Langue française

  • Pourquoi certaines personnes ont-elles le sentiment que tout leur est dû sans contrepartie ? Et pourquoi d'autres, au contraire, se vivent-elles comme d'éternelles débitrices ? Qu'il soit matériel (un cadeau) ou psychique (l'amour d'une mère pour son enfant), tout don crée une dette qui doit être apurée. Quand elle ne l'est pas, les ennuis commencent. Le plus à plaindre, alors, n'est pas forcément celui qu'on croit...

  • Au moment oú l'on s'inquiète sérieusement des effets à long terme de la destruction des forêts dans le monde, ce livre nous rappelle le rôle qu'autrefois jouèrent dans la vie des hommes les arbres protecteurs qui, pourvoyant à presque tous leurs besoins, étaient considérés comme les manifestations par excellence de la présence des dieux sur terre.
    A chacun était attribuée une essence particulière, de telle sorte que le monde, oú nature et divin se compénétraient et s'expliquaient l'un par l'autre, montrait de façon tangible sa multiplicité et son unité à travers les différentes espèces d'arbres. en ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, se rassemblent et se conjuguent les croyances, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous sommes issus, qu'elles soient égyptienne, sémite, crétoise, grecque, latine, germanique ou celte.
    Du même coup nous sont restituées les clés d'une compréhension profonde, d'une mise en ordre de l'univers qui, faisant s'accorder l'homme à la nature, le profane au sacré, le quotidien au divin, pourraient encore nous servir d'exemple.

  • révolution non violente est certainement l'ouvrage qui permet le mieux de comprendre, de l'intérieur, ce que fut le grand mouvement de libération des noirs américains.
    dans ce livre consacré à la " révolution noire " qui éclata en 1963 en divers points des etats-unis, martin luther king, prix nobel de la paix 1964, raconte l'action extraordinaire qu'il mena avec son mouvement en faveur des droits civiques. action non violente, mais action directe, menée sur plusieurs fronts, et qui fut illustrée par la célèbre marche sur washington et par le vote au sénat de la loi sur les droits civiques.
    mais les pages de ce livre n'évoquent pas seulement une action. elles révèlent aussi toute la personnalité de martin luther king, à la fois humble et passionnée, profondément attachante dans ses appels si lucides, émouvante dans la célèbre lettre, si sereine, qu'il écrivit du fond de sa cellule dans la prison de birmingham.


  • Chacun se souvient de ces images du 11 février 1990, retransmises par les télévisions du monde entier : après 27 années et 190 jours de prison, Nelson Mandela, que le pouvoir blanc d'Afrique du Sud avait souhaité briser et dont il avait voulu étouffer la voix, retrouvait la liberté.
    Cette biographie retrace son itinéraire, depuis sa naissance dans le Transkei en 1918 jusqu'aux élections générales d'avril 1994, en passant par les années d'enfance et de formation, par la lutte, la clandestinité et le long séjour dans les geôles sud-africaines.
    Un grand destin, un grand combat pour la cause de la liberté. Une vie tout entière consacrée à lutter pour les siens. Ce livre fera découvrir l'homme qui a changé l'histoire de l'Afrique du Sud.

  • On ne résume pas un tel ouvrage - monumental, riche et foisonnant. Disons simplement qu'il est le résultat d'un pari insensé : qu'un homme puisse, à lui seul, s'emparer de la ville et nous en restituer toutes les facettes, tous les secrets.
    Qu'il s'agisse de l'arrivée sous la pluie dans une petite ville, des manifestations de rue, des dérives nocturnes ou des promenades matinales, des rythmes urbains, de la symbolique de la rue, du carrefour ou du boulevard, des
    transports (bus, taxi, métro), de personnages emblématiques (prostituée, clochard), des quartiers et faubourgs, ou encore des intérieurs (hôtels, studios, salles de bain, de séjour), on se laissera donc porter par la prose d'un Sansot éblouissant, au gré de ses intuitions malicieuses et de sa géographie sentimentale.

  • Toutes les familles s'inventent des rituels ou se les transmettent de génération en génération. Pourquoi ? Quelle est la signification familiale de ces comportements trop souvent mésestimés ? Ne sont-ils que des contraintes ? Comment une famille ou une société qui perd ses rituels peut-elle s'en trouver stérilisée ? Ces questions et bien d'autres, comme celle des normes familiales et sociales ou celle de notre rapport au temps, sont abordées par Robert Neuburger qui en tire des propositions d'aide concrètes pour les familles confrontées notamment à la psychose, à la toxicomanie, ou à l'anorexie.

