Privat

  • « Un matin, je me suis arrêté au bord d'un muret, pour simplement regarder les moulins et les dalles de la rue principale polies par le temps, en goûtant, pour le plaisir de goûter, la pierre, le soleil, le vent, l'empreinte des hommes dans la pierre et dans le temps. Perdu dans le sentiment de baigner dans la douceur du monde, je fus soudain ramené à la réalité par une voix à mes côtés. C'était une dame sans âge, comme il y en tant dans le monde méditerranéen. Petite, des cheveux gris, des lunettes et l'air doux. » Se aressi Amorgos » (» Ça vous plaît Amorgos !») - me dit-elle. »Me aressi poli» ( Ça me plaît beaucoup») -, lui répondis-je. À quoi elle ajouta : »Stin Amorgos imaste konda tout theou» . (» À Amorgos on est tout près de Dieu»). En entendant cette parole, j'ai su tout de suite que je ne l'oublierai jamais. Elle m'avait traversé en résonnant au plus profond. Les Anciens grecs parlaient ainsi. Héraclite parlait ainsi. Il y a encore des Grecs pour parler ainsi. En France, en Occident, plus personne ne parle ainsi ».

    Dans Le rêve perdu de la sagesse grecque, dont cet extrait plante à la fois le décor et le message, le philosophe Bertrand Vergely exprime ce qui fait l'essence la Grèce, de sa beauté, de sa sagesse et du bonheur qu'elle dispense quand on a la chance - comme lui régulièrement - de pouvoir y voyager.
    Cette profondeur est au coeur de la Grèce. Toutefois, on n'y pense pas toujours. Aussi peut-on parler de « rêve perdu ». Ce livre, qui a toute sa place dans Loin de Paris, est à la croisée de 5 chemins : ses voyages dans toute la Grèce depuis 1971, la philosophie bien sûr, puis l'orthodoxie et le mont Athos à travers les 32 séjours de l'auteur, et enfin un dialogue avec sa compagne Sophie.

    Et comme fil conducteur : l'homme divin, cet homme étant le modèle de l'homme idéal recherché par les Grecs ; cet homme étant encore présent dans le fond de la mentalité des Grecs d'aujourd'hui. Il en résulte un voyage littéraire, philosophique et spirituel, combinant images de lieux visités, pensées philosophiques, analyses des grands penseurs anciens, et dialogues actuels autour des Anciens et de notre époque à propos de l'homme divin.

    Philosophiquement ce parcours donne 7 chapitres intitulés : Parménide l'initié, Héraclite l'éveillé, Platon le visionnaire, Aristote le maître, Épicure le rebelle, Épictète le sage et Palamas le saint. En termes de voyages il fait passer le lecteur par le Pilion, Santorin, Athènes, Stagyre dans le Nord de la Grèce, lieu de naissance d'Aristote, Naxos, le Péloponnèse, le mont Athos. Ainsi que par des incursions à Thessalonique, en Épire, à Ioanina, à Simi, à Patmos, à Épidaure et à Delphes.

  • Histoire de Lyon et de la métropole est un ouvrage illustré s'adressant à un public vaste. Il s'agit ici d'un compte-rendu des derniers travaux de recherche en histoire et en archéologie, de l'Antiquité à nos jours, du point de vue local de la ville de Lyon et de la métropole, et plus largement d'un point de vue national et international. Ce livre s'intéresse à l'histoire des villes et des territoires, ainsi qu'aux grands personnages lyonnais comptant dans leurs rangs de nombreuses femmes et minorités. Cette diversité des acteurs de l'histoire de la ville fait l'objet d'encadrés biographiques.

    Chacun des dix chapitres se segmente en deux pistes d'étude. Une première aborde les problématiques d'une période historique, tandis qu'une seconde se préoccupe des héritages de cette même période. Ainsi, Histoire de Lyon et de la métropole étudie non seulement le Lyonnais à travers les époques marquantes de l'humanité mais, par ailleurs, des thématiques actuelles : l'espace urbain et l'aménagement du territoire, la fabrication de l'histoire de Lyon dans le temps présent, de même que la mise en scène de cette histoire dans la ville.

