• Raconter et décrypter l'histoire économique du monde, des origines à nos jours, des chasseurs-cueilleurs aux cybertravailleurs, tel est le pari de cette oeuvre majeure proposée par l'économiste Jean-Marc Daniel.
    En analysant l'évolution des théories et des politiques économiques mondiales, Jean-Marc Daniel bat en brèche bien des idées reçues. Loin d'opposer travail et capital, il s'attaque aux conséquences néfastes des actions prédatrices des « oisifs », les bureaucrates et les technocrates qui agissent au détriment de la valeur créée par les « productifs », les ouvriers, les agriculteurs, les entrepreneurs et les innovateurs.
    Depuis l'origine des civilisations jusqu'aux premières décennies du XXIe siècle, de la Chine à l'Europe, en passant par l'Afrique et l'Amérique, de Tibère à Xi Jinping et Joe Biden, Jean-Marc Daniel dresse le panorama complet, synthétique et passionnant d'une économie, qui, de crises en crises, sait engendrer de nouveaux modèles.

  • Dans le monde entier, des alchimistes modernes nous l'assurent : un « argent magique » vient de tomber du ciel. De l'argent comme nous n'en avons jamais vu ! Gratuit, abondant, aussi sonore que de la vieille monnaie. Nous serions idiots de ne pas en profiter. Des politiques qui se prennent pour des économistes et des économistes qui louchent vers la politique garantissent en outre que nous n'aurons jamais à le rembourser. En quoi l'affaire est vraiment magique.

    Un conte qui a tout pour plaire - à la France en particulier. Notre pays se défie depuis toujours de l'économie. Comme le soulignait un professeur de la discipline en 1848 : « La nation française a la passion du merveilleux. [...] Or précisément, l'économie politique est une des branches de l'arbre des connaissances humaines où l'imagination a le moins de place. » Chaque Français n'est pas près d'oublier ce moment télévisuel lors duquel le président de la République a affirmé, l'oeil rageur et le poing serré, que notre économie serait sauvée... « quoi qu'il en coûte ». Depuis, beaucoup sont convaincus que la dette n'est plus ce qu'elle était. Elle se cumule, s'efface ou s'annule ; peu nous chaut tant qu'elle ne se rembourse jamais !

    Aussi est-il devenu nécessaire de rappeler au citoyen-contribuable quelques leçons intangibles d'économie, avant de dissiper le mirage : l'annulation pure et simple des dettes publiques n'est ni réaliste, ni souhaitable - ni « rentable » !

  • Le but de ce livre est de faire un exposé à la fois scientifique et accessible des connaissances en sciences économiques. Il est découpé en 4 parties :

    La définition de l'économie : l'histoire des principales théories par grandes périodes et les fondements de la méthode utilisée par les économistes.
    La microéconomie.
    La macroéconomie.
    Les relations économiques internationales.

  • La « politique économique », c'est l'étude de ce qui relève de l'État dans la vie économique, c'est-à-dire les actions qui ne rentrent pas dans une stricte relation de marché. Les objectifs économiques de l'État et de son partenaire privilégié qu'est la banque centrale sont essentiellement d'éviter le chômage, l'inflation et le déficit extérieur, et les outils d'analyse à leur disposition, ceux développés par la science économique.
    Cet ouvrage montre sur quels fondements s'élabore une politique économique et comment elle résulte toujours d'un savant dosage entre instruments keynésiens et instruments classiques, entre politique budgétaire et politique monétaire.

  • Écrit par l'un des plus grands experts du sujet, ce livre a pour objectif de décrire et d'analyser les différentes écoles de pensée économique. Il met l'accent sur leurs représentants les plus connus et les plus significatifs.

    Le livre se construit de façon chronologique:

