Poésie

  • Ce volume rassemble des poèmes de Paul Eluard (1895-1952) publiés pendant la Seconde Guerre mondiale, le plus souvent dans la clandestinité sous des pseudonymes tels que Jean du Haut ou Maurice Hervent, dans divers recueils, revues et brochures (dont L'Honneur des poètes, Minuit, juillet 1943 et Europe, Minuit, mai 1944). Ainsi le recueil Poésie et vérité 1942, publié en mai 1942 aux Éditions de la Main à la Plume, et dans lequel figurent " La Dernière Nuit et quelques autres poèmes dont le sens ne peut guère laisser de doutes sur le but poursuivi : retrouver, pour nuire à l'occupant, la liberté d'expression ".
    L'un de ces " quelques autres poèmes " est Liberté.
    " Et partout en France, écrit Paul Eluard dans la bibliographie du recueil, des voix se répondent, qui chantent pour couvrir le lourd murmure de la bête, pour que les vivants triomphent, pour que la honte disparaisse. "

  • Tu ne sais plus qui tu es, qui tu as été, tu sais que tu as joué, tu ne sais plus ce que tu as joué, ce que tu joues, tu joues, tu sais que tu dois jouer, tu ne sais plus quoi, tu joues. Ni quels sont tes rôles, ni quels sont tes enfants vivants ou morts. Ni quels sont les lieux, les scènes, les capitales, les continents où tu as crié la passion des amants. Sauf que la salle a payé et qu'on lui doit le spectacle.
    Tu es la comédienne de théâtre, la splendeur de l'âge du monde, son accomplissement, l'immensité de sa dernière délivrance.
    Tu as tout oublié sauf Savannah, Savannah Bay.
    Savannah Bay c'est toi.
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  • Requiem

    Anna Akhmatova

    • Minuit
    • 1 Mai 1966

    L'or se couvre de rouille, l 'acier tombe en poussière, et le marbre s'effrite.
    Tout est prêt pour la mort. ce qui résiste le mieux sur terre, c'est la tristesse, et ce qui restera, c'est la parole souveraine. anna akhmatova. en russie, à la fin des années trente, parmi les millions d'innocents arrêtés qui disparaissent dans les cachots et dans les camps, il y a le fils d'anna akhmatova, un des grands poètes russes du siècle. elle compose alors des poèmes qu'elle n'ose même pas confier au papier : des amis sûrs les apprennent par coeur et, pendant des années, se les récitent régulièrement pour ne pas les oublier.
    En évoquant sa tragédie personnelle, akhmatova parle au nom de toutes les victimes, et aussi de toutes les femmes qui, comme elle, ont fait la queue pendant des semaines et des mois devant les prisons. ses vers " formés des pauvres mots recueillis sur leurs lèvres ", comptent parmi les plus poignants de la littérature russe. les dizaines de millions de voix étouffées et brisées qui, grâce à elle, traversent l'espace et le temps pour parvenir jusqu'à nous, résonneront encore longtemps dans la mémoire de la russie.

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  • Inédits en français, ces poèmes ont été écrits entre 1930 et 1976. Au cours d'un demi-siècle, le style de Samuel Beckett évolue considérablement dans sa poésie comme dans toutes les autres formes de son oeuvre.
    Le jeune poète des années trente - qui fréquente les dadaïstes et les surréalistes, même s'il n'adhère pas à leur doctrine -, adopte un style baroque, excentrique, où s'expriment sa culture et son exubérance. Puis, peu à peu, Samuel Beckett abandonne toute emphase et atteint l'extrême dépouillement. Tandis que les mots vont s'amenuisant, la concision vers laquelle il tend alors confère à son oeuvre une intensité de plus en plus poignante, une profondeur et une force grandissantes.

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  • Poèmes ; mirlitonnades

    Samuel Beckett

    • Minuit
    • 1 Septembre 1978

    " elles viennent autres et pareilles avec chacune c'est l'autre et c'est pareil, avec chacune l'absence d'amour est autre, avec chacune l'absence d'amour est pareille "...

