Littérature générale

  • Quels sont les liens entre la lune et la femme ? Que signifient-ils ? Peut-on en déduire les archétypes de la psychologie féminine ?
    À travers le symbolisme de la lune sous toutes ses formes et à toutes les époques, Esther Harding, psychologue américaine formée par Jung, se livre ici à une interprétation de « l'âme féminine » selon la méthode jungienne de déchiffrement des mythes, des légendes et des rêves.

  • Pourquoi certaines personnes ont-elles le sentiment que tout leur est dû sans contrepartie ? Et pourquoi d'autres, au contraire, se vivent-elles comme d'éternelles débitrices ? Qu'il soit matériel (un cadeau) ou psychique (l'amour d'une mère pour son enfant), tout don crée une dette qui doit être apurée. Quand elle ne l'est pas, les ennuis commencent. Le plus à plaindre, alors, n'est pas forcément celui qu'on croit...

  • Le séjour de william henry hudson en patagonie au début des années 1870 fut la grande aventure de sa vie.
    Ses chevauchées dans la pampa avec sa seule carabine pour survivre, ses nuits sous les étoiles, sa vie libre de gaucho, sa nostalgie quand passaient dans le ciel les oiseaux migrateurs fuyant les hivers antarctiques, ses instants d'éblouissement comme aux premiers matins du monde, tels sont les sujets de ce livre, " si plein, si serein, écrivait bruce chatwin, qu'en comparaison thoreau lui-même paraît pontifiant ".

  • La romancière anglaise Vita Sackville-West (1892-1962) inspira à Virginia Woolf le personnage androgyne d'Orlando. Mais elle eut aussi un mari écrivain et diplomate, Harold Nicolson, et c'est avec lui qu'au milieu des années 1920 elle décida de suivre, au sud-ouest d'Ispahan, une ancienne piste de montagne fréquentée par les caravanes et empruntée jadis par Alexandre le Grand pour gagner l'Inde. À dos d'âne et en voiture, le truculent périple du couple sera émaillé de scènes de ménage, Harold ne perdant pas une occasion d'accabler de reproches cette épouse qui l'a emmené se perdre au milieu des nomades.

  • André breton disait du mexique qu'il est " le seul pays au monde instinctivement surréaliste ".
    Rien ne sert de vouloir l'expliquer, il suffit simplement d'y croire, comme l'italien pino cacucci, connu en france pour ses romans noirs. en une trentaine d'histoires couvrant tout le mexique dans l'espace et le temps, il nous guide dans un pays d'un millier d'ethnies, un pays qui depuis plus d'un siècle sert de refuge aux vaincus de toutes les guerres civiles, un pays qui n'est pas seulement pauvreté lancinante ou richesse obscène.
    On croisera au détour de ce livre de singuliers personnages, des mécaniciens philosophes et des vendeurs de pneus anthropologues, des éleveurs de coqs et des nageurs d'acapulco, une modeste logeuse dépositaire de légendes millénaires, et jusqu'à octavio paz, prix nobel de littérature.

  • Chacun se souvient de ces images du 11 février 1990, retransmises par les télévisions du monde entier : après 27 années et 190 jours de prison, Nelson Mandela, que le pouvoir blanc d'Afrique du Sud avait souhaité briser et dont il avait voulu étouffer la voix, retrouvait la liberté.
    Cette biographie retrace son itinéraire, depuis sa naissance dans le Transkei en 1918 jusqu'aux élections générales d'avril 1994, en passant par les années d'enfance et de formation, par la lutte, la clandestinité et le long séjour dans les geôles sud-africaines.
    Un grand destin, un grand combat pour la cause de la liberté. Une vie tout entière consacrée à lutter pour les siens. Ce livre fera découvrir l'homme qui a changé l'histoire de l'Afrique du Sud.

