• Pour l'éternité

    Robert Sarah

    • Fayard
    • 17 Novembre 2021

    « Il nous faut regarder la vérité en face : le sacerdoce semble vaciller. Certains prêtres ressemblent à des matelots dont le navire serait violemment secoué par l'ouragan. Ils tournoient et titubent. Comment ne pas s'interroger à la lecture de certains récits d'abus sur des enfants ? Comment ne pas douter ? Le sacerdoce, son statut, sa mission, son autorité ont été mis au service du pire. Le sacerdoce a été instrumentalisé pour cacher, voiler et même justifier la profanation de l'innocence des enfants. L'autorité épiscopale a parfois été utilisée pour pervertir et même briser la générosité de ceux qui voulaient se consacrer à Dieu. La recherche de la gloire mondaine, du pouvoir, des honneurs, des plaisirs terrestres et de l'argent s'est infiltrée dans le coeur de prêtres, d'évêques et de cardinaux. Comment pouvons-nous supporter de tels faits sans trembler, sans pleurer, sans nous remettre en cause ?
    Nous ne pouvons pas faire comme si tout cela n'était rien. Comme si tout cela n'était qu'un accident de parcours. Il nous faut regarder le mal en face. Pourquoi tant de corruption, de dévoiement et de perversion ? Il est légitime que l'on nous demande des comptes.
    Il est légitime que le monde nous dise : «Vous êtes comme les pharisiens, vous dites et ne faites pas» (cf. Mt 23, 3). Le peuple de Dieu regarde ses prêtres avec suspicion. Les incroyants les méprisent et s'en méfient. ».

    À partir de la méditation des textes d'Augustin, de Jean Chrysostome, de Grégoire le Grand, de Bernard de Clairvaux, de Catherine de Sienne, de John Henry Newman, de Pie XII, de Georges Bernanos, de Jean-Marie Lustiger, de Jean-Paul II, de Benoît XVI et du Pape François, le cardinal Sarah souhaite apporter des réponses concrètes à la crise sans précédent que traverse l'Église catholique.

  • Il est des moments innombrables où Dieu se tait. Où le cri de l'homme se heurte au silence, renvoyé par l'impla-cable écho. De ce silence de Dieu, de cette absence d'amour, le siècle passé comme celui qui s'ouvre portent les stigmates avec leur cohorte de charniers, de génocides et de catastrophes naturelles. Toujours à reprendre, le cri de Job révolté devant la souffrance, l'injustice et l'absurde demeure d'actualité. C'est le point de départ de ce texte où se croisent littérature et spiritualité, pour se mettre à l'écoute des échos de ce silence irradié de résonances...

  • Le missel Bayard-Artège est un très beau livre qui invite à la méditation spirituelle de la Parole de Dieu. C'est aussi un très bel objet au format poche pour vous accompagner partout (bouts ronds et papier Bible). Grande nouveauté depuis l'édition 2020 : un supplément de 120 pages intitulé Vivre la messe du dimanche pour expliquer les lectures de la messe.Caractéristiques de ce missel 2021 :Une introduction spirituelle pour chaque temps liturgique (Avent, Noël, Carême, Pâques)Une méditation de la Parole de Dieu pour chaque dimanche par :
    -Soeur Emmanuelle Billotteau, ermite bénédictine, -P. Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France de 2009 à 2014.
    -P. Thibault Van Den Driessche, journaliste assomptionniste -Soeur Anne Lécu, dominicaine -François Meusnier, diacre et modérateur de la communauté Ecclesiola (Toulon) -Bénédicte Draillard, journaliste à RCF -Michèle Clavier, théologienne.
    - des séminaristes de Saint-MartinEt toujours :Une vie de saint, mise en valeur dans une courte biographie.La prière universelle pour cause dimanche et fête.Des intentions de prières pour chaque semaine.Un commentaire biblique des Pères de l'Eglise.

  • Dans une relecture de la parabole du fils prodigue, Marion Muller-Colard explore, plus que son retour, le départ du fils cadet. Non seulement son départ, mais encore la nécessité de cette rupture qui le met au monde plus radicalement qu'une naissance.
    De la confrontation entre le texte biblique et une analyse subversive de l'âge qualifié d'ingrat jaillissent des voies inédites de souveraineté. Un éloge de toutes nos adolescences, car il n'y a pas d'âge pour « ratifier sa naissance ».
    « Cette existence qui a commencé par une vie reçue, qui se finira par une vie reprise, doit bien, un jour ou l'autre, être conquise. Ils fomentent une façon d'être autre chose qu'un débit. Ils fomentent un début. ».

