Littérature générale

  • Un si bel horizon Nouv.

    Un si bel horizon

    Françoise Bourdin

    • Plon
    • 5 Mai 2022

    Depuis la mort du patriarche Ettore Bartoli, c'est son épouse Lisandra qui a repris les rênes de l'Hôtel Bleu Azur, un des fleurons de l'hôtellerie corse. Epaulée par deux de ses quatre enfants, Giulia et Ange - ce dernier étant le successeur désigné pour reprendre un jour le célèbre hôtel du flamboyant cap Corse - Lisandra n'a jamais manqué d'énergie pour faire prospérer l'ancienne petite auberge du grand-père d'Ettore, jusqu'à obtenir, au fil des ans, sa quatrième étoile.
    Mais le travail en famille est parfois paradoxalement un challenge plus difficile que les autres entreprises. Tout en essayant de laisser le plus d'initiatives possible à ses enfants, respectant leurs idées de changement, d'amélioration, de modernisation des conditions d'hébergement des clients, parfois même en allant jusqu'à donner raison à la jeunesse, Lisandra, qui a conscience de vieillir, n'est pourtant pas prête à s'effacer.
    Et puis, au-delà de l'intendance de l'hôtel et du domaine, et des difficultés du quotidien - de la gestion du personnel et des egos, à celle de la clientèle exigeante voire capricieuse, en passant par les problématiques liées la récente crise sanitaire - il y a les tracas personnels de tout un chacun. Giulia qui élève seule son fils de 10 ans Matteo, Ange qui est fiancé à Inès, la belle espagnole qui ne s'intègre pas au clan très fermé des Bartoli, Lucca le frère aîné, jeune avocat brillant qui a tout pour être heureux, si ce n'est que sa femme et lui n'arrivent pas à avoir l'enfant qui manque à leur bonheur... et que l'adoption n'est pas une option pour Lucca. Et enfin Orso, le troisième fils Bartoli. Orso dont le tempérament borderline inquiète et mobilise la famille, Orso qu'il faut surveiller à chaque instant comme le lait sur le feu....

  • Le chardonneret

    Donna Tartt

    • Plon
    • 9 Janvier 2014

    Qui est Theo ? Que lui est-il arrivé à New York pour qu'il soit aujourd'hui, quatorze ans plus tard, cloîtré dans une chambre d'hôtel à Amsterdam comme une bête traquée ? Qu'est devenu le jeune garçon de treize ans qui visitait des musées avec sa mère et menait une vie de collégien ordinaire ? D'où vient cette toile de maître, Le Chardonneret, qu'il transporte partout avec lui ?

    À la fois roman d'initiation à la Dickens et thriller éminemment moderne, fouillant les angoisses, les peurs et les vices de l'Amérique contemporaine, Le Chardonneret laisse le lecteur essoufflé, ébloui et encore une fois conquis par le talent hors du commun de Donna Tartt.

  • 1550.
    Dans un couvent de Valladolid, en présence d'un légat du pape et d'un représentant de Charles Quint, on va débattre d'une question fondamentale : les Indiens du Nouveau Monde sont-ils des hommes comme les autres ? Descendent-ils d'Adam et Eve. Ont-ils été rachetés par le sang du Christ et peuvent-ils prétendre à la vie éternelle ? La question s'est déjà posée. Il faut y répondre une fois pour toute, car la légende noire des conquistadores commence à se répandre dans toute l'Europe, bien alimentée par les ennemis de l'Espagne.
    Dans cette controverse, deux hommes s'affrontent. L'un est un philosophe, traducteur d'Aristote, nommé Sépulvéda. L'autre est le fameux dominicain Las casas, ardent protecteur des Indiens. Les arguments sont multiples et articulés. Le légat du pape a fait venir d'Amérique plusieurs indigènes. On va pouvoir expérimenter sur ces spécimens s'ils sont ou non capables de sentiments humains. Tout se passe en quatre jours.
    Débat enflammé, baoque, profond, prémonitoire. De la décision prise va dépendre, pour des siècles et des siècles, le sort de dizaines de millions d'hommes. Mais pas forcément ceux qu'on croit.

