Honore Champion

  • Constituée de près de 200 lettres inédites, cette correspondance croisée est un document de première importance pour la connaissance de la vie et de l'oeuvre de Heredia comme de Louÿs. Leurs rapports très suivis, et l'estime doublée d'affection qu'ils avaient l'un pour l'autre, expliquent que toutes ces lettres reflètent parfaitement leur vie : questions littéraires et culte de la poésie, mais aussi archéologie, voyages, politique, mondanités, bibliophilie, potins sur l'Académie française, vie du clan et du salon Heredia, etc. On y trouvera également de nombreuses informations sur la genèse, parfois difficile, de romans comme Aphrodite et Les Aventures du roi Pausole. Cette correspondance est surtout l'occasion de découvrir deux excellents épistoliers : l'un, un poète plein de bonhomie et porté à un certain humour ; l'autre, un esprit très divers et un parfait styliste.

  • Pierre Louÿs a entretenu des correspondances avec de nombreuses personnalités des lettres et des arts. Au fil des années, ces correspondances ont commencé à voir le jour: celles publiées récemment avec Paul Valéry, André Gide, et son beau-père José-Maria de Heredia complètent d'autres déjà connues avec Claude Debussy, Frédéric Lachèvre, Jean de Tinan, Curnonsky, etc. Aucune de ces correspondances, pour intéressantes qu'elles soient, n'égale en valeur tant par son contenu que par sa régularité celle que Pierre Louÿs entretint presque chaque jour et parfois plusieurs fois par jour pendant plus d'un quart de siècle avec son demi-frère, Georges Louis.

    Après la dispersion des papiers de Louÿs, on a longtemps cru cette correspondance irrémédiablement perdue. Il n'en est rien. Réunie aujourd'hui après quarante années de recherches, cette correspondance croisée nous permet de suivre un dialogue passionnant entre un écrivain qui vivait au coeur des cercles littéraires et artistiques de Paris et un grand fonctionnaire de l'État qui occupa au Caire, à Paris et enfin à Saint-Pétersbourg les postes diplomatiques les plus importants de son époque. Témoignage sur une exceptionnelle relation affective, ces lettres nous fournissent d'intéressants commentaires sur les amitiés littéraires et artistiques de Louÿs avec Mallarmé, Heredia, Régnier, Gide, Valéry, Debussy, Oscar Wilde, pour ne citer qu'eux. Pour leur part, les lettres de Georges Louis, subtilement nuancées, pleines de conseils et d'encouragements et, le cas échéant, de critiques parfois brutales, donnent à cet échange épistolaire une importante dimension historique et politique. Les grands événements de la fin du XIXe siècle défilent devant nos yeux avec de savoureux commentaires souvent très informés: le scandale de Panama, le procès d'Oscar Wilde, l'affaire Dreyfus, Fachoda, la crise marocaine, la crise des Balkans et la catastrophique Première Guerre mondiale.

    Il s'agit en fin de compte d'un témoignage unique de deux spectateurs privilégiés qui jettent un regard souvent amusé mais toujours éclairé sur un monde qui n'existe plus.

    Spécialiste de la littérature française de la fin du XIXe siècle, Gordon Millan est l'auteur d'une des toutes premières études sur Pierre Louÿs : Pierre Louÿs ou le culte de l'amitié, (éditions Pandora, 1979). Il a également publié de nombreux ouvrages sur Stéphane Mallarmé, dont une biographie et plusieurs éditions critiques. Il prépare actuellement un ouvrage sur l'amitié Pierre Louÿs - Claude Debussy.

  • Pierre Louÿs a entretenu des correspondances avec de nombreuses personnalités des lettres et des arts. Au fil des années, ces correspondances ont commencé à voir le jour: celles publiées récemment avec Paul Valéry, André Gide, et son beau-père José-Maria de Heredia complètent d'autres déjà connues avec Claude Debussy, Frédéric Lachèvre, Jean de Tinan, Curnonsky, etc. Aucune de ces correspondances, pour intéressantes qu'elles soient, n'égale en valeur tant par son contenu que par sa régularité celle que Pierre Louÿs entretint presque chaque jour et parfois plusieurs fois par jour pendant plus d'un quart de siècle avec son demi-frère, Georges Louis.

