Religion généralités

  • Dans nos vies chargées, nous prenons rarement le temps de nous arrêter, de réfléchir, de nous occuper de notre vie intérieure, de notre rapport à Dieu ou tout simplement de nous occuper de nous. Parfois, pourtant, naît l'envie de se poser, de se recentrer, de se décharger de toute contrainte matérielle, de faire le point... Il n'est pas nécessaire d'être pratiquant ni même croyant pour ressentir le besoin de se ressourcer en silence ou dans la prière. Pour vivre cette grande aventure spirituelle, de nombreuses voies sont possibles. Les lieux de retraite sont multiples et offrent un large choix : en silence, sous forme de méditation (au sens oriental du terme), avec des prières, en couple, en famille, seul... Cet ouvrage s'adresse non seulement à ceux qui croient, qui prient ou méditent déjà, mais aussi à ceux qui cherchent une voie, un chemin, et plus largement à tous ceux qui se trouvent à un tournant de leur vie, ou à une croisée des chemins.
    Pour comprendre ce que l'on peut rechercher et espérer d'une expérience à visée spirituelle ou contemplative, Clémentine Rousseau- Lubin remonte aux sources de ce que constitue la retraite. Elle en décrypte le sens spirituel et s'appuie sur les citations éclairantes de grands auteurs, qui viennent enrichir l'ouvrage d'expériences, d'éclairages particuliers, de sensibilités.

  • Les croisades étaient-elles une entreprise impérialiste à l'encontre de l'Orient musulman ?
    L'Inquisition a-t-elle brûlé des milliers d'hérétiques ? La chrétienté médiévale était-elle antisémite ?
    L'Église s'est-elle vraiment interrogée pour savoir si les femmes avaient une âme ? Pendant les guerres de Religion, les catholiques ont-ils fait preuve d'intolérance alors que les protestants incarnaient la liberté d'esprit ? Dans les années 1930, le Vatican s'est-il aveuglé par anticommunisme sur les dangers du fascisme et du nazisme ? Autant de questions explosives en forme de réquisitoire dans un procès couramment fait à l'Église catholique. Les réponses données ici par quinze historiens visent d'abord à remettre en contexte chaque question dans son époque, avec le souci d'éviter tout anachronisme. Sans jamais remplacer la légende noire par une légende dorée, cette fresque alerte et passionnante redonne sa place à une investigation historique sans préjugés ni oeillères.

  • En Palestine, juifs et musulmans ont longtemps vécu ensemble avec harmonie. Lors du partage en en deux territoires distincts, l'un arabe, l'autre juif, cette cohabitation s'arrête brutalement. Juifs et arabes sont-ils condamnés à une guerre sans fin ? Sous l'Empire ottoman (1516- 1917), juifs et musulmans vivent pacifiquement à l'intérieur du cadre défini par la charia. Vers la fin du XIXe siècle, ces traditions de vie commune disparaissent peu à peu avec l'arrivée des premiers colons sionistes.
    La période du mandat britannique (1918-1948) transforme les relations entre les deux communautés et sème les germes du conflit meurtrier qui déchire le pays à la suite de la résolution du novembre des Nations unies sur le partage de la Palestine entre les arabes et les juifs. Depuis, les deux peuples ne cessent de s'affronter dans un conflit qui apparaît comme l'un des plus longs de l'histoire contemporaine. Grâce aux archives des minutes du tribunal islamique de Jérusalem, Amnon Cohen retrace l'histoire de la Palestine depuis la conquête du territoire par les Arabes musulmans au VIIe siècle jusqu'à la création de l'État d'Israël en 1948. Sans parti pris, il démontre qu'en prenant la voie du compromis au lieu de la confrontation, la coexistence entre juifs et arabes peut être rétablie.

