Rivages

  • Après «Né au bon moment »qui évoquait sa jeunesse et ses débuts en littérature, David Lodge poursuit son exploration personnelle en se penchant sur l'apogée de sa carrière d'écrivain et d'universitaire de 1976 à 1991. Avec un regard tendre empreint de pudeur, et une drôlerie inimitable, notre britannique préféré se raconte. Le lecteur a l'impression de pénétrer dans les coulisses des romans du grand Lodge. 

  • Ce roman marque l'arrivée d'une plume talentueuse dans le paysage littéraire américain. Claire Lombardo, 30 ans à peine, s'inscrit dans la lignée des conteuses que nous aimons tant : Jane Smiley, Anne Tyler ou encore Ann Patchett... Elle signe un portrait de famille aussi drôle que percutant, qui possède un redoutable pouvoir d'addiction. Lombardo réinvente la tradition de la saga dans une version qui flirte avec le «soap opera» ou la série «This is us»«,» sans jamais renoncer à une vraie ambition littéraire. Sa langue est vive, parfois féroce, inventive et rythmée. Dès sa sortie aux USA, le livre a emporté l'enthousiasme de la presse, des clubs de lecture, se plaçant plusieurs semaines dans la fameuse liste des best-sellers du «New York Times». Une série est en cours de développement pour HBO, avec Laura Dern et Amy Adams côté casting et production.

  • Dans ce roman foisonnant et généreux, Barbara Kingsolver traite du thème qui lui est le plus cher - le respect de la nature -, en maintenant un équilibre entre intrigue et idées que seul un écrivain aussi accompli pouvait atteindre avec autant de perfection.

  • Une mère, une fille. Elles s'aiment profondément. Se haïssent éperdument. Impossible de vivre ensemble, impossible de se séparer pourtant. De ce lien unique, Vivian Gornick tire un texte bouleversant, qui va bien au-delà du récit intime. Tandis que sa mère et elle arpentent les rues de New York et leurs souvenirs, défilent des personnages, des moments de comédie, des amants, des rêves, des déceptions. Autant de portraits de femmes et de destins inoubliables, recréés par une conteuse à la lucidité tranchante, Vivian, gamine du Bronx devenue écrivain. Attachement féroce est le puissant roman d'une vie. La sienne, la nôtre.

  • En 2018, comme plus d'un million de ses compatriotes, Vaitiere Rojas doit fuir un Venezuela ravagé par la crise économique. Exilée en Colombie, dans la banlieue de Bogota, la voici dans la peau de l'étranger démuni et rejeté. S'identifiant au personnage K du «Château», dans un monde où rien ne lui est rassurant ni compréhensible, c'est à travers des lettres adressées à Kafka qu'elle parvient à dépasser son expérience. Par petites touches, en quelques scènes précises et particulièrement évocatrices, elle décrit « sur le vif » le sort réservé aux migrants - la nécessité, le manque de tout, la xénophobie. «Tu parles dans la nuit, »véritable petit bijou de littérature, nous donne à entendre une voix sincère et terriblement touchante.
    />

  • A 19 ans, Roy est promis à une belle carrière de joueur de baseball. Mais la réalité en décide autrement : il se fait tirer dessus par sa petite amie, créature vénéneuse et séduisante, femme fatale tout droit sortie d'un roman noir de David Goodis. Dix ans plus tard, à l'âge où d'autre prenne leur retraite, Roy accomplit sa destinée. Il devient la star qu'il aurait dû être dans sa jeunesse, pulvérisant tous les records, attirant les foules et les médias. Le pays entier écrit sa légende. Pourtant, l'American Dream s'enraye : Roy a des ennuis, il pressent la chute. Et ne se départit jamais d'une distance mélancolique avec le monde qui l'entoure.

