Langue française

  • « Les questions économiques sont trop importantes pour être laissées à une petite classe de spécialistes et de dirigeants. La réappropriation citoyenne de ce savoir est une étape essentielle pour transformer les relations de pouvoir. » T. P.

    En présentant l'évolution en longue durée des inégalités entre classes sociales dans les sociétés humaines, Thomas Piketty propose une perspective nouvelle sur l'histoire de l'égalité. Il s'appuie sur une conviction forte forgée au fil de ses recherches : la marche vers l'égalité est un combat qui vient de loin, et qui ne demande qu'à se poursuivre au xxie siècle, pour peu que l'on s'y mette toutes et tous.

  • La tristesse de Gaïa : de l'effondrement à l'émerveillement Nouv.

    « Comment ne pas reconnaître que la tristesse de Gaïa est avant tout la mienne face au désastre grandissant dont témoigne l'état du monde ? Comment en sommes-nous arrivés là ? » Pierre Rabhi offre dans cet ouvrage sa lecture du monde et sa vision humaniste sans concession des maux que l'être humain inflige à la planète Terre.
    Il propose de prendre de la hauteur, d'observer de manière globale, réfléchie et sereine pour comprendre pour quelles raisons l'humain, être de tourments, a pu se laisser dévoyer et absorber par les mirages d'une modernité qui, si elle a de nombreux atouts, a aussi fait oublier que Gaïa, la terre-mère, doit être protégée et respectée pour tous les autres vivants actuels et ceux à venir. Il invite ainsi à lutter contre la résignation et affirme qu'une autre logique d'existence est indispensable, qu'un autre modèle de société basé sur la modération des besoins est la solution pour un monde plus viable et vivable car aujourd'hui nous n'avons plus le choix.

  • « Je me suis longtemps refusée à imiter les confrères qui publient leurs Mémoires, persuadés que leur moi mérite exhibition et que les épisodes de leur vie personnelle et professionnelle suscite l'intérêt. Le journalisme est un métier comme un autre et la télévision n'est souvent qu'une usine à baudruches. A tous ceux qui m'interrogeaient à ce sujet, je n'ai cessé de déclarer qu'à ce petit jeu narcissique, on ne me prendrait pas. Publier cet ouvrage m'oblige à manger mon chapeau. Me voici à mon tour piégée dans ce paradoxe : écrire comme tout le monde, en espérant intéresser tout le monde à une vie qui ne serait pas celle de tout le monde. Il faut assumer ses contradictions et ne pas avoir peur de se désavouer. C'est dit...
    Les personnes que je croise me regardent comme une vieille connaissance à laquelle elles associent deux images contradictoires : la présentatrice d'une émission qui fut célèbre il y a plus de vingt ans et qui demeure dans la mémoire collective ; la femme qui fit, à son corps défendant, des milliers de « une » de journaux à l'occasion d'un scandale planétaire impliquant son mari. N'étant pas seulement l'une et ne me reconnaissant pas dans l'autre, je me demande ce qui, de tout cela, peut rester pertinent.
    Je vais tenter d'être juste. Pas exhaustive mais sincère. Je parlerai de mes parents, de cette enfance très protégée qui aurait pu mettre hors de ma portée les armes nécessaires pour lutter dans la vie ; je convoquerai certains personnages hauts en couleur que j'ai eu la chance de croiser et tenterai de brosser le portrait le plus fidèle possible du monde des médias tel que je l'ai connu ; j'évoquerai les grands bonheurs de la vie et les épreuves qui l'ont écorchée... ».
    A.S

  • Perso Nouv.

