Payot

  • Comment se fait-il que les hommes combattent pour leur servitude comme s'il s'agissait de leur salut ? Cette question, qui sera réactualisée par la domination totalitaire, est au coeur du Discours de la servitude volontaire de La Boétie. « Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres ».

    Cette édition contient, outre la version d'origine et sa traduction, une présentation complète du Discours par Miguel Abensour et Marcel Gauchet, ainsi qu'un dossier composé de textes de Félicité de Lamennais, Pierre Leroux, Auguste Vermorel, Gustav Landauer et Simone Veil, suivis de deux essais, l'un de Pierre Clastres, l'autre de Claude Lefort.

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  • « On a longtemps dit que j'étais réservée, voire «muette comme une tombe». En fait, il ne s'agissait ni de froideur ni d'indifférence. J'étais en deuil. Et je ressentais comme une nécessité d'habiter un monde lisse, impersonnel et protecteur vis-à-vis, non pas de la mort, mais de la séparation qu'elle inflige avec la disparition de l'autre. » Ginette Raimbault a consacré sa vie aux questions du deuil et de la mort. Ce n'est pas un hasard. Dans ce livre limpide, émouvant, probablement l'un des plus personnels qu'elle ait écrits, elle donne la parole aux endeuillés et explore le « cataclysme intérieur » provoqué par la mort de l'être aimé.

  • Entre les moralistes français, Marx et les romantiques allemands, Adorno entreprend, à travers de courts chapitres, vignettes, instantanés, une critique du mensonge de la société moderne, traquant au plus intime de l'existence individuelle ce qui nous détermine et nous opprime. Un livre à méditer comme un art de penser et à pratiquer comme un art de vivre. Mieux : un art de résister.

  • En 1930, Agatha Christie, alors âgée de quarante ans et divorcée depuis peu, laisse derrière elle sa chère Angleterre et sa carrière littéraire pour découvrir le site d'Our en Iraq. Elle a pour cicérone Max Mallowan, un archéologue de vingt-six ans qu'elle épouse quelques mois plus tard. Commence alors une vie de voyages à deux : cinq saisons de fouilles se succèdent jusqu'en 1939. Si la romancière passe beaucoup de temps à nettoyer les trouvailles de son mari avec une aiguille à tricoter et un pot de crème pour le visage, elle n'en continue pas moins à écrire, mais ce n'est que des années plus tard, en pleine guerre, qu'elle entreprendra de raconter ses aventures au Moyen-Orient, avec nostalgie, certes, mais surtout avec un humour inoxydable et un art consommé de l'autodérision. Ses pérégrinations lui inspireront en outre trois de ses livres les plus célèbres : «Le Crime de l'Orient-Express», «Meurtre en Mésopotamie» et «Mort sur le Nil».

  • Quand vous vous balancez désespérément au bout d'une corde de trente mètres, il est important de savoir que l'homme qui se trouve à l'autre bout est un ami. Un rapport d'expédition décrivait le Khili-Khili comme un sommet extrêmement difficile, voire périlleux, mais dont l'ascension n'était pas totalement impossible. Une équipe de sept montagnards aguerris mais grands amateurs de spiritueux se lance alors dans l'aventure : atteindre le sommet le plus haut du monde... A l'assaut du Khili-Khili passe à la moulinette de l'absurde tous les poncifs héroïques du récit d'expédition en montagne, avec une efficacité rarement égalée dans l'art de la parodie. Un chef-d'oeuvre méconnu de l'humour anglais.

  • Pas facile de se tailler une place quand on est en Angleterre la plus jeune des excentriques soeurs Mitford ! L'aînée, Nancy, la romancière, fut amoureuse d'un gaulliste, la deuxième des animaux et la quatrième d'Hitler ; la troisième se convertit au fascisme et la cinquième au communisme. La petite dernière épousa un cadet de famille qui devint contre toute attente onzième duc de Devonshire. Le couple s'établit à Chatsworth, le Versailles anglais. Devenue veuve, elle a attendu pour publier ses mémoires de fêter ses quatre-vingt-dix ans. Parente de Churchill et du président Kennedy, la duchesse douairière distille l'humour Mitford dans une galerie de portraits qui, sur près d'un siècle, nous promène de son poulailler jusqu'au champ de courses d'Ascot. Avec la perspicacité d'une Jane Austen déguisée en Miss Marple, Deborah Devonshire fait plus que nous raconter sa vie : elle nous explique les bonnes moeurs de l'aristocratie britannique... et comment les transgresser.

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