• De son écriture sensible, Catherine Sauvat met en scène ce moment initiatique pour nombre de jeunes écrivains, la rencontre avec leurs maîtres. Confrontations cruelles, vrais échanges, amitiés naissantes, détestations éternelles, encouragements sincères: la surprise est au bout de la rencontre.
    Ils sont prêts à tout. Traverser les océans, sonner sans s'annoncer, ou faire jouer des relations, que parfois ils n'ont pas, pour un instant passé avec un écrivain qu'ils admirent. Si la plupart sont sincères, d'autres ne seraient pas contre un coup de pouce pour « entrer en littérature ».
    L'écrivain, s'il se méfie des idolâtres, se laisse parfois déborder par de vils flatteurs. Confrontations cruelles, vrais échanges, amitiés naissantes, détestations éternelles, encouragements sincères : la surprise est au bout de la rencontre.
    En s'appuyant sur les récits des protagonistes eux-mêmes, ce livre nous raconte des péripéties d'admirateurs. De Casanova visitant Voltaire à la jeune Susan Sontag allant voir Thomas Mann, les générations et les cultures se croisent, dans la ferveur littéraire.
    Gide a visité Verlaine. Qui a visité Hugo. Qui a visité Chateaubriand...
    Tant qu'il y aura des écrivains, leurs émules chercheront à entrouvrir leur porte. Quitte à parfois la forcer.

    Une ode à la littérature.

  • Stefan zweig

    Catherine Sauvat

    • Folio
    • 18 Mai 2006

    « N'allez pas croire que j'aie foi en une amélioration prochaine de l'humanité, ce visqueux monstre aux mille têtes. Mais ne s'améliorera-t-elle pas, l'humanité, que si l'on cesse de lui répéter qu'elle a emprunté quelque voie mystérieuse, alors qu'elle ne fait vraisemblablement que s'entortiller autour de son propre axe ? Allez, l'"illusion" fait partie intégrante de la mixture magique de l'existence. »
    Né à Vienne, Stefan Zweig (1881-1942) a peut-être souffert de sa trop grande renommée qui l'a mis à l'écart du monde littéraire. Cet écrivain tourmenté et secret, acharné de travail, a élaboré une oeuvre multiple entre nouvelles, romans, biographies et théâtre. Ce voyageur qui se décrivait avant tout comme un Européen a vu ses deux autres identités d'humaniste et de pacifiste voler en éclats dans l'horreur du monde nazi. Réfugié au Brésil, il se donnera la mort avec sa femme en 1942.

  • Connue pour son appétit des hommes - et non des moindres puisqu'elle a séduit Gustav Klimt et Alexander von Zemlinsky avant d'épouser Gustav Mahler, Walter Grotius et enfin Franz Werfel, - sans oublier une relation avec Oskar Koskoschka -, Alma a mené une vie trépidante gouvernée tout à la fois par la passion et le dépit, la naïveté et le calcul.

  • Rilke

    Catherine Sauvat

    • Fayard
    • 14 Septembre 2016

    Icône absolue de la poésie de langue allemande aux traces pourtant si parisiennes, Rilke est cet homme toujours en partance. De Prague à Paris, en passant par Munich, Capri ou Venise, il parcourt l'Europe en quête d'un havre d'inspiration.
    Catherine Sauvat suit le poète dans ces éternelles errances à travers des lieux tantôt aimés tantôt haïs. Mais elle brosse aussi le portrait d'un personnage distant et dépressif dont les départs soudains ont déjoué toutes les relations. Car ce mondain et grand amoureux n'a rien autant chéri que sa solitude, moteur indispensable à sa création. Nombreuses sont celles qui souffrirent de ce séducteur impénitent, de Clara Westhoff, Paula Modersohn-Becker à Baladine Klossowska, quand la liaison ne pouvait se vivre qu'à distance et dans des lettres exaltées.
    Catherine Sauvat nous plonge dans l'intimité de l'homme qui, par ces constantes lignes de fuite, cet acharnement à la distance, se révèle tel qu'en lui-même.
      Catherine Sauvat, est notamment l'auteur de Robert Walser (Plon, 1989 ; Le Rocher, 2002), Stefan Zweig et Vienne (Le Chêne, 2000), Isabelle Eberhardt ou le rêve du désert (Le Chêne, 2004), Stefan Zweig (Folio, 2006), Arthur Schnitzler (Fayard, 2007) et Alma Mahler (Payot, 2009).
     

  • Alma Mahler

    Catherine Sauvat

    • Payot
    • 4 Février 2009

    Connue pour son appétit des hommes - et non des moindres puisqu'elle a séduit Gustav Klimt et Alexander von Zemlinsky avant d'épouser Gustav Mahler puis Walter Gropius et enfin Franz Werfel, sans oublier une relation avec Oskar Kokoschka - Alma a mené une vie trépidante consacrée à ses génies et gouvernée tout à la fois par la passion et le dépit, la naïveté et le calcul. Elle-même fille de peintre et mère de sculptrice, elle a joué au cours de sa longue existence (1879-1964) un rôle majeur dans les milieux artistiques de Vienne, Berlin, New York et Beverly Hills - femme fatale pour les uns, muse merveilleuse pour les autres. On a longtemps prétendu qu'elle avait dû sacrifier à Gustav Mahler ses dons de compositrice. La vérité est à l'image de celle que Thomas Mann surnommait la " grande veuve ", tout aussi touffue et contradictoire, avec un vrai talent pour l'édification de son propre mythe. Grâce à des sources peu connues, ce portrait aborde sous un angle nouveau aussi bien la musicienne que l'égérie et la mémorialiste. II révèle également Les côtés sombres d'Alma, notamment des opinions antisémites que n'ont ébranlées ni ses mariages ni l'exil.