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  • L'amour, la foi, l'espérance. Il semble aujourd'hui plus que jamais nécessaire de retrouver le sens de ces mots. C'est l'objet de cette lettre, adressée à tous ceux qui sont chrétiens - un peu, beaucoup, passionnément - ou qui ignorent qu'ils le sont - et qui se demandent comment s'engager de tout leur être dans l'aventure de la vie. C'est aussi une invitation à intensifier son rapport avec le monde. À augmenter sa joie à être.
    Dans une langue incandescente et pudique à la fois, Christiane Rancé offre un texte d'espérance, tourné vers la vie et les autres. Un livre de mémoire sans passéisme, et de combat sans violence. Une parole à contre-courant et joyeusement rimbaldienne, puisqu'elle fait le pari de l'éternité.

  • La laïcité à l'école : un apaisement nécessaire Nouv.

    Régulièrement, et souvent tristement, l'actualité remet à la une la question de la laïcité à l'école et de la transmission des valeurs républicaines.
    Contrairement aux propos qui entretiennent d'incessants conflits sur le sujet, le consensus laïc et la volonté de fonder l'éducation sur la raison restent très largement partagés par les enseignant.e.s. Nul ne peut nier l'existence de situations complexes mais cela ne doit pas conduire à dramatiser la réalité quotidienne ou à faire le portrait d'une école qui aurait renoncé. Une telle focale empêche de faire face aux difficultés et de mettre en oeuvre la patience et la pédagogie nécessaire. Car, ne l'oublions pas, l'élaboration du jugement est un travail long et complexe. Aussi convient-il de donner leur juste place à ces difficultés, sans exagération ni angélisme, et d'en analyser objectivement les fondements et les enjeux.
    Fort de leurs expériences, les auteurs de cet ouvrage mettent sur la table les enjeux de la laïcité à l'école.
    Une première partie livre des réflexions plus théoriques (sociologie, histoire, etc.) pour laisser place, dans un second temps, à un questionnement des pratiques de la laïcité au quotidien - de l'école primaire à l'université, qu'il soit question d'histoire, d'EPS ou de sciences.
    Une mise à plat riche et parfois surprenante qui donne tous les outils pour penser un apaisement nécessaire.

  • «La publication des deux volumes de l'Ancien Testament dans la Pléiade, en 1956 et 1959, a été saluée comme un événement. Voici, longtemps attendu, le Nouveau Testament. La présente traduction s'est efforcée de répondre à une double fidélité : fidélité au texte dont elle suit d'aussi près que possible le vocabulaire ; fidélité aux auteurs dont elle essaie d'épouser le mouvement et le ton. Notre ambition a été de rendre à ces textes la nouveauté et la diversité qu'y trouvèrent leurs premiers lecteurs : quelque chose de leur force explosive.» Bulletin Gallimard, avril 1971.

  • « La laïcité est contre les musulmans. » « Les signes religieux n'ont rien à faire dans l'espace public. » « À l'école, on n'a pas le droit de parler des religions. » Régulièrement brandie comme argument massue dans les médias et les débats politiques, la laïcité fait l'objet de fantasmes. Dans un contexte de peurs multiples, nombre de discours visent à imposer un « durcissement » de la laïcité dans le but, parfois inavoué, de réduire les libertés qu'elle garantit et de multiplier les interdits qu'elle prévoit. Au risque de la dénaturer et de briser l'équilibre fragile posé par la loi de 1905.
    Les exemples de polémiques à ce sujet se sont multipliés ces dernières années, se focalisant essentiellement sur l'islam.
    Pour sortir des préjugés et garantir un débat serein, il paraît indispensable de se réapproprier point par point la laïcité telle que définie par le droit et telle qu'elle découle de notre histoire : éclaircir les confusions, déconstruire les idées reçues et les représentations fausses.
    Face aux replis identitaires (de tous ordres), aux contestations et aux pressions contre la République, mais aussi face à l'instrumentalisation dangereuse et de plus en plus courante de la laïcité, ce livre s'attache à définir ce qu'elle rend possible et ce qu'elle interdit, et sous quelles conditions.