  • hannah arendt fut dans les années 1920 l'élève du philosophe karl jaspers à l'université de heidelberg.
    l'immigration d'arendt et la guerre les éloignèrent, mais l'échange repris dès 1945 pour se transformer en amitié. tous deux avaient alors le sentiment d'avoir survécu à un cataclysme. comment penser, alors que la pensée avait été mise en déroute par les événements ? en qui et en quoi placer sa confiance ? en quelles nations, en quelles idées, en quels hommes ? dans cet horizon, chaque événement décisif de la politique mondiale est objet de débats entre eux : l'insurrection de berlin, la révolution hongroise, la guerre de corée puis celle du viêt-nam, la baie des cochons et la crise de cuba, la construction du mur de berlin, la chute de krouchtchev et l'assassinat de kennedy, le lent essor de la chine.
    eux qui étaient en quête d'un espoir constatent que, dans le contexte de la guerre froide, le cataclysme menace toujours et qu'il ne reste presque plus rien - ni les nations, ni les idéologies, ni les structures sociales, ni la sécurité militaire sur laquelle pèse désormais le risque de la bombe atomique. seule, peut-être, la pensée...

  • Grand marcheur, jean-claude bourlès a usé ses semelles sur les chemins de compostelle.
    Là-bas, face à la mer, il lui est venu l'envie de parcourir de même sa bretagne natale, de découvrir ce qui le lie à cette terre, à ce ciel, à ces gens, lui " l'étranger de passage ". alors, vers la mi-mai, il se met en route. mont-saint-michel, pontorson, redon : sa bretagne est d'abord intérieure, c'est celle des landes et des canaux. des souvenirs lui reviennent, qu'il croyait oubliés ; flaubert et suarès l'accompagnent, qui firent le même voyage.

  • Quelle différence y a-t-il entre prétendre dire le réel avec des concepts, l'écrire avec des nombres et le montrer avec des artifices imaginaires ? L'utilisation de la topologie par Jacques Lacan dans les années 1960 constitue une tentative de saisir le réel par des moyens imaginaires, voire fantasmatiques. Ce très court ouvrage en explique, schémas à l'appui, les tenants et les aboutissants.

    Précision : Une version différente de l'Introduction à la topologie de Jacques Lacan constituait en 1987 la troisième partie du livre de J.-D. Nasio Les Yeux de Laure. Ce dernier ouvrage ayant reparu en 2009 aux Éditions Payot dans une nouvelle édition profondément remaniée qui ne comprend pas ce texte, il a semblé utile de permettre au lecteur intéressé de pouvoir disposer à nouveau de cette Introduction, qui reparaît là aussi dans une version remaniée.

  • La clé des songes existe-t-elle ? à sa mort en 1972, le célèbre psychologue paul diel laisse plus de dix mille rêves traduits selon la méthode introspective qu'il défend et, en grande partie, enregistrés sur bande magnétique lors des cours faits à ses élèves ou pendant leurs séances d'analyse personnelle.
    Jeanine solotareff, l'une de ses plus anciennes disciples, en reprend ici les plus significatifs ou originaux (par exemple l'analyse d'un rêve fait par descartes) après avoir expliqué ce qu'était la méthode de diel et donné des éléments de compréhension de la symbolique des éléments, des nombres et des couleurs.

  • Une approche originale de l'histoire ancienne et de l'univers de la Rome antique. L'auteur s'attache à un sujet spécifique, l'écriture et la lecture, non pas de manière abstraite, mais dans leur dimension sociale, à l'aide de la relation entre l'écrivain, le livre et le public. Le livre, en effet, tient une place particulièrement importante dans la société romaine du ler siècle de notre ère, et l'écrit y connaît une sorte d'apogée. La création littéraire se développe, de même que les lectures publiques, les grandes bibliothèques. L'écrivain y acquiert un statut original et prestigieux, aussi bien dans ses rapports avec le pouvoir qu'avec son public. Des cercles littéraires se créent, le commerce des livres se développe, le public, ou plutôt les publics, se passionnent. Les premiers concours littéraires - ancêtres de nos prix - sont créés, mais l'écrivain garde le contrôle de la diffusion de ses ouvrages, même si une première ébauche de distribution se constitue. Voici un livre qui nous fait entrer dans la civilisation romaine en ce qu'elle a de plus spécifique. Catherine Salles, docteur ès-lettres, est professeur à l'université de Nanterre.