  • Robert walser

    Catherine Sauvat

    • Rocher
    • 24 Avril 2002

    Écrivain suisse d'expression allemande, Robert Walser (1878-1956) fut reconnu de son vivant par les plus grands : Franz Kafka, Robert Musil, Walter Benjamin.
    Son oeuvre sombra pourtant dans un oubli prolongé, aggravé il est vrai par le silence de Walser lui-même, qui passa ses trente dernières années enfermé en asile psychiatrique.
    L'auteur des Enfants Tanner, de La Promenade, de l'envoûtant Institut Benjamenta et du vertigineux Brigand n'avait en outre cessé de tout brouiller dans d'infinies dérives - ses romans, ses scènes dramatiques, ses " petites proses ", ses " microgrammes " enfin, qui ont demandé plusieurs décennies de déchiffrement.
    Il en allait de même pour le cours de sa vie, qu'il voulait sans importance et jouait sans cesse comme pour sa propre perte. Jeune poète issu de sa Suisse natale, rêvant de théâtre, il se rabat sur les cours d'une curieuse école de domestiques avant d'entrer au service d'un aristocrate de haute Silésie. Rustre provincial et insolent, il provoque les milieux de l'avant-garde berlinoise jusqu'au rejet, avant de revenir au pays.
    Promeneur inépuisable, il marche jusqu'à ce que ses pieds soient en sang, puis décrit des heures durant les rognures de sa gomme sur un coin de table...
    " Personne n'a le droit de se comporter avec moi comme s'il me connaissait ", disait Robert Walser. Dans cette première biographie française à lui être consacrée, Catherine Sauvat a cherché à reconstituer le puzzle en sept facettes - l'enfant, le commis, l'acteur, le poète, le domestique, le promeneur et le fou -, tout en préservant le mystère d'un homme à jamais insaisissable, auteur d'une oeuvre étonnamment moderne, qu'on redécouvre enfin depuis quinze ans à peine.

  • Quoi de plus évocateur, de plus intime et de plus précieux qu'un flacon de parfum, une étiquette de savon, une boîte de poudre signée Guerlain, une houpette légère comme un flocon de neige, un bâton de rouge art déco, un polissoir à ongle en ivoire, un nécessaire de chez Dunhill, un petit miroir en bakélite, un fer à friser des années 50, une barrette des années folles, un eye liner des sixties et j'en passe...

    Tous ces objets de la beauté sont ici rassemblés, décrits, racontés et montrés, dans ce carnet du chineur qui fait aussi la part belle aux vieilles publicités, emballages et packagings d'exception.

    Tout un univers luxueux et glamour se dessine, accompagné en filigrane d'une véritable histoire de la beauté depuis l'antiquité jusqu'à aujourd'hui, et, comme toujours dans la collection, de conseils aux chineurs.

  • Suite au succès de son roman La Vénus à la fourrure, l'écrivain Leopold von Sacher-Masoch reçoit une jeune femme décidée à s'emparer du rôle de Wanda décrit dans le livre. Ils concluent un contrat où il se soumet totalement à elle dans un jeu de dominante-dominé tel qu'il les aime. Des années après leur séparation et un remariage plus normé, Léopold est surpris par les sollicitations de jeunes admiratrices attirées par sa réputation sulfureuse. Il apprend alors qu'à ses dépens un livre a fait de son nom une perversion sexuelle : le masochisme...

  • Le 20 mars 2015 au matin, douze heures avant l'équinoxe, se produira un événement rarissime, une éclipse solaire qui plongera, dans la matinée, une partie de l'Europe dans l'obscurité, et qui sera visible depuis la France à 80%. Il faudra attendre soixante-dix-sept ans pour revoir une éclipse d'une telle envergure. A cette occasion, Planète+ diffusera LUNE, LA FACE CACHEE DE LA TERRE une série documentaire inédite et exceptionnelle en exclusivité sur CANALSAT En lien avec l'évènement, ce livre détaille les multiples facettes de la Lune. Cet astre, mort astronomiquement, est paradoxalement essentiel à la vie terrestre : il génère les marées, stabilise l'axe de la Terre et par ses cycles répétés permet la ronde des saisons. Depuis l'Antiquité, la Lune fascine l'homme, nourrit son imaginaire et attise ses fantasmes. La pleine lune n'est-elle pas souvent associée aux catastrophes naturelles, aux naissances et... aux loups-garous !
    En contrepoint, des spécialistes (astronomes, biologistes, théologiens...) apportent leur éclairage sur ces liens qui unissent science et mythologie.