  • La chambre des dupes

    Camille Pascal

    • Plon
    • 27 Août 2020

    Après L'Été des quatre rois, couronné par le Grand Prix du roman de l'Académie française, Camille Pascal nous fait entrer cette fois de plain-pied dans le Versailles de Louis XV pour y surprendre ses amours passionnés avec la duchesse de Châteauroux. Subjugué par cette femme qui se refuse pour mieux le séduire, le jeune roi lui cède tout jusqu'à offrir à sa maîtresse une place qu'aucune favorite n'avait encore occupée sous son règne. Leur histoire d'amour ne serait qu'une sorte de perpétuel conte de fées si Louis XV, parti à la guerre, ne tombait gravement malade à Metz...
    La belle Marie-Anne - adorée du roi, jalousée par la Cour, crainte des ministres et haïe par le peuple - devra-t-elle plier brusquement le genou face à l'Église et se soumettre à la raison d'État ?
    Dans ce roman de la Cour, Camille Pascal plonge le lecteur dans les intrigues amoureuses, les cabales d'étiquette et les complots politiques d'un monde qui vacille.

  • Gran Balan

    Christiane Taubira

    • Plon
    • 10 Septembre 2020

    « Le monsieur à toge et épitoge a déjà tourné les talons. Il semble à sec sur le contenu, alors il pallie par le ton. Il interroge à la mitraillette. Il veut du oui ou du non, pas un roman.
    Lui, Kerma, a envie d'expliquer, non, on ne vit pas tout un mois avec mille cent trente-six euros. Dès le dix-huit du mois, oui, on a besoin, et presque chaque jour, de ces quinze euros. L'essence, l'assurance, la nourriture, rester correctement vêtu et chaussé, après avoir payé le loyer l'eau l'électricité la taxe d'habitation la redevance télé les abonnements de sport de portable de streaming, ok ce n'est pas indispensable, mais à vingt-et-un ans... Maintenant il a vingt-cinq ans, et il est vrai qu'il s'en passe, par la force des choses... Mais personne ne semble disposer à entendre, moins encore à écouter. Alors, il répond, non je n'en ai pas besoin. C'est un mensonge de bonne foi. Ceux que l'on fait pour quelqu'un d'important. Et comme on est de bonne foi, on finit par y croire, on le répète à l'envi... Les mensonges sont faits pour vous sauver. Ceux-là, ceux de bonne foi, ce sont les pires. A tous les coups ils vous coulent. » Kerma est au tribunal. Il a servi de taxi à deux jeunes ayant commis un méfait. Quinze euros de gagnés qui risquent de lui valoir des années de prison. Ici, en Guyane, le regard des juges est sans doute pire comme sanction. Mais qu'a-t-il fait ? Quelle est sa vie ? Et qui sont les différents personnages du premier roman de Christiane Taubira ? Des jeunes, des femmes, des mères courages, des éducateurs engagés, des élus, des gens de peu et de beaucoup, des villages perdus, des éloignés du Surinam, des palabreurs, des conteurs, des arbres éxitiques, des animaux qui le sont autant... Avec une verve éblouissante, l'ancienne Garde des Sceaux brosse un tableau magnifique et terrifiant, vrai et fictionnel des coutumes, des mots, des traditions, des moeurs, des violences, des errances comme des miracles de cette terre qu'elle connait bien et aime tant. Un livre qui parle au coeur, aux tripes, qui donne à rêver, sourire, s'émouvoir, pleurer, autant que réfléchir.