  • Un roman ambitieux dans lequel l'auteur nous entraîne dans un voyage épique, de la ville de Mexico à l'Amérique de Roosevelt et J.Edgar Hoover en plein McCarthysme.
    Lacuna raconte l'histoire de Harrison William Shepherd, un protagoniste inoubliable, dont la recherche d'identité plonge le lecteur au coeur des événements les plus tumultueux du XXe siècle.
    Né aux États-Unis, mais élevé au Mexique, d'abord sur une île côtière puis dans le Mexico des années 30, Harrison Shepherd ne trouvera jamais de réel foyer au cours de son odyssée. Il se met alors à écrire son journal dans des petits carnets comme pour garder une trace de ce qu'il est, fait et voit.
    Lors de ses déambulations dans la ville, il se retrouve un jour face à l'une des peintures murales de Diego Rivera. Il rencontre aussi l'exotique et impérieuse artiste Frida Khalo, qui deviendra son amie, pour toujours, au-delà du temps, et de ses errances. Mais lorsqu'il commence à travailler pour Lev Trotsky, leader politique en exil, Shepherd lie, malgré lui, son sort à celui de l'art et de la révolution.
    Pendant ce temps, au nord, les États-Unis seront bientôt mêlés aux troubles internationaux de la Seconde Guerre mondiale. De retour dans son pays natal, Shepherd, devenu écrivain, pense pouvoir enfin vivre en paix. Mais il devient l'objet d'une terrible violence : il fait la Une des journaux, victime de redoutables rumeurs (liées à son passé et au secret qui entoure sa vie) qui le mettront en danger.
    Il trouve le soutien d'une âme soeur peu probable, Mme Brown, sa secrétaire/sténographe, qui lui sera beaucoup plus utile qu'il ne le saura jamais. Pendant les sombres années à venir, les vents politiques le malmènent, devenant la proie d'intrigues fantasmées, toujours sur la brèche, à essayer de trouver un équilibre entre la vérité et les présomptions malveillantes de l'opinion publique.
    Avec des personnages profondément attachants, souvent émouvants, un vrai sens de la description des lieux, et une analyse juste et intelligente de la façon dont les événements historiques et l'opinion publique peuvent façonner une vie, Barbara Kingsolver a créé un inoubliable portrait d'artiste et de l'art lui-même.
    Lacuna a été nomine pour le prestigieux Pen/Faulkner Award.

  • Profanations : il s'agit en dix gestes, de penser la profanation comme l'acte de création et la tension de la modernité : « La profanation de l'im-profanable est la tâche politique de la génération qui vient ». Dix profanations, dix gestes : dix textes, dix essais, souvent courts, de style varié et de registre souvent différent. Dix actes.
    Il ne s'agit plus ici de commenter, mais d'écrire, d'inscrire la pensée dans la langue. Giorgio Agamben renoue ici avec le style de quelques-uns de ses essais les plus littéraires et les plus libres. L'ensemble des textes est porté, tendu par une inspiration et un souffle haletant. On pense à Stanze, bien sûr, mais aussi à Idée de la prose, à La communauté qui vient ou à Bartleby ou la
    création. C'est qu'il s'agit de penser la création, le geste de l'art mais aussi de le produire.
    On tient là un des livres les plus libres et les plus inspirés de Giorgio Agamben : on parlerait volontiers de petits essais en prose, ou de petites proses théoriques, pour indiquer ces profanations de l'écrivain.
    1. La série des profanations s'ouvre sur une méditation libre sur le Génie, sur ce qu'il faut entendre par génie, depuis le genius latin, jusqu'à la séparation d'avec le génie. Cette première profanation est écrite sous le signe d'Ariel.
    2. Le jour du jugement porte sur la photographie et l'auteur nous dit ce qui le point dans l'image photographique c'est-à-dire pourquoi il aime telle ou telle photo et ce que telle ou telle photo lui prescrit.
    3. Ce que sont les Aides, en quoi ils nous aident, nous escortent et nous portent secours, ce qu'est ce secours, il faut le demander à Kafka. Cette troisième profanation est une méditation sur la finitude.
    4. Avec Parodie, l'auteur renoue avec La fin du poème et offre une des contributions les plus originales à l'histoire de la littérature italienne. La thèse est profanatrice puisqu'elle consiste à tenir que la parodie serait au coeur de la littérature italienne comme son ressort et son âme même.
    5. La courte prose Désirer interroge avec émotion le temps qui reste pour que nos désirs prennent la parole. La réponse ne se trouve -t-elle pas dans une réflexion sur le messianisme oe
    6. Magie et bonheur pose les conditions de possibilité d'une pensée authentique de la magie, aujourd'hui, pour aujourd'hui.
    7. Avec Être spécial, Giorgio Agamben renoue avec sa pratique de l'aphorisme et de la pensée détachée. Ce qu'est qu'être spécial, en quoi cette singularité opère dans les relations entre les hommes, en quoi il importe à une réflexion sur le beau, sur l'image et sur l'amour, c'est ce que l'auteur nous propose de penser.
    8. Que reste -t-il de la mort de l'auteur ? Quel est le sens et quelle est la portée du texte de Foucault et pourquoi a-t-il fait date ? Dans L'auteur comme geste, Agamben ne répond pas seulement en historien impeccable et en philologue rigoureux. Il actualise la question.
    9. L'éloge de la profanation donne son élan au volume. Comment être patient et vigoureux à la fois ? Cette reconstruction du concept de profanation le long des rayonnages de l'histoire des religions offre à la modernité son programme et son exigence. Elle passe par une méditation sur ce qu'est un musée à l'âge du capitalisme, sur ce qu'est la pornographie et sur la défécation. Agamben renoue ici avec sa passion du visage.
    10. Les six plus belles minutes de l'histoire du cinéma : cet envoi est un petit poème en prose.
    Le génie, l'image, la parole, l'auteur, la magie, le cinéma : le programme de ces Profanations se confond avec la possibilité d'une nouvelle critique de la faculté de juger. Elles en offrent les concepts comme les premiers chapitres.