    - Un chapitre correspond à une école de pensée.
    - Chaque école est replacée dans son époque: l'auteur explique pourquoi les économistes remettent en cause les théories en vigueur et ce qui permet à chaque école de prendre la suite.
    - La mutation des idées économiques est présentée à partir :
    - D'une analyse des crises;
    - Des enjeux nouveaux qu'elles font apparaître;
    - Des amendements de la pensée dominante qui s'en suivent;
    - Des contre-propositions que les autres modèles, en quête permanente de reconnaissance, essaient de mettre en avant.
    - Les principaux penseurs sont présentés dans leur dimension théorique mais aussi par des rubriques portant sur leur vie (biographies, anecdotes). On y trouve:
    - La physiocratie.
    - Adam Smith et sa critique caméraliste.
    - Ricardo et les critiques de l'École historique allemande - Jevons, Menger, Walras et les néo-classiques qui font face à l'austromarxisme et à la pensée scandinave symbolisée par Wicksell.
    - L'affirmation de l'interventionnisme après la crise de 1929 avec le triomphe des idées de Keynes.
    - La synthèse opérée par Hicks puis Samuelson entre idées anglaises libérales anciennes et l'interventionnisme keynésien.
    - Le retour du libéralisme anglais après 1979.
    - Les enjeux de la recherche économique actuelle, à la lumière des crises de 2007 et de la multiplication des travaux de recherche, notamment en économie comportementale.

  • Écrit par Jean-Marc Daniel, l'un des plus grands experts du sujet, ce livre permet de comprendre l'histoire de la pensée économique. Sur un ton saisissant, l'auteur décrit et analyse les différents courants à travers leurs représentants les plus emblématiques. Il rend compte du récit mouvementé de l'économie, qui, de crises en crises, sait engendrer de nouveaux modèles.
    Le livre est construit de façon chronologique. Restituant un contexte historique, les chapitres exposent les enjeux nouveaux que chaque école de pensée fait apparaître ainsi que les critiques qui s'ensuivent. Les principaux auteurs sont présentés non seulement au travers de leurs théories, mais également au moyen de rubriques biographiques et d'anecdotes savoureuses.
    Après une présentation de la pré-science économique, Jean-Marc Daniel traite de Smith, de Ricardo, des débuts du socialisme, de Walras, des néoclassiques. Il montre ensuite comment l'interventionnisme s'affirme après la crise de 1929 avec le triomphe des idées de Keynes. Les chapitres suivants portent sur la synthèse opérée par Hicks puis Samuelson, entre idées anglaises libérales anciennes et l'interventionnisme keynésien, puis sur le retour du libéralisme anglais après 1979. Le livre se poursuit sur les enjeux de la recherche actuelle (croissance endogène, théorie des jeux, économie comportementale, rendements croissants). Il s'achève sur un état des lieux de la pensée économique à la lumière de la crise commencée en 2007 et du surendettement public qui se généralise.
    Cette nouvelle édition en couleur dynamise la lecture et permet de distinguer d'un coup d'oeil les différents courants de la pensée économique. Elle propose également une présentation des prix Nobel français Jean Tirole et Esther Duflo, ainsi que des compléments sur Richard Thaler, un des spécialistes de l'économie comportementale.

  • À qui profite la croissance ? Quel est le taux optimal de l'impôt ? Comment un État peut-il éviter de faire faillite ? Après le Welfare State, l'heure du Workfare State a-t-elle sonné ? Faut-il se protéger de la concurrence chinoise ?

    Toutes ces questions ont déjà été posées dans l'histoire économique. Voilà pourquoi il est utile d'aller y voir de plus près, comme nous le propose Jean-Marc Daniel avec ces 8 leçons. Aussi savoureuses qu'instructives, regorgeant de portraits insolites - Vauban méditant sur la fiscalité, Newton se ruinant dans la spéculation, etc. -, elles mettent en perspective les missions de la fiscalité, les mécanismes de la création monétaire, le rôle des banques centrales ou le vieux débat entre le libre-échange et l'échange loyal...

    À l'issue de ce voyage pédagogique, Jean-Marc Daniel livre quelques recommandations : aux banques centrales, priées de veiller autant à la qualité qu'à la quantité de monnaie ; aux gouvernements, qui doivent cesser de privilégier la consommation sur l'investissement ; à ceux qui cherchent à échapper à l'impôt en se prétendant solidaires.

  • Chute de la croissance, augmentation du chômage, accumulation de la dette publique et perte d'influence en Europe... Depuis quarante ans, malgré des atouts réels, la France ne répond pas correctement aux crises successives - choc pétrolier, récession, déficit - et ses dirigeants semblent incapables de définir une politique économique cohérente. Quel gâchis?!

