• Surnommée "la dame de la mer", aventurière des mers, océanologue et pionnière de l'écologie, Anita Conti (1899-1997) embarque en 1952 sur le chalutier-saleur «Bois-Rosé» pour partager pendant six mois la dure vie des pêcheurs de morue à Terre-Neuve. Elle en tire ce livre époustouflant qui pose un regard de femme sur un monde d'hommes et qui devient aussitôt un best-seller.

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  • Ecrivaine, relieuse d'art, photographe et première femme océanographe, elle s'impose dans l'univers très masculin de la pêche. Elle participe en 1935 à diverses campagnes sur le premier navire océanographique français puis, avant la seconde guerre mondiale, sur un chalutier-morutier en campagne en mer de Barents et au Spitzberg durant 100 jours. Ses missions lui permettent de publier des rapports et des articles illustrés par ses photographies prises avec son appareil Rolleiflex ; elle ne manque pas de dénoncer la surexploitation des océans. Durant la guerre, elle obtient l'autorisation d'embarquer en tant que photographe de la Marine sur des dragueurs de mines en Manche et en mer du Nord, photographiant les tentatives de déminage. Durant les années de la France occupée, Anita Conti contribue à améliorer les conditions de pêche sur les côtes de l'Ouest africain ; au Sénégal, elle implante des stations de séchage de poissons et crée en Guinée une pêcherie de requins.

  • C'est par une nuit de Noël et de tempête que disparaissait en 1997 à Douarnenez celle que les marins surnommaient "la Dame de la mer". Première Française océanographe, seule femme à avoir accompagné les légendaires terre-neuvas, embarquée à bord des dragueurs de mines pendant la dernière guerre, chargée du développement des pêches traditionnelles en Afrique de l'Ouest, Anita Conti relate dans son plus beau livre un demi-siècle d'aventures et de recherches en mer.

  • Fécamp, juin 1939. Anita Conti embarque sur le morutier «Vikings» pour une campagne de pêche qui doit durer plus de trois mois dans l'Atlantique Nord (mer de Barents, Spitzberg, île aux Ours). Jamais encore elle n'est restée si longtemps sur un navire. Seule femme au milieu de cinquante hommes, elle observe, prend des notes, photographie, et participe à la vie à bord tout autant qu'elle mène une mission scientifique sur les courants et la vie sous-marine. Enfin publié, ce «Carnet» annonce, quinze ans plus tard, «Râcleurs d'océans», et nous faire ressentir la brume et les embruns, le froid et le sel, le calme plat et la tempête, tout un monde mouvant, dangereux, énigmatique et bruyant qui, d'un certain point de vue, n'est pas si éloigné de l'espace, là-haut, où s'aventurent les astronautes. Auteur culte à l'égal d'Ella Maillart, admirée par Catherine Poulain et Maylis de Kerangal, Anita Conti livre ici un texte brut, beau, qui montre que s'il y a une sagesse du désert, il y a aussi une sagesse de la mer : que cherche-t-on sur l'océan, quelle expérience y fait-on, qu'éprouve-t-on comme suspendu entre l'air et l'eau, et pourquoi y revient-on sans cesse ? Ce livre inédit contient des dessins et des photos de l'auteur.

  • En afrique, anita conti (1899-1997) est une légende.
    De l'embouchure de la mellacorée jusqu'au rio nunez, de la casamance à la gambie, la première femme océanographe française demeure " la dame blanche ". c'est qu'après la deuxième guerre mondiale elle est chargée d'établir les cartes de pêche des côtes africaines. l'enjeu est considérable : il s'agit de sauver les populations de la famine et de corriger leurs terribles carences en protéines. anita conti réussira au-delà de toute espérance, prospectant des milliers de kilomètres de côtes, installant des pêcheries, découvrant l'extraordinaire richesse en vitamines.
    A des poisson-scie, requins-marteaux et requins-tigres, les " géants des mers chaudes ".

  • Anita conti est née en 1899.
    écrivain, photographe, première femme océanographe, elle fait partie de ces personnages d'exception qui traversent le siècle en aventurier passionné et libre. pour la " dame de la mer ", les barrières ne semblent exister que pour être franchies. à côté de l'écriture, ce livre dévoile la femme photographe, dont le regard est tout entier tourné vers le désir de sentir, de comprendre et de témoigner par la photographie des sources de la vie dont la mer et ses hommes, les marins, seraient les emblèmes premiers.
    Tendre et aigu, le regard est humain, intime, sincère, aimant. des images pleines de courage et d'énergie sur le sens profond des éléments et du combat de ceux qui s'y confrontent, sans autre sensationnalisme. des mers du nord aux mers du sud, de terre-neuve au dahomey, de la pêche à la morue à la pêche au requin, anita conti nous confronte à une réalité oubliée et nous offre une nouvelle dimension de son talent, celle de photographe.
    Elle meurt à l'âge de 98 ans le 25 décembre 1997, dans la nuit de noël, à douarnenez, dans le finistère. un émouvant hommage lui est rendu dans les médias et à travers des expositions à la corderie royale de rochefort, au port-musée de douarnenez puis au pavillon des arts à paris. ce livre en est le témoignage. il reçoit le prix du " mai du livre d'art " en 1998.

  • « Les corps n'obéissent plus qu'à la sourde volonté collective d'un but à atteindre ensemble :
    La conquête d'un matériau vivant qu'on tue, qu'on entasse dans les cales, comme un trésor de guerre. » Anita Conti Au 16e siècle, les Basques chasseurs de baleines découvrent sur les hauts-fonds des côtes des « terres neuves » aux lisières du Nouveau Monde un gisement fabuleux : les formidables bancs de morues. C'est le début d'une fantastique aventure, celle des pêcheurs Terre-neuvas, une véritable course au trésor au cours de laquelle les ports européens - bretons, normands, allemands, portugais, espagnols, anglais- mesurent leurs flottes au rythme d'une compétition effrénée. Les années 1930-1960 sont les dernières heures de gloire de cette grande pêche. Les premiers navires à vapeur, les chalutiers apparaissent au début du 20e siècle ; les chalutiers diesels, avant la Seconde Guerre mondiale. Dès lors, la gueule des filets racle les fonds et avale des quantités énormes de morues. Cette pêche artisanale devient une industrie. Pour des motifs politiques, économiques, juridiques, écologiques, l'épopée décline rapidement à partir de 1980. Le dernier navire est désarmé. C'est la fin des Terre-Neuvas.

    Le départ et la route, l'arrivée sur les bancs, la pêche et le traitement des poissons jusqu'au salage, le retour... Les photographies d'Anita Conti seule femme à avoir accompagné les légendaires terre-neuvas en 1939 puis en 1952 raconte l'histoire de cette grande pêche totalement disparue aujourd'hui. On y découvre un métier de bagnard, qui entraînait des hommes durant plusieurs mois sur le théâtre des chalutiers, bousculés par le vent et les vagues, dans les froidures de l'Atlantique Nord, à la lisière des bancs de glaces. Ces photographies sont mises en perspectives par des extraits des journaux de bord d'Anita Conti, celui de 1939 et celui de 1952 publié avec succès sous le titre de Racleurs d'Océans.
    En introduction à ces images et textes pour la plupart inédits, François Bellec raconte l'histoire d'une campagne de pêche et de ce grand métier, un travail à la chaîne, sans répits, pour capturer et transformer la précieuse morue puis l'entasser dans l'ombre salée des cales. Une aventure qui appartient désormais à la légende.

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