  • Il est l'un des plus grands photographes de l'agence Magnum et il est l'un des premiers à documenter, sur le vif, l'incendie du 15 avril 2019 qui embrase Notre-Dame de Paris. Saisissant l'épais nuage de fumée, et les visages incrédules, en larmes, des spectateurs, Patrick Zachmann sait-il qu'il commence alors une oeuvre qui le mènera sur le chantier de Notre-Dame pour suivre chacune des étapes de la reconstruction ?Car celui qui est le seul photographe ayant l'accès au chantier pendant des mois sera de toutes les étapes pour en saisir la profondeur, telles les grandes épreuves humaines qu'il a déjà suivies pour Magnum. Ces photos disent l'évènement. Ces clichés font histoire. Ils sont ici rassemblés dans un ouvrage pour la première fois, ainsi que près d'une centaine de photographies dont certaines absolument inédites accompagnées des notes qu'a prises Zachmann jour après jour.Ce livre raconte donc l'histoire d'une reconstruction, saisissante, où les hommes s'arriment à des harnais sur les arches géantes de la cathédrale, descendent en rappel sur la voûte pour sonder chaque pierre. Il raconte aussi une histoire éternelle, sur la longue durée, celle d'un édifice qui n'a cessé d'être menacé par les incendies, les accidents, les rêves d'architectes ou les desseins personnels. Une histoire magistrale que nous livre en contrepoint des photographies Oliver de Châlus, historien et spécialiste reconnu de l'édifice.

  • Lettre Apostolique sous la forme de Motu Proprio Antiquum ministerium du Souverain Pontife Franciscus Établissant le ministère de catéchiste

  • Toute sa vie, François Cheng a été habité par l'errance orientale de Victor Segalen (1878-1919), symétrique de son propre exil occidental. C'est même le cycle chinois de l'oeuvre de Segalen - tout comme lui poète, romancier et critique d'art - qui lui a d'abord permis de revisiter de façon imaginaire une Chine trop tôt quittée, et que Segalen, lui, avait été un des premiers à connaître dans toute sa profondeur et sa diversité.
    En trois textes et un poème, augmentés dans cette édition de poche d'un texte écrit pour le centenaire de la mort de Segalen, François Cheng exprime l'intime proximité qui le lie à ce frère spirituel. L'un comme l'autre n'ont que faire du tourisme culturel, la surface ne les intéresse pas : ils sont allés voir « ailleurs » pour mieux voir au-dedans - non pour se fuir mais pour se chercher. Les deux poètes « exotes », selon l'expression de Victor Segalen, nous invitent ainsi à une démarche d'élévation où chaque culture épouse l'autre dans sa meilleure part.

  • Convaincu depuis toujours de l'urgence d'un renouveau prophétique pour le christianisme comme pour toute la société, Gabriel Ringlet a été conforté dans ce sentiment par les bouleversements de la pandémie. D'où ce récit qui ressuscite pour nous la geste du prophète Elie, personnage de roman d'une modernité sidérante. Son histoire est celle de la conversion d'un intégriste : après avoir sauvagement combattu les mécréants au nom de sa vision d'un Dieu de pouvoir et de vengeance, il sera conduit à un retournement total, pour rejoindre le Dieu de la miséricorde et des Béatitudes.
    Ce parcours bouleversant, Gabriel Ringlet le raconte en le reliant aux leçons de sagesse de Qohélet, autre personnage biblique hors-norme. Celui-ci, s'adressant à un jeune garçon, lui dit « Va où ton coeur te mène », transmission d'une flamme de liberté intérieure que l'auteur reprend à son compte en s'adressant à son dernier filleul, qui se prénomme... Elie. Ce livre de naissance attentif à la douceur d'un souffle ténu jette un pont entre les âges.