  • « Composée de poèmes en prose ou de vers fondés sur des mètres libres, cette oeuvre déroule des aquarelles poétiques nées de l'exil et de l'errance : souvenirs pétrifiés de l'aéroport d'Athènes, fascinations périlleuses de Beyrouth, plaintes minérales de Damas, routes hallucinogènes d'Aden. L'écho des luttes politiques du peuple palestinien se retrouve ainsi dans une toponymie épique où surgissent les évocations mythiques de La Mecque, de Cordoue, de Sumer et de Babylone. La célébration des roses mystiques de Galilée se conjugue ensuite avec les réminiscences bibliques et coraniques de la légende de Joseph, de la Cène et de Marie, dans une plainte d'abandon désespérée, où le poète musulman retrouve les paroles du Christ sur la Croix. Au fur et à mesure des arabesques verbales, la nation éloignée devient un enjeu passionné, où l'amour charnel se confond avec les litanies de l'odyssée pour célébrer une prière de l'absence : « J'ai appris tout le langage et je l'ai défait pour composer un seul mot : Patrie.. » Un bestiaire fabuleux et la flore des contes apparaissent, au détour d'un cri, pour magnifier la nature blessée. L'évocation d'Homère et d'Eschyle apporte enfin le souffle tragique de la Grèce antique, comme pour mieux signifier la malédiction absurde des nouveaux Atrides du Proche-Orient. Par la diversification des références et des symboles. Darwich renouvelle un langage poétique recherchant toujours la mélodie harmonieuse du cantique ou du psaume. Nouveau journal d'exil de son peuple, ce recueil est aussi la moisson d'éternité des jours précaires du poète. » Bernard Moussali

  • Les os d'écho

    Samuel Beckett

    • Minuit
    • 21 Septembre 2002

    Traduit de l'anglais et présenté par Edith Fournier.
    C'est le son de la voix d'un très jeune Samuel Beckett que l'on entendra ici, une voix qui peut parfois sembler bien étrange comparée à celle qui s'exprime dans ses oeuvres plus tardives. Mais les thèmes de ces poèmes feront résonner leur écho dans l'ensemble de son oeuvre.

    Les treize poèmes qui constituent ce recueil ont été écrits entre 1928 et 1935 : Le Vautour - Enueg I - Enueg II - Alba - Dortmunder - Sanies I - Sanies II - Serena I - Serena II - Serena III - Malacoda - Da Tagte Es - Les Os d'Écho.

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  • Que peut la poésie pour l'enfant ayant grandi dans les blessures ? comment dire le pays enseveli dans le souvenir de plus en plus lointain, épais et tremblant ? pour le palestinien mahmoud darwich, il reste le corps et les mots, citadelle abritant une douleur d'orgueil.
    Il reste l'errance pour un peuple voyageant dans " la caravane ininterrompue de l'exode ". mahmoud darwich a deux métiers : la poésie et le souvenir. parfois les deux se rejoignent. avec le poème, le souvenir devient miroir, échelle pour le temps et défaite du sommeil et de l'oubli. célèbre dans le monde arabe, il n'est pas pour autant ce qu'on appellerait un " poète militant ". son engagement est dans l'écriture, dans la poésie ; il est loyal envers l'imaginaire de son peuple, de tout peuple voué à l'errance.
    Rien à voir avec cette poésie qui brandit les slogans et ruine la beauté et l'émotion. darwich est un poète épique. tahar ben jelloun. (le monde).

  • Deux soeurs, Barba et Félice, et deux garçons, Cassius et Chabanne, sont les héros fragiles d'une sorte de mythologie de notre temps ; la fuite se prolonge, jusqu'au coeur de la ville, parmi les passants, les familles, les voisins, la police et les chats.
    Métaphores de la vie de tous les jours, ils jouent ensemble jusque dans la mort le ballet cruel et silencieux des amours impossibles.