  • Dellarobia Turnbow s'ennuie. Mariée trop tôt, elle mène une vie de mère au foyer dans une ferme des Appalaches. Lors d'une promenade, elle se trouve confrontée à un étrange phénomène : dans cette forêt si familière, elle découvre une " vallée de feu ", fascinante de beauté mais effrayante. Ce qu'elle prend pour une apparition miraculeuse devient un enjeu collectif : la communauté religieuse de la ville et de nombreux scientifiques avancent chacun une explication. Les uns pensent reconnaitre un signe de Dieu, les autres évoquent une anomalie écologique. Car ces reflets rougeoyants n'ont rien à voir avec des flammes. Ce sont les ailes de papillons qui ont étonnamment changé leur trajet migratoire.
    Ce coin isolé devient un lieu observé par le pays entier. Des curieux organisent des excursions, des journalistes s'emparent de l'affaire. Dellarobia, au centre de toute cette attention, voit son destin basculer. Au-delà, elle comprend que c'est l'équilibre de l'existence humaine qui est menacé :
    Qu'adviendra-t-il si les changements climatiques s'amplifient ?

  • "Je ne suis pas le premier, je ne serai pas le dernier écrivain dont la vie est enrichie, ou condamnée, à cause de ce qu'il a imaginé ou écrit." Mais peut-être personne n'a vu sa réalité envahie par la fiction comme Javier Marias, ni un auteur se diluer autant dans ses propres pages, ni se convertir en un héritier d'un royaume légendaire qui cependant figure sur les cartes. L'auteur de ce "faux roman" était loin d'imaginer qu'avec "Le Roman d'Oxford" il allait mettre en marche un monde qui gisait endormi ou qui ne transitait que par "le dos noir du temps".
    Un monde qui contient tout, l'impensable et ce qu'apporte le destin, l'invraisemblance et la drôlerie, l'aventure et l'infortune, une balle perdue à Mexico et une malédiction à La Havane, un pilote mercenaire et borgne de la guerre d'Espagne que la mort se complaît à épargner, et les souvenirs voilés d'un narrateur qui devient de plus en plus mystérieux au fur et à mesure qu'il réfléchit et qu'il raconte.

  • Michael Turner pénètre en leur absence dans la maison de ses amis londoniens, Josh et Samantha Nelson. Il déambule de pièce en pièce, s'attardant sur les photos de famille. Un bruit vient interrompre cette étrange inspection : il découvre le corps sans vie de la petite fille du couple. Le doute plane : est-il un simple témoin ou un redoutable manipulateur ? Car Michael est un personnage énigmatique : il a quitté New York après le décès de sa femme, Caroline, journaliste tuée au Pakistan.
    Il agit toujours en ami parfait, attentionné. Presque trop. Que cache cette façade lisse ? Est-ce sa manière à lui d'oublier le chagrin ? Un autre mystère entre en scène : depuis peu, Michael reçoit des lettres signés d'un certain Daniel McCullen, qui dit être responsable de la mort de Caroline. Que veut-il et pourquoi éprouve-t-il le besoin de se confesser ? J'ai vu un homme est un roman époustouflant de maîtrise, qui tient le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page.
    Dans la lignée de Ian McEwan ou Paul Auster, Owen Sheers mêle la sphère intime et une réflexion plus vaste sur notre monde globalisé.

  • Dans la lignée de Stewart O'Nan ou Richard Russo, Eddie Joyce retrace l'histoire d'une famille italo-américaine. Frappée par la tragédie du 11-Septembre - le fils préféré, pompier new-yorkais, meurt dans l'effondrement des tours -, chaque membre du clan doit faire son deuil. Addictif comme une série télé, ce roman attachant a connu un joli succès en Amérique. Car Eddie Joyce introduit dans le canevas classique de la saga une magie bien à lui : celle de l'empathie, de la grâce, des personnages inoubliables qui vous touchent en plein coeur. Une révélation traduite dans une dizaine de langues.