    Depuis 1978, la France prend solennellement des engagements envers ses partenaires européens, puis s'empresse de ne pas les respecter : elle signe le traité de Maastricht mais laisse filer son déficit public, elle adopte le pacte de stabilité et de croissance mais refuse de s'y soumettre...
    Il est urgent de mettre fin à ces mauvaises habitudes. Les capacités de rebond de l'économie française s'amenuisent. Les relations avec nos partenaires européens se détériorent et notre crédibilité internationale disparaît.
    Jean-Marc Daniel, économiste réputé à l'esprit corrosif, dénonce dans cet ouvrage les quarante ans de mensonges qui à ses yeux ont conduit à un immense gâchis économique et politique. Reste l'espoir d'un sursaut d'un pays qui a tout pour réussir.

  • Jean-Marc Daniel se livre à une véritable analyse historique de la fiscalité depuis les débuts de la Ve République.
    Il commence avec les réformes mises en oeuvre par Valéry Giscard d'Estaing, ministre des Finances à partir de 1958. Il s'achève avec le matraquage fiscal de François Hollande.
    Le livre retrace à la fois les évolutions quantitatives, les réformes mises en oeuvre et les propositions et études sollicitées par les pouvoirs publics pour inspirer ces réformes.
    Il devrait en particulier éclairer le débat fiscal actuel, alors que la classe politique annonce de nouveau sa volonté de baisser les impôts et que, simultanément, le succès du livre de Thomas Piketty montre que l'impôt égalisateur a de nombreux partisans.

  • La valse de Macron nous entraîne-t-elle dans le mur ?
    Seize mois après son élection, quel bilan tirer de la présidence Macron ? Dans cet essai, Jean-Marc Daniel analyse les grandeurs et décadences du macronisme la valse folle de Jupiter.
    Si sa gestation fut difficile, sa campagne est apparue comme une réponse naturelle aux difficultés des Français : trêve de cette dichotomie dépassée entre riches et pauvres ; place à une opposition entre "fainéants et hommes utiles" (dans un héritage rousseauiste).
    Mais que reste-t-il de ses prises de position une fois élu ? Force est de constater que, depuis lors, Macron accumule les actions contradictoires et les retours en arrière : ordonnances sur le code du travail réduites à une prolongation de la loi El Khomri, création d'une structure militante nombreuse mais inconsistante, correction systématique des déclarations du Premier ministre, déconstruction de l'État-providence...
    Il paraît évident qu'Emmanuel Macron doit réagir et transformer sa politique : rééquilibrer les finances publiques, libéraliser en profondeur l'économie, redonner à la politique étrangère sa dignité, restaurer une assise électorale solide... Se dessinent ainsi 10 décisions qui pourront encore sauver Macron... et pourquoi pas lui assurer une nouvelle victoire en 2022.

  • Le but de ce livre est de faire un exposé à la fois scientifique et accessible des connaissances en économie, un exposé qui puisse servir aussi bien aux étudiants qu'aux curieux désireux de dépasser les poncifs pour comprendre le monde dans lequel nous vivons.
    Comprendre et faire comprendre est l'objet essentiel de ce manuel.
    Il se décompose en quatre parties.
    La première partie donne la définition de l'économie, fournit une histoire des principales théories par grandes périodes et expose les fondements de sa méthode.
    La deuxième partie est consacrée à exposer la description du marché dans un mode de fonctionnement concurrentiel au travers des stratégies des consommateurs et des producteurs, ce que l'on appelle habituellement la microéconomie.
    La troisième partie est consacrée à la politique économique et aux modalités d'intervention de l'État et de la Banque centrale, ce qui est défini par la notion de macroéconomie.
    La quatrième partie aborde les relations économiques internationales, en traitant le problème du libre-échange et du protectionnisme ainsi que celui des relations monétaires et des différents systèmes de change possibles.
    À ces quatre parties est jointe une annexe qui revient sur les aspects quantitatifs de l'économie et expose brièvement le contenu des outils que la statistique et l'économétrie mettent à disposition des économistes.

  • De l'Antiquité aux théories économiques les plus récentes, les idées des grands économistes sont présentées ici dans leur contexte historique. Cet enregistrement s'articule comme une série chronologique de séquences fluides et claires où les idées s'enrichissent mutuellement pour former un débat continu, une grande construction pleine de passerelles. Une introduction très stimulante et complète aux grandes notions économiques qui permet d'identifier et de comprendre les idées qui nourrissent les débats actuels.