  • Devant le grand dupleix, il ouvre large sa veste: cousues à l'intérieur sont des noix muscades volées aux hollandais.
    Dupleix n'apprécie pas: il a raté la même expédition trois ans plus tôt. les muscades de monsieur poivre seront sabotées en cette île maurice qu'il voulait rendre riche...telle est l'histoire du plus illustre chasseur d'épices qui consacra la moitié de sa vie à la conquête de la muscade et de la girofle. poivre, au nom prédestiné, jeté dans l'aventure par un boulet anglais, têtu comme un lyonnais, renversé par dix échecs et puis, soudain, vainqueur, en amour comme en politique, et surtout en ses jardins, où le girofle enfin...
    Traversent cette histoire quelques grands personnages, tel la bourdonnais, ennemi juré de dupleix, mais surtout des aventuriers fascinés par la plus précieuse des denrées végétales: l'épicerie fine.
    Sans oublier l'enivrant parfum de françoise poivre, la jeune et belle épouse du chasseur que courtisa un certain bernardin de saint-pierre, futur auteur de paul et virginie.

  • Je voudrais, au fil de ces pages consacrées à la douleur physique, vous dire ce que j'ai moi-même appris, à savoir que la douleur jalonne notre vie comme si nous mûrissions à coups de douleurs successives. Quand une douleur nous déchire, soyons-en sûrs, nous sommes en train de franchir le seuil d'une épreuve décisive. Quelle épreuve ? L'épreuve d'une perte, de la perte de l'objet le plus précieux et vital que nous ayons: la santé de notre corps. "

  • « Je ne suis pas parti que la confusion, déjà, s'installe dans mon esprit. Pourquoi suis-je ici, sur ce chemin de foi reconnu et sanctifié par trois religions monothéistes, alors que je ne crois ni ne pratique en aucune confession ? Un pèlerin sans foi et sans Église ! Plus modestement, un agnostique qui, rompant l'immobilité de la nuit, se met en marche vers un rendez-vous où personne ne l'attend. »

  • Etre le premier à toucher, après quelque quatre, cinq ou six mille ans, l'objet précieux qu'on a vu sortir de terre, être le premier à pénétrer dans quelque caveau oú sur le sol de la chambre sépulcrale on peut encore discerner l'empreinte des pieds nus de ceux qui rendirent les derniers devoirs à quelque auguste défunt, anonyme ou au contraire rapidement identifié, rien n'égale ces heures-là.
    Mais l'archéologue ne se contente pas seulement de se réjouir d'avoir à son actif ces "grandes heures" qui ne sont pas accordées à tous. il y a, ce qui compte encore plus, cette approche d'hommes qui ont depuis longtemps fermé leurs yeux aux horizons terrestres et que l'on s'efforce d'appréhender dans leur âme et dans leur pensée. a celui qui gravit aujourd'hui les escaliers de certains ziggourats babyloniens sera peut-être offerte la vision de ces cohortes sacrées, montant et descendant, tels les anges de l'échelle de jacob à béthel.

  • À une époque où l'on ne supporte ni d'attendre, ni d'être frustré, la séduction classique a-t-elle encore sa place ? Don Juan ou Chahrazade sont-ils des modèles toujours actuels ? Qu'est-ce qui séduit désormais ? Comment séduit-on ? Et comment est-on séduit ?
    Un nouveau rapport entre les hommes et les femmes émerge, avec des plaintes inédites, mais toujours sur le même fond d'angoisse. La séduction, aujourd'hui, pourrait se résumer au sexuel. Et si c'était le mystère de la féminité qui disparaissait ?

  • Qui sont les islamistes ? avant de les condamner, de s'en défendre ou de les justifier, peut-être faut-il les connaître.
    Loin de toute passion et aussi près que possible de la réalité, il faut comprendre l'histoire qui a produit cette génération politique sur toute la rive sud de la méditerranée. connaître les livres auxquels ils se réfèrent, bien sûr, mais plus encore ces hommes et ces femmes, les convictions qui ont nourri leur engagement, l'itinéraire de leur mobilisation, celui de leurs évolutions. telle est l'ambition de ce livre qui offre une analyse approfondie, précise et documentée de l'histoire de l'islamisme dans les différents pays du maghreb.
    Ii recense les nombreux courants, donne la parole aux leaders et aux militants, décrit les attitudes à leur égard des régimes en place. les multiples entretiens qu'il contient rendent les propos des principaux intéressés directement accessibles au lecteur non arabophone.

  • La sémantique ne peut être étudiée de la même manière que des branches de la linguistique telles que la phonologie, la morphologie ou encore la syntaxe, où l'on peut construire des structures objectives. C'est que la sémantique, traditionnellement définie comme la science ou la théorie des significations linguistiques, ne se laisse pas réduire à une analyse positive. Il est impossible d'exposer en la matière autre chose que des hypothèses contradictoires et des fragments de thèses contestées. Aussi, pour Georges Mounin, le meilleur moyen de suggérer au lecteur l'état réel de la question, c'est de lui faire suivre le chemin qu'il a lui-même parcouru, d'autant que ce cheminement est une véritable propédeutique.

