• La jungle de Calais vient d'être démantelée et Lucille, qui avait plaqué son métier d'enseignante pour venir en aide aux migrants, se retrouve désemparée. Cherchant un "point de chute", elle arrive chez un vieux loup solitaire nommé Anatole. Ce dernier lui loue une caravane sur son terrain. Anatole est chasseur. Il passe des heures à bricoler des oiseaux en bois destinés à servir de leurre. Il n'attrape jamais grand chose, mais rêver lui suffit. Une étrange relation se noue entre la jeune femme et le chasseur solitaire. Leur modus vivendi est bientôt bouleversé par l'arrivée de Loïk. Un gars qui a fait de la prison. Un impulsif. Imprévisialbe.  

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  • Un colosse

    Pascal Dessaint

    L'histoire incroyable de Jean-Pierre Mazas, lutteur sensationnel qui galvanisa les foules, monstre de foire inouï qui suscita tous les fantasmes, curiosité médicale que les plus grands scientifiques étudièrent à la Pitié-Salpêtrière. Pascal Dessaint s'est plongé dans les registres de l'État-civil, dans les archives départementales de la Haute-Garonne. Il a réuni des dizaines d'articles de presse, des témoignages, des rapports médicaux, des photos, des biographies, des récits, des romans, pour reconstituer le parcours du Colosse, et faire émerger l'homme derrière la figure du héros populaire.

  • Boris, naturaliste, est expert auprès des industriels qui veulent installer des projets controversés dans certains territoires. Il s'arrange pour que ses rapports soient favorables aux projets. Autrement dit, il a plus ou moins vendu son âme au diable. Dans un paysage de mer, de dunes et de pins, qui ressemble à Hossegor, une maison futuriste et cossue se dresse. Son propriétaire a imposé cette construction dans une nature sauvage, grâce au pouvoir de son compte en banque. Dans cette même contrée, un groupe industriel veut implanter une unité de stockage de matières dangereuses. Pour les opposants, c'est une Zone A Défendre, un conflit qui couve. Par ailleurs une menace rôde : celle d'une tempête qui va éclater et bouleverser le paysage et les hommes.  C'est un roman noir plein de bruit et de fureur. 

  • Auteur de polars naturalistes, Pascal Dessaint nous invite, le temps d'un livre, à partager ses marches dans la nature, de la balade nocturne à l'excursion hors des sentiers battus et jusqu'au périple en montagne. Observateur malicieux, il partage, non sans humour, sa philosophie à la fois hédoniste et contemplative de la randonnée, ses rencontres inattendues au détour du chemin et son émerveillement devant une nature toujours belle et parfois rebelle.

  • « Maurice Tamboréro figurait au nombre des meilleurs, ils étaient les meilleurs. Pour la quatrième année consécutive, ils allaient jouer le titre et le gagner. A nouveau, du balcon du Capitole, souriant à une foule en délire, il brandirait à bout de bras le Bouclier de Brennus, le ciel en serait témoin : ils étaient bien les meilleurs. » Février 1997. Maurice Tamboréro, demi de mêlée du Racing Club toulousain, est abattu d'une balle en plein coeur.
    Le meurtre a été commis dans la rue. La victime est une star. L'enquête est confiée à deux hommes : Elie Verlande, commissaire principal, né à Dunkerque, fraîchement débarqué à Toulouse, peu sensible aux subtilités d'un sport dont il ignore tout, et Benoît Terrancle, capitaine de police, né dans le sud-ouest, ancien rugbyman. Du bruit sous le silence est le premier polar dont l'action se situe dans le monde du rugby.

  • Sur une côte nordiste industrielle, sept personnages survivent au jour le jour, poursuivis par un passé dont la noirceur ne les empêche pas de faire preuve de courage.

  • Loin des humains

    Pascal Dessaint

    Jacques Lafleur, dont la gorge a été ouverte d'un coup de sécateur dans le jardin envahi par les ronces de sa soeur Jeanne, n'avait-il pas raté sa vie ? Eternel vagabond, marginal dans l'âme, il avait pris pension chez Jeanne après avoir réchappé de justesse à l'explosion de l'usine AZF. Le capitaine Félix Dutrey est chargé de l'enquête. Il comprend la personnalité de Jacques et son mal de vivre ; il va tenter de reconstituer le puzzle de son assassinat. Ce roman de Pascal Dessaint aurait pu aussi s'intituler Mourir n'est peut-être pas la pire des choses. Dans la lignée très noire de Bouche d'ombre, il décrit un noeud de vipères familial et social et analyse sans aucun cynisme, presque avec compassion, le moment précis dans la vie des hommes où ils choisissent de s'éloigner de l'humain.

