• Tous les matins, à l'heure où le soleil se levait, je venais m'asseoir sous le porche de la zaouïa sidi abd er rahman, à alger.
    J'ai ressenti là, à l'ombre antique de cette mosquée sainte de l'islam, des émotions ineffables au son de la voix haute et forte de l'iman psalmodiant ces vieilles paroles de la foi musulmane en cette belle langue arabe, sonore et virile, musicale et puissante comme le vent du désert où elle est née.

  • Depuis son arrivée en Algérie en mai 1897, à l'âge de vingt ans, et jusqu'à sa mort en 1904, Isabelle Eberhardt n'a cessé d'accomplir, avec audace, son magnifique rêve d'aventure et d'écriture. Ce livre regroupe les meilleurs textes narratifs de cette femme exceptionnelle (journaux, écrits intimes, reportages) et les éclaire par le récit de ses voyages et de sa vie.

  • " Conserve ces quelques lettres oú je réussis parfois à mettre un peu de mon âme".
    Les trois hommes qu'a le plus aimés isabelle eberhardt (1872-1904) ont suivi ce conseil, et c'est ainsi que nous sont parvenues les pages les plus saisissantes de son oeuvre. Ces lettres nous font pénétrer dans l'intimité d'un être étrange, objet de scandale et de ferveur, une femme qui, à vingt ans, parle d'elle au masculin et tourne le dos à l'europe de la belle époque pour accomplir son rêve de fusion avec le désert. Sa correspondance se lit comme le récit de son fulgurant voyage : six années d'errance imaginaire et réelle jusqu'à sa mort précoce dans les eaux d'un oued en crue.

  • Paru pour la première fois en 1932 aux éditions Fasquelle, Pages d'islam réunit vingt nouvelles d'Isabelle Eberhardt. Inspirées de ses séjours au Maroc, en Tunisie et en Algérie, elles forment le portrait d'un Maghreb méconnu et d'une population arabe dont la culture est la dernière arme pour résister à l'oppression coloniale.
    Loin des stéréotypes français, l'écrivain crée des personnages marginaux et mystérieux  : sorciers guérisseurs, sorcières voleuses de cadavre, mages aux pouvoirs surnaturels, fellahs mafieux... Au-delà de son charme puissant, ce livre est l'éloge d'un peuple qu'Isabelle Eberhardt tenait pour son égal. La religion musulmane, dont elle s'était faite la défenderesse, est décrite à travers des rites familiaux et inoffensifs, loin de sa réputation de violence.
    Au-delà de l'aspect documentaire et politique, Pages d'islam est une oeuvre littéraire où la féérie le dispute au fantastique. Et le lecteur de retrouver la femme dont Edmonde Charles-Roux, sa biographe, disait qu'elle était «  l'incarnation de la grâce et de la volonté  ».

  • En 1904, quelques mois avant sa mort dans une crue de l'oued à Aïn-Sefra, Isabelle Eberhardt, fatiguée par une série d'épreuves, se réfugie dans le havre de paix de la zaouïa de Kenadsa.
    Dans cette retraite où elle se fait passer pour un jeune étudiant pieux, elle prend le temps de la réflexion et de la méditation. Calme, nostalgie, doute, incertitude l'étreignent tour à tour, au gré de ses conversations quotidiennes avec les habitants des lieux, des événements rythmant la vie de cette microsociété, et des subtiles variations du paysage. Et de l'Islam elle donne une vision paisible, celle du sage méditant sur Dieu dans le désert.
    Dans l'ombre chaude de l'Islam paraît pour la première fois en 1906, cosigné par Victor Barrucand, directeur du journal L'Akhbar à Alger et ami d'Isabelle. Celui-ci, pour avoir corrigé les textes qui lui avaient été confiés, en avoir récrit certains dans l'esprit qu'il savait être celui de l'auteur, se vit attaqué, taxé de trahison ou de pillage littéraire. Il eut à tout le moins le mérite de permettre la publication de ce récit.

