• Ce qu'il y a de meilleur en nous : travailler et honorer la vie Nouv.

    Voici un livre sur la banalité du génie. Ce qu'on appelle la sublimation et qu'on a longtemps cru réservée aux "grands hommes", artistes ou créateurs, est à la base d'une de nos activités les plus quotidiennes : le travail, et plus particulièrement le travail de qualité. C'est cette intelligence-là qui fait que nous avons plaisir à oeuvrer, elle qui donne un sens à nos actes et nos pensées, elle qui nous rend créatifs. Sans elle, nous souffrons au travail. Son ennemi a un nom : l'organisation néolibérale du travail, qui nous plonge dans la servitude et nous déshumanise. Après "Souffrance en France", Christophe Dejours explore, avec "Ce qu'il y a de meilleur en nous", la force qui nous permet de ne pas subir le travail.

  • Les Français souffrent et ne le disent pas. Comment faisons-nous pour tolérer le sort des chômeurs et des « nouveaux pauvres » ? Et comment parvenons-nous à accepter sans protester des contraintes de travail toujours plus dures, dont nous savons pourtant qu'elles mettent en danger notre intégrité mentale et physique ?
    Christophe Dejours, spécialiste du travail, découvre à l'origine de ce consentement silencieux la peur et la honte. Il révèle comment, pour pouvoir endurer la souffrance sans perdre la raison, on se protège. À la lumière du concept de distorsion communicationnelle de Jürgen Habermas et de celui de banalité du mal d'Hannah Arendt, il met au jour le processus qui fonctionne comme un piège. Alors la souffrance devient impensable. Et l'injustice sociale banalisée.

  • Nous vivons simultanément dans deux corps : le corps biologique et le corps érotique. L'un relève de l'inné ; c'est le corps biologique. À partir de lui se construit progressivement l'autre corps, le corps érotique, qui relève donc de l'acquis. Ce livre explique le processus par lequel le corps érotique se décolle peu à peu du corps biologique. De la qualité et de la progression de ce processus dépend l'avènement du corps érogène, qui est l'une des formes sous laquelle l'enfance est mémorisée dans l'adulte. Que se passe-t-il quand ce processus rencontre des obstacles qui le mettent en échec ? Une vulnérabilité du corps s'installe, qui peut se manifester par la formation de symptômes psychopathologiques, mais aussi par des aménagements défensifs réduisant la sensibilité à la souffrance (la sienne comme celle d'autrui), par exemple dans le cas des psychopathes. Peut-on alors, sur cette base, former une conception psychanalytique du sens moral ?

  • Le corps a parfois des comportements insolites. Il ne fait pas ce qu'on attend de lui. Certains patients déjouent le pronostic médical et peuvent aller jusqu'à faire douter du principe même de prédictibilité portant sur l'évolution habituelle des maladies. Pour une part, il se pourrait que les maladies du corps soient plus humaines et sociales qu'on ne le pense, c'est-à-dire pas uniquement placées sous le primat du déterminisme biologique. Quels sont donc les ressorts de ces dissidences du corps ?

  • Le « facteur humain » est l'expression par laquelle les spécialistes de la sécurité des personnes et de la sûreté des installations désignent le comportement des hommes au travail. Il est fréquemment invoqué dans l'analyse des catastrophes industrielles, des accidents du travail, et dans les procès ou les commissions d'enquête. On lui associe l'idée de faute. Paradoxalement, cette conception négative de l'intervention humaine repose sur une confiance sans faille dans la technique, et sur une méconnaissance des sciences humaines.
    Cet ouvrage récapitule les progrès réalisés dans les sciences de l'homme au travail, afin de formuler une doctrine plus nuancée que celle de l'école des « human factors », dans les années 1950.

  • Aliénation, suicide : on sait que le travail peut produire le pire. Mais qu'il puisse aussi générer le meilleur, qu'il puisse être facteur d'accomplissement de soi et d'émancipation, une majorité de gens en doutent encore. C'est pourtant la voie explorée dans ce livre magistral qui propose, grâce à une nouvelle théorie du travail, de penser politiquement l'organisation de celui-ci.