  • «La Bibliothèque de la Pléiade avait inscrit depuis longtemps à son programme une traduction intégrale de La Bible. Cette traduction devait être, par ses qualités littéraires, digne des grands classiques français et étrangers qui ont établi le renom de la collection. Elle devait en même temps répondre aux exigences de précision qu'ont suscitées le développement de l'esprit scientifique, les progrès de la philologie et les découvertes archéologiques les plus récentes.
    Nul ne pouvait donc être plus qualifié pour diriger et réaliser cette publication que M. Édouard Dhorme, membre de l'Institut, professeur honoraire au Collège de France : à une connaissance parfaite de l'hébreu et des langues sémitiques antérieures ou postérieures à celle-ci, M. Dhorme joint, à un haut degré, le sens de la langue française.
    Pour la première fois en France, semble-t-il, un tel approfondissement de l'hébreu non seulement n'a pas empâté la vigueur, ni terni les nuances de notre langue, mais au contraire en a affiné les richesses. C'est en serrant l'original de plus près que le traducteur, a, du fond du génie français, fait surgir des pouvoirs endormis et comme une nouvelle écriture. Celle-ci épouse le style de chacun des auteurs originaux et rend sensible leur tempérament propre : ici un ton oral sans âge, ailleurs de savants effets littéraires, parfois la raideur des inscriptions archaïques ou le frémissement de vie et la jeunesse retrouvée de poèmes immortels.
    L'introduction et les notes, n'ayant point de thèses à défendre, soucieuses uniquement d'éclairer le texte, situent tout ce qui peut l'être dans l'état actuel de nos connaissances : coutumes, jeux de mots, histoire et géographie, philosophie et morale, etc. Elles portent la marque d'une grande sagesse et d'une prudence courageuse. M. Dhorme, qui connaît aussi bien les hardiesses hypercritiques que la théologie savante, sait défendre les droits du texte littéral contre toute interprétation tendancieuse et se réserver devant les hypothèses téméraires.
    Voilà qui ne saurait laisser indifférents ni les croyants ni les historiens : cette publication doit ainsi emporter l'assentiment unanime.
    Il se trouve de surcroît que c'est un grand événement littéraire.» Bulletin Gallimard, oct. 1956.

  • Un livre arraché aux heures sombres que nous traversons pour retrouver ce qui nous anime profondément.
    Lors du premier et du second confinement, dans le silence de la vie bénédictine, et pourtant en lien étroit avec ses amis de l'extérieur, François Cassingena-Trévedy a consigné ses réflexions sur une situation qui a plongé le monde dans la sidération. À bonne distance des controverses politiques, il interroge ici les chrétiens sur le sens de la foi, le rapport à l'eucharistie, dans des périodes où ils n'y ont plus accès, la relation au corps et à la sexualité, mais s'adresse aussi à tous les citoyens sur le danger du fanatisme religieux à la lueur des assassinats de l'automne 2020 et sur notre sens du commun.
    Si, au-delà des ces épreuves, nous étions face à une formidable opportunité de renaissance intérieure ?

  • Une centaine de textes variés (prières, Bible, poèmes, citations, romans, lettres, sermons, interviews, chants, etc.) emmènent les passionnés comme les curieux pour une promenade littéraire et spirituelle dans le monde immatériel des anges.
    Des auteurs de toutes les époques : de l'Ancien Testament à Gaële de la Brosse, en passant par saint Grégoire de Tour, saint Augustin, sainte Hildegarde de Bingen, sainte Thérèse d'Avila, mère Teresa, Gitta Mallasz, Pierre Jovanovic, Doreen Virtue, Frédéric Lenoir, Juliette Binoche, le pape François...
    Un voyage en lettres et en images, avec une iconographie riche de plus de 150 tableaux, dessins, vitraux, sculptures et fresques qui révèlent les anges dans toute leur gloire, leur rôle de compagnons des hommes et de messagers de Dieu.