  • Gardarem lo Larzac ! Menacés d'expropriation depuis l'annonce par l'État, en octobre 1970, de sa volonté d'étendre le camp militaire présent sur le plateau, 103 paysans et leurs familles s'engagent à refuser de quitter leurs fermes. Sur cette terre rurale isolée débute alors une lutte sous le signe de la non-violence. Ancrée à son territoire et popularisée par de spectaculaires actions nationales, cette âpre révolte ne se départit jamais d'un humour désarmant face à l'adversaire militaire. Si elle ne doit pas être idéalisée, c'est tout de même une lutte exemplaire à bien des égards qui triomphe en 1981, au terme de 10 ans de protestation.
    Cette victoire ouvre le champ des possibles à la nouvelle génération, tant par la création d'un modèle unique de gestion collective du foncier qu'en s'insérant dans des réseaux de solidarité internationale. Le « causse des causes » se dresse en bastion français de l'altermondialisme en 2003 et brandit la faux paysanne contre les OGM. En 2015, l'arrivée de la Légion étrangère sur le plateau ravive l'étincelle d'un esprit de révolte. Comment le Larzac reste-t-il, près d'un demi-siècle plus tard, un creuset militant pérenne et solidaire ? Constitue-t-il pour les mouvements actuels (Sivens, Notre-Dame-des-Landes...) un véritable modèle d'opposition ?

  • Elle était belle, intelligente, spirituelle et exceptionnellement douée. Gabrielle Réju surnommée « Réjane », est née à Paris en 1856. Elle fut avec Sarah Bernhardt l'actrice la plus célèbre de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle et incontestablement une véritable reine du boulevard.
    Son premier succès en 1883 dans Ma Camarade de Meilhac lance rapidement sa carrière. Elle connaîtra ses plus grands succès dans des pièces de l'époque écrites par des auteurs tels que Sardou, Bernstein et Bataille. En 1895, sa tournée en Amérique dans le rôle de Madame Sans-Gêne la propulse au rang de star et New-York lui fera un triomphe. Son interprétation moderne, caractérisée par les contemporains d' « art nerveux », coupait le souffle à la critique. Elle sera l'objet de l'admiration et du désir de nombreux hommes célèbres.
    Marcel Proust qui se liera d'amitié avec elle, sera longtemps son invité et elle lui inspirera d'ailleurs le personnage de la Berma dans À la recherche du temps perdu. En 1905, Réjane au faite de sa gloire ouvre le Théâtre Réjane à Paris (aujourd'hui Théâtre de Paris).
    Pourtant, au contraire de son amie et rivale des planches Sarah Bernhardt, Réjane est tombée dans l'oubli. Elle se retirera en 1915 de l'art dramatique et mourra en 1920 à Paris. Ce livre, le premier de Loin de Paris, rend un hommage appuyé et émouvant à cette grande actrice.
    L'ouvrage démarre sur un avant-propos de Jean-Marie Périer. Pourquoi par le photographe des années 1960-1970 ? Tout simplement parce que Réjane est son arrière grand-mère. Suit un texte biographique éclairant sur l'actrice de l'écrivain et critique de littérature et d'art et journaliste François Baudot (1950-2010).
    S'ouvre ensuite le récit principal du livre, écrit par Jacques Porel, issu de ses mémoires publiées en 1952 chez Plon (sous le titre de Fils de Réjane) dans une version raccourcie. Proche de Marcel Proust, Jacques Porel, fils de l'actrice (et grand-père de Jean-Marie Périer) s'y raconte et ravive le souvenir d'une époque et d'une femme qui incarna mieux qu'une autre « la Parisienne » parfois scandaleuse des années de cette Belle époque, sans jamais perdre son style ni son élégance. Dans un cahier hors texte de 16 pages, des photos de l'actrice dont la plupart signées Nadar montrent l'art de la métamorphose, la joie de vivre et l'attrait d'une comédienne hors du commun.