  • Malgré la crise qu'il connait aujourd'hui, le socialisme en tant que message d'espoir et de capacité à améliorer la situation a encore de belles heures devant lui.. mais il lui faut se reconstruire autour de six idées forces :
    - l'abolition de la propriété privée et les nationalisations ne sont pas un moyen de réduire les inégalités mais de générer rentes et pénurie ;
    - la gestion keynésienne de la demande conduit à l'inflation et non au plein emploi, et fait payer la facture aux générations futures ;
    - le vieillissement de la population impose un nouveau rapport aux pays du sud, réservoirs immédiats de jeunesse ;
    - la réduction des inégalités repose sur l'acceptation des talents et donc la généralisation de la concurrence ;
    - l'etat doit faire de l'impôt le régulateur conjoncturel, et de la dépense le régulateur structurel ;
    - les réformes supposent une nouvelle démocratie sociale respectant le rôle des chefs d'entreprise.
    Au moment où la gauche se cherche, Jean-marc Daniel lui propose de se réinventer en adaptant ses doctrines fondamentales à la modernité afin de créer un vrai « socialisme de l'excellence ».

  • Les déclarations des ministres des finances se succèdent sur la nécessité de réduire 'endettement de la France. De quoi parle-t-on précisément quand on évoque la dette publique ? Faut-il vraiment la réduire, alors que d'autres pays comme les Etats-Unis sont plus endettés ? Peut-on la réduire, comme l'ont fait la Suède ou le Canada au cours des dix dernières années ? Pour comprendre, nous faisons le point : Enjeux économiques et politiques, contraintes sur la gestion des finances publiques qu'imposent la réalité économique (comme l'absence d'inflation) et a réalité politique (comme la construction européenne). Références historiques et de théorie économique. Quelques repères clairs, inscrits dans le débat politique et le choix citoyen, au-delà des querelles d'experts.

  • Écrit par l'un des plus grands experts de la discipline, ce livre a pour objectif de décrire et d'analyser les différentes écoles de pensée économique. Il met l'accent sur leurs représentants les plus connus et les plus significatifs.Construit de façon chronologique, chaque chapitre correspond à l'affirmation d'une école de pensée. Chaque école d'économistes est replacée dans son époque ; il est notamment indiqué pourquoi les économistes sont conduits à remettre en cause les théories en vigueur et ce qui permet à chaque école de prendre la suite en les perfectionnant des idées des prédécesseurs.Chaque mutation des idées économiques est présentée à partir d'une analyse des crises, des enjeux nouveaux qu'elles font apparaître, des amendements de la pensée dominante qui s'en suivent et des contrepropositions que les autres modèles, en quête permanente de reconnaissance, essaient de mettre en avant.Les principaux auteurs sont présentés, non seulement dans leur dimension théorique mais également par des rubriques portant sur leur vie (biographies, anecdotes). On y trouve la physiocratie, Adam Smith et leur critique caméraliste, Ricardo et les critiques que l'Ecole historique allemande et les débuts du socialisme suscitent à son égard, Jevons, Menger, Walras et les néo-classiques qui doivent faire face à l'austro-marxisme et aux débuts scandinaves symbolisés par Wicksell. On y voit l'interventionnisme s'affirmer après la crise de 1929 avec le triomphe des idées de Keynes. L'auteur décrit et analyse ensuite la synthèse opérée par Hicks puis Samuelson entre idées anglaises libérales anciennes et l'interventionnisme keynésien puis expose le retour du libéralisme anglais après 1979. Le livre s'achève sur les enjeux de la recherche économique actuelle, à la lumière de la crise de 2008/2009 et de la multiplication des travaux de recherche portant directement ou non sur l'économie.

  • Écrit par Jean-Marc Daniel, l'un des plus grands experts du sujet, ce livre permet de comprendre l'histoire de la pensée économique. Sur un ton alerte, Jean-Marc Daniel décrit et analyse les différents courants à travers leurs représentants les plus emblématiques. Il rend compte du récit mouvementé de l'économie, qui, de crises en crises, sait engendrer de nouveaux modèles.Le livre est construit de façon chronologique. Restituant un contexte historique, les chapitres exposent les enjeux nouveaux que chaque école de pensée fait apparaître ainsi que les critiques qui s'ensuivent. Les principaux auteurs sont présentés non seulement au travers de leurs théories, mais également au moyen de rubriques biographiques et d'anecdotes savoureuses. Après une présentation de la pré-science économique, Jean-Marc Daniel traite de Smith, de Ricardo, des débuts du socialisme, de Walras, des néo-classiques. Il montre ensuite comment l'interventionnisme s'affirme après la crise de 1929 avec le triomphe des idées de Keynes. Les chapitres suivants portent sur la synthèse opérée par Hicks puis Samuelson, entre idées anglaises libérales anciennes et l'interventionnisme keynésien, puis sur le retour du libéralisme anglais après 1979. Le livre s'achève sur les enjeux de la recherche actuelle, à la lumière de la crise commencée en 2007.Cette nouvelle édition propose notamment une présentation originale du Prix Nobel français Maurice Allais et de son fameux paradoxe, ainsi que des compléments sur Turgot, contrôleur général des finances de Louis XVI, et sur Thomas Sargent, professeur à l'université de New York et prix Nobel 2011.Une peinture érudite et très humaine de l'histoire de la pensée économique!La première édition de ce livre a reçu la Mention Spéciale de la Pédagogie du prix Turgot 2011.