  • Cupidon a des ailes en carton

    Raphaëlle Giordano

    • Plon
    • 3 Janvier 2019

    Meredith aime Antoine. Éperdument. Mais elle n'est pas prête. Comédienne en devenir, ayant l'impression d'être encore une esquisse d'elle-même, elle veut éviter à leur histoire de tomber dans les mauvais pièges de Cupidon. Alors, il lui faut se poser les bonnes questions : comment s'aimer mieux soi-même, aimer l'autre à la bonne distance, le comprendre, faire vivre la flamme du désir ? Meredith pressent qu'avec ce qu'il faut de travail, d'efforts et d'ouverture, on peut améliorer sa capacité à aimer, son « Amourability ».
    Son idée ? Profiter de sa prochaine tournée avec sa meilleure amie Rose, pour entreprendre une sorte de « Love Tour ». Un tour du Moi, un tour du Nous, un tour de l'Amour.
    Aussi, afin de se préparer à vivre pleinement le grand amour avec Antoine, elle doit s'éloigner. Prendre le risque de le perdre pour mieux le retrouver. Ils se donnent 6 mois et 1 jour. Le compte à rebours est lancé, rythmé par les facéties de Cupidon.
    Meredith trouvera-t-elle ses réponses avant qu'il ne soit trop tard ?

  • La discrétion

    Faïza Guène

    • Plon
    • 27 Août 2020

    Yamina est née dans un cri. À Msirda, en Algérie colonisée. À peine adolescente, elle a brandi le drapeau de la Liberté. Quarante ans plus tard, à Aubervilliers, elle vit dans la discrétion.
    Pour cette mère, n'est-ce pas une autre façon de résister ?
    Mais la colère, même réprimée, se transmet l'air de rien.

  • L'été des quatre rois

    Camille Pascal

    • Plon
    • 30 Août 2018

    Il y avait ce matin-là beaucoup de monde à Saint-Cloud, la Cour bien-sûr, mais aussi les ministres, il jurait même que monsieur de Talleyrand avait fait sonner dès la première heure son pied bot cerclé de fer sur les marbres de l'escalier d'honneur. La galerie d'Apollon n'avait jamais été aussi peuplée, et les jardins s'animaient de femmes heureuse d'y promener leurs traînes. Le grand lever serait long, et l'on entreprenait déjà le premier gentilhomme de la chambre pour obtenir les entrées. À l'évocation de son grand chambellan, le roi sourit : si même le diable boiteux courait à Saint-Cloud lui présenter ses hommages de gentilhomme et prendre sa place de courtisan, alors la France était prête." Ainsi commence L'Été des quatre rois. Juillet-août 1830, la France a connu deux mois uniques dans son histoire avec la succession sur le trône de Charles X, Louis XIX, Henri V et Louis-Philippe.
    Dans cette fresque foisonnante, à l'écriture ciselée, tandis que le peuple de Paris s'enflamme, Hugo, Stendhal, Dumas, Lafayette, Thiers, Chateaubriand, la duchesse de Berry, Madame Royale assistent à l'effondrement d'un monde.

    Des "Trois Glorieuses" à l'avènement de la monarchie de Juillet, Camille Pascal nous plonge dans le roman vrai de la révolution de 1830.

  • La grâce

    Thibault de Montaigu

    • Plon
    • 27 Août 2020

    Il y a quatre ans, j'ai sombré dans une vertigineuse dépression. Je ne trouvais plus aucun sens à l'existence. Jusqu'à cette nuit, dans la chapelle d'un monastère, où j'ai été touché par la grâce. Par la sensation inouïe d'un contact charnel avec Dieu.
    Pour moi qui ai toujours été athée, cette révélation relevait de l'incompréhensible. Quel en était le sens ? Qu'avais-je éprouvé réellement ? Était-il possible qu'un au-delà existe ? Une seule personne pouvait me répondre : Christian.
    Cet oncle, frère franciscain, que je connaissais à peine, allait être emporté par la maladie au moment-même où je renouais avec lui. Mais à sa mort, je découvris, renversé, que Christian avait été touché par la grâce à 37 ans. Comme moi. Et qu'il avait vécu jusqu'à cet âge une vie de fêtes et d'excès, en parfaite opposition avec la foi. Comme moi aussi. En enquêtant sur ce destin extraordinaire qui l'avait vu troquer le smoking des soirées mondaines pour la robe de bure des frères mineurs, j'ai essayé d'approcher au plus près ce miracle qui fait surgir la lumière au plus profond de la noirceur. Et des étincelles de grâce, que l'on croit ou pas, dans la brume de nos quotidiens.