  • En 2001 à New York, un professeur d'Harvard fait l'acquisition d'un étrange manuscrit. Il publie l'année suivante ce qui s'avère être le premier roman écrit aux États-Unis par une esclave ayant réussi à s'échapper, et très certainement le premier livre écrit par une Noire, avant même la guerre de Sécession. Ainsi, dans les années 1850, à l'époque de l'immense succès de La Case de l'oncle Tom, oeuvre d'une Blanche, Hannah Crafts rédigeait dans l'intimité de sa chambre une autobiographie romancée qui ne connaîtrait le succès qu'un siècle et demi plus tard. Cette oeuvre nous fait directement pénétrer dans la conscience et le coeur d'une ancienne esclave ayant choisi le roman populaire pour décrire et comprendre le monde impitoyable qu'elle avait fui.

    « C'est un miracle que le monde de l'édition a parfois la chance de connaître. » Mohammed Aïssaoui, Le Figaro littéraire

  • Pourquoi tant de femmes portent-elles des chaussures à bout pointu ? le pied possède-t-il des " nerfs sexuels " ? qu'est-ce qui fait qu'une démarche est érotique ? les femmes sont-elles aussi fétichistes de la chaussure que les hommes existe-t-il une psychosomatique du pied ? fourmillant d'anecdotes, ce drôle de petit livre nous fait découvrir le pied dans tous ses états, redonnant à cet organe souvent dévalorisé, camouflé, mal traité, son importance pour notre équilibre.

  • Parti en 1876 avec la caravane du pèlerinage de la mecque, charles doughty s'engage dans une longue errance de deux ans et demi parmi les campements bédouins.
    Sans escorte et muni d'un pécule dérisoire, il sillonne l'arabie à la recherche de sites bibliques ou de formations géologiques remarquables, et dans cette région d'islam " fanatique " il refuse de se faire passer pour un musulman, au péril de sa vie. son récit, paru en 1888, fut longtemps le livre de chevet de lawrence d'arabie et reste considéré comme un chef-d'oeuvre de la littérature de voyage.

  • Grand marcheur, jean-claude bourlès a usé ses semelles sur les chemins de compostelle.
    Là-bas, face à la mer, il lui est venu l'envie de parcourir de même sa bretagne natale, de découvrir ce qui le lie à cette terre, à ce ciel, à ces gens, lui " l'étranger de passage ". alors, vers la mi-mai, il se met en route. mont-saint-michel, pontorson, redon : sa bretagne est d'abord intérieure, c'est celle des landes et des canaux. des souvenirs lui reviennent, qu'il croyait oubliés ; flaubert et suarès l'accompagnent, qui firent le même voyage.

  • Le XVIe siècle fourmillait d'aventuriers impatients d'explorer le Nouveau Monde, d'hommes d'argent déterminés à y faire fortune, de monarques désireux d'y étendre leurs possessions.
    Les Anglais voulurent eux aussi réaliser ce " rêve américain ". Le flamboyant Sir Walter Raleigh, favori d'Elisabeth 1er, l'habile John Smith, dont la vie fut sauvée par une princesse indienne, et Thomas Harriot, qui décrypta la langue algonquine, comptent parmi les héros de cette étonnante saga retracée avec une rigueur d'historien et un brio de romancier.

  • Devant le grand dupleix, il ouvre large sa veste: cousues à l'intérieur sont des noix muscades volées aux hollandais.
    Dupleix n'apprécie pas: il a raté la même expédition trois ans plus tôt. les muscades de monsieur poivre seront sabotées en cette île maurice qu'il voulait rendre riche...telle est l'histoire du plus illustre chasseur d'épices qui consacra la moitié de sa vie à la conquête de la muscade et de la girofle. poivre, au nom prédestiné, jeté dans l'aventure par un boulet anglais, têtu comme un lyonnais, renversé par dix échecs et puis, soudain, vainqueur, en amour comme en politique, et surtout en ses jardins, où le girofle enfin...
    Traversent cette histoire quelques grands personnages, tel la bourdonnais, ennemi juré de dupleix, mais surtout des aventuriers fascinés par la plus précieuse des denrées végétales: l'épicerie fine.
    Sans oublier l'enivrant parfum de françoise poivre, la jeune et belle épouse du chasseur que courtisa un certain bernardin de saint-pierre, futur auteur de paul et virginie.