  • Dans son Journal Etty Hillesum évoque avec admiration un livre de Rilke qu'elle est en train de lire : Über Gott (Sur Dieu). Ce livre a été publié par Carl Sieber en 1934 chez Insel. Époux de Ruth, la fille unique de Rilke, Sieber fut avec elle l'éditeur de la correspondance de Rilke (6 volumes, 1936-1939).
    Dans sa première édition, ce volume comprenait, outre une riche préface de Carl Sieber, la lettre à H.P.
    Du 8.11.1915 et la lettre à M. V., de février 1922, toutes deux rendant compte de la réflexion de Rilke sur Dieu et sur les religions. Le travail d'édition de la correspondance de Rilke lancé par Sieber n'avait pas encore pu être mené à bien et révéler plusieurs autres lettres tout aussi essentielles sur ce même thème.
    Une nouvelle édition de Sur Dieu ne pouvait aujourd'hui laisser de côté ces dernières si l'on voulait avoir une vue vraiment juste de l'itinéraire spirituel de Rilke. C''est pourquoi la présente édition a été enrichie de trois autres lettres d'une importance majeure : la lettre à Ilse Blumenthal-Weiss du 28.12.21, la lettre à Margarete Sizzo-Noris-Crouy du 6.01.23, enfin la lettre à Witold Hulewicz du 3.11.25.
    L'ensemble est précédé d'une étude intitulée « Sur le message spirituel de Rilke ». Message essentiel et passionnant, en effet, mais aussi d'une incroyable modernité : « Rilke, écrivait le grand écrivain Robert Musil, a été, dans un certain sens, le poète le plus religieux depuis Novalis, mais je ne suis pas sûr qu'il ait vraiment eu de religion. Il voyait autrement. D'une façon neuve, intérieure. »

  • Le petit livre de Marie Nouv.

    Comment Marie se voit-elle annoncer la naissance de Jésus ? Depuis quand la couleur bleue est-elle liée à la Vierge ? Quelle est l'origine du Stabat Mater ? Pourquoi Marie accouche-t-elle dans une étable ? Qu'est-ce qu'une vierge noire ? Comment la Vierge est-elle apparue à Lourdes, à La Salette et à Fatima ? Qu'est-ce que l'Immaculée Conception ? Cet album illustré d'images pieuses est une véritable petite encyclopédie sur Marie, sa vie, ses représentations et son culte à travers le monde.
    Avec un étui de 10 cartes postales d'illustrations provenant du livre.

  • Le Génie du Christianisme est non seulement le chef-d'oeuvre d'un jeune inconnu, mais c'est aussi un phénomène de société. L'intelligentsia du XVIIIe siècle avait nié le Christianisme, et la Révolution française le persécuta : l'éclat de ce livre magistral fut accueilli comme une libération.
    Cet ouvrage offre une synthèse de toutes les beautés de la religion chrétienne à travers le temps, dans les arts, les moeurs et la pensée ; il abat les caricatures, il réfute, il démontre, il admire, il contemple. Il permet de se constituer une culture biblique, hellénique, latine, médiévale et classique sur tous les sujets de la littérature et de la philosophie.
    Souvent éditée sans respect du texte voulu par Chateaubriand, l'oeuvre était difficile à trouver, ou à manier : la voici en un seul volume et dans son intégralité. Plusieurs textes aussi décisifs qu'introuvables sont joints à ce volume : les aphorismes inédits de Chateaubriand, ses pamphlets contre Napoléon ou Louis XVIII, ses réflexions politiques et prophétiques sur l'état de la France. Parfaitement inclassables donc « politiquement incorrectes », ces oeuvres ont un unique souci, celui de la liberté : faite à l'image même de Dieu. Coeur du génie chrétien, cette liberté est célébrée par Chateaubriand comme un modèle de sagesse pour les temps de crise.

  • Cette étude montre comment le christianisme est devenu une religion licite par la conversion de Constantin en 312, à l'égal du paganisme. Elle analyse notamment le rapport des païens et des chrétiens au divin, montre que l'empereur est le souverain personnellement chrétien d'un Empire qui a intégré l'Eglise et étudie le concept de césaro-papisme. En fin d'ouvrage, réflexion sur les racines chrétiennes de l'Europe.

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  • "Les yeux de l'un et de l'autre s'ouvrirent, ils connurent qu'ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s'en firent des ceintures" (Genèse, Livre 3, 7). Si, dans les récits bibliques, Adam et Ève cachent leurs parties intimes sous une feuille de figuier, pourquoi la vigne s'est-elle imposée dans l'iconographie occidentale? Ce mépris des textes liturgiques fondateurs, qui remplace la figue par le raisin, ne laisse pas d'étonner. Qu'en pensent les hagiographes? Et surtout, de quelle feuille de vigne s'agit-il? Faut-il privilégier l'imposante feuille du Carignan ou celle, plus congrue, du Gamay? Les feuilles en forme de rein du Cabernet Sauvignon ou celles en coeur du Petit Verdot? Aucune bulle papale n'ayant tranché cette épineuse question, le Docteur Lichic apporte ici sa modeste contribution à une ampélographie paradisiaque et plus largement, à la Science moderne.