  • Un commissaire de police parcourt les rues de Toulouse à la recherche d'un tueur en série, secondé par un inspecteur plus préoccupé par son frère qui croit avoir une pieuvre dans la tête.

  • S'il fait beau dans votre vie mais si quelques nuages traînent ça et là, vous pouvez être sûr que le ciel va vous tomber sur le groin.

  • Le bal des frelons

    Pascal Dessaint

    • Rivages
    • 12 Novembre 2014

    Le bal des frelons de Pascal Dessaint Éditions Rivages La montagne, le grand air, ce n'est pas toujours aussi sain et bucolique qu'il y paraît. Quelque part dans la vallée, les vestiges d'une ancienne usine de tungstène sont encore visibles. Mais surtout, il y a le village. Et ses habitants. C'est ça le pire, à commencer par ce combinard de Michel, le maire, qui ne montre pas vraiment le bon exemple à ses administrés. Alors, comment s'étonner que ceux qui ne sont pas obsédés par le sexe ne pensent qu'à l'argent, quand ce n'est pas les deux à la fois ? Tout est bon pour arriver à ses fins : menace, chantage, meurtre. Rémi, lui, est un peu différent ; il ne parle qu'à ses poules, nommées Sten et Dhal, et à sa femme qui, hélas, devient chaque jour un peu plus laide, et pour cause : elle est morte. Au milieu de cet essaim de frelons en folie, Maxime l'apiculteur n'a plus qu'une chose à faire : enfiler sa combinaison protectrice. Dans ce village de l'Ariège, l'ours n'est pas l'animal le plus dangereux. Amoureux de la nature, Pascal Dessaint nous montre, cette fois, une toute autre facette de la vie des bêtes avec cette farce drôle et cruelle qui rapelle Siniac ou le Charles Williams de Fantasia chez les ploucs. Mené d'une plume alerte et impeccablement construit, Le Bal des frelons nous rappelle cette vérité première : l'homme est un loup pour l'homme, mais doté de quelque aptitude à la tendresse, histoire de ne pas désespérer l'espèce.

  • Toulouse, juin 2000. Madame Jourda ne sait que faire de l'iguane dans sa cage, que lui a confié sa voisine Jérômine Gartner. La jeune femme n'est pas revenue le chercher et n'a plus donné signe de vie. Quand les policiers s'apprêtent à forcer la porte de son appartement, ils constatent qu'elle n'est tout simplement pas fermée. A l'intérieur, Jérômine est allongée dans un fauteuil. Etranglée. Détails singuliers : la climatisation est poussée au maximum et l'examen médico-légal révélera la présence de sept grains de riz et de sept fragments de métal dans l'oesophage de la victime.
    Chargé de l'enquête, le capitaine Félix Dutrey n'a d'autre choix que de fouiller dans le passé de Jérômine Gartner. Biologiste de formation, elle travaillait aux serres municipales et vivait seule, mais avait des amis : sa collègue Elisa, mais surtout Cédric, Marthe et Suzanne. Et aussi son frère Paul, écrivain à succès
    mystérieusement disparu en mer lors d'une tempête.
    Leurs vies ont pris des chemins différents, mais un secret les a liés à jamais et, derrière ce secret se trouve peut-être la clé de la mort de Jérômine.
    Par le biais de cette histoire à quatre voix où l'on avance de révélation en révélation, Pascal Dessaint, avec ce mélange de gravité et d'humanité qui le caractérise, nous confronte aux enjeux majeurs des décennies à venir.
    Il signe ici un très grand livre, noir et lyrique, dont la sincérité n'a d'égale que la portée.

  • Dans une ville industrielle du nord, deux voix se répondent à quinze ans d'intervalle. Celle d'un père, Clément, et celle de Judith, sa fille, âgée de 18 ans. Clément raconte la mort de sa jeune épouse et l'horreur de l'usine, jusqu'au drame qui fera tout basculer. Judith, elle, est orpheline. L'usine n'est plus là, mais a laissé d'indélébiles traces : crassiers, sols pollués, maladies, chômage. La jeune fille se remémore son enfance, revisite ainsi l'histoire de sa famille et de toute une communauté privée de travail par la fermeture brutale de l'usine. Surtout, Judith cherche à comprendre qui était son père et comment il a trouvé la mort.