  • Depuis 1992, Rivages a entrepris de publier les oeuvres complètes de Willa Cather (1876-1947), grande dame de la littérature honorée par le prix Pulitzer en 1922 et auteur du célèbre Mon Ántonia. Saphira, dernier roman de Willa Cather paru en 1940 est traduit pour la première fois en français : superbe portrait de l'Amérique avant la guerre de Sécession, le roman évoque la question de la ségrégation raciale au sein d'une famille, partagée entre les traditions esclavagistes et le progressisme abolitionniste.

  • De sa plume claire, légère et souvent drôle, David Lodge brosse le portrait d'un homme qui voulait changer le monde : un fervent défenseur de l'Amour Libre dont le destin a été déterminé par de nombreuses aventures et mésaventures sexuelles qui non seulement compliquent sa vie privée mais nuisent à ses ambitions d'homme public.
    Si cet ambitieux roman pose la question de l'éternelle dualité entre idéal amoureux et réalité du désir, il fait aussi découvrir toute une époque à travers l'un de ses meilleurs représentants, H.G. Wells, l'un des écrivains les plus créatifs et prophétiques de sa génération.
    L'expansion du socialisme, la naissance des théories féministes, les deux guerres mondiales, les attaques aériennes, la bombe atomique. autant de thèmes d'un monde en pleine mutation qui ne sont pas sans résonance avec le nôtre.

  • Georgie Jutland est une femme chancelante.
    A quarante ans, sa carrière d'infirmière en miettes, elle vit isolée à White Point aux côtés de Jim, un pêcheur de langoustes. Le village est à la fois riche et fruste, aberrant dans le paysage éblouissant. Georgie passe ses nuits à naviguer sur Internet en buvant de la vodka. Un matin, elle aperçoit une ombre sur la plage en contrebas. Luther Fox vient d'entrer dans sa vie. Braconnier des mers, timide et musicien, il est précédé d'une réputation de malheur et de malchance.
    Leur rencontre improbable, contrariée par la colère des langoustiers, se transforme en odyssée. Luther Fox fuit, traverse l'Australie et s'exile sur la côte aride des Kimberley. Georgie, revenue à elle-même, part à sa recherche sur ce bord extrême du monde. Le dernier roman de Tim Winton témoigne d'une rare puissance : la sensualité de son style, la poésie de ses personnages, la rudesse de ses descriptions font de l'histoire d'un amour fou un road-movie initiatique.

  • " vu l'explosion démographique, vous en connaissez un, vous, de moyen plus écolo que de s'éliminer soi-même ? " née dans une famille juive dont le mot d'ordre est : " trouve un mari à la fac, après ce sera plus dur ", sheila levine, toujours célibataire à 30 ans, décide que la plaisanterie a assez duré et se lance dans l'organisation de son suicide.
    après avoir cherché un époux, un appartement, du plaisir, de la minceur, des fringues branchées et un job, mis toutes les chances de son côté en allant voir un psy et en faisant preuve d'un libéralisme sexuel à toute épreuve, la voilà qui se met en quête d'une concession, d'une pierre tombale, d'un rabbin et de la robe ad hoc. version féminine du complexe de portnoy paru trois ans auparavant, sheila levine est morte et vit à new york relate avec une incroyable liberté de ton et de langage, les déboires d'une jeune femme naïve et protestataire dans l'amérique des années 70.

  • Alors que Walter, le patriarche, vient de s'éteindre, le clan Langdon est réuni dans l'Iowa. Joe, le fils cadet, a décidé de reprendre la ferme de ses parents, mais ses frères et soeurs veulent conquérir leur liberté. De San Francisco à New York, on sillonne les États-Unis avec les Langdon : Frank le séducteur, Henry le passionné de littérature, l'attachante Lilian et Arthur, son mari névrosé, puis Loretta, Claire et les autres. Couvrant trente ans de vie américaine, de 1953 à 1986, Nos révolutions traverse des vagues d'émancipation ou de renoncement intimes, avec pour toile de fond l'élection de Kennedy, la guerre du Vietnam, la libération sexuelle... Tout un pan d'Amérique revisité par une conteuse de génie, Jane Smiley, qui nous fait renouer avec le plaisir de la saga familiale.

