• Un classique sur le Mexique, recommandé par de nombreux guides de voyages. En une trentaine d'histoires, Pino Cacucci nous ouvre à l'histoire et à l'âme mexicaines, nous emmène dans un pays d'un millier d'ethnies, un pays qui depuis plus d'un siècle sert de refuge aux vaincus de toutes les guerres civiles, un pays qui n'est pas seulement pauvreté lancinante ou richesse obscène. On croisera au détour de ce livre de singuliers personnages, des mécaniciens philosophes et des vendeurs de pneus anthropologues, des éleveurs de coqs et des nageurs d'Acapulco, une modeste logeuse dépositaire de légendes millénaires, et jusqu'à Octavio Paz, prix Nobel de littérature.

  • Carmen Mondragon est plus connue sous son nom d'artiste Nahui Olin. Dans les années 1920-1930, celles de la Révolution d'Emiliano Zapata et de Pancho Villa, elle est " la plus belle femme de Mexico ". Fille préférée du général Mondragon, Carmen épouse Manuel Rodriguez Lozano pour échapper à l'emprise familiale. Après un long séjour en Europe et la mort du général, Carmen quitte son mari. Elle fréquente alors le monde artistique et intellectuel de Mexico, peint, écrit des poèmes, pose pour Diego Rivera et le photographe Edward Weston. Elle entretient une relation passionnelle avec Gerardo Murillo (" Docteur Atl "), artiste violent et caractériel qui contribuera à sa légende. Par l'entremise du poète Homero Aridjis qui la rencontre, vieillissante, vendant des cartes postales d'elle jeune, Pino Cacucci tire de l'oubli cet extraordinaire personnage féminin dont le destin s'inscrit dans la lignée de ceux de Frida Kahlo et Tina Mondotti. Il donne forme à une grande histoire d'âmes en révolte contre le monde, tourmentées et guidées par un rêve de liberté si élevé qu'elles ne peuvent l'atteindre.

  • Italien Punti Di Fuga

    Pino Cacucci

    Andrea Durante è un assassino emarginato che si nasconde nella più grande metropoli francese. In seguito a un omicidio richiestogli, la sua vita cambia tra fughe in paesi lontani, realtà parallele e personaggi strambi.

  • Un peu par amour, un peu par rage est un recueil de reportages, récits, portraits, invectives écrits par Pino Cacucci en vingt ans de vagabondages de par le monde. Des pages d'amour pour la planète, les désespérés, les « combattants », pour les idées, les paysages et parfois pour sa ville, une Bologne démasquée et éraflée d'un sourire malicieux. Des pages de rage, non dénuées d'humour, pour les gaspillages de la société civile et politique, pour les paradoxes de la réalité sociale, pour les blessures non encore cicatrisées de l'Histoire.
    Pino Cacucci nous raconte aussi ses rencontres avec des personnages inoubliables, célèbres comme Federico Fellini, Carlos Castaneda, Rigoberta Menchu ou moins connus comme Maria Luisa Tomasini - « la grand-mère de tous les zappatistes », qui a traversé et fréquenté le XX e siècle des passions et des tragédies révolutionnaires », du Che à Salvador Allende.
    Pino Cacucci et ses héros, ses rebelles, ses pérégrinations à travers le monde, son oeil ouvert sur l'injustice, appellent à prendre conscience de l'urgence.

  • Thriller politique, enquête journalistique, dénonciation d'un crime de masse. Ce roman de Pino Cacucci est tout cela à la fois. Mais c'est aussi le passionnant récit d'aventures humaines dans un pays immense et bariolé, avec ses paysans, ses Indios, ses révolutions avortées, ses riches corrompus : le Mexique. Un Mexique asphyxié par la pollution, exploité, ravagé par la violence, asservi et pillé par des hommes à la solde d'un pouvoir, occulte, mais organisé par les nantis qui l'entourent. Quant aux héros, ils sont épiques : un journaliste, reporter-télé, utopiste ; un jeune boxeur réaliste qui cherchera à comprendre comment et pourquoi son frère, médecin des pauvres, a été assassiné par la pieuvre américaine ; et un aventurier ex-capitaine des marines recyclé dans la sécurité privée, cynique et blasé mais lucide.
    Pino Cacucci modèle ses paysages et ses actions dans le moindre détail, façonne ses vérités, sculpte ses personnages avec des mots simples, dénonce les impostures d'une société rongée par l'égoïsme et l'argent. En effet, si son livre peut être appréhendé comme un violent pamphlet contre l'hégémonisme américain, le style incisif de Cacucci sait aussi se fait tendre lorsqu'il parle des déshérités et de leur soif de bonheur.