    Ce premier volume analyse les rapports entre travail, corps et sexualité. Il montre que le travail de production est une épreuve pour la subjectivité tout entière d'où peuvent émerger de nouvelles habiletés, à la condition toutefois que cette épreuve soit relayée par un deuxième travail, de soi sur soi, ou de transformation de soi.

  • Autre volet de la nouvelle théorie du travail proposée par Christophe Dejours, ce livre montre que l'organisation du travail a des incidences qui vont bien au-delà du seul monde du travail. Au travail, on peut en effet apprendre le respect de l'autre, la prévenance, la solidarité, la délibération, les principes de la démocratie. On peut aussi y apprendre l'instrumentalisation de l'autre, la duplicité, la déloyauté, le chacun-pour-soi, la lâcheté, le mutisme. De sorte que l'organisation du travail s'offre toujours comme un lieu d'apprentissage de l'implication ou de la désertion des espaces politiques...

  • La psychodynamique du travail s'est construite par une succession de confrontations entre la clinique du travail et différentes disciplines des sciences humaines et sociales : ergonomie, médecine du travail, sociologie des rapports sociaux de sexe, sociologie de l'éthique, histoire sociale, sociolinguistique, anthropologie du travail, philosophie, droit, économie, psychanalyse. Les textes réunis dans ce volume scandent les étapes de cette construction. Ils servent toujours de références dans les controverses sur les rapports entre santé mentale et travail, mais ils sont pour la plupart devenus introuvables. Cet ouvrage remet ces textes à la disposition des cliniciens et des chercheurs.

  • Depuis trente ans qu'il les déconstruit, Christophe Dejours sait reconnaître les conséquences néfastes pour la santé mentale des organisations du travail gestionnaires, généralisées depuis les années 80. Malheureusement, depuis une dizaine d'années, l'histoire lui donne raison, les suicides se multiplient dans des entreprises et des secteurs différents. C'est l'objet de la première partie de ce livre bilan : les conditions de travail, étrangement communes,dans une service de réanimation de l'hôpital public et dans une entreprise de téléphonie, et les dérives qui ne cessent de s'aggraver, dans le secteur public comme privé.
    Si hélas, cette explosion de la souffrance au travail est aujourd'hui reconnu, y compris dans les directions qui ne veulent pas avoir à gérer des suicides, il est aussi de la responsabilité du chercheur de formuler de nouvelles hypothèses d'organisation et même de pouvoir prouver qu'elles fonctionnent. C'est l'objet de la seconde partie du livre, qui relate l'expérience de son intervention avec un économiste au sein d'une entreprise pendant sept ans. On peut lire ainsi la réorganisation progressive du travail et le gain en termes de santé mentale bien sûr mais en termes économiques également.
    Avec cet ouvrage, Christophe Dejours fournit toutes les clés aux politiques pour changer enfin le travail, et ce faisant, la société.

  • Cela surprendra, mais nous avons deux corps ! le corps biologique, qui est celui qu'on examine au microscope ou qu'on soigne avec des antibiotiques ; et le corps érotique, au travers duquel nous éprouvons la vie, la souffrance, le plaisir, l'excitation sexuelle, le désir.
    L'un relève de l'inné ; c'est le corps biologique. a partir de lui se construit progressivement l'autre, le corps érotique, qui relève donc de l'acquis. mais que se passe-t-il quand cette construction rencontre des obstacles qui la mettent en échec ? une vulnérabilité du corps s'installe, qui peut se manifester par la formation de symptôme psycho-pathologiques, mais aussi par une réduction de la sensibilité à la souffrance (la sienne comme celle d'autrui), par exemple dans le cas des psychopathes.
    Peut-on alors, sur cette base, former une conception psychanalytique du sens moral ?.