  • « Je n'ai jamais voulu être steward. Je n'ai jamais rêvé de me faire injurier par des passagers en voyage d'affaires et arroser de vomi par des gosses, d'être harcelé par des vieillards et exposé aux récriminations nostalgiques de pilotes regrettant l'époque plus tranquille où, aux commandes d'avions-cargos militaires, ils n'étaient pas encore obligés de verser des pensions alimentaires...»
    Et pourtant, Elliott Hester est devenu steward parce qu'il ne supportait plus de se geler l'hiver comme bagagiste à l'aéroport de Chicago. Bien mal lui en a pris. Retards insupportables et intoxications alimentaires, odeurs suspectes et animaux bizarres, querelles et flirts, mythomanes et nymphomanes : ses souvenirs défilent comme autant de sketches dans un théâtre de boulevard réduit aux dimensions d'un Boeing.

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  • « Je ne suis pas parti que la confusion, déjà, s'installe dans mon esprit. Pourquoi suis-je ici, sur ce chemin de foi reconnu et sanctifié par trois religions monothéistes, alors que je ne crois ni ne pratique en aucune confession ? Un pèlerin sans foi et sans Église ! Plus modestement, un agnostique qui, rompant l'immobilité de la nuit, se met en marche vers un rendez-vous où personne ne l'attend. »

  • Le philosophe Ralph Waldo Emerson (1803-1882) fut l'un des pères du transcendantalisme américain, fondé sur le culte de la nature et une essence de l'être indépendante de l'expérience. Cette exaltation de l'individu se retrouve dans ses English Traits (1856), rédigés après un long séjour en Grande-Bretagne où il avait été invité pour une tournée de conférences à l'automne 1847. Il y fréquenta bien sûr l'élite intellectuelle et mondaine, mais la bourgeoisie excita tout particulièrement sa curiosité ? cette bourgeoisie qui faisait alors la force de l'Angleterre industrielle et qui était de plus en plus active dans le gouvernement du royaume.

    Énergie physique des descendants de défricheurs de forêts, sagesse pratique et rude bon sens : telles sont les grandes qualités des Anglais qui, " comme tous les hommes chez qui la nature animale est puissante, se fient de préférence à leur instinct ". Mais l'hommage d'Emerson à la terre prospère de ses ancêtres est clairvoyant, car " cette prospérité et ces vertus mêmes donnent une sorte de justification au matérialisme et fortifient partout le pouvoir de la basse richesse " ; et puis, si les Anglais sont originaux, ils n'aiment l'originalité que chez eux, ce qui les rend orgueilleux et intolérants.

  • En octobre 1940, evelyn waugh, alors âgé de vingt-sept ans, s'embarque pour l'abyssinie afin d'assister, comme correspondant du times, au couronnement de l'empereur haïlé sélassié.
    D'ethiopie il se rend à aden puis à zanzibar, visite le tanganyika, le kenya et l'ouganda, fait un détour par le congo belge, rentre à londres en bateau via la rhodésie, l'union sud-africaine et l'île de sainte-hélène.

  • Imaginez un croisement entre madame de Sévigné et Woody Allen : vous obtiendrez Helene Hanff (1917-1997), qui doit son passeport pour l'éternité à un talent unique d'épistolière joint à une perfusion d'humour juif new yorkais et à un amour immodéré pour la littérature anglaise. Son best-seller, 84, Charing Cross Road, est né de vingt ans de correspondance (1949-1969) avec le personnel d'une librairie londonienne spécialisée en livres rares.

    Après toute une vie d'attente, Helene arrive enfin à Londres en juin 1971. L'ami libraire, Frank Doe, est décédé sans qu'elle l'ait jamais rencontré, mais sa veuve, sa fille et une foule de personnages hauts en couleur l'accueillent lors de ce séjour, ses premières vacances à l'âge de cinquante-quatre ans.

  • Vous êtes là, dans le désert du sonora.
    Ou au bord d'une rivière. le frisson du vent dans les roseaux, la danse d'un héron, la fraîcheur d'un matin sur la peau, les tourbillons de l'eau dans lesquels s'agitent les récits des gens de la rivière : le plus mystérieux, le plus secret des écrivains " naturalistes " vivants raconte tout cela, tous les rituels de la nature qui nous échappent.