  • «La Bibliothèque de la Pléiade avait inscrit depuis longtemps à son programme une traduction intégrale de La Bible. Cette traduction devait être, par ses qualités littéraires, digne des grands classiques français et étrangers qui ont établi le renom de la collection. Elle devait en même temps répondre aux exigences de précision qu'ont suscitées le développement de l'esprit scientifique, les progrès de la philologie et les découvertes archéologiques les plus récentes.
    Nul ne pouvait donc être plus qualifié pour diriger et réaliser cette publication que M. Édouard Dhorme, membre de l'Institut, professeur honoraire au Collège de France : à une connaissance parfaite de l'hébreu et des langues sémitiques antérieures ou postérieures à celle-ci, M. Dhorme joint, à un haut degré, le sens de la langue française.
    Pour la première fois en France, semble-t-il, un tel approfondissement de l'hébreu non seulement n'a pas empâté la vigueur, ni terni les nuances de notre langue, mais au contraire en a affiné les richesses. C'est en serrant l'original de plus près que le traducteur, a, du fond du génie français, fait surgir des pouvoirs endormis et comme une nouvelle écriture. Celle-ci épouse le style de chacun des auteurs originaux et rend sensible leur tempérament propre : ici un ton oral sans âge, ailleurs de savants effets littéraires, parfois la raideur des inscriptions archaïques ou le frémissement de vie et la jeunesse retrouvée de poèmes immortels.
    L'introduction et les notes, n'ayant point de thèses à défendre, soucieuses uniquement d'éclairer le texte, situent tout ce qui peut l'être dans l'état actuel de nos connaissances : coutumes, jeux de mots, histoire et géographie, philosophie et morale, etc. Elles portent la marque d'une grande sagesse et d'une prudence courageuse. M. Dhorme, qui connaît aussi bien les hardiesses hypercritiques que la théologie savante, sait défendre les droits du texte littéral contre toute interprétation tendancieuse et se réserver devant les hypothèses téméraires.
    Voilà qui ne saurait laisser indifférents ni les croyants ni les historiens : cette publication doit ainsi emporter l'assentiment unanime.
    Il se trouve de surcroît que c'est un grand événement littéraire.» Bulletin Gallimard, oct. 1956.

  • En Occident, l'homme est défini selon un modèle limité à deux dimensions : il est corps et âme. Michel Fromaget montre ici, conformément aux enseignements du Nouveau Testament, de l'hindouisme, du bouddhisme, du taoïsme et à la suite des anciens égyptiens, des Présocratiques, de la tradition philosophique antique, des Pères de l'Église - et, plus récemment de Nicolas Berdiaev et de Maurice Zundel, que l'esprit est une composante oubliée, et pourtant essentielle, de cette conception de l'être humain. Et c'est précisément la conception dualiste de l'homme comme seulement corps et âme qui, en tant que présupposé qui conditionne et limite notre façon de vivre et de penser, nous empêche de concevoir l'homme en trois dimensions - comme « corps, âme, esprit ».
    Dans cet essai, Michel Fromaget, nous invite à (re)découvrir cette dimension spirituelle en nous : il nous guide progressivement vers l'actualisation de cette « seconde naissance », naissance à la totalité de soi-même qui scelle la vocation de l'homme achevé.
    Un tel ouvrage n'est pas anodin : sa portée et son enjeu sont d'une gravité extrême, puisqu'ils renvoient à la question de l'acceptation ou non des conditions de notre vie et de notre mort - ou de notre éternité.