  • À l'approche des élections présidentielles, les socialistes sont tiraillés entre les Réformateurs aux affi nités sociales- libérales, et les frondeurs défenseurs d'une ligne qualifi ée « de gauche ».
    Pour l'auteur la gauche doit retrouver le sens de ce « socialisme de l'excellence » issu de la Révolution française.
    Jean-Marc Daniel conforte ses propositions en s'appuyant sur les clivages apparus à l'époque. Il identifi e trois « gauches » : la première, plus ou moins extrême, est nostalgique de la grandiloquence des Montagnards qui se révèle meurtrière à l'exercice du pouvoir ; la deuxième, qui promet beaucoup et réalise peu, est l'héritière de l'impuissance des Girondins ; la troisième s'inscrit dans la logique des Feuillants, ces réformateurs de 1789 qui libèrent l'économie pour mieux libérer les citoyens.
    Pour Jean-Marc Daniel, Manuel Valls et à Emmanuel Macron doivent aller jusqu'au bout de leur logique et incarner le « socialisme de l'excellence » : c'est-à-dire assumer un programme feuillant.

  • La gauche de gouvernement est en panne d'idées.
    Ses recettes quantitatives usuelles sont épuisées - réduction du temps de travail, redistribution des revenus, augmentation des dépenses publiques - et elle se refugie dans les problèmes de société.
    Pourtant, la période ne lui a jamais été aussi favorable : le communisme est mort et le néolibéralisme est en crise. À cette situation, elle doit apporter des réponses en adoptant une nouvelle approche qualitative, fondée sur la concurrence comme moyen de rénover la société, une dépense publique réduite servant à lutter contre la pauvreté, et une fiscalité permettent de lutter contre les délocalisations.
    Pour cela, elle doit se souvenir qu'elle est élue pour aider les pauvres, et non pour consolider le statut des fonctionnaires.

  • Que nous apprend la crise actuelle ? Comment redéfinir la politique écono- mique internationale ? Jean-Marc Daniel part d'un triple constat : 1) il n'y a pas de croissance économique sans progrès technique, 2) toute croissance est cyclique et le chômage fait partie intégrante de ce cyle, 3) les Etats-Unis, par leur politique monétaire, créent dette et inflation internationales.
    Quelle doit donc être la nouvelle politique économique ?
    D'après l'auteur, il faut d'abord renforcer le libre échange et lutter contre le protectionnisme, la politique de l'offre devant l'emporter sur la politique keynésienne de la demande. Il faut ensuite utiliser la fiscalité comme régu- lateur de l'économie et non comme outil de répartition des revenus. Il faut enfin redéfinir les règles du jeu au niveau international, les outils tradition- nels (dévaluation, contrôle des échanges) étant inopérants et la suprématie du dollar nuisant à tous les pays sauf aux Etats-Unis.
    Pour Jean-Marc Daniel, la crise actuelle est une fausse crise et la croissance dépend avant tout d'une nouvelle régulation du système économique interna- tional. C'est aux politiques encore plus qu'aux économistes d'agir.

  • La " politique économique ", c'est l'étude de ce qui relève de l'Etat dans la vie économique, c'est-à-dire les actions qui ne rentrent pas dans une stricte relation de marché.
    Les objectifs économiques de l'Etat et de son partenaire privilégié qu'est la banque centrale sont essentiellement d'éviter le chômage, l'inflation et le déficit extérieur, et les outils d'analyse à leur disposition, ceux développés par la science économique. Cet ouvrage montre sur quels fondements s'élabore une politique économique et comment elle résulte toujours d'un savant dosage entre instruments keynésiens et instruments classiques, entre politique budgétaire et politique monétaire.

