Maisonneuve Larose

  • Découvrez La vie de Zonkaku - Religieux bouddhiste japonais du XIVe siècle, le livre de Ducor

  • Née en Chine au XIIe siècle, l'école du Zen est une forme nouvelle du bouddhisme.
    Elle se fonde sur ses principes essentiels, constitue la quintessence de toutes ses théories, tout en adoptant une démarche plus simple et plus accessible. Sa méthode pratique repose sur la méditation, et sa devise sacrée peut se traduire par " Indiquer directement l'Esprit de chacun. Devenir Bouddha en voyant l'Essence. " C'est au siècle suivant, durant l'ère Kamakura, que cette doctrine se manifeste pour la première fois au Japon, grâce au premier Maître, Yosaî, qui y introduit le bouddhisme Zen depuis la Chine.
    Dès lors, et au fil des siècles, la doctrine du Zen ne va cesser de s'enrichir, de se diversifier grâce aux différents grands Maîtres successifs, pénétrant tous les domaines de la culture et les marquant de son sceau. C'est ce fabuleux épanouissement spirituel que nous révèle ici Masumi Shibata.
    A travers les vies et les sermons des plus grands Maîtres Zen du Japon depuis Yosaî, nous découvrons l'originalité du Zen japonais.
    Dogên, Musô, Hakuin, Hisamatsu... : formidables poètes et grands philosophes, les Maîtres zénistes ont su rendre leur doctrine accessible à tous. Associant tradition spirituelle et traditions culturelles, pratique de la méditation et pratique des arts, leurs préceptes offrent à chacun la possibilité d'accéder à l'harmonie, la pureté, la tranquillité, la sérénité, principes fondamentaux de la religiosité japonaise.
    A travers cet ouvrage, Masumi Shibata, qui fut l'élève du dernier grand Maître, Hisamatsu, fait découvrir la doctrine immuable du Zen, dont le rayonnement aujourd'hui atteste d'une pensée toujours vivante.

  • La conversion religieuse, processus par lequel des individus ou les groupes s'engagent dans des croyances, rituels, pratiques sociales et matérielles différents de ceux dans lesquels ils sont nés, permet d'aborder la construction d'identités culturelles, sociales et politiques dans l'Islam méditerranéen, zone privilégiée pour l'étude de la formation de groupes ethniques et religieux et pour l'analyse de leur interaction, de leur coexistence, de leurs tensions et conflits à travers les siècles.
    Des conversions, libres ou forcées, à l'islam dans les siècles suivant la conquête arabo-islamique jusqu'à la construction des Etats-nations apparus avec la fin du colonialisme et de l'Empire ottoman, cette étude traite non seulement de la conversion à l'Islam mais aussi de son image spéculaire, l'apostasie, et de la conversion d'une religion minoritaire à une autre, explorant les modes d'appartenance à la communauté.
    Sont analysées les différentes modalités d'être musulman ainsi que les processus d'inclusion et d'exclusion dans la Communauté des croyants. Autres thèmes abordés : les pratiques sociales, partagées par différents groupes religieux, les stratégies de convertis, telles que le compromis, la fausse assimilation et l'adhésion à des mouvements religieux spécifiques ou sectaires, la conversion comme quête du salut et de la rédemption individuelle, comme transformation spirituelle.
    Dans le cadre du projet de recherche " Individu et société dans le monde méditerranéen musulman ", financé par la Fondation européenne de la science, cet ouvrage est issu d'un atelier dédié aux " attitudes et expériences religieuses ". Les différentes nationalités des participants ainsi que les diverses disciplines (historiens, arabisants, anthropologues, turcologues...) contribuent à la richesse des approches et des points de vue exprimés dans cet ouvrage, qui présente des contributions en français et en anglais.

  • Ce livre est d'abord dédié aux communautés juives du Sud marocain, celles du Drâa, du Sous et des confins sahariens (Aqqa, Tamghrut, Oufrane de l'Anti-Atlas, Illig, Sigilmassa, Taroudant et sa région, etc.), à leur production intellectuelle, à l'effervescence mystique qui régna, de longs siècles durant, dans ces diasporas perdues, éloignées du monde dit de civilisation et de culture, à leur création littéraire et, plus spécialement, à leurs écrits kabbalistiques étonnants par leur originalité et leur fécondité.
    Qui croirait qu'un lettré juif du Sud marocain, dénommé Ya'acob Bu-`Ifergan, artisan bijoutier de son état, serait à même d'apporter une contribution éminemment importante à cette science que lui-même et ses congénères kabbalistes appellent " science de grâce et de vérité ", avec son commentaire mystique du Traité des Pères ? Ce livre fait aussi une place importante à l'éthique philosophique et mystique juive qui a vu le jour en Orient et qui s'est développée en Occident musulman, fécondée dans le terreau des humanités arabo-musulmanes, s'agissant d'oeuvres majeures comme celles de Sa'adya Gaon, de Maïmonide, de Bahya Ibn Paquda, de Salomon Ibn Gaborol, des légendes et contes moraux d'Ibn Shahin, le Kairouannais, ou de la littérature parodique du Barcelonais Ibn Zabara...
    Le piétisme du monde ashkénaze médiéval, l'éclosion, en Espagne des XIVe-XVe siècles, d'une littérature éthico-homilétique, sont évoqués, et H. Zafrani a retenu, après l'exil de la péninsule ibérique et le retour à l'Orient, les oeuvres de quelques moralistes kabbalistes de l'école de Safed où les maîtres d'origine maghrébine tiennent une place honorable.