  • Après le temps du féminisme, mouvement social dont Annick de Souzenelle note à la fois la nécessité historique et les limites, et après le temps d'une féminité artificielle exploitée par la publicité, l'heure est venue d'explorer le sens du féminin.
    À partir d'une lecture du texte biblique en hébreu, l'auteur du Symbolisme du corps humain nous introduit dans cette dimension essentielle. Scrutant la Genèse, elle s'inscrit en faux contre l'image d'une Eve "sortie de la côte d'Adam", pour mettre en évidence Isha, "l'autre côté d'Adam", la réalité féminine présente en chacune de nous. Elle réinterprète ensuite d'autres grandes figures de la Bible - Marie, Marie-Madeleine, Lot ou Lazare pour les replacer dans une perspective mystique dans laquelle l'âme de l'homme est une "fiancée" promise aux noces divines.

  • La crise actuelle n'est pas simplement économique et financière, mais aussi philosophique et spirituelle. Contre une vision purement matérialiste de l'homme et du monde, Socrate, Jésus et Bouddha sont trois maîtres de vie. Une vie qu'ils n'enferment jamais dans une conception étroite et dogmatique. Leur parole a traversé les siècles sans prendre une ride, et, par-delà leurs divergences, ils s'accordent sur l'essentiel : l'existence humaine est précieuse et chacun, d'où qu'il vienne, est appelé à chercher la vérité, à se connaître dans sa profondeur, à devenir libre, à vivre en paix avec lui-même et avec les autres. Un message humaniste, qui répond sans détour à la question essentielle du sens de la vie.

  • Adam et Ève - Noé - Abraham - Jacob - Joseph le Patriarche Moïse - Ruth - David - Salomon - Élie - Ézéchias - Jérémie Job - Jean le Baptiste - Marie - Jésus - Pierre - Paul de Tarse Marie-Madeleine - Jean le Disciple .
    La Bible est le livre le plus vendu au monde depuis l'invention de l'imprimerie. Texte de référence pour les juifs et les chrétiens, il est aussi essentiel à la compréhension de la littérature et de l'art occidental. Voici vingt portraits des plus grandes figures de cette saga incomparable.
    D'Adam et Ève à Jésus, d'Abraham à Marie, de Moïse à saint Pierre, du roi David à Marie-Madeleine, les personnages les plus fondamentaux des traditions juive et chrétienne défilent devant nous avec un souci constant de la narration, mais aussi une fine contextualisation historique et une recherche du sens spirituel de leur destinée.
    Sous la plume de dix-huit spécialistes juifs ou chrétiens, rabbins, prêtres, pasteurs, historiens, philosophes ou écrivains (Marc-Alain Ouaknin, Fabrice Hadjadj, Jean-Christian Petitfils, Michel-Marie Zanotti-Sorkine...), le coeur de la Bible se déploie dans la pluralité de ses interprétations et la diversité de ses approches.
    À l'heure où le fait religieux ne cesse d'interroger, ce livre est à la fois une contribution à un dialogue paisible entre les religions et au sein de la société, et une manière plaisante et sérieuse de découvrir le Dieu des juifs et des chrétiens.

  • « Il a fallu que Dieu s'engouffrât dans l'humanité, et qu'à un moment précis de l'histoire, sur un point déterminé du globe, un être humain, fait de chair et de sang, ait prononcé certaines paroles, accompli certains gestes, pour que je me mette à genoux.

    Tous les efforts pour réduire en lui la condition humaine vont à l'encontre de ma plus profonde tendance, et sans doute y faut-il rattacher mon obstination à préférer au visage du Christ-roi, du Messie triomphant, l'humble figure torturée de l'homme que, dans l'auberge d'Emmaüs, les pèlerins de Rembrandt reconnaissent à la fraction du pain, notre frère couvert de blessures, notre Dieu. » F. M.