  • Drapée dans les plis de son burnous. bottée en cavalier filali, c'est déguisée en homme qu'Isabelle Eberhardt (1877-1904) a parcouru les immenses étendues sahariennes. Fière de son existence de femme libre, elle a vécu ses «aventures de la route» à la manière des soldats bédouins du Sud-Oranais, contrainte de faire oublier son identité féminine pour participer aux expéditions les plus risquées.
    Avec une palette d'une richesse impressionnante elle sait saisir les ombres, leurs absences, leurs silences, elle sait saisir la profondeur des lignes, la pesanteur mais également l'évanescence de la lumière.
    Couleurs mirages, couleurs orages, couleurs hommages, couleurs miracles. Elle détaille et ne confond pas. Ni les couleurs, ni les visages, ni les âmes. « Le monde arabe et le monde européen, se coudoient, se mêlent sans jamais se confondre ».

  • Il y a cent ans, vêtue en cavalier arabe, isabelle eberhardt (genève, 1877 - aïn sefra,1904) parcourait les pistes sahariennes.
    Elle y partageait le quotidien des bédouins et des marabouts. dans le grand voyage dont elle a fait sa vie, guidée par son désir d'écrire, elle a abordé et franchi les étapes qui font d'elle bien plus qu'un écrivain voyageur : l'un de ces rares auteurs capables de s'exprimer au coeur de la culture de l'autre. s'agissant de l'islam, son oeuvre y puise une nouvelle actualité.
    Les éditions du centenaire commémorent sa disparition, à vingt-sept ans, noyée en plein désert dans la crue d'un oued.

    Au pays des sables rassemble les nouvelles inspirées de son premier long séjour au sahara, en 1902. publiées peu après dans la presse algéroise et métropolitaine, elles révèlent la naissance d'un écrivain mais aussi le souf, l'une des régions les plus secrètes du sud algérien.
    éditeurs et biographes d'isabelle eberhardt depuis vingt ans, marie-odile delacour et jean-rené huleu ont rétabli les écrits, parfois censurés ou adultérés, dans leur version originale et proposent cette nouvelle lecture d'une oeuvre devenue pour beaucoup le support des rêves d'existence hors du commun.

  • Les Éditions du Centenaire (1904-2004), composées par Marie-Odile Delacour et Jean-René Huleu

  • Voici, pour la première fois, l'oeuvre complète d'isabelle eberhardt. {ecrits sur le sable}, le premier volume, réunit l'intégralité des {journaliers}, des {notes de route} et de {vagabondages}. ces textes constituent la chronique de ce que vécut isabelle eberhardt à partir du moment où elle choisit de s'immerger dans le sahara. depuis toujours, ils avaient fait rêver. au point d'être mis en scène par des épigones, interprétés, coupés, amendés, corrigés par des amoureux que certaines libertés de cet écrivain audacieux effrayaient. voici, donc, l'oeuvre d'isabelle eberhardt, rétablie dans sa forme originelle et ordonnée comme elle l'aurait souhaité. un second volume paraîtra, comportant les oeuvres romanesques.

  • Sud oranais est le journal de route du dernier séjour d'isabelle eberhardt dans cette région troublée du sahara algérien, oú des tribus rebelles résistent encore à l'avancée coloniale, au début du vingtième siècle.
    L'auteur emmène son lecteur des deux côtés d'une frontière indécise avec le maroc, dans les camps bédouins, dans les cafés maures fréquentés par les légionnaires. et lui dévoile, de l'intérieur, la vie d'une petite cité théocratique. le manuscrit de ce dernier texte d'isabelle eberhardt a été retrouvé après plusieurs jours de fouilles dans la boue de l'inondation d'aïn sefra, oú l'auteur a péri le 21 octobre 1904.
    En proposant une nouvelle lecture de ces textes majeurs, les " éditions du centenaire " commémorent la mort de l'auteur. lire isabelle eberhardt un siècle après sa mort, c'est se retrouver en phase avec l'actualité de la confrontation " orient-occident ". quand elle a disparu à vingt-sept ans, noyée dans la crue de l'oued sefra, elle possédait cette double identité, inscrite sur sa tombe : isabelle eberhardt, comme écrivain, et mahmoud saadi, comme baroudeur mystique du sahara.

