l'esprit», le rabbin Pauline Bebe nous livre à présent un nouveau recueil de ce qu'elle nomme des «vignettes de spiritualité». Ces trente-six courts textes sont des instantanés de vie, croqués sur le vif, qui permettent au lecteur de s'identifier et de nourrir sa réflexion, voire sa méditation, «le temps d'un nuage». Trente-six clins d'oeil pour chanter la vie dans un arc-en-ciel de couleurs...

  • pèlerinage sur soi est une suite d'arrêts sur image qui permet d'aborder les thèmes qui fécondent la création de larbi cherkaoui, la mémoire, le temps, le partage.

  • La collection «Le Souffle de l'esprit» accueille pour la première fois une parole protestante, celle du pasteur James Woody. Cet ouvrage donne l'occasion à ceux qui veulent découvrir le christianisme dans son expression protestante d'ouvrir les portes d'un temple à l'occasion d'un culte commémorant le geste inaugural de la Réforme protestante du XVIe siècle. Le regard se portera sur quatre points particuliers : la Bible, la prière, l'architecture, la mise en pratique de la foi.

  • Les écrits d'Hazrat Inayat Khan comprennent des prières, des aphorismes, des poèmes, des dits adressés à ses disciples et enfin des conférences. À la fois conforme aux tenants de l'Islam et ouvert aux autres confessions dans leur expression mystique, l'enseignement d'Hazrat Inayat Khan a pour origine et fin la déification de l'âme du chercheur de vérité. L'identification à Dieu par l'amour comme facteur de connaissance s'y exprime tour à tour dans les termes les plus radicaux et les plus poétiques. Mais la voie de la connaissance fait également l'objet de nombreux poèmes et épigrammes, sans doute parce qu'il faut connaître pour aimer et aimer pour connaître ; mais surtout parce que pour Hazrat Inayat Khan, Dieu est l'unité de l'amour et de la connaissance.

  • Dans ce livre, Louis Moline, disciple du révérend Walpola Rahula, présente un exposé simple, critique, et accessible à tous, de la doctrine élaborée par Siddharta Gautama, qui fut appelé Bouddha, c'est-à-dire «Éveillé à la connaissance de la réalité». Le respect de la doctrine bouddhique consiste à honorer la vie, à donner et recevoir librement, à exclure les faux-semblants et les apparences de l'existence. Celui qui observe ces prescriptions, sans solliciter l'assistance d'un Dieu régissant l'Univers ni croire à la survie de son «Ego» dans l'au-delà, est en fait un adepte implicite de l'éthique bouddhique, mais également de la courageuse morale stoïcienne, véritable philosophie de la liberté intérieure apparue à la même époque dans le monde occidental, soit au IVe siècle avant JC.

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