    Conférencier, Bernard Melguen est chargé de cours d'astronomie à l'université de Nantes et conseiller scientifique à l'Espace des sciences de Rennes. Ses travaux portent sur l'histoire des sciences et les liens qui existent entre astronomie et mythologie. Il est l'inventeur du céléscope, un outil qui permet de simuler le mouvement des astres dans la voûte céleste et de comprendre le fonctionnement des premiers calendriers. Il est par ailleurs l'auteur du livre La Lune, vérités et légendes (éd. Apogée, 2010).

    Journaliste et écrivain, Catherine Sauvat est l'auteur de nombreuses biographies d'artistes, traduites en plusieurs langues, parmi lesquelles Stefan Zweig (Folio Gallimard, 2005), Alma Mahler et Il me faudra toujours mentir (Payot-Rivages, 2009). Elle est l'auteur de beaux livres sur de grandes villes patrimoniales : V enise. Vision d'églises et de palais, Prague. Vision de mille ans d'architecture et Vienne. Vision du cour de l'Europe (Hermé, 2004 à 2006). Elle a également écrit un documentaire sur Jordi Savall (France télévisions, 2013) et Robert Walser pour la série Un siècle d'écrivains (France 3, 1997).

  • Depuis dix ans, Paris est devenu la terre d'accueil de plus en plus d'espèces, le terreau inattendu d'une biodiversité foisonnante qui s'est adaptée a? la ville. Ce mouvement ne fait que commencer. La cité de demain affiche clairement sa couleur : verte. Tous les grands projets architecturaux, les aménagements de Paris invitent avec force la nature au coeur de la ville. Moins de pollution, plus de vies, plus de bien-être ont favorisé le retour des animaux dans Paris.
    La Plus Belle Ville du monde, le film de Fréderic Fougea (diffusion sur M6) raconte différentes péripéties d'animaux et la manière dont en arpentant Paris en quête de nourriture ou de partenaires, ils se réapproprient la cité. Nous les ignorons la plupart du temps, nous les voyons parfois de loin, mais ils nous intriguent souvent et nous rendent un peu de cette nature trop oubliée : faucons pèlerin, bombyx, oies cendrées, renards, canards, pigeons ou ragondins...
    A côté de la richesse patrimoniale de notre ville-lumière se déploient de nombreuses espèces animales, parfois tout près de nous, parfois juste de passage. En suivant le déroulé du film et ses aventures tour à tour émouvantes ou cocasses, le livre qui accompagne le film donne quelques éclairages scientifiques sur les espèces, ainsi que de nouvelles perspectives sur Paris et son Histoire. Vue du point de vue des animaux, la ville prend une autre dimension.

  • Entre 2009 et 2013, le photographe Paolo Verzone a voyagé à travers l'Europe pour réaliser les portraits de cadets des plus grandes académies militaires du continent.
    Intéressé depuis longtemps dans la quête d'une identité européenne, particulièrement présente dans son travail « Seeuropeans » (portraits d'européens sur les plages), Paolo Verzone a rencontré nombre de ces jeunes officiers qui sont le symbole d'un lien existant entre les traditions, l'histoire de leurs écoles, et le futur dont ils sont porteurs. Dans chacune de ces académies, Paolo Verzone a réussi à les photographier dans des lieux symboliques, forts, qui vont bien au-delà de la simple identité nationale.
    Un portrait inédit sur l'élite des nations.

  • ÿþCombien de Mme Bovary, d'Ariane et de Solal ou de Jules et Jim nous ont-ils raconté une autre façon d'aimer ? Combien de personnages de romans nous ont-ils enseigné les règles de la séduction ou soufflé les paradoxes du désir ? Tous ces personnages de fiction se font inlassablement le vecteur de nos émotions et de nos sentiments, ce qu'analyse avec finesse Catherine Sauvat à travers l'étude de nombreux textes littéraires. Le désir, l'attente, la jalousie, l'offrande, le badinage, la rupture, le rougissement... au final, 45 mots-clés qui sont autant de thématiques autour du sentiment amoureux. Un ouvrage précieux, raffiné, superbement illustré par LiLiROZE, qui transcende l'intimité comme un tableau qui revient, ou ressurgit au fil des siècles. Un très bel objet de désir.

  • Grâce aux splendides photos de Jean-Luc Manaud qui montrent un désert intemporel et aux photographies anciennes qui font revivre ce lieu magique au tout début du XXe siècle, nous suivons les traces d'Isabelle Eberhardt depuis Marseille où elle embarqua en 1897 et cheminons avec elle en Tunisie, en Algérie, dans les ksour, les palmeraies, les mosquées et dans le désert, celui dont elle a rêvé, celui où elle s'est rendu, celui sur lequel elle a écrit pendant sa courte vie.
    Durant sa courte vie, cette femme de lettres, souvent vêtue en homme, mena une vie aventureuse en Algérie et au Sahara, épousa un autochtone et se convertit à l'Islam, devint journaliste à la Dépêche algérienne et à l'Akhbar. Ses récits qui parurent tous après sa mort montrent sa fascination totale pour le désert.

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