  • Ce livre est un événement ! L'auteur, historienne palestinienne, y développe une approche différente et nouvelle des conflits arabosionistes, et replace la Catastrophe, traduction française du terme arabe nakba qui évoque le début de l'exode forcé des palestiniens en mai 1948, dans une perspective historique nourrie d'archives nouvellement ouvertes et de textes d'historiens, tant palestiniens qu'israéliens.
    Sujet d'une immense sensibilité, l'exode violent dont on été victimes les palestiniens est parfois occulté, souvent minoré.
    Ce livre entend lui redonner sa place dans l'histoire du XXe siècle.

  • Toulouse a toujours compté dans l'histoire de France. Capitale de l'Aquitaine mérovingienne, affaiblie ensuite par la croisade albigeoise, elle connaît un vrai « siècle d'or » grâce à l'exportation du pastel entre les XVI e et XVII e siècles. Plus tard, la forte industrialisation au lendemain de la Première Guerre mondiale donne naissance à l'une des métropoles les plus dynamiques aujourd'hui en Europe.
    Ville innovante, ville savante, Toulouse s'est hissée au rang de capitale européenne grâce à des technologies de pointe autour de la médecine, de la pharmacie, du numérique, de l'espace et de l'aéronautique. Ader, Mermoz, Saint-Exupéry, Latécoère, sont autant des noms qui restent intimement liés à son histoire.

    Cette nouvelle Histoire de Toulouse, écrite et dirigée par des historiens de renom, constitue l'ouvrage de référence sur l'histoire de Toulouse et de sa métropole.

  • Octobre 1971 : le ministre des Armées annonce à la télévision l'agrandissement du camp militaire du Larzac. Cent sept exploitations sont appelées à disparaître. Paysans et familles engagent une lutte d'opposition, rejoints par des milliers de sympathisants. Les pouvoirs publics cherchent à affaiblir et diviser le mouvement. Année après année, la procédure juridique est menée à son terme et donne ainsi à la lutte sa légitimité, lutte qui trouve sa force dans l'unité, l'imagination, la non-violence. Ce témoignage évoque la vie quotidienne de ces dix années jalonnée de réunions, d'actions, de manifestations : des tracteurs à Rodez aux brebis sous la tour Eiffel, des grands rassemblements à la marche sur Paris... Dans un monde aujourd'hui démobilisé, le Larzac reste symbole de résistance, de solidarité, d'espoir.

  • "Quand Pétain prend les rênes, je déchiffre instantanément ce que signifie cet événement. Je comprends qu'en raison de la défaite on va fiche en l'air ce que j'ai appelé ma France", témoigne Jean-Pierre Vernant (1914-2007), résistant et professeur de philosophie au lycée Pierre-de-Fermat à Toulouse. Michel Goubet, à travers les témoignages de nombreux résistants, nous raconte le régime de Vichy, la Collaboration et le combat dans la clandestinité, au prix de nombreuses souffrances, de ces hommes et ces femmes de nationalités et d'origines très diverses.
    L'auteur aborde les périodes critiques de la Libération et de l'après-Libération, avec leurs dissensions et fractures. Le monde résistant est d'abord glorifié durant la période du "résistancialisme", puis il devient une source de controverses, avant d'être menacé par l'oubli. Seule l'histoire est capable d'apporter sérénité et objectivité à cette période.

  • Cet ouvrage se propose de présenter une histoire et une historiographie peu familières dans les débats et les travaux historiques.
    Il s'est agi pour les contributeurs de ce livre d'approfondir la manière dont, durant la période moderne depuis l'ère Meiji jusqu'à nos jours, fut pensée et conduite la modernisation du Japon.
    Ni occidentale, ni chinoise, la conception japonaise de l'histoire offre en effet des pistes de réflexion pertinentes au moment où se pense aujourd'hui l'existence ou l'avènement de modernités « autres ».
    Ces travaux se proposent d'intégrer le Japon dans le champs de la réflexion historique française.

