Judaïsme

  • Bien que la communauté juive soit de plus en plus attaquée sur le sol français, Yann Boissière veut croire qu'elle a toute sa place dans la vie de la nation et qu'elle a les atouts pour apporter sa contribution à notre vivre-ensemble.
    Passant en revue les grands enjeux qui interrogent les juifs de France - l'antisémitisme, la laïcité, le rapport à Israël, le dialogue interreligieux -, l'auteur montre comment le judaïsme peut aujourd'hui faire oeuvre de paix et de liant au sein du cadre républicain.
    Un essai enthousiaste et roboratif, un cri d'amour pour la France.

  • Le judaïsme est la plus ancienne des religions monothéistes, dans la lignée des fils d'Abraham. De fait, il constitue l'origine de notre culture. Comprendre le judaïsme, c'est donc à la fois renouer avec le passé et éclairer le monde contemporain. En s'appuyant sur des « mots-clés » - bar mitzvah, diaspora, Kabbale, Shoah... -, des mots connus mais des réalités mal comprises, ce livre propose une première approche qui n'a pas la prétention d'être exhaustive, mais d'aller à l'essentiel pour découvrir la tradition juive et inciter à la lecture des textes fondateurs.

    Notions - Figures - Citations.

  • La Torah est le texte fondateur de la religion juive et, d'une certaine ma­nière, de la foi chrétienne. Elle est lue, méditée et commentée depuis plus de 2 000 ans, aussi bien dans les milieux les plus piétistes que dans les universités contemporaines. Elle a inspiré l'art et la littérature mais elle est souvent connue par ouï-dire. Cet ouvrage de référence propose une lecture guidée de la Torah : il présente la genèse, les grands récits et les concepts de ce texte fondateur. Pédagogique et vivant, il repose sur de nombreuses citations, évoquant tant la vie des grandes figures bibliques que la position de la Torah sur les principales questions de société. Une approche nouvelle, qui introduit avec précision à la connaissance et à la compréhension de nos références culturelles communes.

  • L'histoire des Hébreux nous est essentiellement connue par la Bible. Mais entre l'Histoire et la foi, où se situe la réalité du peuple d'Israël ?

    Se fondant sur les progrès de l'archéologie, Richard Lebeau confronte le récit biblique aux découvertes archéologiques. Il raconte le destin exceptionnel de ces nomades venus de Mésopotamie, d'Égypte et de Canaan, rassemblés, vers 1 200 avant J.-C., autour du culte d'un Dieu unique - Yavhé - et d'un roi. Malgré les conquêtes, les exodes et les tentatives d'assimilation, les Hébreux ont su préserver leur identité, réécrivant sans cesse leur passé, jusqu'à leur expulsion de la Terre sainte par les Romains en 135 de notre ère.

  • Le Guide des égarés apparaît dans l'histoire des idées comme l'une des plus illustres oeuvres philosophiques de tous les temps.
    Maïmonide (1135-1204) est resté une figure majeure du judaïsme rabbinique. Mais sa connaissance de la philosophie fit de lui l'apôtre d'une religion rationnelle, épurée des superstitions, qui vise essentiellement l'instauration d'une société vraiment humaine.
    Écrit pour des intellectuels écartelés entre la tradition religieuse et la pensée scientifique et philosophique de l'époque, Le Guide des égarés tente surtout de mettre en accord l'enseignement de la Bible et de ses commentaires, avec la philosophie d'Aristote. Reconnu très vite comme une oeuvre maîtresse, il influença de manière décisive la pensée juive, chrétienne et musulmane.
    De portée universelle, Le Guide ne constitue pas moins une analyse approfondie du judaïsme, dans ses aspects rituels comme dans le domaine de ses croyances. Il propose une compréhension rationnelle de la Bible et du Talmud, dégagée de l'autorité et des dogmes des institutions juives qui lui en tiennent rigueur pendant des siècles.
    Le Traité des huit chapitres opère la synthèse de l'Éthique d'Aristote et de la morale juive traditionnelle ; ce qui a pour conséquence inattendue de faire de lui le premier traité de psychologie et de psychothérapie de l'histoire.