  • Le philosophe qui n'était pas sage

    Laurent Gounelle

    • Plon kero
    • 4 Octobre 2012

    Deux destins qui s'affrontent, deux conceptions de la vie que tout oppose.
    La forêt tropicale semblait retenir son souffle dans la chaleur moite du crépuscule. Assise devant l'entrée de sa hutte, Élianta tourna les yeux vers Sandro qui s'avançait. Pourquoi ce mystérieux étranger, que l'on disait philosophe, s'acharnait-il à détruire secrètement la paix et la sérénité de sa tribu ? Elle ne reconnaissait plus ses proches, ne comprenait plus leurs réactions.... Qu'avaient-ils fait pour mériter ça ? D'heure en heure, Élianta sentait monter en elle sa détermination à protéger son peuple. Jamais elle ne laisserait cet homme jouer avec le bonheur des siens.

  • Dictionnaire amoureux d'Istanbul

    Metin Arditi

    • Plon
    • 20 Janvier 2022

    Cette ville - celle de mon enfance - a tout eu, tout reçu, tout connu. Des empereurs et des sultans, des personnages de légende, des artistes raffinés, des architectes géniaux, des favorites diaboliques et des marchands d'armes d'une habileté hors du commun. On s'y régale de mets d'une rare finesse, on y hume des senteurs troublantes, on déambule au milieu de bruits jamais entendus, on y vit des passions qu'il vaut mieux taire, et lorsque l'on se trouve sur l'une de ses collines, où que se porte le regard, on a le sentiment d'être au Royaume des royaumes.
    Tout, ici, étonne, surprend, émerveille. Sommes-nous à Byzance, Constantinople ou Istanbul ? Devant une église orthodoxe ou une mosquée ? Dans une citerne ou une basilique ? Le quartier que nous visitons est-il grec ? Juif ? Génois ou vénitien ? Sommes-nous rive gauche ou rive droite de la Corne d'Or ? Face au Bosphore, à la mer Marmara ou à la mer Noire ? Où irons-nous déjeuner, tout à l'heure, en Europe ou en Asie ?

  • Marie Curie, ma mère

    Irène Joliot-Curie

    • Plon
    • 24 Mars 2022

    En 1954, à l'occasion des 20 ans de la mort de Marie Curie, la revue Europe commande à sa fille Irène un article - resté confidentiel et jamais réédité jusqu'à aujourd'hui - dans lequel elle livre « souvenirs et impressions » sur sa mère.
    Irène y aborde l'enseignement dont elle a bénéficié et qu'elle caractérise d'« un peu désordonné », l'importance qu'elle et sa mère accordent à la pratique des exercices physiques, aux excursions en montagne ou à la mer, à tout type de loisirs actifs. L'une et l'autre aiment la nature et la poésie, à laquelle son grand-père a initié Irène et que Marie avait acquis dans sa jeunesse.
    Les années 1914-1918 sont un tournant majeur dans la vie de Marie Curie. Elle équipe des voitures radiologiques et forme des groupes d'infirmières à la pratique des appareils à rayons X. Irène, s'implique très tôt, à 17 ans, dans le travail entrepris par sa mère dont elle devient, avec le même caractère calme et réfléchi que son père, une collaboratrice privilégiée. Elle aura bientôt une place reconnue à l'Institut du Radium où elle entreprend ses propres recherches et rencontre Frédéric Joliot. Leurs travaux communs les mèneront jusqu'au Prix Nobel de chimie en 1935. Une découverte qui complète si bien celle de Pierre et Marie Curie.
    Irène aborde enfin la personnalité de Marie, ses opinions religieuses et politiques. Leurs idées se rencontrent sur la science, le plaisir de la découverte, l'horreur de la guerre qu'elles ont vue de près. Mais, contrairement à sa fille, Marie a peu exprimé, en dehors de sa famille, ses opinions sur les injustices sociales, le gâchage des ressources naturelles ou les crédits militaires.
    Un témoignage unique sur une fille et sa mère qui ont toutes les deux marqué l'histoire.