  • " la france est un fait d'imagination.
    Les économistes peuvent chiffrer notre pnb et les démographes préciser la courbe de la population, les tranches d'âges, et les géographes déterminer les reliefs de notre pays, et les sociologues nous montrer l'évolution des moeurs, des loisirs, des classes sociales. après avoir collecté tous ces renseignements, nous ne pouvons pas nous targuer de connaître la france, parce qu'elle est aussi et surtout un rêve, un nom, une odeur, une somme d'images, de couleurs, de brises, d'herbes hautes, de vignes entretenues avec patience.
    Si ce rêve multiple et unanime s'estompait, nous continuerons à habiter la france, à y trouver un emploi, un domicile. elle ne hanterait plus nos consciences, elle ne serait plus notre terre originelle.
    " dans ces conditions, au moment de parler d'elle, il fallait user de précautions et de quelque audace, inventer des récits, des tableaux, des vagabondages qui ne soient pas de pures fantaisies, mais qui tentent, autant que faire se peut, de restituer sa présence.
    Il fallait retrouver et redonner le goût des litanies adorantes, des ritournelles moqueuses, des voyages sentimentaux. ".


  • de toutes les tribus d'indiens d'amérique, une seule a réussi à se révolter contre l'empire d'espagne et a fait échouer toutes les tentatives pour la reconquérir : les jivaros.
    ils firent une forteresse des forêts de l'est des andes et ils résistèrent farouchement à toute forme de conquête. les récits de leurs cruautés ont vite fait le tour de l'amérique latine et leur réputation de guerriers s'est répandue à la fin du xixe siècle quand les trophées jivaros, les fameuses " têtes réduites ", ont commencé à apparaître en occident. c'est cet univers singulier que michael j. harner a

    voulu étudier.
    il se penche sur leur habitat et leur vie matérielle, puis sur leurs relations sociales, sur les relations avec le monde de l'invisible, notamment grâce au chamanisme. un classique de l'anthropologie.

  • "J'ai lu avec grand intérêt votre travail si riche de contenu et si lourd de conséquences.
    Vos efforts pour établir le rôle tenu par le Surmoi dans toutes les névroses semblent aussi légitimes que féconds " (Sigmund Freud). Dans la première partie, "L'assassin inconnu ", Theodor Reik étudie, à la lumière de la psychanalyse, les grands crimes célèbres. "Le besoin d'avouer ", thème de la deuxième partie, c'est non seulement la compulsion qui pousse le criminel à se dévoiler, mais aussi la force inconnue qui oblige chacun de nous à soulager sa culpabilité.
    L'ouvrage se termine par un remarquable article sur "La peine de mort ", rédigé par Reik à la demande de Freud.

  • Trente ans de familiarité avec Venise permettent à l

  • Automne 1971, Chine et URSS sont dans un face-à-face tendu le long de leur frontière commune, sur les rives des fleuves Amour et Oussouri. Une rencontre inattendue à Khabarovsk, côté soviétique, avec un Russe né en Chine un demi-siècle plus tôt va conduire le narrateur dans la bouleversante recherche du passé d'un homme, Vladimir, et d'une ville chinoise, Harbin (Kharbine pour les Russes), aux destins étroitement liés.
    Une histoire, une amitié, une enquête qui vont durer une trentaine d'années. Comme dans un roman surgissent au fil des ans, de part et d'autre de la frontière, de multiples personnages, chinois et russes, vieux révolutionnaires, chercheurs d'or, chasseurs et coureurs des bois, Russes blancs ou rouges, Japonais...
    À travers le personnage central de Vladimir, l'auteur nous fait découvrir l'épopée pathétique des derniers Russes de Mandchourie. Il nous entraîne dans l'obsédante quête d'une histoire aux épisodes dramatiques encore occultés et souvent révélés pour la première fois dans ce livre.

  • Le corps a parfois des comportements insolites. Il ne fait pas ce qu'on attend de lui. Certains patients déjouent le pronostic médical et peuvent aller jusqu'à faire douter du principe même de prédictibilité portant sur l'évolution habituelle des maladies. Pour une part, il se pourrait que les maladies du corps soient plus humaines et sociales qu'on ne le pense, c'est-à-dire pas uniquement placées sous le primat du déterminisme biologique. Quels sont donc les ressorts de ces dissidences du corps ?

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