  • Le traité Moed Katan se présente comme un complément au Traité Pessahim. Il est question, comme l'indique son titre, des « demi-fêtes » - soit essentiellement du temps qui sépare le premier et le dernier jour de la Pâque. Cette période, qualifiée par les maîtres du Talmud de hol hamoed, c'est-à-dire à la fois jour profane et jour de fête, au coeur d'un débat constamment rapporté aux problèmes les plus concrets, en particulier aux difficultés que soulève l'interdit de travailler.
    La seconde partie du traité concerne la conduite et le travail du deuil, aussi bien à travers le récit du décès de quelques grands maîtres que grâce aux plus savantes oraisons ou aux paroles improvisées des femmes du peuple en deuil.
    Si le premier mot du traité enjoignait d'arroser les arbres pour les empêcher de mourir, le deuil constitue donc le mot de la fin, à travers le même fil conducteur. C'est le cours de la destinée humaine que ces paroles vives des grands maîtres remontent jusqu'à son terme. Jusqu'à sa première et ultime ambivalence.

  • Comme le Baal Chem Tov, fondateur du hassidisme, un siècle avant lui, Rabbi Leiner cherche à penser comment l'âme humaine peut parvenir à se réconcilier avec sa source divine. C'est pour lui l'essentiel face à la violence qui prévaut en ce monde.
    Son livre, dont certains jugèrent les audaces hérétiques, est le premier livre hassidique publié sans les approbations traditionnelles. De quel ordre est la rivalité entre les deux fils de Jacob, Juda et Joseph ?
    Juda, porte une pure grâce à la « racine de sa vie » : il reçoit la révélation de toujours « regarder vers l'Éternel ». Joseph, atteste au contraire de la primauté absolue de la Loi (halakha). Comme Juda, R. Leiner propose une approche individualiste de la spiritualité.
    Selon lui, Dieu reste absent pour la plupart des humains, qui ne sont jamais directement éclairés par Lui ; mais il est présent aussi, car la Torah et les rites restent un guide sûr pour vivre en ce monde-ci sans avoir à faire des choix. Ne plus ressentir le besoin de la Loi ne dispense donc pas de la nécessité de lui rester fidèle. Le risque est de se faire des illusions sur l'illumination dont on jouit.
    L'assassinat de Rabbi Mordechai Joseph Eleazar de Radzyn, dernier descendant de Rabbi Leiner, bouleversa les juifs du Ghetto de Varsovie. R. Leiner n'a jamais soutenu que la malignité humaine est voulue par Dieu. Il enseigne qu'unir sa volonté propre à la Sienne et pressentir sa puissance au plus secret de soi constitue la voie d'une libération de ses illusions sur Lui, sur soi et sur le monde. C'est t(rès différent.

  • La langue hébraïque ne possède point de mot pour dire chose, et les Juifs disent bon pour beau.
    Manquent-ils de sens esthétique, ne savent-ils point compter ? Ou, plus simplement, leur domaine est-il autre ? La civilisation, répond Abraham Heschel, n'est pas simplement une technique dédiée à la puissance de l'homme; elle ne se mesure pas à l'entassement des objets, ni à l'accumulation des connaissances. C'est un certain art de maîtriser le temps, d'introduire le sacré dans nos travaux et dans nos jours.
    Tel est l'art de vivre qu'ont édifié les Juifs et que le Sabbat continue à nous enseigner.

