Religion & Esotérisme

  • Ce livre essaie de rendre le contenu du Coran non seulement accessible au lecteur un tant soit peu curieux mais aussi de l'aider à pénétrer un univers complexe, celui de la réforme progressive de l'Islam, tant à l'intérieur de son cadre référentiel qu'à l'extérieur. Cet impératif de la pensée critique nous pousse donc à lire le Coran comme un grand Discours sur Dieu (Allah) et sur la Foi (Al-imân), en y puisant les ressources nécessaires pour l'appréhender au regard de notre modernité et en sachant que le texte sacré du Coran lui-même, enseigné dès les classes maternelles, accompagne les croyants tout au long de leur vie.
    Il est le vade-mecum du pèlerin dans son voyage sacré à La Mecque, il est dans toutes les mosquées et dans les foyers les plus modestes. Outre la prière quotidienne qui fait tant appel aux versets coraniques, la lecture du Texte sacré des Musulmans répond à leurs moments de désespérance, chasse leur inquiétude et défait les noeuds qui les bloquent face à l'immensité divine. Non pas un livre thaumaturge, mais un livre de foi et de paix, un livre de plénitude pour le croyant au sens où celle-ci est aussi une totalité de vie.

  • C'est par ce livre passionnant, issu de conférences données au Jewish Theological Seminary de New York, publié aux États-Unis en 1941 et traduit pour la première fois en français chez Payot en 1950, que Gershom Scholem acquiert une renommée mondiale. Le judaïsme a développé dès ses débuts un courant mystique puissant et original dont l'influence sera considérable tout au long de l'histoire. Ses notions fondamentales sont complexes, ses courants sont divers : Sephiroth, merkaba, gnose, kabbalisme, hassidisme, zohar, mais aussi Abraham Abulafia, Isaac Luria, Sabatai Zevi - autant d'idées multiples, autant de personnalités marquantes qui constituent un univers sans cesse en mouvement, dont Scholem propose ici une analyse claire et complète dans laquelle il fait la synthèse de son savoir.
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  • Le taoïsme est une des grandes religions de l'humanité.
    Depuis deux mille ans il donne sens et forme aux manifestations les plus diverses de la civilisation chinoise, depuis l'art de gouverner jusqu'à la médecine et aux cérémonies qui rythment la vie quotidienne. pour comprendre la chine, il faut connaître le taoïsme. mais le taoïsme, c'est aussi un ensemble de textes spirituels parmi les plus hauts qu'ait produits l'humanité. les questions qu'ils posent, avec une force et un humour auxquels nul ne peut rester insensible nous taraudent toujours : l'homme et l'univers ne font-ils qu'un ? l'homme juste peut-il participer au gouvernement ? lao-tseu ou tchouang-tseu, et leurs innombrables commentateurs, ne sont que les plus célèbres d'un ensemble foisonnant d'auteurs que le sinologue anglais martin palmer nous invite à découvrir dans un livre très informé et facile d'accès.

  • Que signifie aborder le troisième millénaire pour un croyant ou un non-croyant ? oú se situe le seuil de la vie humaine ? quel sera le rôle des femmes dans l'eglise de demain ? peut-on ne pas avoir la foi et agir au nom d'une morale absolue ? autant de questions auxquelles umberto eco et carlo maria martini, évêque de milan, répondent sans détour.
    Un magistral échange épistolaire dont le fil rouge est le rapport que l'homme entretient avec dieu.

  • L'Augustin des Plus tendres sentiments, ouvrage paru au coeur du XVIIe siècle, respecte les entrées et les sorties du grand scénario des Confessions ; dans ce théâtre de l'âme, nous entendons les soupirs et les élans, les invocations et le chant des psaumes, mais il n'y a plus aucune persona sur scène. Tous les livres et les passages qui incarnent un corps de tentation et de péché, tous les lieux et arguments du débat théologique contre les hérésies et également toute la lecture philosophique de la Genèse sont absents de notre " recueil ", en même temps que les figurants qui accompagnaient le nom d'Augustinus. Ce n'est plus le livre d'un homme et d'un temps, c'est l'oraison de l'humanité entière qu'un savant anonyme, se retirant des querelles et des désaccords théologiques, a sortie des Confessions pour en faire un " Augustin portatif ". un petit livre de sagesse pour tous les jours et pour chaque moment.

  • Qu'a fait Jésus entre sa naissance et le début de sa prédication ? Et surtout, qu'a été son enfance, avant que Marie et Joseph ne le retrouvent, à douze ans, au Temple, parmi les docteurs ? Les évangiles canoniques, même ceux de Luc et de Matthieu, nous en disent très peu de choses. Pour répondre au désir de savoir ce qu'a été la vie de Jésus enfant, les auteurs chrétiens des premiers siècles ont multiplié des textes que nous avons pris l'habitude d'appeler " apocryphes ", et qui n'ont cessé de circuler sous forme orale, manuscrite et imprimée, parallèlement aux évangiles canoniques, pour nourrir nos mythes et servir d'inspiration aux artistes. On présente ici les trois plus importants récits de l'enfance de Jésus, un Jésus tout à fait inattendu, magicien et démiurge, dans la traduction de Voltaire, publiée pour la première fois en 1769 : le Protévangile de Jacques, l'Évangile de l'enfance de Thomas et l'Évangile de l'enfance. Capricieux, faiseur de bons et de mauvais miracles, Jésus y apparaît comme un héros antique, un Dieu-enfant qui n'est pas encore le Sauveur.