  • Croyante ou athée, toute personne est influencée par ses traditions religieuses et culturelles. Celles-ci sont profondément enracinées dans le psychisme humain et dans la mémoire collective ; ce ne sont pas des vêtements que l'on peut mettre et ôter à sa guise. L'auteur rappelle dans cet ouvrage qu'il n'y a pas de paix possible entre les peuples sans connaissance réciproque ; le mépris et la peur de l'étranger sont toujours liés à l'ignorance. La compréhension de l'autre passe par la découverte de sa religion, qui fonde ses traditions et sa culture. Le défi actuel consiste à accepter de repenser les choses différemment, de prendre du recul face aux préjugés auxquels nous sommes confrontés, notamment à cause d'événements tragiques dans le monde.
    Avec près de 10 000 exemplaires vendus depuis sa première édition en 2003, et les droits vendus dans 4 pays, cette toute nouvelle édition est complètement revue et corrigée en tenant compte de tous les faits religieux marquants depuis sa première sortie.

  • Moi, violent ?

    Nous sommes collectivement de plus en plus conscients de la violence du monde : on parle de discriminations raciales, de violences sexistes, de crimes incestueux... pour ne citer que quelques-unes des violences ordinaires. Mais toujours, le violent, c'est l'autre ! Et dans nos relations, c'est justement cette peur de l'autre qui est source de violence. Cet ouvrage explore les différents aspects de cette violence interpersonnelle : la séduction, l'emprise, la jalousie, la médisance, l'indifférence, l'idéalisation...

    Pour chacun de ces poisons relationnels, il met en regard la lecture psychanalytique et le point de vue des trois religions abrahamiques - le judaïsme, le christianisme et l'islam - car dans leur quête d'Absolu, les religions sont les premières concernées par ces formes de violence. Accessible, précis et vivant, ce livre essentiel vient éclairer ce qui constitue le coeur du fanatisme en s'appuyant sur des exemples de la littérature, d'une part et sur des extraits des textes fondateurs (la Bible et le Coran), d'autre part.

  • La femme devient mère en mettant au monde un enfant. Quant à l'homme, il ne lui suffi t pas de donner au nouveau-né son patronyme et de subvenir à ses besoins matériels pour être père, le dessein divin ayant prévu pour lui autre chose.
    Alors que notre société s'éloigne depuis plusieurs générations de ses repères judéo-chrétiens, bien plus de pères qu'on ne l'imagine éduquent leurs enfants dans la foi de leurs ancêtres avec ses rites, ses croyances et ses traditions. Si chacun espère pour ses enfants tout le bonheur du monde, les pères croyants désirent en plus leur transmettre la foi en Abraham, Jésus ou Mohammad.
    Le recueil du témoignage d'un grand nombre de pères juifs, chrétiens et musulmans, comme de personnalités de chacune de ces religions, dessine une paternité en quête de sens à transmettre. Avec tendresse et humour, entre questionnement et détermination, des pères croyants se confient.

  • C'est une affirmation courante que le monde moderne, entre autres caractéristiques, se distingue par la disparition de l'initiation.
    D'une importance capitale dans les sociétés traditionnelles, l'initiation est pratiquement absente de la société occidentale de nos jours. certes, les différentes confessions chrétiennes montrent encore, dans une mesure variable, des traces d'un mystère initiatique. mais le christianisme n'a justement triomphé et n'est devenu religion universelle que parce qu'il s'est libéré du climat des mystères gréco-orientaux et s'est proclamé une religion du salut, accessible à tous.

    En vue de dégager les divers types d'initiation, mircea eliade étudie successivement les rites de puberté dans les sociétés traditionnelles, les cérémonies d'entrée dans les sociétés secrètes, les initiations militaires et chamaniques, les mystères gréco-orientaux, les survivances des motifs initiatiques dans l'europe chrétienne et, enfin, les rapports entre certains motifs initiatiques et certains thèmes littéraires.
    L'auteur conclut sur les mouvements occultistes dans le monde moderne.