  • Dans ce second volume, on trouvera pour la première fois l'ensemble de l'oeuvre de fiction d'isabelle eberhardt, y compris inédite, soit cinquante-sept nouvelles, quatre esquisses romanesques et son unique roman, {trimardeur}, hélas inachevé. depuis leur première publication, ces textes ont fait rêver, même corrigés, quand ils n'étaient pas tronqués, victimes de la morale de l'époque. voici donc l'oeuvre romanesque d'isabelle eberhardt rétablie scrupuleusement dans sa forme originelle par marie-odile delacour et jean-rené huleu.

  • Il y a cent ans, vêtue en cavalier arabe, isabelle eberhardt (genève, 1877- aïn sefra, 1904) parcourait les pistes sahariennes.
    Elle y partageait le quotidien des bédouins et des marabouts. dans le grand voyage dont elle a fait sa vie, guidée par son désir d'écrire, elle a abordé et franchi les étapes qui font d'elle bien plus qu'un écrivain voyageur : l'un de ces rares auteurs capables de s'exprimer au coeur de la culture de l'autre. s'agissant de l'islam, son oeuvre y puise une nouvelle actualité.
    Les éditions du centenaire commémorent sa disparition, à vingt-sept ans, noyée en plein désert dans la crue d'un oued.

    Journaliers évoque les années 1900-1903, au cours desquelles l'auteur a également rédigé les nouvelles d'au pays des sables. le lecteur suit la voyageuse, depuis la sardaigne jusqu'aux pistes du sahara, assiste à ses rencontres amicales ou amoureuses, au drame d'un attentat oú elle frôle la mort, accompagne son exil à marseille et enfin son retour en algérie.
    Cahiers intimes et journal de bord d'une amoureuse et d'une mystique pendant les années d'éveil de sa vocation singulière.
    Une plongée dans un quotidien insolite qui révèle comment se vivait en femme, une aventurière habillée en homme.
    éditeurs et biographes d'isabelle eberhardt depuis vingt ans, marie-odile delacour et jean-rené huleu ont rétabli les écrits, parfois censurés ou adultérés, dans leur version originale et proposent cette nouvelle lecture d'une oeuvre devenue pour beaucoup le support des rêves d'existence hors du commun.

  • "Mes Journaliers" évoque les années 1900-1903. Le lecteur suit la voyageuse, depuis la Sardaigne jusqu'aux pistes du Sahara, assiste à ses rencontres amicales ou amoureuses, au drame d'un attentat où elle frôle la mort, accompagne son exil à Marseille et enfin son retour en Algérie. Cahiers intimes et journal de bord d'une amoureuse et d'une mystique pendant les années d'éveil de sa vocation singulière. Une plongée dans un quotidien insolite qui révèle comment se vivait en femme, une aventurière habillée en homme.

  • Rakhil

    Isabelle Eberhardt

    "éRakhil" est le 1er roman d Isabelle Eberhardt. Révélateur de la personnalité hors du commun de la "bonne nomade", il contient tous les thèmes qu elle développera dans toute son oeuvre: parallèle entre monde occidentale t Orient, condition des femmes musulmanes, religion,... Autant de sujets toujours actuels plus d un siècle après."

  • Notes de route : Maroc, Algérie, Tunisie / Isabelle Eberhardt ; publiées, avec une préface, par Victor Barrucand ; illustrations de G. Rochegrosse, E. Dinet, M. Noiré, P. BOnnard Date de l'édition originale : 1908 Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
    Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

    En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d'une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
    Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d'un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

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