  • En attendant Bukowski

    Pascal Dessaint

    • Scup
    • 17 Mai 2018

    Pascal Dessaint développe une oeuvre singulière dans le paysage du polar. Depuis plusieurs années, ses livres dénoncent les crimes infligés à la nature. Ses romans ont été récompensés par le Grand Prix de la littérature policière, le Grand Prix du roman noir français, le Prix Mystère de la Critique et le Prix Jean Amila-Meckert. Pascal Dessaint ne dédaigne pas à l'occasion le texte court. En attendant Bukowski réunit aujourd'hui ses nouvelles les plus sulfureuses, radicales, fin du monde, punk, hot ! Attention danger !

  • Antoine, écologue jadis renommé, mène une existence recluse dans la Brenne, pays d'étangs et de forêts. Il parcourt les routes à la recherche de cadavres d'animaux lui confirmant les dégâts de la " civilisation " sur la nature. Myriam partage sa vie depuis de nombreuses années. Elle a abandonné mari et enfant pour le suivre. Aujourd'hui ils vivent côte à côte sans se parler.
    À Dunkerque, c'est l'époque du carnaval et des réjouissances. Mais Mauricette, élève dans un lycée horticole, souffre de voir son père à l'hôpital, plongé dans un coma profond. Pour tromper sa solitude, elle fréquente Régis et Thierry, deux garçons à la dérive qui sont prêts à tout pour lui plaire. Ces personnages meurtris vont tous se croiser au coeur de la Brenne, où se jouera leur destin...
    Pascal Dessaint nous entraîne dans un univers de brume où les certitudes s'évanouissent pour donner corps à nos peurs les plus sombres. À l'image de cette faune et de cette flore en pleine mutation, comme pour dire à l'homme qu'il n'est plus en harmonie avec un monde qu'il détruit. Cruelles natures est un roman noir à l'atmosphère envoûtante, porté par ce style à la fois familier et ardent, qui est la marque de l'auteur.

  • Bouche d'ombre

    Pascal Dessaint

    • Rivages
    • 16 Octobre 1996

    " elvire collait au pare-brise et je me gardais bien de poser ma main sur sa cuisse.
    Elle était entièrement à sa conduite et je pouvais sentir la tension dans ses maxillaires, observer à loisir les cernes sous ses yeux, le renflement de son ventre qu'elle ne cherchait plus à dissimuler. elvire était peut-être déjà fixée sur le sexe de l'enfant mais cela m'importait peu, et puis elle m'en parlerait lorsqu'elle en aurait envie, il suffisait aussi que je lui demande de quoi il retournait pour qu'elle joue aux devinettes, et je ne me sentais pas l'humeur, les circonstances ne me semblaient pas non plus favoriser les confidences.
    " il arrive parfois qu'un homme veuille se racheter ; cela lui serait peut-être permis si, pour d'autres, il n'avait dépassé depuis trop longtemps l'acceptable. trois personnages, deux femmes et un home, donnent leur version d'un même drame. trois confessions, trois points de vue composent le portrait d'un être abject qui, vu dans son quotidien, se rattache de manière trouble au genre humain.

  • Un court récit intensément personnel Un coup de coeur de libraires Une première édition voit le jour début 2012, à l'initiative de Christian Thorel de la librairie Ombres blanches à Toulouse, réservée à la clientèle. ePagine est associée à l'initiative en 2013 avec le même objectif d'offrir gratuitement aux lecteurs un texte singulier d'un auteur qui leur est cher. Ayant connaissance d'une nouvelle collection faite de textes courts, François-Marie Bironneau de la librairie Le Bateau livre à Lille, recommande ce texte à La Contre Allée, Quelques pas de solitude, texte singulier chez Pascal Dessaint, qui de fait illustrait parfaitement le propos de cette collection.
    En parfait passeurs, les postfaces des deux libraires accompagneront le texte.

    Variations sur le thème de la solitude Pascal Dessaint raconte, par-delà la succession vertigineuse de décès dans sa famille en un temps très court, l'intense solitude qui fait surface. Pour ce naturaliste passionné, ornithologue amateur, grand arpenteur de paysages, la Nature lui servira de refuge et lui permettra de retrouver la solitude féconde de l'écriture.