    Dans cette méditation spirituelle, Mauriac se place avant tout sur le terrain du sens mystique de l'Évangile, qu'il suit pas à pas. C'est autant le témoignage d'un croyant que le texte d'un écrivain, où les fulgurations de la foi s'entremêlent à celles de l'art d'écrire.

  • Qui était Jésus Christ, qu'a-t-il dit, qu'a-t-il fait ? Telles sont lestrois questions auxquelles tente de répondre ce livre.Citant largement les quatre évangiles canoniques - Matthieu, Marc,Luc et Jean -, mais également le Testament juif et les autres textesdu Nouveau Testament, Roland Hureaux présente, en plus d'unevéritable anthologie des passages essentiels, une image précise dela personnalité de Jésus de Nazareth et de son enseignement.Historien, il a nourri son récit d'une évocation approfondie ducontexte historique du Ier siècle, juif et romain. Et au-delà de cetteconnaissance, il s'appuie sur son expérience personnelle des mécanismes du pouvoir pour éclairer les ressorts cachés de la vie publique de Jésus.Ne faut-il pas prendre au sérieux l'appellation de Fils de David, etdonc de roi des Juifs ? Paul n'aurait-il pas rencontré le Christ ? LesPharisiens n'étaient-ils pas d'autant plus hostiles à Jésus qu'ils en étaient proches ? Comment apprécier le rôle des femmes dans l'entourage de Jésus ? Quelle fut en définitive la mécanique politiqueimplacable qui conduisit à sa mort ?Une approche inédite et originale.Roland Hureaux est agrégé d'histoire, ancien élève de l'École normale supérieure(Saint-Cloud) et de l'ENA, membre des comités de rédaction de Commentaire et deRésurrection. Outre plusieurs essais politiques et de nombreux articles, il a publiéJésus et Marie-Madeleine (chez Perrin), traduit en plusieurs langues, et Gnoseet gnostiques des origines à nos jours (chez Desclée de Brouwer).

  • Nous vivons dans un monde très perturbé. Comment y être heureux ?

    Regardons la nature. Elle est merveilleuse ! Depuis que je suis tout petit, elle me fascine. Prenons le temps de la contempler. Une fleur, un chant d'oiseau, un coucher de soleil...

    Recherchons le meilleur dans les êtres humains : un couple qui s'aime, un ado qui crie sa joie, deux vieillards qui se regardent avec amour, un ouvrier aimant son travail, une femme qui observe son nouveau-né, un sourire qui nous réconforte, une discussion où l'on s'écoute, un pardon qu'on a offert.

    Alors la prière jaillira : « Seigneur, d'habitude je Te demande tout et n'importe quoi... Aujourd'hui je Te dis simplement «merci» de m'aider à voir le meilleur qui sommeille en moi, ainsi que le meilleur chez les autres. » Et cette prière changera mon regard.

    Guy Gilbert

  • Les homélies quotidiennes du Pape lors de la messe à la maison Sainte-Marthe, chaque matin, illustrent à merveille le style du nouveau pape et sa capacité à se faire comprendre par des personnes de tous horizons.
    Un langage simple, direct, familier. Un contenu qui interpelle la conscience et le coeur de chacun en répondant aux souffrances et à l'aspiration de recherche intérieure de l'homme contemporain.
    Des métaphores, des images capables de toucher ceux qui les écoutent en les ramenant au concret du quotidien de leur vie.
    Loin d'une présentation théorique des vérités de la foi, le pape François propose au jour le jour le mystère chrétien dans sa manifestation pratique et éminemment personnel.
    Ce petit ouvrage rassemble les homélies quotidiennes du pape François, prononcées dans la chapelle de la maison Sainte Marthe (où il a décidé de résider), du 22 avril 2020 au 17 mai 2020 en pleine pandémie .
    Avec un style simple et ouvert, le message et la solidarité du pape François sont d'un enthousiasme contagieux.