  • Polémiste, poète, romancier et dramaturge, Joseph Méry (1797-1866) fut un écrivain célèbre en son temps, l'ami de Dumas, Balzac, Hugo, Gautier, Nerval.
    Il raconte son voyage de 1834 en Italie à la manière d'un roman-feuilleton. Déjà l'Europe entière arpente la Péninsule, et dans la basilique Saint-Pierre l'homme de lettres croit se promener à la Bourse de Paris. Tout en se moquant des touristes, Méry, en fervent bonapartiste, rend visite aux membres de la famille impériale en exil, et surtout à Letizia, la mère de Napoléon, " cette mère illustre privée de ses enfants et entourée de leurs portraits ".

  • Trente ans de familiarité avec Venise permettent à l

  • Carder le coton avec sa grand-mère lorsqu'il était tout petit, trimer dans les ranches du texas ou les ports du mississipi, sillonner le vieux sud avec les vagabonds, élever une famille nombreuse en pleine ségrégation raciale, cela n'a pas empêché george dawson (1898-2001) de devenir centenaire et de conserver un optimisme à toute épreuve.
    Cette vie qui a fini par se confondre avec l'histoire de l'amérique et celle du xxe siècle méritait bien un ouvrage, mais george avait dû travailler trop jeune pour pouvoir apprendre à lire et à écrire. c'est à l'âge de quatre-vingt-dix-huit ans qu'enfin il a pris le chemin de l'école. son ami richard glaubman, instituteur, l'a aidé à raconter ses mémoires qui valent tous les élixirs de jouvence.

  • Lorsqu'en 1888 robert louis stevenson et sa femme décidèrent de partir à la découverte des mers du sud, celles-ci n'avaient rien des lieux paradisiaques vantés par les brochures touristiques.
    Mais l'écrivain ne se lassait pas de relire les récits de melville, et puis son emphysème pulmonaire lui interdisait désormais un séjour prolongé en écosse, tout comme cette société victorienne qu'il ne supportait plus. le voyage devait durer deux ans, jusqu'à ce que la janet nicholl jette l'ancre dans les îles samoa, oú stevenson devait mourir prématurément en 1894.

  • Automne 1971, Chine et URSS sont dans un face-à-face tendu le long de leur frontière commune, sur les rives des fleuves Amour et Oussouri. Une rencontre inattendue à Khabarovsk, côté soviétique, avec un Russe né en Chine un demi-siècle plus tôt va conduire le narrateur dans la bouleversante recherche du passé d'un homme, Vladimir, et d'une ville chinoise, Harbin (Kharbine pour les Russes), aux destins étroitement liés.
    Une histoire, une amitié, une enquête qui vont durer une trentaine d'années. Comme dans un roman surgissent au fil des ans, de part et d'autre de la frontière, de multiples personnages, chinois et russes, vieux révolutionnaires, chercheurs d'or, chasseurs et coureurs des bois, Russes blancs ou rouges, Japonais...
    À travers le personnage central de Vladimir, l'auteur nous fait découvrir l'épopée pathétique des derniers Russes de Mandchourie. Il nous entraîne dans l'obsédante quête d'une histoire aux épisodes dramatiques encore occultés et souvent révélés pour la première fois dans ce livre.

  • De 1978 à 1986, peter matthiessen a voyagé à travers le sénégal, la gambie, la côte-d'ivoire, le zaïre et la république centrafricaine, en compagnie de chercheurs, de biologistes, de naturalistes acharnés à sauver ce qui peut l'être encore de la grande vie sauvage de l'afrique.
    Le constat qu'il dresse au fil de son périple est tout simplement terrifiant. dans ce récit se mêlent le souffle de l'aventure, l'observation précise et le lyrisme maîtrisé d'un grand auteur, au gré de ces lents voyages sur les fleuves et dans la jungle, oú il nous semble pénétrer au coeur le plus secret du monde. explorateur, naturaliste et romancier, peter matthiessen est aussi l'auteur chez payot de deux saisons à l'âge de pierre et de urubamba.

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