    La Fuite à cheval très loin dans la ville a été publié en 1984.

  • Philoctete

    Heiner Müller

    • Minuit
    • 8 Octobre 2009

    Le Philoctète de Heiner Müller n'est pas une adaptation de la pièce grecque mais un palimpseste qui efface et recouvre l'oeuvre première, et la laisse transparaître par instants sur le mode de la radiographie. Dans ce Philoctète il n'y a pas de choeur, pas de deus ex machina, pas d'apparition d'Héraclès pour rendre possible le happy end final. C'est un Philoctète sans Dieu (x). Heiner Müller ne rivalise pas avec Sophocle, il détruit, démolit, déconstruit le modèle tragique des philosophes allemands qui, à l'aube du 19e siècle, ont inventé la Grèce des Allemands qui devait faire pièce à la Grèce de Racine et des Français. Le Philoctète de Heiner Müller brise et fait saigner la statuaire grecque implicite dans l'interprétation de Hegel (dans l'Esthétique). De son Philoctète beckettien Heiner Müller a dit un jour qu'il était " le négatif d'une pièce communiste ". Le vers müllérien, habité par des tensions contraires, entre tragique et brutalité, semble avoir subi le maximum de violence qu'un vers puisse endurer sans cesser d'être de la poésie.

  • à la cyprine

    Eugène Savitzkaya

    • Minuit
    • 5 Février 2015

    Le moindre vent nous décoiffe, le plus petit cri nous fait sursauter, l'acidité nous fait grimacer, l'aigre émeut nos sinus, la douceur nous appelle et nous écoeure, le sel relève les saveurs des aliments, le poivre révèle l'amertume de l'orange, la nuit attend le jour et les années s'étirent, le châtaignier doit revivre, le coeur active le sang. Mais, sans la cyprine, point de bonheur en ce monde, ni d'appétit.

  • La revolte des anges

    Enzo Cormann

    • Minuit
    • 5 Novembre 2004

    L'amour des livres, et le profond respect de leurs auteurs, m'ont fait rêver d'imaginer une réunion inédite et postmortem entre le musicien Chet Baker, le peintre Jean-Michel Basquiat, l'écrivain Bernard-Marie Koltès (ils ne se sont de
    fait jamais rencontrés, et sont tous trois décédés en 1988/89). Afin de bien marquer que les propos tenus par ces trois figures relèvent de la pure fiction, je leur ai attribué, en fait de noms d'anges, certaines des formules les ayant définis de leur vivant ou peu après leur mort, qui m'ont paru parmi les plus justes et les plus affectueuses : "Le prince de la félure", pour Chet Baker (Gérard Rouy), "L'enfant radiant", pour Jean-Michel Basquiat (René Ricard), et "Le desperado joyeux", pour Bernard Marie Koltès (Patrice Chéreau).

  • Pourquoi ne pas écrire des poèmes tranquillement assis sur une berge effondrée, en pêchant sans espoir, en mangeant des baies d'églantier, en toussant ou sans bruit, entouré de rats presque discrets, de crapauds, face à la gare désaffectée, au pied de l'autoroute, en dormant, ravi, colérique ou plein de frayeur ? Pourquoi ne pas pêcher l'ombre ? Pourquoi ne pas manger les fruits ? Pourquoi ne pas demeurer silencieux ? Et aussi pourquoi écrire des poèmes ?

    Ce recueil de poèmes est initialement paru en 1986.

  • Personne ne peut dire si c'est la farce qui améliore le cochon ou si c'est le cochon qui donne à la farce sa pleine saveur. Ce qui est sûr c'est que le contenu participe du contenant, et vice versa, pour donner au tout l'agrément nécessaire à sa consommation. Ce cochon-ci est farci avec les éléments de sa propre constitution agrémentés d'épices exotiques et d'herbes de saison.

    Ce recueil de poèmes est paru en 1996.

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