Brepols

  • Dès sa parution en 1960, le Dictionnaire encyclopédique de la Bible (DEB) s'est révélé un outil indispensable au bibliste francophone.
    L'édition de 1987, profondément remaniée sous la direction du Centre Informatique et Bible (Maredsous, Belgique), a rencontré d'emblée un vif succès. Elle a été vendue à plus de 15.000 exemplaires et a été traduite en plusieurs langues. Ce Dictionnaire encyclopédique de la Bible méritait une nouvelle mise à jour pour son 151 anniversaire. La recherche a en effet beaucoup progressé : approches nouvelles, reconsidération d'anciennes théories (notamment sur le Pentateuque), accroissement de la bibliographie.
    La présente édition révisée et augmentée, réalisée avec l'aide des spécialistes du domaine, ajoute plusieurs articles nouveaux (analyse narrative ; rhétorique ; approches canonique, féministe, libérationiste, psychanalytique, statistique, symbolique, théologique...) et apporte plus de 3 500 titres bibliographiques nouveaux se rapportant à plus de 500 articles différents, et classés dans un ordre chronologique.
    Cet outil doit aider efficacement la communauté biblique et scientifique francophone comme il l'a fait durant ces 15 dernières années.

  • Dans la russie libérée du joug soviétique, l'eglise orthodoxe renaît progressivement et cherche à conquérir son indépendance pour redevenir la grande force fécondante de la culture et de la société.
    Elle se souvient de son passé mouvementé depuis la lointaine époque de la christianisation de la " rus " jusqu'à la période contemporaine, où la difficile confrontation avec un pouvoir athée coexistait avec la résistance de tant de saints humbles et ignorés. le mérite de cet ouvrage est bien de nous faire apercevoir, au-delà d'une eglise trop méconnue de l'occident et à laquelle ce dernier pourrait emprunter bien des valeurs spirituelles.

  • Les anglicans

    Martineau S

    Une Église catholique libérée de la soumission à Rome; une Église catholique et réformée qui a reçu et maintient la foi du christianisme catholique; qui n'a pas de doctrine propre, mais aborde la doctrine 'catholique' avec une riche variété de méthodes: telle est l'Église d'Angleterre à laquelle ces pages vont tenter d'introduire le lecteur. Mais on ne pouvait passer sous silence ses 'soeurs' des Iles Britanniques, pas plus que les Églises en communion avec le siège de Cantorbéry dont les évêques se rassemblent tous les dix ans autour de celui qui occupe le siège de saint Augustin, simple "grand frère" de ce collège épiscopal mondial. Suzanne Martineau qui fut Consulteur au Conseil Pontifical pour l'Unité des Chrétiens à Rome a été un des membres fondateurs du dialogue anglican-catholique en France. Participant aux conférences de Lambeth, elle a de l'Anglicanisme une connaissance directe et intime de par ses études et son travail avec l'Église d'Angleterre.

  • Lieu de toutes les utopies et de bien des rêves, l'île a souvent représenté des enjeux en terme d'évangélisation très supérieurs à son importance démographique ou économique.
    Pour les apôtres du christianisme, la rencontre avec les îles de l'outre-mer a fréquemment été un choc que rendent leurs écrits. a travers des lettres ou des extraits de lettres envoyés par des missionnaires qui exerçaient leur apostolat dans la caraïbe, dans l'océan indien, ou encore sur les atolls si éloignés du pacifique, cet ouvrage se propose de dévoiler certains aspects de leur perception de l'insularité.

  • Les druzes

    Dupont M.

    Au sein d'un Proche-Orient toujours à la recherche de son équilibre et de la paix, les Druzes, avec à leur tête la famille Joumblatt, apparaissent essentiellement aux yeux occidentaux comme une force politique attachée au maintien de ses prérogatives. Cette vision événementielle des choses ne rend pas totalement justice à la richesse spirituelle de ce peuple et à la synthèse doctrinale qu'il a tentée entre la pensée orientale et la philosophie grecque, le judaïsme, le christianisme et les diverses ramifications de l'Islam. Un travail de collaboration a permis à l'auteur de rassembler les principales pièces d'un dossier complexe et insuffisamment connu

  • Les orthodoxes grecs

    Doudelet

    L'Orthodoxie grecque représente une forme originale de christianisme, où l'on ressent autrement la continuité avec l'âge apostolique et l'Église indivise, où l'on goûte l'union du bien et du beau qui caractérise l'hellénisme, où l'on demeure sensible aux blessures de l'histoire. Un christianisme vivant et fort peu hiératique, populaire mais soucieux de précision théologique, traditionnel mais parcouru de vifs mouvements de renouveau ; un christianisme à la fois proche et différent, original et complémentaire de la tradition occidentale. L'auteur, prêtre catholique belge, a reçu une formation en langues classiques et en Orient chrétien à l'Université Catholique de Louvain. Depuis 1970, il enseigne les sciences religieuses et les langues anciennes dans l'enseignement secondaire. Plusieurs voyages en Grèce et la fréquentation de la liturgie byzantine l'ont amené à découvrir et étudier l'Orthodoxie grecque.