    Un genre nouveau pour Pascal Dessaint Les thèmes familiers de Pascal Dessaint reviennent : le rapport à la nature, le deuil, la fidélité et la trahison en amitié, en amour et envers des idéaux. Ils sont traités avec la sensibilité et le tact habituels. Les amateurs de Pascal Dessaint retrouvent ici l'auteur qu'ils apprécient sous un nouveau jour, l'occasion de le découvrir cette fois-ci dans le domaine de la littérature blanche.

  • Les paupieres de lou

    Pascal Dessaint

    • Rivages
    • 2 Janvier 2004

    Dans un appartement toulousain, un écrivain public désargenté a trouvé ses repères entre son chat blaise, une caille indisciplinée et la relation vaguement haineuse qu'il entretient avec son bruyant voisin.
    Episodiquement, lou vient illuminer sa vie, puis elle disparaît, happée par d'autres hommes dans une chambre d'hôtel. c'est alors que, lentement, le monde extérieur s'incruste sous la forme d'une inquiétante photographe, d'une infirme aux écrits déconcertants, d'appels téléphoniques anonymes et d'une ombre en faction dans la rue. fantasme ou réalité ? c'est la réalité de la mort qui va faire une entrée pernicieuse et brutale.
    Au moment oú on s'y attend le moins. dans ce premier roman - publié en 1992 dans une version différente - pascal dessaint installe le cadre toulousain qui deviendra familier a ses lecteurs.

  • Un taxidermiste a été retrouvé mort dans son atelier. Le corps présente une trace de piqûre à la saignée du bras, et ses yeux, surtout, ont été remplacés par des billes de verre, comme ceux des animaux sur lesquels il travaillait.
    Aidés de ses collègues Marc et Magali, Félix nous revient dans cette enquête en forme d'errance mélancolique. Un voyage ponctué d'épisodes tragiques ou désopilants, tels cette attaque de " Peaux-Rouges " en plein centre ville ou la rencontre improbable avec un " pirate de péniche ".

  • On y va tout droit

    Pascal Dessaint

    • Rivages
    • 25 Janvier 2001

    Emile a trente-huit ans et, matériellement, il est " à l'abri pour un bout de temps ".
    Pourtant, son moral n'est pas au beau fixe : la femme qu'il a aimée est en maison de repos, la femme qu'il aime a d'autres amants et tati, son chien-hippopotame, disparaît. lorsque mary, la nièce de son ami franck, lui donne un jour rendez-vous dans un café, emile ne voit pas qu'elle l'appelle au secours.
    La vie n'est pas une punition était une comédie dramatique, à trop courber l'échine une sorte de farce.
    On y va tout droit est un blues, qui parle, sans en avoir l'air, de la confusion des sentiments, de la difficulté d'aimer et de la peur de vivre.

  • Le saviez-vous oe
    Rien qu'en Camargue à la saison de la chasse, 180 millions de billes de plomb sont répandues dans la nature.
    Vingt minutes, c'est le temps qui s'écoule dans le monde entre la disparition de deux espèces.
    Le Mont Blanc a perdu trois mètres au cours de l'été 2003 et dans vingt ans, il n'y aura plus de neige éternelle au sommet du Kilimandjaro.
    Ces faits bruts sont inquiétants et bien réels. Et pourtant qui s'en inquiète ? nous demande Pascal Dessaint qui confiait dans un entretien récent : " J'ai besoin de m'exprimer sur certains sujets d'une manière qui ne soit pas romanesque. " C'est ainsi qu'il aborde, au fil de ces quatorze chroniques, des thèmes souvent polémiques (telle la chasse) touchant tous à l'homme contemporain et à son rapport - souvent perverti - à l'environnement.

    Réduire ces chroniques à des pamphlets militants et alarmistes serait une erreur car elles se présentent plutôt sous la forme de conversations intimes dans lesquelles, l'auteur se dévoile, et convoque les écrivains qu'il aime (TC Boyle, Brautigan, Jim Harrison...) ses amis peintres, naturalistes, ornithologues pour un dialogue avec le lecteur. Le regard que Pascal Dessaint porte sur la nature est loin d'être béat et naïf ; c'est le regard d'un homme de culture qui a gardé l'oeil du poète sur le monde, une capacité à s'émerveiller à la fois devant la beauté esthétique d'un paysage donné, mais aussi devant la complexité interne d'un système. Ce que Pascal Dessaint cherche à nous dire, c'est que ce système dont nous bénéficions, profitons quotidiennement, est beaucoup plus fragile que nous ne le croyons, et les perturbations, voire les agressions que nous lui infligeons au nom d'un bien-être accru, au nom des avancées du progrès économique se parant souvent des habits de la science, peuvent aller jusqu'à le détruire de manière définitive. Ce qui sonnerait - aussi- le glas de l'espèce humaine.