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  • Les historiens de l'Israël ancien ont toujours eu tendance à suivre le modèle narratif de la Bible, en cherchant à prouver l'historicité de celle-ci.
    Mario Liverani, dans ce livre qui fut un événement et a déjà acquis le statut de référence, inverse la perspective : il relit les grands récits de l'Ancien Testament à partir des enseignements de la recherche contemporaine sur l'histoire d'Israël et du Proche-Orient ancien. Il offre une enquête sans égale sur les conditions politiques et religieuses dans lesquelles Israël, parallèlement au cours ordinaire de son histoire, a su forger son épopée, écrire une « histoire inventée ».

  • La perte, le deuil sont les épreuves les plus lourdes que nous puissions connaître et cependant les plus communes. Elles isolent souvent parce que la douleur intense qu'elles provoquent en nous est toute personnelle et si intime. Être fidèle à sa douleur, est-ce bien être fidèle à ceux que nous pleurons ? Leur disparition peut-elle effacer l'amour ?
    Deux disciples de Jésus, un soir près d'Emmaüs au lendemain de sa mort, sont donc les premiers consolés par un Ami inattendu, surgi sur leur route. Parler, écouter, entendre.
    La consolation est un des beaux cadeaux de l'amour.

  • Ces quatre lectures talmudiques (Envers autrui, La Tentation de la tentation, Terre promise et terre permise, Vieux comme le monde), ont été prononcé de 1963 à 1966 aux colloques d'intellectuels juifs organisés par la section française du Congrès juif mondial.

    Pratiquement ignoré par la culture occidentale, le Talmud est la transcription orale d'Israël. Il régit la vie quotidienne et rituelle ainsi que la pensée des juifs confessant le judaïsme. Il comporte deux versions parallèles : l'une de Jérusalem, l'autre de Babylone, et les textes se classent sous deux rubriques : Halakhah, qui a trait à la vie rituelle et sociale, et Hagadah qui se présente sous forme d'apologues.

  • Seize rites pour planifier un mariage imprégné de magie et de symbolisme, notamment le handfasting, appelé aussi la cérémonie des mains liées, rituel des rubans ou union des mains. Pratiqué par les païens depuis des siècles, ce rituel est placé sous le signe de la nature. Des conseils pratiques et des exemples complètent l'ouvrage.

  • Ce volume rassemble dix textes écrits par Max Weber entre 1910 et 1920 et qui donnent une vue générale des fondements théoriques de sa sociologie des religions. La réunion de ces textes de synthèse, empruntés pour l'essentiel aux deux grandes entreprises que mène Weber au cours des années 1910 - le travail d'élaboration des catégories sociologiques d'Économie et société et les études comparatives sur L'Éthique économique des religions mondiales -, a été conçue pour faciliter l'entrée dans une des pensées-source de la philosophie et des sciences sociales contemporaines. Traduits avec scrupule par Jean-Pierre Grossein, présentés dans l'ordre chronologique, ils permettent à la fois de se faire une idée précise du développement de la réflexion wébérienne dans le sillage de L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme et de prendre la mesure de sa portée systématique. L'ouvrage n'a d'autre ambition, en un mot, que de fournir un instrument de travail commode et fiable, à l'heure où l'interrogation sur le religieux retrouve sa vigueur et où la pensée de Max Weber révèle toute son actualité.

  • Nos relations avec les animaux ont depuis toujours donné lieu à des points de vue passionnés et passionnants. C'est que la question animale n'est pas une question comme les autres car elle nous oblige à prendre du recul par rapport à ce qui constitue le propre de l'homme. De plus, c'est l'une des plus anciennes questions qui préoccupe l'humanité en tant qu'elle est très présente dans l'Ancien et le Nouveau Testament à travers tous les récits fondateurs du judaïsme tout comme du christianisme.
    Cet ouvrage démontre que le christianisme apporte un regard entièrement nouveau sur l'animal. Une telle révolution culturelle se trouve précisément au coeur de la vie et de la pensée de celui qui incarne comme personne cette transformation historique : François d'Assise.
    Or, force est de constater qu'aucun ouvrage de langue française n'avait été consacré jusqu'à présent à une présentation d'ensemble des grands moments de la vie de François d'Assise dans ses liens avec les animaux. Ce livre vient combler ce manque en offrant une explication approfondie de ce que son auteur nomme la pensée franciscaine de l'animalité afin de montrer en quoi celle-ci apparaît bien dans sa beauté même comme à l'origine de l'éthique animale contemporaine. Il annonce aussi ce que pourraient être de nouvelles relations avec les animaux, c'est à dire avec ceux que François d'Assise nomme explicitement nos frères.

