La Decouverte

  • Pour l'architecte Philippe Robert, la marche est, avant tout, une expérience sensorielle : « En marchant, le corps donne des informations qui activent l'esprit et organisent nos pensées. Le mouvement régulier de nos pas met en état de disponibilité mentale totale, propice aux enchaînements d'idées ». Les randonnées qu'il organise à titre bénévole lui permettent de partager ses connaissances, et d'appréhender l'architecture et les villes par la marche, seule à même, d'après lui, de révéler l'espace. S'étant mis en retrait de sa position professionnelle reconnue, il s'est donné la liberté, plusieurs fois par an, de réunir un groupe d'amis avec qui partager sa sensibilité à la magie des espaces, mais aussi sa capacité à comprendre, à aimer et respecter la terre qui nous accueille. En marchant en montagne ou dans les déserts, les sens sont éveillés, l'esprit dans un état de grande sérénité, sans avoir à décider, ni calculer, ni même à s'interroger. Il suffit de suivre les chemins qui mènent des temples de montagne en Corée jusqu'aux citadelles d'altitude dans les Alpes du Sud, en passant par une traversée de la lagune de Venise en canoë-kayak, une marche sur l'opéra d'Oslo, une méditation dans les fameux thermes de Vals, dans les Grisons, ou une randonnée sur les routes de Norvège. Le randonneur et le lecteur découvriront un art de vivre, appelés à écouter le son du silence, à distinguer des bruits bien identifiés, à sentir des parfums et des odeurs, à ressentir avec les pieds le relief et les textures du sol et, surtout, à regarder. La vue est le mouvement premier de la connaissance. Tout regard se transforme en observation, toute observation en réflexion, toute réflexion en sensations. Ainsi, l'attention visuelle portée autour de soi sert-elle à admirer, à comparer, à imaginer, avec une « distance du regard » indispensable à la perception et à la délectation paysagère.

  • L'insécurité semble devenir une obsession de la société française.
    Mais qu'en est-il dans les faits ? Quels sont les outils, notamment statistiques, de mesure de la délinquance et de la criminalité ? Comment interpréter leurs résultats ? Comment évaluer les politiques publiques mises en oeuvre sur la base de ces résultats ?
    Loin des caricatures et des raccourcis du débat public, ce livre, documenté et pédagogique, propose une synthèse inédite des données disponibles sur les délinquances, surtout celles qui menacent chacun au quotidien (agression, cambriolage ou vol).
    Ce livre montre qu'il est essentiel de ne pas s'en tenir à une source d'information unique, et de croiser au contraire des informations d'origines et de statuts différents pour pallier leurs insuffisances: statistiques officielles de la délinquance, résultats des enquêtes de " victimation ", différents baromètres de l'insécurité, etc. L'exercice suppose aussi de mettre la délinquance et l'insécurité en perspective sur un laps de temps suffisamment long.

  • Sociologie du crime

    Philippe Robert

    On a souvent de la sociologie du crime une vue étroite comme si elle devait étudier seulement soit le délinquant, soit le délit, soit la victime, soit des institutions comme la police, la justice ou la prison.
    On n'a pas assez réfléchi à la spécificité de son objet - est crime un comportement que le droit incrimine en menaçant son auteur d'une peine - et à ses conséquences. la sociologie du crime doit pouvoir rendre compte de trois aspects : la criminalisation primaire ou l'incrimination par le droit pénal de certains comportements, la transgression de cette incrimination, la criminalisation secondaire ou le processus qui peut conduire à la punition de certaines transgressions.
    L'auteur présente ces trois facettes. il expose les théories, les replace dans le contexte de leur apparition et compare leur valeur explicative. enfin, il recense les sujets d'étude particuliers à ce champ et les met en perspective.

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