  • La psychopathologie du travail étudie les processus en cause dans le déclenchement des troubles psychiatriques liés aux contraintes de travail.
    Dans cet ouvrage sont présentées six observations cliniques : une décompensation psychosomatique grave (état de mal asthmatique), une bouffée délirante, un état confuso-démentiel, un trouble de la sexualité, deux décompensations successives chez une victime de harcèlement professionnel et chez son agresseur, un suicide. Chacune d'elles est étudiée dans le détail depuis l'étiologie jusqu'au traitement pour faire apparaître les différences entre l'analyse conventionnelle et l'interprétation des données à la lumière de la référence au travail.
    Elles ont été rédigées par des psychiatres et des psychanalystes qui ont participé aux recherches menées au laboratoire spécialisé du Conservatoire national des arts et métiers. Elles peuvent servir de matériel de base dans la formation des praticiens et des étudiants et permettront aux différents professionnels et chercheurs impliqués dans le monde du travail de comprendre en quoi consiste cette pathologie mentale liée au travail qui caractérise l'évolution de la société dans la période contemporaine.

  • Dans les écoles, chez les policiers ou les travailleurs sociaux, dans les usines ou les bureaux, chez les jeunes en situation de non-emploi, partout l'on assiste à une aggravation de la violence. Quel sens lui donner ? Peut-on la conjurer ? Comment se déclenche-t-elle ? Quelles en sont les conséquences ? Utilise-t-on les bonnes méthodes pour la traiter ?
    Issu des travaux de la Commission « Violence, travail, emploi, santé » dirigée par Christophe Dejours, ce livre montre à quel point l'organisation du travail est en cause dans la genèse de la violence sociale, et propose des voies d'action, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'entreprise, pour améliorer le « vivre ensemble ».

  • Le "facteur humain" est l'expression par laquelle les spécialistes de la sécurité des personnes et de la sûreté des installations désignent le comportement des hommes au travail. Il est fréquemment invoqué dans l'analyse des catastrophes industrielles, des accidents du travail, et dans les procès ou les commissions d'enquête. On lui associe l'idée de faute. Paradoxalement, cette conception négative de l'intervention humaine repose sur une confiance sans faille dans la technique, et sur une méconnaissance des sciences humaines.
    Cet ouvrage récapitule les progrès réalisés dans les sciences de l'homme au travail, afin de formuler une doctrine plus nuancée que celle de l'école des "human factors", dans les années 1950.

  • Le « facteur humain » est l'expression par laquelle les spécialistes de la
    sécurité des personnes et de la sûreté des installations désignent le
    comportement des hommes au travail. Il est fréquemment invoqué dans l'analyse
    des catastrophes industrielles, des accidents du travail, et dans les procès ou
    les commissions d'enquête. On lui associe l'idée de faute. Paradoxalement,
    cette conception négative de l'intervention humaine repose sur une confiance
    sans faille dans la technique, et sur une méconnaissance des sciences humaines.
    Cet ouvrage récapitule les progrès réalisés dans les sciences de l'homme au
    travail, afin de formuler une doctrine plus nuancée que celle de l'école des «
    human factors », dans les années 1950. Christophe Dejours est professeur
    titulaire de la chaire de psychologie du travail au Conservatoire national des
    arts et métiers. Il dirige, aux PUF, la collection « Souffrance et théorie ».

  • Le corps a parfois des comportements insolites. Il ne fait pas ce qu'on attend de lui. Certains patients déjouent le pronostic médical et peuvent aller jusqu'à faire douter du principe même de prédictibilité portant sur l'évolution habituelle des maladies. Pour une part, il se pourrait que les maladies du corps soient plus humaines et sociales qu'on ne le pense, c'est-à-dire pas uniquement placées sous le primat du déterminisme biologique. Quels sont donc les ressorts de ces dissidences du corps ?

  • Ce livre est sorti en 1980. Quatre éditions après, il s'impose toujours comme un classique... malheureusement pourrait-on ajouter. Car son succès va de pair avec l'augmentation pour l'instant jamais stoppée de la souffrance au travail, des pathologies et des suicides qu'elle génère.
    Travail, usure mentale met au jour les processus en cause, aujourd'hui encore, dans la déstructuration effrayante du monde du travail. Pour cette nouvelle édition, Christophe Dejours reprend dans une préface inédite les dernières évolutions en cours dans les entreprises et analyse la manière dont les méthodes managériales font exploser la souffrance au travail.