  • Le judaïsme repose sur deux piliers, principes fondamentaux de la loi juive : la croyance en l'existence de Dieu avec l'affirmation de son unicité, et l'élection d'Israël. C'est dans la fidélité indéfectible à Dieu et l'attachement au Livre que le peuple juif a trouvé son unité. Le judaïsme est interprétation du Livre. Son histoire, sa mémoire, ses commandements se trouvent inscrits dans les trois grandes divisions de sa bibliothèque que sont la Torah, le Talmud et le Zohar.
    Dans cette anthologie sont donc réunis des textes d'écrivains qui se trouvent rattachés, consciemment ou non, à une religion, une histoire, un peuple, une mémoire, une culture. Voyage au cour du judaïsme en compagnie d'Emmanuel Levinas, Aharon Appelfeld, Isaac Bashevis Singer, Chaïm Potok, Joseph Roth, Heinrich Heine, Elie Wiesel, Arthur Schnitzler, Stefan Zweig, Ossip Mandelstam, Bob Dylan, Primo Levi, Georges Didi-Huberman, Imre Kertész, Albert Cohen, Franz Kafka, Philip Roth, Paula Jacques et bien d'autres...

  • L'humour yiddish

    ,

    • Eyrolles
    • 21 Février 2019

    Rire, sourire, méditer.

    Ce recueil de vitsn, ou histoires drôles, invite le lecteur à un voyage à travers le temps et l'espace, du Yiddishland englouti d'autrefois au monde juif d'aujourd'hui. L'originalité de cet ouvrage réside dans un agencement thématique des histoires, introduites par un texte explicatif et retranscrites en yiddish, translittéré et français. On y retrouve la richesse du patrimoine culturel et folklorique juif. Certaines histoires ont valeur de fables et à l'instar des proverbes yiddish, elles expriment une sagesse ancestrale. Et l'humour n'est-il pas aussi un moyen de transmettre ?

  • "Le judaïsme est une civilisation. Et l'une des rares civilisations à avoir laissé sa marque sur toute l'humanité. La religion est une dimension centrale de la civilisation juive, peut-être même son origine, mais cette civilisation ne peut pas être présentée comme rien de plus qu'une religion. De la source religieuse de cette civilisation se développèrent des manifestations spirituelles qui intensifièrent l'expérience vécue du religieux, la modifièrent, voire agirent en réaction contre elle : des langues, des coutumes, des styles de vie, des sensibilités caractéristiques (ou qui le furent, devrait-on peut-être dire), et une littérature, un art, des idées, des opinions. Tout ceci forme le judaïsme. La révolte et l'apostasie dans notre histoire, en particulier au cours des générations récentes, aussi. C'est un héritage vaste et profus."L'écrivain Amos Oz et l'historienne Fania Oz-Salzberger s'entretiennent avec humour et érudition de la filiation juive. Si elle n'est pas génétique peut-être est-elle géologique comme l'écrit le grand poète Yehuda Amichaï? Le peuple juif se perpétue avec "des failles, des effondrements, des couches sédimentaires et de la lave incandescente", il s'agit d'un peuple dont la continuité réside dans les livres et les mots, pour se nourrir des discussions à l'origine même de sa transmission. Ce magnifique livre écrit par un père et sa fille en est un exemple saisissant.

  • La déclaration de l'évangéliste Jean « Le salut vient des juifs » semble s'opposer à l'idée selon laquelle, pour les chrétiens, c'est de Jésus-Christ que vient le salut.
    Contradiction apparente qui ne peut être dépassée que par une meilleure connaissance du judaïsme.
    C'est ce que l'auteure propose ici : une présentation claire, accessible et très documentée de la plus ancienne religion monothéiste. Ses traditions, sa liturgie, sa référence à la Torah, ses fêtes, ses rites.
    Toutefois, le propos de cet ouvrage n'est pas tant de répondre à la question Qu'estce que le judaïsme ? que de répondre à celle-ci : Que représente un juif pour un chrétien ?
    Car il s'agit, comme l'explique l'auteure d'entrée de jeu, de « «percer l'abcès» qui empoisonne les relations entre juifs et chrétiens depuis deux mille ans », en remontant à la source de cet antagonisme et en relatant l'histoire tragique des relations entre juifs et chrétiens, jusqu'au retournement que représente le concile Vatican II qui engage les chrétiens à redécouvrir « le lien qui relie spirituellement le peuple du Nouveau Testament avec la lignée d'Abraham » : re-connaître « nos frères aînés dans la foi », selon la formule de Jean-Paul II, c'est ce à quoi invitait Vatican II, c'est ce à quoi s'attache cet ouvrage.