  • Comment construire la laïcité quand son sens n'est plus compris par tous de la même manière ? Quelle réponse apporter à la fragmentation de la société quand elle s'oppose à une laïcité intangible et immatérielle ?
    La laïcité est aujourd'hui en panne de définition alors même que le djihadisme de troisième génération fonctionne sur le clivage et la fracturation.
    Pour analyser les événements tragiques de ces dernières années, Gilles Kepel prend comme point de départ les grandes émeutes d'octobre et de novembre 2005. Il définit ce djihadisme de troisième génération au fonctionnement drastiquement différent de celui d'Al Qaïda : le fonctionnement pyramidal s'est transformé en organisation en rhizome. L'imbroglio des questions de religion et de laïcité au sein de notre République abreuve ce discours dissident. La dénonciation d'une société française fondamentalement hostile aux musulmansdevient alors un enjeu fondamentalpour diviser la société.
    Comprendre ces fractures, déterminer leurs causes et le terreau dans lequel elles naissent sont les premiers pas nécessairespour redéfinir une laïcité concrète.

  • En ce jour d'été, il règne à Abbeville une atmosphère pesante et sinistre. La foule qui accourt est immense.
    On vient parfois de loin et on a voyagé toute la nuit pour être aux premières places du spectacle qui va être donné. L'aube commence à poindre sous un ciel empoissé et un petit chevalier, petit par son âge, est sur le point de sortir de la prison où il est torturé depuis une heure.
    Nous sommes dans le siècle des Lumières où philosophes et anti-philosophes se rendent coup pour coup.
    C'est dans ce contexte que se joue le flamboyant destin du chevalier de La Barre, flamboyant par le courage avec lequel il monte à l'échafaud tel on monte à l'assaut, mais aussi par les flammes qui, si elles vont dévorer son corps, n'auront pas raison de son esprit.
    Voici la triste mésaventurequi, selon Voltaire, a provoquél'horreur et l'indignationde l'Europe entière.

  • L'antisémitisme constitue l'un des phénomènes les plus importants et les plus inquiétants des temps modernes.
    La manifestation la plus terrifiante en est la Shoah, conséquence délibérée de la politique hitlérienne. Son caractère unique réside dans la volonté du régime nazi de faire disparaître pour toujours une catégorie d'hommes, de femmes et d'enfants en raison de leur origine. Il ne faut pas oublier que l'antisémitisme était devenu une institution d'État dès 1933, et que les Juifs furent considérés comme appartenant à une « race inférieure » et nocive.
    Mais cette haine n'est pas morte avec la disparition du Troisième Reich, elle est toujours bien présente. Cependant, quelle est son évolution au regard de ses mythes fondateurs, dont certains - comme celui de la conspiration juive à l'échelle universelle - sont d'une étonnante actualité.
    Cette nouvelle édition complète une ample synthèse faisant ressortir les mythes du « nouvel antisémitisme » d'aujourd'hui avec des exemples puisés dans les pays de l'ancien bloc communiste, de l'Europe occidentale, mais aussi du monde arabo-musulman, attirant l'attention sur les dangers du racisme antijuif et sur la culture de la mort de l'islamisme terroriste djihadiste.

  • Le 29 août 2019, nous fêterons les quatre cents ans de Jean-Baptiste Colbert.
    Ministre de Louis XIV de 1661 jusqu'à sa mort, en 1683, Colbert fut un travailleur acharné qui cumula les fonctions de contrôleur des finances, secrétaire d'État de la maison du roi et de la Marine, surintendant des Bâtiments... Orchestrant à la fois les finances du royaume, son industrie, son commerce, la police, l'aménagement du territoire ou encore les travaux publics, le tout dans une vision globale du destin de la France, il n'eut cesse de lui donner une indépendance économique et financière.
    Encensé par les uns, décrié par les autres, car il n'était pas un humaniste, Colbert fut avant tout un administrateur, soucieux de rationaliser les rouages d'un pays déchiré par les factions et les coteries.
    En s'appuyant sur des sources historiques solides, Anne Cauquetoux livre le portrait d'un homme d'Etat qui a cumulé de nombreuses fonctions. Loin des stéréotypes dont a parfois été victime Colbert, ce livre montre un homme obnubilé par l'autonomie financière de la France et prêt à tous les sacrifices pour y arriver.