  • Souffrance en France

    Christophe Dejours

    • Points
    • 12 Février 2009

    Les Français souffrent et ne le disent pas. Comment faisons-nous pour tolérer le sort des chômeurs et des " nouveaux pauvres "? Et comment parvenons-nous à accepter sans protester des contraintes de travail toujours plus dures, dont nous savons pourtant qu'elles mettent en danger notre intégrité mentale et physique ? Christophe Dejours, spécialiste du travail, découvre à l'origine de ce consentement silencieux la peur et la honte. Il révèle comment, pour pouvoir endurer la souffrance sans perdre la raison, on se protège. A la lumière du concept de distorsion communicationnelle de Jürgen Habermas et de celui de banalité du mal d'Hannah Arendt, il met au jour le processus qui fonctionne comme un piège. Alors la souffrance devient impensable. Et l'injustice sociale banalisée...

  • Les Français souffrent et ne le disent pas.Comment faisons-nous pour tolérer le sort réservé à ces chômeurs et ces «nouveaux pauvres» dont le nombre ne cesse de croître ? Et comment parvenons-nous, dans le même temps, à accepter sans protester des contraintes de travail toujours plus dures dont nous savons pourtant qu'elles mettent en danger notre intégrité mentale et physique ?Christophe Dejours, spécialiste du travail, découvre à l'origine de ce consentement et de cet étrange silence la peur ; puis la honte quand, pour faire fonctionner la machine néolibérale, nous finissons par commettre des actes que pourtant nous réprouvons. Il révèle comment, pour pouvoir endurer la souffrance (subie et infligée) sans perdre la raison, on se protège.Marquer ses distances par rapport aux victimes du système est un bon moyen pour nier la peur en soi et débarrasser sa conscience de sa responsabilité vis-à-vis d'autrui.A la lumière du concept de distorsion communi-cationnelle de Jürgen Habermas et surtout de celui de banalité du mal de Hannah Arendt, Christophe Dejours, patiemment, met au jour le processus qui fonctionne comme un piège. Alors la souffrance devient pensable. Et une autre conception de l'action possible.

  • Dans les écoles, chez les policiers ou les travailleurs sociaux, dans les usines ou les bureaux, chez les jeunes en situation de non-emploi, partout l'on assiste à une aggravation de la violence.
    Quel sens lui donner ? peut-on la conjurer ? comment se déclenche-t-elle ? quelles sont ses conséquences ? utilise-t-on les bonnes méthodes pour la traiter ? issu des travaux de la commission " violence, travail, emploi, santé " dirigée par christophe dejours, ce livre montre à quel point l'organisation du travail est en cause dans la genèse de la violence sociale, et propose des voies d'action, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'entreprise, pour améliorer le " vivre ensemble ".

  • Depuis trente ans, Christophe Dejours nous alerte sur la souffrance au travail. Trente ans de recherche qui ont fait de lui un des spécialistes de cette question les plus écouté des salariés et de leurs représentants mais aujourd'hui aussi des chefs d'entreprises. Et si tous viennent lui demander conseil, c'est qu'ils sont inquiets de l'augmentation des pathologies mentales dans l'entreprise, y compris chez les cadres les plus dévoués et performants, quand ils ne sont pas stupéfaits par des suicides à répétition. Ce livre, devenu un classique, met au jour les processus qui sont bel et bien en cause, aujourd'hui encore, dans la déstructuration effrayante du monde du travail à laquelle nous assistons. "Force est d'admettre que l'aggravation des pathologies mentales du travail et le surgissement macabre de ces suicides jusqu'au milieu de communautés humaines hébétées, sonne le glas de la culture. ". Cette nouvelle édition comporte, outre les textes de 1980, 1993 et 2000, une nouvelle préface de l'auteur.

  • Le « facteur humain » est l'expression par laquelle les spécialistes de la sécurité des personnes et de la sûreté des installations désignent le comportement des hommes au travail. Il est fréquemment invoqué dans l'analyse des catastrophes industrielles, des accidents du travail, et dans les procès ou les commissions d'enquête. On lui associe l'idée de faute commise. Paradoxalement, cette conception négative de l'intervention humaine repose sur une confiance sans faille dans la technique, et sur une méconnaissance des sciences humaines. Cet ouvrage récapitule les progrès réalisés dans les sciences de l'homme au travail, afin de formuler une doctrine plus nuancée que celle de l'école des « human factors », dans les années 50.

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