  • L'historien Jean-Luc Pinol s'est plongé dans l'incroyable masse de données du Mé- morial établi par Serge Klarsfeld : la liste des Juifs déportés dans les camps depuis la France. Cette liste qui semble sans fin, Jean-Luc Pinol en a géolocalisé et analysé les données afin d'étudier ce que nous apprend la mise en espace de ces parcours.
    Carte après carte, il raconte l'histoire de la déportation des Juifs d'une manière iné- dite, montrant les interférences entre les différents acteurs : les autorités allemandes, les décisions de l'État français. Selon les lieux, Paris ou banlieue, Nord ou Sud, Al- sace-Lorraine, les ressorts de la déportation sont différents, et la chronologie elle même diffère. Sans oublier que les victimes elles-mêmes viennent d'horizons divers et déjà menaçants. Aux persécuteurs s'opposent les Justes et, surtout, les Juifs eux- mêmes qui luttent pour leur survie.

    L'ouvrage propose 120 cartes inédites, y compris celles de chacun des convois de la déportation accompagnées par une analyse de leur composition.

  • Il importait dans ces lectures de faire ressortir la catharsis ou la dé-mythisation du religieux qu'opère la sagesse juive, et cela contre l'interprétation des mythes - anciens et modernes - par recours à d'autres mythes, souvent plus obscurs et plus cruels, fussent-ils plus répandus, et qui passent, de ce fait, pour profonds, sacrés ou universels.
    La thora orale parle "en esprit et en vérité", quand elle semble triturer des versets et des lettres de la thora écrite. elle en dégage le sens éthique comme l'ultime intelligibilité de l'humain et même du cosmique.

  • Accessible, précis et complet, ce livre propose 150 citations extraites des textes fondateurs de la tradition juive, le Talmud de Jérusalem et le Talmud de Babylone.

    En tant que commentaire de la Torah, le Talmud a produit autant d'analyses rigoureuses que de récits, d'anecdotes, de dialogues imaginaires, d'adages ou de sentences que nous vous invitons à découvrir dans cet ouvrage. Pour chaque citation, vous trouverez :
    - le contexte de sa rédaction ;
    - ses différentes interprétations ;
    - l'actualité de son message.

    Tous les thèmes du judaïsme - Une approche immédiate - Un auteur spécialiste

  • Commentaire en yidich du pentateuque, le tseenah ureenah fut composé au dix-septième siècle.
    Cet ouvrage demeure l'un des textes les plus populaires de la littérature en langue yidich et, au-delà, de la littérature juive. son intérêt réside surtout dans la prodigieuse variété de son contenu qui rassemble de nombreux aspects de la vie et de la tradition juives. fondé sur une explication de la paracha (ou section biblique) alliant le sens obvie et le sens interprétatif, le texte intègre une multitude de sources : les principaux commentaires de la torah (rachi, nahmanide, bahya ben acher), des fragments midrachiques, des aggadot ou récits talmudiques, sans oublier des considérations sur les pratiques et la loi ou encore des passages éthiques.
    En cela, le commentaire sur la torah constitue une véritable encyclopédie de la pensée et de la tradition juives. ecrit dans un style simple, clair, privilégiant le récit, les dialogues et la narration, le commentaire sur la torah est une å'uvre très vivante et d'une profonde unité. destiné à l'origine aux hommes et aux femmes qui avaient une connaissance insuffisante de l'hébreu, il fut rédigé pour leur permettre l'accès aux sources saintes.
    Il nous plonge au coeur de la foi et des croyances juives. c'est le guide par excellence pour s'initier à la beauté des commentaires de la torah et comprendre l'essence de la sagesse d'israël.