    Ce n'est donc à rien de moins qu'à une révolution éthique que nous introduit cette pensée franciscaine de l'animalité présentée dans ce livre de référence novateur et inédit.

  • Voici une invitation à entrer dans le monde de l'hôpital... par la porte du jardin ! Ces chroniques glanées au fil des jours relatent les rencontres d'un aumônier avec les patients qu'il visite ; elles nous plongent dans le quotidien de l'accompagnement spirituel qui cherche à se faire proche des personnes dans leur vécu.
    C'est aussi à un récit de type initiatique que l'auteur nous convie. Ayant été victime d'un accident banal en taillant un mûrier dans son jardin, il réalise rapidement que les étapes de la guérison et de la réadaptation le font entrer lui-même dans une quête de sens et de profondes remises en question. En faisant dialoguer son parcours de vie avec la sève de ses rencontres en aumônerie, il met en relief l'importance de la dimension spirituelle, tant dans le monde des soins que dans un souci de convictions transmises de générations en générations, à l'image de la nature et des saisons qui se renouvellent.
    Une belle leçon de vie s'en dégage :
    - Face à la maladie ou à l'accident, réaliser que nous ne serons plus comme avant est un choc, mais également une invitation à s'approcher encore plus près de nous-mêmes.
    - L'écoute, la considération bienveillante d'une autre personne, peut être un tremplin vers mes ressources intérieures et extérieures.
    Les lecteurs se retrouveront dans l'un ou l'autre personnage évoqué, parce que nous avons tous un jour vécu un temps de crise qui a remis en question nos fondements. Il y a là une invitation à nous reconnecter à notre humus originaire et original, à cette force de vie présente en chacun.

  • Je ne pense plus voyager est une méditation sur la mort de Charles de Foucauld (1858-1916).
    Prenant comme point de départ des éléments nouveaux découverts sur Madani, principal complice des assassins de Foucauld, et sur le capitaine Florimont, qui l'interrogea 30 ans après les faits, François Sureau revient sur le dénuement absolu dans lequel a fini Foucauld au désert et tente de relire son itinéraire à cette lumière.
    Tout entier abandonné à Dieu, n'ayant converti personne, lâché par l'institution religieuse - c'est la radicalité des derniers jours de la vie de Foucauld qui intéresse François Sureau et qu'il souligne dans ce livre. Radicalité de cet homme qui a grandi dans une famille où dépression et folie de ses parents marquèrent profondément son enfance. Radicalité de sa vie de noceur et d'officier, qui s'oppose à l'extrême pauvreté de ses derniers jours. Radicalité de cet homme qui s'intéresse aux tribus d'Afrique du Nord, en recueille les poèmes et la langue, quand les colons ne les considèrent que comme des ennemis. Radicalité encore de Foucauld qui voyagea en Afrique du Nord dans un déguisement de rabbin et fit l'expérience du regard haineux porté sur les juifs à l'époque. Radicalité de sa lecture des évangiles, dont il retient la figure de Jésus parfait anonyme à Nazareth, qui travaille de ses mains et ne prêche pas encore.
    Après Inigo et Le chemin des morts, François Sureau signe un nouveau récit de vie, où échecs, creux, et manques valent plus que hauts faits et triomphes.
    Parution simultanée dans la collection blanche d'un recueil de poésie : Sur les bords de tout.

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