  • Le monde de la legende

    Zafrani H

    La littérature homilétique (midrash, aggadah) est, par essence et à l'origine, destinée à expliquer, à commenter e textes scripturaires, à faire une exégèse systématique des leçons hebdomadaires du pentateuque, des prophètes et des hagiographes, en somme des vingt-quatre livres de la bible, à en extraire des enseignements juridiques (halakhot " règles de droit "), éthiques et théologiques, voire historiques, ou du moins une conception originale de l'histoire.
    Le midrash et la aggadah sont aussi un fonds, un trésor inépuisable de mythes, contes et légendes qui ont nourri, durant les deux derniers millénaires, la mémoire juive, constituant ainsi une autre face de l'histoire du judaïsme non moins fascinante que son histoire existentielle. ce sont là les deux composantes principales d'un mode d'expression fécond de la pensée juive universelle à laquelle est indissolublement liée y la pensée judéo-maghrébine.
    Nous les mettrons successivement en oeuvre bien modestement du reste, accordant aux mythes, contes et légendes plus d'espace qu'à l'homélie proprement dite, précisant ici que cette dernière, l'homélie, intègre nécessairement les mythes, contes et légendes qui lui servent ordinairement d'illustration.

  • Longtemps Eglise purement locale pour les autorités turques, le Patriarcat grec orthodoxe de Constantinople a su devenir dans la deuxième moitié du XXe siècle, une institution internationale de poids dans le monde orthodoxe.
    Les débats sur son caractère "oecuménique" continuent de faire planer un flou sur son statut réel. Après avoir été menacé d'exil lors de la création de la République turque en 1923, le Patriarcat a réellement été isolé tout au long des années 1930 et 1940, ne s'occupant que des affaires religieuses de la minorité grecque de Turquie, vestige des temps ottomans, épargnée de l'échange obligatoire entre la Grèce et la Turquie en 1923.
    Les années 1950 ont coïncidé avec les tensions dans les relations entre la Grèce et la Turquie, dues principalement à l'affaire chypriote, qui ont naturellement affecté le Patriarcat. En même temps, il s'agit là des années de résurrection, du retour de cette institution sur la scène nationale turque. Paradoxalement, la réduction spectaculaire du nombre des Grecs de Turquie à partir de la deuxième moitié des années 1960, a permis au Patriarcat de se défaire de son rôle local pour se consacrer davantage au monde grec orthodoxe dans son ensemble.
    Cette internationalisation des activités s'est accélérée à partir des années 1990, sous le patriarcat Vartholoméos, dans une période d'ouverture des pays de l'ancien bloc soviétique au fait religieux.

  • Les études réunies dans ce recueil ne cherchent pas à répondre à la question : " qu'est-ce qu'un saint ? ", pas plus qu'elles ne s'essaient à une définition fermée de la sainteté. Elles visent plutôt à montrer comment les différentes disciplines des sciences humaines peuvent aborder un phénomène aussi complexe, dans un temps et un lieu donnés, à partir d'une documentation originale, qu'il s'agisse de sources ou d'enquêtes de terrain. Le champ couvert est vaste : le christianisme et l'islam sur tout le pourtour de la Méditerranée, de l'Antiquité tardive à nos jours. La démarche n'est pas à proprement parler comparatiste, même si plusieurs auteurs donnent des indications dans ce sens. C'est plutôt le recueil, en tout ou en partie, qui appelle à la comparaison à travers les thèmes abordés (fondements, figures, famille charnelle, famille spirituelle, charisme et fondations, lieux et culte) et à travers les convergences qui se font jour au fil des pages. À partir d'exemples précis et documentés l'accent est mis sur la méthodologie propre à chaque discipline. Sans prétendre épuiser un domaine immense, ces approches diversifiées et complémentaires de la sainteté dans le christianisme et l'islam permettent d'élaborer un modèle anthropologique commun du saint dans son parcours spirituel, son environnement social et son devenir posthume. Elles ouvrent la voie à de nouvelles recherches et rappellent la présence des saints dans un monde qui n'est que partiellement désenchanté.

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