  • Le bal des cendres

    Gilles Paris

    • Plon
    • 7 Avril 2022

    L'action se déroule au Strongyle, un hôtel de Stromboli où séjournent plusieurs couples et familles. Il y a aussi un enfant de 10 ans, Tom, qui ne se sépare jamais de ce mystérieux Gris qu'il est seul à voir avec son frère et sa soeur. Il y a enfin une adolescente, Giulia, grandie trop vite après la mort de sa mère.
    Tous vont apprendre à se connaitre, à s'apprécier, à s'aimer même pour certains, jusqu'à l'éruption du volcan qui décidera du sort de chacun dans ce roman choral. Le propriétaire de l'hôtel, Guillaume de la Salle, est français. Il s'est associé à Matheo, avec lequel il a vécu un passé sombre quand ils appartenaient à la Direction du Renseignement militaire. D'autres clients s'installent cet été-là. Anton et Sevda, un couple charismatique. Lui est chirurgien et travaille sur les zones de conflits. Elle est une ancienne infirmière qui a élevé leurs trois filles et veille jalousement sur leur couple. Il y a Lior, un océanologue de 25 ans, qui a vécu adolescent sur l'île, en sauvant sa mère d'une mort certaine. Ethel et Sebastiàn, frère et soeur, arrivent d'Uruguay après une enfance douloureuse. Elena, la comtesse italienne, privée de l'usage de ses jambes, se remémore ses souvenirs sur l'île dans l'ombre d'un mari disparu trop tôt. Abigale, une ravissante Américaine, attend son amant Eytan, marié à une autre femme. Gaetano, le guide, ami du père de Giulia, élevé pratiquement avec sa fille dont il est épris. Et Marco qui loue volontiers sa barque pour faire le tour de l'île.
    Le volcan, toujours en activité, va se réveiller, tout comme la conscience éveillée des personnages et de leurs secrets. Cet été-là est celui de tous les dangers.

  • Dictionnaire amoureux ; de l'humour juif Nouv.

    Dictionnaire amoureux ; de l'humour juif

    Adam Biro

    • Plon
    • 19 Mai 2022

    L'histoire mythique du peuple juif commence par le rire, celui d'Abraham et de Sarah apprenant que, presque centenaires, ils auront un fils. Et ce n'est pas tout : Dieu ordonne aux futurs parents d'appeler ce fils Isaac, Yitzhak, « qui rira » ! Ce rire juif, qui va du Talmud à Tristan Bernard, à Sholem Aleichem, à Pierre Dac, à Woody Allen, à Romain Gary, à Georges Perec, à Philip Roth, à Rabbi Jacob ou à La Vérité si je mens, en passant par Bergson, Freud et Groucho Marx, est un rire ouvert, tonitruant, irrespectueux de tout, qui défie le destin. En Galicie, à Tunis, à New York, partout. Même à Auschwitz. Dans une baraque, quelques juifs prient. Un d'eux, oubliant où il se trouve, lève la voix. Les autres le rappellent à l'ordre. «Tais-toi donc ! Dieu pourrait t'entendre et se rendre compte qu'il 'en ' reste encore ! » Il ne s'agit pas ici d'un nouveau recueil de blagues, de witz juifs. Dans ce dictionnaire aigre-doux (comme l'aliment préféré de l'auteur, les cornichons), Adam Biro, en consacrant des articles à la « Bible », au « Chemin », aux « Femmes », à la « Modestie » ou à la « Vérité », réfléchit au principe même de l'humour juif, partie intégrante du judaïsme. À ses origines, à sa raison d'être, à sa structure et à son rôle - tout en racontant des witz dont les héros immortels sont Moïshe le tailleur, le docteur Lévy, le petit Maurice, madame Taïeb ou le mythique Ch'ra d'Afrique du Nord. Et le livre se termine sur une question comme celle qu'attend le rabbin qui parcourt son shtetl en criant : « J'ai une réponse, posez-moi une question ! » Mais quelle est donc La réponse ?