  • Nulle part dans la Bible hébraïque ou dans les trois premiers évangiles, on ne trouve l'idée que Dieu a pu se faire homme. Seul le quatrième évangile, celui de Jean, lance, dès son Prologue, le principe qui veut que "le Verbe" se soit fait chair. Depuis lors, Jésus est considéré comme le Verbe incarné - Dieu lui-même. Comment et pourquoi a-t-on fait de Jésus, successivement, un rabbi miraculeux, le Fils de Dieu, le Messie annonciateur du Royaume, et finalement Dieu incarné ? Jésus est-il Dieu ?
    Une brillante réflexion sur la nature et les enjeux du dogme majeur des chrétiens par l'un des penseurs les plus appréciés et les plus stimulants en matière de dialogue entre les religions.

  • En 1461, rien ne semble devoir arrêter la progression du conquérant turc en Orient et en Occident.
    Enea Silvio Piccolomini, le pape humaniste Pie II, propose alors dans une épître au sultan vainqueur de Constantinople un pacte inédit : il légitimera son empire sur le monde, s'il accepte de se convertir. La lettre à Mahomet II n'est pas seulement l'un des documents les plus étonnants de l'histoire des rapports entre Europe et Islam ; c'est aussi le lieu d'un duel imaginaire entre le prince de l'Eglise et le chef de l'Empire ottoman, et l'un des grands textes de la pensée religieuse du Quattrocento.

  • S'il est vrai que chaque oeuvre du passé ne parvient à une lisibilité complète qu'à certains moments de sa propre histoire qu'il est important de savoir saisir, à l'origine de ce livre, il y a la conviction qu'entre les Épîtres de Paul et notre époque, il y a une sorte de rendez-vous secret que nous ne devons à aucun prix manquer. Dans cette perspective, l'un des textes les plus lus et les plus commentés de toute notre tradition culturelle acquiert sans doute une nouvelle lisibilité, qui déplace et réoriente les canons de son interprétation : Paul n'est plus le fondateur d'une nouvelle religion, mais le représentant le plus exigeant du messianisme juif ; non plus l'inventeur de l'universel, mais celui qui dépasse la division des peuples par une nouvelle division, et qui y introduit un reste ; non plus l'annonce d'une nouvelle identité et d'une nouvelle vocation, mais la révocation de toute identité et de toute vocation ; non plus la simple critique de la Loi, mais son ouverture vers un usage au-delà de tout droit. Et, au coeur de tous ces motifs, une nouvelle expérience du temps qui, en inversant le rapport entre le passé et le futur, entre la mémoire et l'espoir, constitue le kairos messianique non pas comme la fin des temps, mais comme le paradigme même du temps présent, de tous les présents.

  • Après une première expérience dans un monastère zen du Japon, Janwillen Van de Wetering conte ici son retour aux sources du zen - cette fois en Occident, dans une communauté religieuse où l'on retrouve curieusement mêlés les exigences de la vie monastique et les parfums de la contre-culture occidentale.
    Il va partager, avec des condisciples très divers, les fatigues et les joies d'une recherche intérieure toujours empreinte de compassion et d'humour.

  • Le Sefer Yesirah ou Livre de la Création est un essai théorétique sur les problèmes de cosmologie et de cosmogonie.
    Écrit probablement entre le IIIe et le VIe siècle, il fait partie des textes spéculatifs les plus anciens qui existent en hébreu. La méditation mystique semble avoir été une des sources à laquelle l'auteur a puisé son inspiration. Son sujet principal, ce sont les éléments du monde qui se trouvent dans les dix nombres élémentaires et premiers, les Sephiroth, comme le livre les appelle, et les vingt-deux lettres de l'alphabet hébreu.
    Ceux-ci représentent ensemble les forces mystérieuses dont la convergence a produit les diverses combinaisons que l'on peut observer à travers toute la création ; ce sont les " trente-deux sentiers mystérieux de la sagesse ", avec lesquels Dieu a créé tout ce qui existe. Gershom Scholem, Les Grands Courants de la mystique juive.

  • « Avant de devenir un breuvage, le thé fut d'abord une médecine. Ce n'est qu'au huitième siècle qu'il fit son entrée, en Chine, dans le royaume de la poésie, comme une des distractions élégantes du temps. Au quinzième siècle, le Japon l'ennoblit et en fit une religion esthétique. La cérémonie du thé est un culte basé sur l'adoration du beau parmi les vulgarités de l'existence quotidienne. Il inspire à ses fidèles la pureté et l'harmonie. Il est essentiellement le culte de l'Imparfait, puisqu'il est un effort pour accomplir quelque chose de possible dans cette chose impossible que nous savons être la vie.
    La philosophie du thé n'est pas une simple esthétique dans l'acception ordinaire du terme, car elle nous aide à exprimer, conjointement avec l'éthique et avec la religion, notre conception intégrale de l'homme et de la nature. C'est une hygiène, car elle oblige à la propreté ; c'est une économie, car elle démontre que le bien-être réside beaucoup plus dans la simplicité que dans la complexité et la dépense ; c'est une géométrie morale, car elle définit le sens de notre proportion par rapport à l'univers. Elle représente enfin le véritable esprit démocratique de l'Extrême-Orient en ce qu'elle fait de tous ses adeptes des aristocrates du goût.
    Le fait que le Japon s'est trouvé si longtemps isolé du reste du monde a aidé puissamment, en développant le goût de la vie intérieure, à propager la philosophie du thé. Nos maisons et nos habitudes, notre façon de nous vêtir et notre cuisine, notre porcelaine, notre laque, notre peinture, notre littérature même, tout, chez nous, a subi son influence.
    Personne ne peut l'ignorer qui connaît la culture japonaise. »

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