  • Dans les dunes où, trente ans plus tôt, ils ont fait l'amour pour la première fois, Joseph et Celice, un couple de zoologistes marins, vont trouver la mort.
    L'endroit est isolé, les corps, avant d'être découverts, resteront plusieurs jours exposés aux intempéries. Abandonnés aux assauts des cohortes d'insectes, vers, crabes et mouettes qui peuplent la plage, les cadavres se décomposent et subissent des dégradations successives. Et tandis que la mort opère ses ravages, Jim Crace retrace l'existence des deux scientifiques et livre une réflexion sur le vieillissement, l'usure des tissus, le relâchement des muscles, l'érosion des sentiments.
    Il en résulte une magnifique célébration de la vie et de l'amour, tantôt lyrique, tantôt hyperréaliste, qui nous renvoie à chaque instant à nous-mêmes et à notre propre vulnérabilité.

  • Codi revient à Grace, petite ville de l'Arizona, où elle a grandi pour s'occuper de son père malade.

  • Publié en 1987, «Un été à Rockaway» appartient à ces livres qui ont marqué leur époque, au même titre que «Moins que zéro »de Bret Easton Ellis ou «Bright Lights, Big City »de Jay McInerney. Membre du fameux "Brat Pack" aux côtés d'Ellis, McInerney ou encore Donna Tartt, Jill Eisenstadt a connu un succès fulgurant avec ce premier roman alors qu'elle sortait à peine de l'université. «Un été à Rockaway» est une comédie dialoguée à la perfection autant qu'un poignant roman d'apprentissage sur la jeunesse américaine des années 80. Un texte devenu culte traduit pour la première fois en français. « »

  • À l'âge de 18 ans, Lucy Gayheart part étudier le piano à Chicago. Elle est belle, impressionnable, avec un tempérament ardent, ce qui attire l'attention de Clement Sebastian, un célèbre ténor plus âgé qu'elle, qui décide de la prendre comme accompagnatrice en remplacement de son pianiste habituel, en convalescence.
    Très vite se noue entre eux une relation qui dépasse le cadre de la simple collaboration. Il lui voit une fraîcheur qu'il n'a plus, et exerce sur elle la sinistre fascination de celui qui sacrifie tout pour retrouver la gloire une dernière fois. Tendu vers ce but, il accepte une tournée en Europe puis une série de concerts à New York où Lucy le rejoindrait. Malheureusement, il trouve la mort dans un tragique accident. Laissant Lucy inconsolable.
    De retour chez son père, Lucy n'a plus goût à rien. Les voisins jasent et son ami d'enfance, Harry Gordon, ne lui adresse plus la parole depuis qu'elle a refusé sa demande en mariage. Pourtant Lucy aimerait avoir quelqu'un à qui parler. D'autant que les relations avec sa soeur Pauline sont de plus en plus difficiles. Un jour, après une violente altercation avec elle, Lucy fuit la maison pour aller faire du patin à glace. C'est l'accident. La glace, trop molle, casse sous Lucy qui meurt dans l'eau gelée.

    Dans ce roman écrit en 1935, Willa Cather signe une série de variations sur les thèmes récurrents de son oeuvre : la perte de l'innocence, la dichotomie ville/campagne, et toujours ce même sentiment d'exaltation qu'éprouve une jeune fille en quittant sa petite ville de province pour conquérir le monde avec son art.

  • Cerné de bois de pins, à la limite de la Louisiane, Bethlehem (Texas) n'a rien d'une métropole.
    Deux chiens qui se battent c'est un événement, et tout ce qui occupe les gens là-bas c'est la religion. Mme Cunningham fait baptiser en douce ses petits-fils car ils ont péché en regardant la télévision ; Mère Harper découvre en arrosant ses glaïeuls l'image du Christ incrustée dans la moustiquaire de la porte d'entrée... En dix histoires très tendres, très noires, Christopher Cook sort du néant une Amérique ignorée des romanciers.
    L'Amérique la plus archaïque, la plus contemporaine. Celle des Blancs du Sud, ouvriers ou chômeurs, pétris de préjugés, vivant à la campagne ou dans de petites agglomérations, convaincus que la violence est une solution et la foi le seul remède contre l'apocalypse. Ovationné pour son roman Voleurs (Rivages/noir), l'écrivain texan fait une nouvelle fois la démonstration de son talent : son style est d'une amplitude stupéfiante, ses personnages sont inoubliables, ses propos d'une cruciale actualité.

empty