  • En 1971, le plateau du Larzac, jusque-là inconnu, accède à une notoriété inattendue lorsqu'est annoncée l'extension du camp militaire situé en son coeur. Les agriculteurs locaux s'engagent dans une protestation, qui durant une décennie (1971-1981), mobilise autour d'eux un large et hétéroclite mouvement, dynamisé par les comités Larzac ayant essaimé dans toute la France. La victoire de 1981 ne signifie pas la fin de l'activisme de cette population renouvelée. Au contraire, durant les trois décennies qui suivent, le Larzac militant s'engage dans l'aménagement foncier de son territoire, mais aussi dans le syndicalisme agricole et dans des réseaux de solidarité internationale qui mènent à l'altermondialisme. Avec l'émergence de José Bové, trait d'union entre les deux périodes, le Larzac revient au devant de la scène. Ses actions spectaculaires se situent dans une certaine continuité de la lutte initiale, dont les acteurs perpétuent la mémoire. Le souvenir de ce passé poursuit son cheminement légendaire, bien au-delà des limites du plateau.

  • L'histoire de Montpellier est riche. Riche par son pôle politique et économique, par les illustres personnages qui ont participé à l'émergence de la cité. De son considérable et tumultueux passé, la Ville de Montpellier a hérité d'un remarquable patrimoine architectural et d'une identité singulière. Cette nouvelle édition de l'Histoire de Montpellier, publiée en 1984 aux Éditions Privat, puis enrichie en 2001, permettra ainsi au plus grand nombre de montpelliérains de connaître cette histoire prestigieuse. Cette nouvelle édition sera totalement refondue, sous la direction de Christian Amalvi, Professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paul Valéry III et de Rémy Pech, Historien et avec la participation de 25 contributeurs. Elle prendra en compte de nouveaux et nombreux éléments, comme les fouilles archéologiques menées ces dernières années, les mutations topographiques, économiques, sociales et culturelles qui ont métamorphosé la cité, passée du rang de capitale régionale au rang de Métropole européenne.
    Cette version retracera l'histoire de la cité avec de grands, voire nouveaux, chapitres tels que l'évolution des mentalités et des croyances, le renouveau de la vie politique ou l'éclat intellectuel, culturel, artistique et sportif.avec la volonté des auteurs de laisser entendre battre le coeur de la ville et de ses habitants.

  • L'invité des rencontres annuelles autour de la laïcité et des valeurs de la République, organisées par le conseil départemental de Haute-Garonne n'est autre que Pierre Rosanvallon, qui a choisi d'aborder le thème suivant :
    « Refonder la démocratie pour le bien public ». Cette conférence autour de la laïcité questionne notre vision de la démocratie.
    La démocratie, comme la laïcité, propose une manière de vivre ensemble.
    Notre époque se caractérise par une montée du populisme, avec une certaine résistance au futur, et ces dysfonctionnements nuisent à notre société. Mais alors comment surmonter ce malaise démocratique contemporain ? Étendre la définition de la démocratie, aller au-delà de la forme occasionnelle que représentent les élections pour se consacrer à la qualité du gouvernement et imaginer un avenir sociétal positif - sécurité collective, réduction des inégalités etc. - sont autant d'actions nécessaires pour le bien public. Refaire société, c'est remettre la laïcité au coeur de la démocratie.