  • " Les personnages de ce livre ont réellement existé, et les faits qui y sont rapportés sont réellement arrivés.
    Tout le reste est fiction. C'est-à-dire les dialogues, le contexte et les aventures qui servent de toile de fond, quelque comparse destiné à combler le vide laissé par la chronique. Il s'agit donc d'un roman, et rien de plus. Un roman qui ne peut même pas être qualifié d"'historique", car l'Histoire est toujours écrite par les vainqueurs ; dans les pages qui suivent les personnages ont en revanche tout perdu : batailles, travail, amis, idéaux, leur vie même.
    L'unique chose qu'ils sont parvenus à ne point perdre est la dignité. Mais ils ont eu la malchance de vivre à une époque où la dignité est la dernière des qualités nécessaires pour passer à l'Histoire. " Pino Cacucci.

  • Oltretorrente

    Pino Cacucci

    Chronique de l'insurrection de Parme, à la veille de la Marche sur Rome, à travers les souvenirs d'un vieux militant racontés à un groupe de jeunes dans une taverne le 28 août 1972, après les funérailles de Mario Lupo, un jeune militant de gauche tué par les néofascistes. L'affrontement entre la gauche extraparlementaire et les néo-fascistes ramène presque naturellement le viel homme aux barricades de cinquante ans auparavant. Entre mythe et légende, l'infatigable Picelli, élu député socialiste par les quartiers de l'Oltretorrente qui sait très bien que les fascistes pourraient trouver une solide résistance dans sa bonne vieille ville de Parme. Italo Balbo, chef instinctif, meneur de masses, et par cela de plus en plus suspect aux yeux de Benito Mussolini, succède à Roberto Farinacci, chef fasciste des plus intransigeants, dans la conduite des opérations de répression à Parme. Balbo implique l'armée et veut une bataille définitive, par tout moyen. Picelli et Balbo, mais aussi l'anarchiste Antonio Cieri, se détachent petit à petit dans toute leur épaisseur psychologique tandis que le rideau se lève sur les barricades, sur la participation active de la population, sur les femmes qui prennent part à la lutte, sur un peuple désireux et capable de tenir son rôle de peuple.

  • Renouant avec son amour pour le Mexique, pays auquel il a consacré de nombreux ouvrages de fiction ou documentaires, Pino Cacucci s'attache à une partie méconnue de la Californie, qui n'a rien à voir avec San Francisco, les plages de Malibu, ou les studios de cinéma d'Hollywood. Il s'agit de la Basse-Californie, la Californie mexicaine : la plus longue péninsule du monde, presque deux kilomètres de terre entre l'Océan Pacifique et la mer de Cortès, dont la population s'est battue pour conserver son intégrité et son indépendance face à l'avancée des troupes américaines au XVIIIe siècle.
    Pino Cacucci est ainsi retourné dans " son " Mexique pour le parcourir et le raconter, du Sud au Nord, de La Paz à la frontière de Tijuana. Il en a tiré ce nouvel ouvrage qui, entre road movie et carnet de voyage, mêle descriptions des paysages exceptionnels (criques marines ou étendues désertiques peuplées de cactus aux formes étranges), anecdotes géographiques et historiques improbables et plaidoyer écologique pour cette région qui le fascine. Le long de la Carretera Federal 1, il a ainsi rassemblé des histoires de pirates et de trésors ensevelis, de jésuites et de missions abandonnées, d'Indiens et de voyageurs perdus. Sur les traces de Steinbeck, qui y voyagea dans les années 1940, il a redécouvert les légendes des reines et des perles géantes.
    Plus encore, son voyage est marqué par la rencontre avec le peuple des baleines qui viennent se reproduire dans ce qu'il appelle leur sanctuaire (et que J.M.G. Le Clezio évoquait dans le beau texte intitulé Pawana). Cacucci décrit avec émotion ces mammifères aussi gigantesques que fragiles, effrayants et pourtant si sociables envers les humains. En témoignent les criques dans lesquelles elles se rassemblent comme par enchantement pour jouer avec les bateaux des pêcheurs, un contact avec l'espèce humaine qui se retrouve peu dans le reste du monde. Les baleines se regroupent en effet par milliers dans ce qui apparaît comme leur dernier refuge. Sans doute parce que le Mexique fut le premier pays, il y a plus de soixante ans, à instaurer des espaces pour protéger ces animaux à l'intelligence mystérieuse. Les baleines le savent, elles ont certainement compris que les hommes sont tous des assassins, mais que dans cette région du monde vit une humanité plus authentique et plus amicale.

  • Rebelles !