  • Une chambre d'adolescente vide et froide, toute blanche... Cela débute comme un roman mais très vite la réalité gifle dans sa chute : « une effraction de l'innocence » survenue dans la toute petite enfance hante la chair et la mémoire du corps. Là est la genèse d'une quête qui s'ouvrira sur le Mystère de la femme. Par-delà des images contemporaines qui morcellent son corps et l'enferment dans des fonctions, des tabous ou des masques..., par-delà les phantasmes et les contes, ce mystère prend Corps dans les Saintes Écritures. Loin des clichés qui imposent une femme prisonnière de règles obsessionnelles ou d'un patriarcat jaloux de son pouvoir, la femme y révèle au contraire sa liberté irréductible. Le Oui de la Vierge en est l'alpha et l'oméga. Car au regard de Dieu la Femme est l'accomplissement de son oeuvre. Du paradis perdu à la figure de la Vierge Marie, Véronique Lévy déroule cette tunique du Salut et de la Rédemption - tissée par Dieu Seul - et dont la femme est La gardienne : Femmes des déserts, héroïnes des combats, messagères de la Bonne nouvelle, femmes brisées ou en marge... Toutes s'acheminent vers le coeur d'un Mystère triomphal... Véronique Lévy ose l'affirmer à travers une écriture flamboyante au style inspiré et prophétique : si Eve est le couronnement d'Adam, Marie est la vocation de l'Église. Car dans son choeur de pierre et sous la chaire de Pierre bat un coeur de chair : le coeur d'une Femme.

  • Dans notre monde soumis à des bouleversements intenses, les prédictions « apocalyptiques » sont à la mode. Pourtant la plus célèbre des apocalypses, celle de Jean, que les prophètes de malheur aiment à solliciter, a-t-elle pour visée de nourrir nos angoisses et nos phobies ? Pour Jean-Yves Leloup, la révélation de ce qui arrive, de ce qui vient, peut être vue dans différentes lumières, et c'est à un regard ni résigné ni effrayé devant les événements que nous invite l'Apocalypse de Jean. Elle situe la réalité actuelle et future du monde dans la lumière de Dieu et dans la lumière de l'Agneau, vision à la fois de justice et de miséricorde. Plutôt que de faire de l'Apocalypse l'annonce d'une destruction nihiliste, il est possible de lire à travers sa symbolique si riche la « révélation » de l'ultime Réalité : tout s'effondre, sauf la Vie. À travers une traduction inédite et un commentaire abondant de ce texte fondamental de la spiritualité universelle, Jean-Yves Leloup, à qui l'on doit déjà une remarquable traduction de l'Evangile de Jean et des Evangiles apocryphes de Thomas, Philippe et Marie, nous fait porter un autre regard sur le monde présent et à venir.

  • Combien de personnes m'écrivent leurs souffrances et leurs manques... Je tente de leur répondre, mais ce n'est pas facile.

    On me dit souvent : « Les autres sont des faux jetons. Les gens ne pensent qu'à eux. Qui est honnête ? » Je réponds : « Et toi, es-tu toujours honnête ? Penses-tu être vrai et franc ? Les autres sont-ils prioritaires ? » Si tu te découvres « pécheur », alors tu penseras d'abord à te guérir toi-même. Il faut s'accrocher pour ça. Avec d'autres chrétiens, tu chercheras, car on se guérit ensemble. Écoute-les d'abord, pleinement. Refuse de les juger, car on ne fait que ça. Pardonne-leur, c'est là que tu guériras.

    Le Seigneur a un pouvoir incomparable de guérison. Prie chaque jour : pour toi d'abord, pour les autres ensuite.

    Et la joie sera en toi, aujourd'hui... et durant tant d'autres vingt-quatre heures !

    Guy Gilbert

  • Moine bénédictin, « Oncle Ben » écrit à son neveu et à sa nièce. Le premier est pris dans le tourbillon de la réussite sociale et de la vie familiale, la seconde est plus en proie aux ferveurs et aux doutes de la spiritualité. Les conseils de vie distillés par l'oncle dans ses lettres ne sont jamais moralisateurs ; il y est toujours question de vie, de poésie, de rencontre avec l'autre, d'ouverture au monde intérieur. D'ailleurs, il ne s'adresse pas seulement à ces deux jeunes et à quelques autres interlocuteurs, il écrit parfois tout simplement pour lui, en se remémorant sa « vie d'avant », celle d'un artiste en quête de sens. Et, petit à petit, travers ces textes et correspondances apparemment « profanes », qui évoquent les ratages et les occasions d'éveil ponctuant nos parcours de vie, c'est un véritable commentaire de la Règle de saint Benoît, dont des extraits viennent discrètement en exergue à chacun des chapitres, qui s'offre ici à nous.
    Rarement la sagesse ancestrale des monastères avait été mise à la portée de tous les esprits libres d'aujourd'hui, chrétiens ou non chrétiens.

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