  • À partir des Pyrénées centrales, nous désirons montrer combien, sur plus d'un demi- millénaire, entre deux réformes majeures de l'Église - la réforme grégorienne et la réforme tridentine - les montagnards ont élevé leurs églises tout en organisant leurs villages, pour ensuite user de l'édifice ecclésial et de son clergé. Résistant aux appétits des seigneurs et des prélats, ils s'attachèrent à en garder un certain contrôle, en accord avec leurs privilèges défensifs sur les marges des royaumes. Ces églises, dont certaines ont évolué en châteaux communaux, garantissaient leur relative autonomie. Mais le renforcement, antagoniste, des États souverains, sur une frontière désormais à contrôler, et une Réforme catholique conquérante, minèrent ces équilibres. Tout au long de cette riche et longue histoire, le Val d'Aran, vallée axiale, se révèle comme le « type idéal » d'une mutation diffuse, mais générale.
    S'appuyant sur une recherche originale, élaborée il y a près de 25 ans, ce livre s'enrichit du renouvellement récent de cette problématique. Il nous engage à réfléchir, et, nous l'espérons, à regarder différemment ce fascinant patrimoine architectural des vallées pyrénéennes, composé d'agrestes villages perchés, aux ravissants édifices romans.

  • Le photographe engagé Georges Bartoli a parcouru le Chili du nord au sud, au long de ce pays immense et longiligne (on dit qu'ici, il n' y a ni est, ni ouest. Juste le nord et le sud !). Il ramène de son errance une correspondance photographique qui atteste de sa capacité à voir et écouter le monde. Du désert d'Atacama aux confins de la Patagonie, des villes grouillantes aux fiestas de Valparaiso, il a ausculté le pays pour comprendre comment il vivait. Ses images noir et blanc sont le constat que dresse le photographe :
    Comment le Chili se remettait-il des décennies de dictature de Pinochet ? Car le grand absent de ce livre, dont la figure transparait pourtant au gré d'une cabane ou d'un graffiti, c'est Salvador Allende, président du Chili mort dans son palais de la Moneda le 11 septembre 1973. Ce 40e anniversaire du coup d'état d'Augusto Pinochet, date sombre dans l'histoire du Chili et de l'humanisme mondial, est l'occasion de la sortie de ce livre, dont le texte est rédigé par la fille de Salvador Allende, Isabel Allende, sénatrice qui revient sur ses souvenirs du 11 septembre, sur les années noires et sur ce Chili contemporain qui vit désormais dans le manque de son père, Salvador Allende.

  • L'histoire de la Franc-Maçonnerie en Algérie et, en particulier, du Grand Orient de France, couvre les 130 années de la présence française dans le Mahgreb.
    Si cet ouvrage s'intéresse dans son premier chapitre aux origines de cet Ordre en Algérie, soit de 1830 à 1880, il présente la spécificité, encore inédite, d'étudier la pérennité et la puissance de la Franc-Maçonnerie sur l'ensemble du territoire algérien jusqu'à son déclin, au début des années 1970.
    En effet, en 1962, l'exode précipité vers la métropole des Pieds-noirs - qui composaient l'essentiel des frères fréquentant les loges d'Algérie - a eu comme corollaire la perte inéluctable des documents et archives attestant la force de l'Ordre à cette époque.
    Au long de recherches minutieuses, Jacky Bena a su retrouver la trace de certains de ces documents que l'on croyait disparus, sauvegardés pour partie dans les fonds des grandes obédiences comme celui du GODF, rue Cadet à Paris. Le fruit de son travail lui permet de faire ressurgir, dans cet ouvrage, les grandes questions que se posaient les Francs-maçons tout au long de ces décennies douloureuses et a le mérite - si ce n'est l'audace - de nous faire entrevoir le fonctionnement du Grand Orient de France et donc de la Franc-Maçonnerie.

  • Un manuscrit INÉDIT du maréchal Pétain 77 cartes et croquis explicatifs Des index des noms de lieux et des noms de personnes complèteront cet ouvrage Un cahier quadri avec des reproductions en fac-similé des pages rédigées par le maréchal Pétain.