    Pino Cacucci

    À travers les actions et motivations qui animent les rebelles, l'auteur parcourt des époques et des lieux divers, de l'Europe à l'Amérique latine, et met en lumière les existences d'hommes et de femmes qui ont tout sacrifié à un idéal.
    À côté des hauts faits de Tupac Amaru ou du condottiere maya Serpent Noir, renaissent les exploits de Quico, Francisco Sabaté, l'anarchiste inventeur d'un mortier lance-tracts à bombarder les franquistes ; les canulars du Prince Vaillant, Silvio Corbari, le partisan qui ridiculisait les nazis et les fascistes, les ingéniosités de Jacob, l'authentique Arsène Lupin ; les prouesses de Tania la Guérillera, la femme aux mille identités, dans les rangs du Che.
    De l'exemple de vies en révolte peuvent naître des événements qui bouleversent le monde. Mais parfois la rébellion peut aussi devenir une forme d'autodestruction, lorsqu'elle est vécue comme l'extrême échappatoire : il en fut ainsi pour Jim Morrison, le héros de toute une génération, assimilé aux autres protagonistes du livre par un instinct invincible contre tout ordre imposé. Vies rebelles dédiées à l'utopie, idéalement entremêlées.
    Treize récits exemplaires qui nous montrent combien une existence sans rêve d'un monde plus libre est étroite.

  • Dans ce bouleversant monologue, Pino Cacucci donne la parole à Frida Kahlo. Quelques jours avant sa mort, elle revit sans complaisance ses tourments, sa solitude, ses moments de désespoir surmontés à force de volonté. Elle évoque ses relations orageuses avec le peintre muraliste Diego Rivera, l'homme de sa vie, et explique sa passion pour « son » Mexique. Elle revient également sur ses idéaux politiques, son amitié avec Léon Trotski et ses innombrables liaisons.
    Une vie débordante d'excès, débordante de couleurs comme sa peinture qu'elle a commencée alors qu'elle était clouée au lit. Une vie de rebelle qui, bien que née en 1907, aimait à dire qu'elle était née en 1910, avec la Révolution mexicaine.

    « Se mettant dans la tête de Frida Kahlo, Cacucci dévoile les pensées les plus intimes de la grande peintre mexicaine, dans une langue particulièrement lyrique et envoûtante. » (Stefano Tassinari, Liberazione) « Qui mieux que Pino Cacucci, fin connaisseur du Mexique, pouvait décider de faire parler Frida Kahlo ? Ce texte dense, qui a emprunté son titre à celui d'un tableau de la peintre, est le récit à la première personne d'une femme emprisonnée en elle-même, et pourtant férocement attachée à la vie. » (Grazia Italie)

  • San Isidro est un avant-poste de la civilisation chrétienne dans la Sierra Madre.
    Une cinquantaine d'âmes, un alcade respecté et une toute jeune équipe de football dont le premier match frôle la catastrophe : le gardien de but est plié en deux par le mal de ventre et l'avant-centre est épuisé par l'amour. Heureusement que les lignes blanches qui marquent les limites du terrain semblent posséder d'étranges vertus... Suivent seize nouvelles comiques, féroces et noires par l'auteur qui fut le dernier coup de foudre littéraire de Federico Fellini.

  • Tu dici California e pensi al Golden Gate di San Francisco, alle spiagge sabbiose di Malibu, agli studi cinematografici di Hollywood. E invece, appena più giù, c'è un'altra California, che a metà Ottocento seppe resistere all'avanzata delle truppe statunitensi e conservare la propria integrità e indipendenza. È la Baja California, la California messicana: la più lunga penisola del mondo, quasi duemila chilometri conficcati nel cuore dell'Oceano Pacifico. Pino Cacucci è ritornato nel «suo» Messico per attraversarla e per raccontarla, da sud a nord, da La Paz alla frontiera di Tijuana. Lungo la Carretera Federal i, detta anche Transpeninsular, ha raccolto storie di pirati e tesori sepolti, di gesuiti e missioni abbandonate, di indios e viaggiatori perduti. Sulle orme di Steinbeck, che qui viaggiò nel 1940, ha riscoperto leggende di regine e perle giganti.

  • Mastruzzi enquete

    Pino Cacucci

    Gino Mastruzzi est un détective privé, façon de parler.
    Oui, de temps en temps, on lui confie une affaire à résoudre, mais ses enquêtes finissent toujours par la découverte d'une réalité qui ne peut pas - qui ne peut plus - " se résoudre ". C'est la réalité urbaine du marginalisme et du racisme, des poches de pauvreté et de la délinquance dans le cadre d'une ville " civilisée " et opulente comme Bologne. Plutôt qu'enquêteur, Mastruzzi - bourru, donquichottesque - est une sorte d'assistante sociale.
    Il se jette à l'eau partout où il flaire l'injustice et finit ainsi par démasquer une ville faite également d'arrogance, de pouvoir occulte, de personnages intouchables... Gino Mastruzzi a beaucoup d'amis parmi les vagabonds et les S. D. F., les gitans et les immigrés, les mendiants et les chômeurs et, partageant leur lutte quotidienne contre les moulins à vent, il ne triomphe jamais. Toutefois, il se sort de chaque nouvelle entreprise hasardeuse, conservant le seul bien précieux à ses yeux : la dignité.

empty