    Après la dispersion des papiers de Louÿs, on a longtemps cru cette correspondance irrémédiablement perdue. Il n'en est rien. Réunie aujourd'hui après quarante années de recherches, cette correspondance croisée nous permet de suivre un dialogue passionnant entre un écrivain qui vivait au coeur des cercles littéraires et artistiques de Paris et un grand fonctionnaire de l'État qui occupa au Caire, à Paris et enfin à Saint-Pétersbourg les postes diplomatiques les plus importants de son époque. Témoignage sur une exceptionnelle relation affective, ces lettres nous fournissent d'intéressants commentaires sur les amitiés littéraires et artistiques de Louÿs avec Mallarmé, Heredia, Régnier, Gide, Valéry, Debussy, Oscar Wilde, pour ne citer qu'eux. Pour leur part, les lettres de Georges Louis, subtilement nuancées, pleines de conseils et d'encouragements et, le cas échéant, de critiques parfois brutales, donnent à cet échange épistolaire une importante dimension historique et politique. Les grands événements de la fin du XIXe siècle défilent devant nos yeux avec de savoureux commentaires souvent très informés: le scandale de Panama, le procès d'Oscar Wilde, l'affaire Dreyfus, Fachoda, la crise marocaine, la crise des Balkans et la catastrophique Première Guerre mondiale.

    Il s'agit en fin de compte d'un témoignage unique de deux spectateurs privilégiés qui jettent un regard souvent amusé mais toujours éclairé sur un monde qui n'existe plus.

    Spécialiste de la littérature française de la fin du XIXe siècle, Gordon Millan est l'auteur d'une des toutes premières études sur Pierre Louÿs : Pierre Louÿs ou le culte de l'amitié, (éditions Pandora, 1979). Il a également publié de nombreux ouvrages sur Stéphane Mallarmé, dont une biographie et plusieurs éditions critiques. Il prépare actuellement un ouvrage sur l'amitié Pierre Louÿs - Claude Debussy.

  • Pierre Louÿs a entretenu des correspondances avec de nombreuses personnalités des lettres et des arts. Au fil des années, ces correspondances ont commencé à voir le jour: celles publiées récemment avec Paul Valéry, André Gide, et son beau-père José-Maria de Heredia complètent d'autres déjà connues avec Claude Debussy, Frédéric Lachèvre, Jean de Tinan, Curnonsky, etc. Aucune de ces correspondances, pour intéressantes qu'elles soient, n'égale en valeur tant par son contenu que par sa régularité celle que Pierre Louÿs entretint presque chaque jour et parfois plusieurs fois par jour pendant plus d'un quart de siècle avec son demi-frère, Georges Louis. Après la dispersion des papiers de Louÿs, on a longtemps cru cette correspondance irrémédiablement perdue. Il n'en est rien. Réunie aujourd'hui après quarante années de recherches, cette correspondance croisée nous permet desuivre un dialogue passionnant entre un écrivain qui vivait au coeur des cercles littéraires et artistiques de Paris et un grand fonctionnaire de l'État qui occupa au Caire, à Paris et enfin à Saint-Pétersbourg les postes diplomatiques les plus importants de son époque. Témoignage sur une exceptionnelle relation affective, ces lettres nous fournissent d'intéressants commentaires sur les amitiés littéraires et artistiques de Louÿs avec Mallarmé, Heredia, Régnier, Gide, Valéry, Debussy, Oscar Wilde, pour ne citer qu'eux. Pour leur part, les lettres de Georges Louis, subtilement nuancées, pleines de conseils et d'encouragements et, le cas échéant, de critiques parfois brutales, donnent à cet échange épistolaire une importante dimension historique et politique. Les grands événements de la fin du XIXe siècle défilent devant nos yeux avec de savoureux commentaires souvent très informés: le scandale de Panama, le procès d'Oscar Wilde, l'affaire Dreyfus, Fachoda, la crise marocaine, la crise des Balkans et la catastrophique Première Guerre mondiale. Il s'agit en fin de compte d'un témoignage unique de deux spectateurs privilégiés qui jettent un regard souvent amusé mais toujours éclairé sur un monde qui n'existe plus.

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