• Viâtre, une ville au bord du Rhône. Ce sont les vacances d'été, la chaleur est étouffante. Johan et Guy Mesel sont frères mais tout les oppose : Johan est un universitaire brillant et un passionné d'escalade alors que Guy, complexé par sa petite taille et dévoré par l'eczéma, est agent technique dans un lycée professionnel en montagne. Ils décident d'échanger leurs appartements pour la durée des vacances et c'est ainsi que Guy s'installe dans le logement que Johan vient d'acheter à Viâtre, dans la montée de la Découronnée. Il est saisi par l'atmosphère qui y règne et s'aperçoit que les lieux portent encore la trace des précédents occupants, en particulier un coffre à jouets dans une alcôve. Dans la même ville, Habiba est employée aux cuisines d'un foyer pour SDF sur lequel règne un prêtre tyrannique. La fille d'Habiba, Zahra, partage la vie du père de Camille, une adolescente qui a perdu sa mère dix ans plus tôt. La famille habitait dans la montée de la Découronnée et Camille garde en mémoire des souvenirs flous de scènes violentes entre ses parents. Un mystère plane sur les circonstances de la mort de sa mère dont elle a conservé des photos. Il y a aussi la vieille Maïa, qui a élevé les frères Mesel, et un détective privé pas forcément très doué pour les enquêtes. Tous ces personnages semblent liés d'une façon ou d'une autre à la montée de la Découronnée et aux drames qui s'y sont déroulés...

  • Racines amères

    Claude Amoz

    Ce sont des gens simples qui peuplent ce recueil de nouvelles : le gros Jackie, cherchant à éloigner les fantômes de la guerre d'Algérie par la violence et l'alcool ; Jean-Marie Grattard « qui se cramponne à ses méthodes vieillottes » et finit par perdre son emploi ; Lisa et Lina, soeurs si semblables, si proches, qui étouffent l'une avec l'autre, ou encore Félicie, qui se souvient des rêves brisés de sa mère : avoir un fils plutôt qu'une fille, une postérité, un nom qui ne va pas se perdre. Pourtant, rien n'est jamais tout à fait perdu et il faut bien s'accommoder de ce qui reste : les souvenirs qui demeurent tapis dans l'ombre de la mémoire, comme si les racines de chacun, par un insidieux détour, remontaient à la surface pour étouffer tout ce qui pourrait s'épanouir sous la lumière.
    A travers ces onze récits envoûtants, Claude Amoz dévoile avec minutie et sobriété l'âme tourmentée de ses personnages, hommes et femmes qui tournent le dos à la fenêtre, se bouchent les oreilles, s'enferment dans leurs habitudes et tentent d'entretenir l'illusion sur eux-mêmes. Pourtant, tous finissent un jour au pied du mur, face au vide implacable de leur solitude.
    Si Claude Amoz s'intéresse en priorité aux blessures de la vie, son univers n'est pas pour autant désespéré. Plutôt que de s'arrêter à la noirceur des destins, elle pose un regard plein d'empathie sur les êtres humains, elle amène le lecteur à se passionner pour eux, et de gens ordinaires, elle fait des héros.

  • Etoiles cannibales

    Claude Amoz

    • Rivages
    • 20 Septembre 2003

    Viatre, petit ville au bord du rhône, un sans-abri est retrouvé brûlé vif sous une passerelle, assommé par l'alcool, jonas, qui dormait près de lui, n'a rien entendu.
    Mais une semaine plus tard, il découvre sur les lieux du crime une chienne mutilée, celle-ci le conduira auprès d'odile, une jeune vétérinaire, puis sur la trace de son ancienne propriétaire, dès lors, les disparitions de marginaux vont se succéder à un rythme inquiétant. ont-elles un lien avec le foyer d'accueil tout proche ou travaille le frère d'odile ? son directeur n'a-t-il rien à cacher ? et la frontière entre " éducateurs " et " exclus " est-elle si nette.
    Habiba, la " mère cuisinière ", et le taleb, qui joue les sorciers en échange de quelques billets, s'efforcent de comprendre.

  • « A l'angle de la rue Censier et de la rue de Mirbel, un arbre aux branches étrangement sinueuses se détache en ombre chinoise contre la fac, dans la lueur des réverbères : on le dirait sorti de quelque tableau fantastique. Un arbre fantôme, pareil à celui que Babette avait peint sur le mur de la pièce principale, au-dessus de la cheminée. Autour des rameaux, elle avait inscrit des maximes dans les médaillons en forme de coeur. "Peace and love", c'était l'époque. »

  • Bois-brule

    Claude Amoz

    • Rivages
    • 25 Janvier 2002

    Viviane vit à bois-brûlé, une maison en lisière de la forêt d'argonne, avec son compagnon martin tissier, notaire dans la région.
    Leila a bientôt dix-neuf ans et prépare son bac tout en faisant de temps à autre de petits boulots. c'est ainsi qu'elle se rend à bois-brûlé pour s'occuper du fils de viviane pendant les vacances de printemps. mais un homme vient de la forêt, comme surgi du paysage qui porte encore les cicatrices de la guerre de 14-18. lorsqu'il était enfant, il passait ses vacances à bois-brûlé avec sa grand-mère. aujourd'hui, à quarante-six ans, il est à la dérive.
    Et quand il pénètre dans le bunker sur la colline, non loin de la maison, il ne sait pas qu'il va provoquer un drame.

  • Un de trop

    Claude Amoz

    Le docteur Thomas Trévy revient sur les lieux de son enfance, la Camargue.
    Enfance qui eut été pleinement heureuse si elle n'avait été entachée d'un drame.
    C'était il y a trente ans et ce fut la disparition de Damien, son petit frère. Le spectre de cette tragédie hante encore tous les esprits. Les interrogations et les soupçons demeurent et ravivent des plaies impossibles à cicatriser. Pourquoi Thomas et son jumeau Marc se sont-ils séparés brutalement et définitivement après ce drame ?
    La mésentente entre les jumeaux et Damien le cadet ne peut-elle expliquer l'événement funeste ?
    Pourquoi la mort, la folie, le désir de vengeance ont-ils frappé par la suite les différents protagonistes ?
    La jalousie, l'égoïsme, la frustration, le désir ont perpétré cette tragédie. Les remords ont engendré un fantôme malveillant, avide de vengeance, prêt à tuer qui a tué. L'abîme appelle l'abîme.

  • Neuf nouvelles évoquant Cherbourg et le Nord-Cotentin, écrites à l'issue des séjours de leurs auteurs en 2003, 2004 et 2005 à l'initiative des Mercurielles, le réseau des ateliers d'écriture de l'agglomération cherbourgeoise.
    Malentendus, disparitions, répétitions, toutes les rencontres et périples qui peuplent ces pages semblent des coups du destin, réel ou fantasmé. La topographie, l'architecture et les éléments naturels de la presqu'île se révèlent être des contextes perturbants, sinon catalyseurs des évènements évoqués. Une palette de fantômes littéraires, historiques ou biographiques est convoquée au fil des nouvelles, sans aucun déterminisme autre que la sensibilité des auteurs au fait du lieu, des ambiances, et de leur pinceau.
    Aussi c'est une promenade dans un Cherbourg étrangement habité auquel nous convie ce recueil.
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