  • Dictionnaire amoureux ; de l'inutile

    ,

    • Plon
    • 1 Octobre 2020

    Ce livre serait une promenade joyeuse, drôle, iconoclaste dans nos souvenirs, nos émotions aussi futiles que solides. Faire des ricochets au-dessus de la rivière, des cocottes en papier, des canulars, s'interroger sur la fossette de Kirk Douglas, la coiffure du président Giscard d'Estaing, l'expression « peigner la girafe », se rappeler les petits trains électriques, la guitare de Tino Rossi, les télégrammes de première et les speakerines de la télévision...
    Ce serait un livre impossible, tant la notion d'inutile est sujette à caution. L'homme est-il plus utile que la langouste ? La pomme de terre est-elle plus indispensable que le liseron ? L'idiot du village moins nécessaire que le membre de l'Institut ?
    Ce serait un livre qui musarderait, vantant les mérites de la grasse matinée et des contrepets dans les discours des ministres, le plaisir d'écouter la météo marine quand on est sous la couette, la virtuosité des joueurs de yoyo.
    Un livre aussi indispensable qu'inutile.

  • Les quatre coins du coeur

    Françoise Sagan

    • Plon
    • 19 Septembre 2019

    Comme bien des femmes de sa génération, Fanny voyait des protecteurs dans ses amants, idée disparue depuis belle lurette. Châteaux, cours, collines, ciel bleu pâle, fin d'été, la Touraine déroulait ses charmes. « Que la France est belle, pensait Fanny, et que mon amour est beau... » Ludovic était derrière elle, l'avion sentait la bruyère, et le seringa, survolé d'assez près pour qu'on le respire. À un moment, Fanny fut envahie d'un désir si vif, dû à un souvenir si précis de Ludovic, qu'elle se tourna vers lui, et se détourna aussitôt, sans l'avoir même touché du bout des doigts. Cet empêchement, cette impossibilité, serait un des souvenirs les plus sensuels de sa vie amoureuse.
    Les Quatre Coins du coeur est le dernier roman de Françoise Sagan. Subtil, résolument libre, empreint de son immense maîtrise, irrigué par sa passion des sentiments et de leur altérité. L'intelligence, le cocasse, cette élégance qui lui permet de passer sur les drames de manière si vive et si concise, tout se rencontre et nous permet de revisiter une vie de Sagan à laquelle rien ne manque dans ce roman inachevé, brut et bouleversant.

  • Le plus beau lundi de la vie de Jacob Stern tomba un mardi Nouv.

    Une étude des plus sérieuses a démontré que l'on se fait une idée des gens en quatre secondes et cinquante centièmes. Quatre secondes et cinquante centièmes. C'est le temps que Noah, enfant métisse de 10 ans, a pour convaincre chaque personne du voisinage qu'il sera le prochain président des Etats-Unis. C'est peu, quatre secondes et cinquante centièmes, mais ce fut suffisant pour Jacob Stern, vieil homme de confession juive de soixante-quinze ans.
    Noah venait d'entrer dans la vie de Jacob avec la force d'une tempête, l'abreuvant de jolis mots et de belles espérances. Une rencontre entre deux générations, deux visions du monde et de l'avenir. Un vieil homme qui a perdu goût à la vie et en proie au vide destructeur, et un enfant ambitieux, lumineux, au discours d'un politicien de cinquante ans. Ils n'ont en commun que les souvenirs qu'ils ont créés ensemble autour de donuts au chocolat et de grands verres de lait. Souvenirs que Jacob oubliera un jour et que Noah ressassera toujours.
    Une rencontre qui changera tout et rien. Elle ne ralentira pas la perte de mémoire de Jacob, elle ne rendra pas forcément Noah président. Mais elle leur fera réaliser que rien n'est écrit. Et qu'il suffit de le comprendre assez tôt pour ne pas subir sa vie, mais au contraire la construire.

