• Pourquoi certaines femmes ont-elles un besoin névrotique d'amour ? Peut-on parler d'un masochisme féminin ? Qu'est-ce que la frigidité ? Existe-t-il une spécificité de la sexualité féminine ? Qu'est-ce qu'une "mère virile" ? En abordant ici les grands problèmes de la psychologie féminine, la célèbre psychanalyste Karen Horney entend remonter à la source des difficultés rencontrées par les femmes dans la société.

  • Journal d'adolescence

    Karen Horney

    Figure marquante de la psychanalyse allemande dans les années 1920, puis américaine, Karen Horney, tout en demeurant dans l'orthodoxie, s'est très tôt éloignée de la conception freudienne des névroses et a même critiqué les composantes essentielles du freudisme. Elle a par ailleurs attaqué le biologisme d'Abraham qui laissait de côté les composantes sociales et culturelles dans son analyse de la « psychologie féminine ». Dans les premières pages de ce journal, écrit de 1899 à 1911, adolescente passionnée, elle est avide de nouveauté, d'amitiés exaltées, de savoir et d'écriture. À cette entrée dans la vie, évoquée avec un mélange étonnant de fraîcheur et de lucidité, succèdent son entrée en psychanalyse et le bilan qu'elle établit de son traitement. La deuxième nous la montre se livrant, sans aucune prétention théorique, à une interprétation du discours médical, une évaluation de ce qu'elle appelle son « auto-analyse », une investigation libre et personnelle du « fait féminin ».

  • Quel genre d'attention l'analyste doit-il porter aux paroles et aux comportements de son patient ? La règle fondamentale de l'analyse - libre association - est-elle vraiment tenable ? De quels moyens dispose l'analyste pour comprendre son patient ? Y a-t-il une différence entre les difficultés inhérentes à la névrose et les défenses que le patient oppose au traitement psychanalytique ? Quelles sont, dans celui-ci, les parts respectives des processus intellectuels et de l'expérience émotionnelle ? Ces questions fournissent la substance des Dernières Conférences de Karen Horney, dernières chronologiquement puisqu'elles furent prononcées dans les semaines qui précédèrent sa mort (4 décembre 1952), mais également ultimes en ce sens qu'elles manifestent la préoccupation qui domina toute l'activité de Karen Horney : l'efficacité thérapeutique.

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