  • écrits juifs

    Moise Mendelssohn

    • Verdier
    • 5 Avril 2018

    Moses Mendelssohn (1729-1786) fut un penseur "d'entre les mondes" ; philosophe, remarquable écrivain de langue allemande, traducteur de Rousseau et de la Bible, il fut encore, en langue hébraïque, un exégète affûté, sensible aux aspérités de la lettre scripturaire comme aux idées. Il se soucia, sans sacrifier l'un pour l'autre, des deux mondes, du juif et de l'allemand (et, au-delà, de l'européen) ; souvent, il dut s'interposer entre eux.
    Inquiet de la pérennité de son peuple, de son bonheur et de son honneur, il fut encore soucieux du "salut universel", du bonheur des hommes à la lumière de la raison ; il ne balança pas entre elle et la révélation, mais voulut les voir réconciliées, alliées. Le "Socrate de Berlin" - comme on le surnomma après la parution de son Phédon (1767) - fut le même qui se consacra des années durant à traduire la Bible hébraïque en allemand avec un commentaire ; le même enfin qui fit paraître Jérusalem, ce livre majeur qui inaugura la pensée juive moderne.
    "Entre les mondes" - c'est dire aussi qu'il s'exposa aux critiques et récriminations, les uns l'accusant d'opiniâtreté judaïque, les autres au contraire de promouvoir l'assimilation des Juifs à l'Europe des Lumières. Quoiqu'il répugnât à la polémique, il dut se défendre. Ce sont ces visages de Mendelssohn que nous présentons ici ; l'un, farouche, à travers la correspondance polémique avec Lavater et Bonnet ; un autre, hospitalier mais sévère, à travers la correspondance sur le noahisme avec Jacob Emden ; un dernier enfin, plus serein, presque paternel, qui se dessine tout le long de l'introduction à sa traduction de la Bible mosaïque.

  • À ce court texte, le Traité des Pères, se confrontèrent, génération après génération, les plus grands penseurs juifs, persuadés qu'en ce débat se décidait ce qu'il en était justement de leur grandeur. Recueil des sentences des sages d'Israël qui succédèrent aux prophètes de l'époque biblique, les Pirqé Avot furent en effet l'objet, au cours des siècles, du plus intense travail de commentaire que connut la tradition juive. Le premier d'entre eux, par son importance, est le commentaire de Moïse Maïmonide que l'on trouvera traduit intégralement dans ce livre. Nous lui avons joint les extraits les plus significatifs des principaux autres commentateurs. Ainsi, lorsqu'en présence du déploiement séculaire d'une parole qui a la vie dure, on scrutera le défilement de ces écrits et on étudiera ces textes, on saura alors comment se décident et se reproduisent les orientations cruciales de ce que l'on nomme éthique et sagesse.

  • Juif refusant à la fois le prosélytisme et l'abandon de ses propres convictions religieuses, Moses Mendelssohn ouvre, dans Jérusalem, la voie aujourd'hui sans retour du dialogue d'idées entre Occident et judaïsme.
    « L'oeuvre de Mendelssohn est actuelle et anime le judaïsme d'aujourd'hui. En effet, elle inaugure une époque nouvelle dans l'histoire juive. Elle témoigne d'un judaïsme se voulant en symbiose avec le monde humain non juif par-delà l'universalisme mystique de l'être-pour-les-autres, qui lui a toujours été familier », écrit Emmanuel Levinas dans sa préface à cette édition.