    Un roman qui nous montre qu'on ne peut réellement connaître un homme sans avoir entendu chaque versant de son histoire. Les gens ne sont pas toujours ce que l'on croit. Le monde n'est ni noir ni blanc, il est teinté de nuances et de choix difficiles. Jacob le sait que trop bien, Noah le saura bientôt.

    Un livre d'une humanité bouleversante sur la fragilité de la mémoire et de l'âme humaine.

  • Dictionnaire amoureux de montaigne

    André Comte-Sponville

    • Plon
    • 3 Septembre 2020

    Le tour de force d'André Comte-Sponville est d'avoir réussi, dans le dialogue amoureux qu'il mène ici avec l'auteur des Essais, à rendre limpide et bouleversante l'incroyable richesse de la pensée de celui-ci, tout en nous rendant intimement témoins de ce qu'il en retire pour faire franchir à sa propre philosophie une nouvelle étape.
    Il nous fait redécouvrir Montaigne, écrivain de génie, talentueux philosophe, humain d'exception que l'on aurait tant aimé connaître : « quel esprit plus libre, plus singulier, plus incarné ? Quelle écriture plus souple, plus inventive, plus savoureuse ? Quelle pensée plus ouverte, plus lucide, plus audacieuse ? Celui-là ne pense pas pour se rassurer, ni pour se donner raison. Ne vit pas pour faire une oeuvre. Pour quoi ? Pour vivre, c'est plus difficile qu'il n'y paraît, et c'est pourquoi aussi il écrit et pense. Il ne croit guère à la philosophie, et n'en philosophe que mieux. Se méfie de 'l'écrivaillerie' et lui échappe, à force d'authenticité, de spontanéité, de naturel. Ne prétend à aucune vérité, en tout cas à aucune certitude, et fait le livre le plus vrai du monde, le plus original et, par-là, le plus universel. Ne se fait guère d'illusions sur les humains, et n'en est que plus humaniste, Ni sur la sagesse, et n'en est que plus sage. Enfin il ne veut qu'essayer ses facultés (son titre, Essais, est à prendre au sens propre) et y réussit au-delà de toute attente. Qui dit mieux ? Et quel auteur, plus de quatre siècles après sa mort, qui demeure si vivant, si actuel, si nécessaire ? »

  • A quarante-quatre ans, le Chef français Pierre Boulanger a tout pour être heureux. Il possède le plus grand empire de pâtisseries surgelées des Etats-Unis, il est l'ami des stars, les plus belles femmes du monde croquent à pleines dents dans ses fameux croissants, et il a épousé une brillante avocate reconnue par le gratin new-yorkais qui lui a donné un adorable petit garçon. Jusqu'au jour où un vendeur ambulant lui propose un gobelet de café à un million de dollars. Un million de dollars, pas pour un simple café, bien sûr. Un million de dollars pour le meilleur café du monde, le café qui va changer sa vie...
    Cette rencontre magique avec un vieux vendeur de hot-dogs ambulant ébranlera à jamais les certitudes de Pierre Boulanger quant au pouvoir, à l'amour, et à la vie.

    Une intrigue pâtissière et spirituelle menée à tambour battant entre les Etats-Unis, le Groenland et le Pérou à la recherche d'un café miraculeux qui rend les gens heureux dans lequel l'auteur a mis toute sa belle expérience de vie.

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