    À l'heure où la Nation commémore le centenaire de la Première Guerre mondiale, un événement hors du commun traverse le monde de la réflexion historique et celui de la mémoire collective des Français. Un passionné, Jean Jacques Dumur, ancien militaire de carrière et chercheur opiniâtre, met à jour un manuscrit inédit de Pétain sur la Première Guerre mondiale.
    Le livre, sobrement intitulé La Guerre mondiale 1914-1918, écrit de la main du maréchal Pétain entre 1920 et 1929, constitue une pierre essentielle pour l'édification de notre mémoire collective. Le livre que nous vous proposons donne une transcription intégrale de ce manuscrit historique.
    L'historien Marc Ferro, spécialiste unanimement reconnu du maréchal Pétain, introduit le volume par un long texte d'avant-propos qui resitue le texte inédit de Pétain dans son contexte.
    Un récit de Jean Jacques Dumur raconte de manière précise et parfois rocambolesque les mille péripéties qu'il a vécues pour que ce manuscrit, trouvé dans une valise poussiéreuse, finisse par être porté à la connaissance de tous les Français.
    Le récit chronologique que le maréchal Pétain fait de la guerre 1914-1918, dont il est l'un des acteurs essentiels, est précis, concis, sans jamais laisser transparaître la moindre émotion. C'est l'oeuvre d'un officier supérieur peu enclin à livrer ses états d'âme.

  • Le livre que Louis Arbus nous propose retrace l'évolution de la Médecine Légale du Moyen Âge à nos jours.
    L'expertise judiciaire fut d'abord confiée aux Mires, chirurgiens ou médecins jurés. Pendant longtemps, la justice n'avait d'autres preuves scientifiques que l'autopsie, qui fut pendant plusieurs siècles le point culminant de l'expertise. En 1692, un Édit royal a officialisé la fonction d'experts mais ce n'est qu'en 1793 que la Révolution française permit l'entrée de la Médecine Légale dans l'enseignement universitaire traditionnel médical. Dans ce livre, sont rapportées plusieurs expertises réalisées depuis le Moyen-Âge en pays toulousain. Elles concernent des affaires célèbres comme, par exemple, celle de Calas, Sirven, ou encore Cécile Combettes. On constate que les professeurs de Médecine Légale, les experts, qui se sont succédés durant le XIXe siècle, ont marqué de l'empreinte de la pensée médico-légale les expertises jusque-là réalisées par des chirurgiens ou médecins jurés. La Médecine Légale s'est enrichie en se complétant de la Médecine Sociale, de la Psychiatrie Légale, de la Médecine Pénitentiaire et de la réparation du dommage corporel.
    Elle s'est intéressée autant à l'auteur de l'infraction qu'à ses victimes, et avec l'aide de la criminalistique, elle est le lien médical obligatoire entre la justice et la société.
    Médecine à l'origine centrée sur la mort, elle est aussi devenue la science médicale du vivant.

  • Dix ans de recherches par Michel Baury dans différentes collections d'archives et enfin la découverte d'une pièce d'archive inédite : un cahier et pas n'importe quel cahier !
    Celui d'un rescapé du massacre, Mathieu Borie, membre du Mouvement de Libération Nationalequ'il écrira juste après le massacre.
    Pris dans la nasse d'Oradour par les SS de Das Reich et fusillé dans le hangar Laudy avec une cinquantaine d'autres hommes, il échappe à la tuerie, entraînant avec lui quatre valeureux compagnonsd'infortune.
    Mathieu Borie va consigner son témoignage dans ce cahier riche d'informations inédites qui va à contre-courantdu discoursofficiel.
    Voilà donc, cette fois-ci dans son intégralité,un témoignage écrit et illustré qui lève le voile sur certains « non-dits » et apporte des éclairages complètement nouveaux sur le massacre d'Oradour-sur-Glane. Pour le plus grand intérêt d'une meilleure approche de la vérité historique...

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