  • L'Epître des Apôtres a été rédigée dans la seconde moitié du IIe siècle, c'est-à-dire peu après les derniers livres du Nouveau Testament dont elle est tout imprégnée, à un moment où un nouvel effort missionnaire s'imposait à l'Eglise. Avant que leurs doctrines soient formulées dans les termes que la tradition canonisera, elle est un témoin de la foi que les chrétiens d'alors avaient à coeur de transmettre, touchant l'incarnation, le bien et le mal, le jugement et le salut. Elle est en même temps une source de renseignements sur plusieurs aspects importants de leur vie ecclésiale: la prédication, les sacrements, la discipline, etc. Tous ces points sont abordés au cours d'une conversation, parfois très animée, entre le Christ et ses apôtres, qui est censée avoir eu lieu juste avant l'Ascension. Les artifices du dialogue contribuent à rendre facilement accessible une matière sinon grave. La traduction de l'Epître des Apôtres est suivie, dans ce volume, de celle du Testament de notre Seigneur et notre Sauveur Jésus-Christ. Il s'agit d'un texte plus tardif, mais qui en dépend et qui l'accompagne dans la tradition manuscrite. Jacques-Noël Pérès, docteur en théologie, diplômé d'éthiopien et de syriaque, est pasteur de l'Eglise luthérienne et professeur d'histoire de l'Église ancienne et patristique à la Faculté de théologie protestante de Paris; il enseigne aussi à l'Institut supérieur d'études oecuméniques de l'Institut catholique de Paris (ISEO).

  • Pour toute une génération, le nom du P. Gelineau est associé à la découverte des psaumes. Un jour, le vicaire de ma paroisse fit entendre aux servants de messe un disque " trente-trois tours " qui nous enchanta. Et quelle ne fut pas notre surprise quand il nous apprit qu'il s'agissait des psaumes, ces textes jusque-là hermétiques puisque nous les entendions en latin lorsque parfois la paroisse célébrait les Vêpres ! Mon attachement aux psaumes remonte à cette expérience. Mais le P. Gelineau n'est pas seulement " l'homme des psaumes ". Philippe Robert, en musicologue et liturge averti, montre son rôle important, et souvent capital, avant et après le Concile Vatican II, dans la redécouverte - qui, en français, est souvent une création - de beaucoup d'autres formes du chant liturgique : l'hymne, le tropaire, les chants de la messe, le récitatif, etc. Le P. Gelineau est un bon connaisseur de la tradition liturgique, occidentale et orientale : sa thèse de doctorat en théologie en fait foi ; il a pratiqué dès sa jeunesse le chant grégorien qui n'a cessé de l'inspirer ; il a reçu une solide formation musicale à la Schola Cantorum. Mais il est aussi un pasteur soucieux de rendre possible aux chrétiens - dont la plupart ignorent le latin - une participation active et fructueuse à la liturgie par cet élément fondamental de la célébration qu'est le chant. Jésuite, il se préoccupe de transmettre la foi à ses contemporains ; liturgiste, il sait qu'un des lieux privilégiés de cette transmission est la célébration des mystères de la foi. Trop souvent, son oeuvre a été méprisée par ceux qui se croyaient les seuls détenteurs de la musique sacrée. Mais évitant la polémique, le P. Gelineau poursuit depuis soixante ans son travail de pionnier au service du chant liturgique, dans un " enchantement " suscité par une capacité d'émerveillement que les années n'ont pas entamée.

  • Au début du IV siècle (en 301 selon la date traditionnelle, en 314 selon la plupart des historiens modernes), bien avant la conversion officielle de l'Empire romain à l'époque de Théodose (380), le royaume arménien de Tiridate III adopta le christianisme comme unique religion d'Etat. C'est dans ce contexte politique et religieux qu'a vu le jour texte des Martyres de Thaddée et Barthélemy.
    Il serait en effet inutile de chercher dans la tradition canonique les témoignages relatifs à une prédication apostolique en Arménie.
    Le Nouveau Testament ne contient aucune allusion aux arméniens, ni mentionne l'Arménie parmi les étapes des voyages missionnaire des apôtres.
    C'est en revanche dans la tradition apocryphe que l'on trouve le compte rendu détaillé d'une présence apostolique en Arménie, liée à l'oeuvre missionnaire des apôtres Thaddée et Barthélemy. Grâce à la littérature non canonique, l'Arménie apparaît ainsi comme une terre de mission, autrement dit comme une terre qui n'a pas été oubliée par Dieu ;
    Cet ouvrage se propose de traduire et de réunir les principaux textes apocryphes arméniens qui enracinent la tradition des origines apostoliques de l'Eglise arménienne.
    L'auteur y rappelle le rôle joué par cette tradition pour légitimer la politique d'affranchissement progressif de cette Eglise par rapport à l'Eglise grecque, à partir du VIe siècle. Elle montre en outre les nombreux points de contact que ces récits apocryphes partagent avec l'historiographie arménienne ancienne. Ainsi, sur un point fondamental la littérature apocryphe rejoint en effet la pensée historiographique : la vision du peuple arménien en tant que peuple élu.

  • Hommes, femmes, catholiques, protestants, européens, américains, appartenant à des congrégations missionnaires prestigieuses ou membres de sociétés plus modestes, les missionnaires auteurs des textes réunis dans cette anthologie vivent tous en terre d'islam au contact, même distant, des musulmans : hommes de pouvoir et plus rarement de religion, élèves ou étudiants fréquentant leurs établissements scolaires, malades soignés dans leurs dispensaires ou leurs hôpitaux.
    Quelles étaient leurs relations avec ces musulmans ? Que savaient-ils de l'islam ?
    Ces différentes questions ont guidé les choix des textes de cette anthologie qui évoquent l'Algérie, la Tunisie, la Syrie, la Palestine, l'Anatolie et l'Iran.

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