  • La figure de Sabbataï Tsevi, le messie de Smyrne, hante l'histoire juive ainsi que l'histoire des mouvements apocalyptiques, d'autant qu'elle est restée très longtemps totalement inexplorée. Cette grande oeuvre de Gershom Scholem entreprend une évocation détaillée du personnage qui, dans toute l'Europe et en Orient, apparut comme le messie. C'est le fond même de la vague à la fois insurrectionnelle et religieuse qui est sondé à travers ses manifestations publiques comme à travers ses récits. Comment presque tout un peuple a cru à un moment à la fin du monde et s'y est activement préparé, comment le fol espoir de délivrance bouleversa les données historiques concrètes et l'ordre social ordinaire pour s'effondrer ensuite et jeter dans le désarroi le monde juif abusé, c'est la question à laquelle ce livre tente de répondre. Aborder l'histoire dans l'horizon de ce qu'imaginent les hommes et non sous l'angle étriqué de leurs conditions d'existence matérielle, tel est l'apport de Gershom Scholem à la démarche historique qui la renouvelle en profondeur.

  • Après Les Lettres de la création (2006), les Éditions Arfuyen ont commencé de travailler avec Catherine Chalier à une suite d'ouvrages consacrée aux grandes figures du hassidisme. Le projet de cette série est de donner à lire pour la première fois les textes les plus substantiels de ces auteurs, et non pas seulement leurs anecdotes ou bons mots.
    Après Kalonymus Shapiro, rabbin au Ghetto de Varsovie (2011), Aux sources du hassidisme, le Maggid de Mezeritch (2014) et Le Rabbi de Kotzk , un hassidisme tragique (2018), le présent volume est le 4 e de la série.
    Publiés de façon posthume, les 5 volumes du Chem miChmuel sont rapidement devenus des livres fondamentaux du hassidisme polonais.
    R. Chmuel Bornstein a une conscience aiguë des ravages du désespoir qui guette les créatures, même les plus dévouées à Dieu et aux êtres humains. Pour lui le Chabbat est une réponse à ce tourment. Là où chaque créature se sent pleine d'elle-même, le Chabbat oblige l'homme à une pause bienfaisante qui arrête l'avidité d'être et creuse en chacun un espace qui lui permet donc de devenir un réceptacle de cette lumière et de ce souffle. C'est pourquoi le Chabbat est décrit comme « saint », c'est-à-dire séparé du temps ordinaire où l'impatience - d'être et de faire - ne cesse de revendiquer ses droits.

  • Dans le judaïsme, il y a la Loi et le commentaire interprétatif de celle-ci.
    Toute une littérature rabbinique s'est développée au fil des siècles, notamment au Moyen Âge. Elle permet d'adapter la Loi aux circonstances historiques et à la préservation des prescriptions.
    Ces deux rouleaux sont l'exemple parfait de la littérature rabbinique : au centre, des extraits du Pentateuque, et tout autour (intellectuellement et typographiquement), les commentaires, selon des lectures analogiques, métaphoriques, littérales, où la chronologie n'existe plus au regard de l'Éternité.
    À la Sorbonne et à l'EPHE, dans les cours d'hébreu et de philosophie du judaïsme, ces deux petits traités, célébrissimes exemples de la logique d'interprétation des textes sacrés par le commentaire rabbinique, sont très lus.
    Nous reprenons ici la version établie par Maurice Mergui.

  • " la tradition est la plus noble des libertés pour la génération qui l'assume avec la conscience claire de sa signification, mais elle est aussi l'esclavage le plus misérable pour celui qui en recueille l'héritage par simple paresse d'esprit.
    " à travers ces textes, dont la publication s'échelonne entre 1909 et 1952, martin buber s'efforce de penser le judaïsme et, plus précisément, " le processus spirituel du judaïsme qui s'accomplit dans l'histoire comme un effort vers la réalisation toujours plus parfaite de trois idées connexes: l'idée d'unité, l'idée d'action, l'idée d'avenir " ; l'idée n'étant pas entendue comme concept abstrait, mais comme force de manifestation de l'être au monde.

empty