  • La " politique économique ", c'est l'étude de ce qui relève de l'État dans la vie économique, c'est-à-dire les actions qui ne rentrent pas dans une stricte relation de marché. Les objectifs économiques de l'État et de son partenaire privilégié qu'est la banque centrale sont essentiellement d'éviter le chômage, l'inflation et le déficit extérieur, et les outils d'analyse à leur disposition, ceux développés par la science économique. Cet ouvrage montre sur quels fondements s'élabore une politique économique et comment elle résulte toujours d'un savant dosage entre instruments keynésiens et instruments classiques, entre politique budgétaire et politique monétaire. Jean-Marc Daniel est professeur d'économie à ESCP-EAP et chargé de cours à l'École des mines de Paris. Il est également directeur de la revue Sociétal et chroniqueur au journal Le Monde.

  • La science économique, qui a vraiment commencé au XVIIIe siècle, fut d'abord française, même si au travers d'Adam Smith, l'Angleterre pointait déjà son nez. Chaque époque de crise a suscité l'émergence d'une nouvelle école enracinée dans le pays dominant. On peut alors considérer que quatre écoles se sont succédé, les territoires majeurs d'influence se déplaçant au gré de l'évolution des idées économiques. Alors qu'à la fin du XVIIIe siècle, les physiocrates voient dans la croissance par l'agriculture la réponse au problème de la dette publique, les penseurs de l'école « classique » espèrent, au début du XIXe siècle, le salut dans le libre-échange ; commence alors la domination intellectuelle anglaise. À la fin du XIXe siècle, l'école néoclassique formalise le rôle de la concurrence ; le keynésianisme théorise au milieu du XXe siècle un équilibre de sous-emploi et propose l'investissement public financé par l'emprunt. Ce courant accompagne l'émergence des États-Unis et leur prise de pouvoir intellectuel sur les idées économiques. C'est cet enchaînement que raconte cet ouvrage de façon originale et accessible.

  • - Jean-Marc Daniel nous propose 8 thématiques liées à notre actualité économique. On y découvre comment les États ont appris progressivement à se défendre de la banqueroute, les trésors d'imagination qu'ils ont dû déployer pour faire accepter l'impôt, la popularité inusable du protectionnisme, en dépit des avantages démontrés du libre-échange ou la difficulté à trouver de vraies solutions durables au chômage.
    - Une promenade étonnante dans l'histoire, aussi savoureuse qu'instructive, de l'empire romain à nos jours, au cours de laquelle l'auteur nous présente, avec le recul, quelques leçons ou recommandations : à l'adresse des banques centrales, priées de garder le cap sur le plan monétaire ; des gouvernements qui auraient trop tendance à privilégier la consommation par rapport à l'investissement ; à ceux qui se prétendent solidaires, tout en cherchant à échapper à l'impôt, etc.

  • - "Alors que la révolte fiscale gronde et que les precheurs d'apocalypse campent symboliquement en 1788, il est devenu clair que, non seulement l'Etat n'est pas la solution, mais qu'il est en outre en passe de devenir le problème. Nous en sommes arrivés là parce qu'on lui a demandé ce qu'il ne peut et ne doit pas donner.
    - La solution est donc le marché, c'est-à-dire la liberté économique et l'égalité dans l'action, permettant à chacun de réaliser son destin et de tirer le maximum de ses talents. La réforme est possible et souhaitable, pourvu qu'elle ne cherche pas à rafistoler l'étatisme, mais plutôt à utiliser toutes les potentialités de cet autre lieu d'expression de la réalité économique qu'est le marché. Et le marché, en acte, c'est la concurrence.
    - La disparition annoncée par les socialistes d'antan du capitalisme va se faire au profit... du capitalisme ! Que faut-il comprendre par là ? Nous vivons du fait notamment du poids économique acquis par les Etats dans un capitalisme de connivence, fait de rentes, de situations protégées, d'impôts confiscatoires, sur la richesse créée, d'oligopoles pompeusement qualifies de "champions nationaux". Nous affirmons que ce capitalisme est condamné historiquement et qu'il est possible de passer à un capitalisme du talent, de l'exigence, fondé sur l'égalité des chances et sur un Etat solidaire ; un capitalisme que nous appellerons le capitalisme de la concurrence", J.-M. D.

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