    Car l'idée de la transmission, de l'héritage que nous allons laisser aux générations futures est évidemment centrale dans ce livre. Pascal Dessaint renoue avec une pensée qui n'est certes pas neuve (l'harmonie de l'Homme et de la Nature), mais qui semblait être tombée dans les oubliettes de l'Histoire. Il la ressuscite avec vigueur en en démontrant l'absolue pertinence dans notre monde qui croit à la suprématie de la technoscience, y compris jusqu'à l'absurde : un " scientifique " n'a-t-il pas proposé de tendre un drap au-dessus du mont Kilimandjaro afin de réfléchir les rayons du soleil et de stopper la fonte des neiges ?

    On aurait néanmoins tort de voir en Dessaint un passéiste qui rejette la science ; c'est tout le contraire. Il affirme dans ces Petites chroniques un amour de la connaissance et n'hésite pas à faire état de ses liens amicaux avec divers scientifiques. Il nous fait part avec jubilation de ses propres découvertes, parfois inattendues (ainsi dans Ah ! les geckos...) et surtout, il a le don de susciter un rire complice, en disant des choses très graves, car il a le bon goût de ne pas se prendre au sérieux. Il a aussi le mérite de ne pas s'enfermer dans le misérabilisme, mais de nous inciter à l'action. Tant qu'il en est encore temps.


  • un conducteur de bus qui fait une étrange rencontre le jour de sa retraite, un défenseur du moustique, un homme qui a gardé ses dents de lait jusqu'à trente-trois ans.
    des hommes sont là, qui traînent des fautes ou des regrets, une difficulté à affronter les choses. ces hommes ne sont pas toujours si courageux, mais lorsqu'ils le sont, ils nous étonnent. le drame n'est jamais loin, l'amour non plus. les deux vont souvent de pair. certains personnages croisés dans les romans de pascal dessaint jouent un rôle dans ces nouvelles, qui peuvent être lues comme un concentré de son univers inimitable : sentiments frôlés au plus près, mélange de vitalité et de désenchantement, humour et observation méticuleuse du quotidien.
    avec les hommes sont courageux, pascal dessaint prouve, s'il en était besoin, qu'il excelle aussi dans les textes courts.

  • "Être soi-même se révèle parfois une faute, ou une erreur. Il y a une grande différence. La faute est impardonnable, très souvent. L'erreur est rectifiable, si on a le temps pour soi. Ma mère ne paraissait pas vouloir accorder ce temps à mon père, ni lui pardonner ".
    La disparition troublante d'un homme va changer le regard que ses amis portent sur eux-mêmes, perturber l'équilibre déjà fragile d'une petite communauté qui voit son existence contrariée par un projet de route. Comment saisir les forces qui gouvernent la vie de chacun, et s'en accommoder ? Au-delà d'un roman sur l'amitié et les risques qu'elle fait courir, Maintenant le mal est fait est une réflexion sur la frénésie de notre monde et sur le progrès, sur les rapports complexes que les hommes entretiennent avec la Nature et sur le mal qui en découle.

  • " maurice tamboréro figurait au nombre des meilleurs, ils étaient les meilleurs.
    Pour la quatrième année consécutive, ils allaient jouer le titre et le gagner. a nouveau, du balcon du capitole, souriant à une foule en délire, il brandirait à bout de bras le bouclier de brennus, le ciel en serait témoin : ils étaient bien les meilleurs. " février 1997. maurice tamboréro, demi de mêlée du racing club toulousain, est abattu d'une balle en plein coeur. le meurtre a été commis dans la rue.
    La victime est une star. l'enquête est confiée à deux hommes : elie verlande, commissaire principal, né à dunkerque, fraîchement débarqué à toulouse, peu sensible aux subtilités d'un sport dont il ignore tout, et benoît terrancle, capitaine de police, né dans le sud-ouest, ancien rugbyman.
    Du bruit sous le silence est le premier polar dont l'action se situe dans le monde du rugby. par l'auteur de bouche d'ombre, prix mystère de la critique 1997.

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