    Perso

    Antoine de Caunes

    • Sonatine
    • 14 Octobre 2021

    Petit, Antoine de Caunes maîtrisait mal le français. D'ailleurs, chaque fois qu'on lui demandait son avis, il avait la fâcheuse habitude de répondre par un triple pléonasme : « Moi, personnellement, je... » Aujourd'hui, sa pratique de la langue s'est considérablement affinée. Mais il a toujours un avis sur tout, sur des sujets aussi divers que la preuve de l'existence de Dieu ou la réévalution des montants compensatoires. Et il n'hésite pas à aller labourer de son soc volontaire des terres plus intimes. Dans ce livre, il sera question de rencontres interlopes, d'amours musicales, d'amis imaginaires, de vacances, de famille, de clowns, d'armes à feu, de marée basse, de gradés, de dégradés, de chevaux, d'hommes de peu de foi et d'hépatiques. Ou encore d'un chapeau.
    Rassurez-vous, il ne s'agit pas de ces austères mémoires qui encombrent librairies et bibliothèques. Plutôt de modestes exercices de style, narrant des histoires plus ou moins drôles et saugrenues, avec ce sens du raccourci qui caractérise l'homme sentant le premier frimas de l'automne de sa vie.
    Voilà, en un mot, l'objet de cet ouvrage tant attendu (surtout par son auteur), dont le titre, par sa sobriété, résume tout.

  • Quand la connerie économique prend le pouvoir Nouv.

    Aucune crise ne semble altérer la détermination de nos dirigeants (de gauche comme de droite) à perpétuer le monde d'avant en pire, car l'entendement des élites est durablement embrouillé par une religion néolibérale insensée inculquée à plusieurs générations d'énarques, de journalistes, de professeurs, etc. Ignorant cette épidémie de bêtise, la pensée critique dénonce à juste titre une politique pro-riches mais se trompe de diagnostic en attribuant celle-ci au seul pouvoir des riches. Macron n'est pas le « président des riches » - l'auteur en fait la démonstration rigoureuse -, c'est le roi des imbéciles ! Adepte sincère d'une doxa stupide enseignée par des prix Nobel, Président élu et bientôt réélu grâce aux imbéciles qui votent contre leur propre intérêt.
    Ce cas d'école permet à Généreux d'approfondir ici la piste de recherche amorcée dans La Déconnomie (2016). En mobilisant la psychologie sociale et cognitive, il révèle la « banalité de la bêtise » et de sa forme entêtée, la connerie. Il démontre comment celle-ci imbibe spécialement la prétendue « science économique » qui inspire la parole et la politique de Macron, comme elle a inspiré la gauche et la droite européenne depuis plus de trente ans. La connerie économique n'est pas qu'une affection de l'esprit, c'est aussi la pathologie d'un système social qui a vu toutes ses sphères contaminées par le virus de la compétition (la vie politique, l'usine, le bureau, l'école, la recherche, les médias). Un virus qui stimule notre bêtise naturelle et qui transforme notre démocratie en piège à cons.

  • Le procès des attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo, une policière à Montrouge et l'Hyper Cacher s'étend du 2 septembre au 10 novembre pour juger quatorze accusés.

    Yannick Haenel et François Boucq suivent chaque jour les audiences pour rendre compte, en textes et en dessins, de l'importance de ce procès.

  • La répartition des richesses est l'une des questions les plus débattues aujourd'hui. Pour les uns, les inégalités n'en finiraient pas de se creuser. Pour les autres, on assisterait à une réduction naturelle des écarts. Mais que sait-on vraiment de l'évolution des inégalités sur le long terme ?
    Fruit de quinze ans de recherches et parcourant trois siècles et plus de vingt pays, cette étude renouvelle entièrement notre compréhension de la dynamique du capitalisme en situant sa contradiction fondamentale dans le rapport entre la croissance économique et le rendement du capital. Si la diffusion des connaissances apparaît comme la force principale d'égalisation des conditions sur le long terme, à l'heure actuelle, le décrochage des plus hautes rémunérations et, plus encore, la concentration extrême des patrimoines menacent les valeurs de méritocratie et de justice sociale des sociétés démocratiques.

    Un best-seller mondial qui est déjà devenu un classique.

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  • Et si la santé guidait le monde ? l'espérance de vie vaut mieux que la croissance Nouv.

    Ces derniers mois, la moitié des gouvernements de la planète faisaient le choix de préférer la santé de leurs populations à la croissance de leurs économies faute d'avoir pris soin de la vitalité de leurs écosystèmes. La leçon est implacable : détruire la Nature est un suicide social et accessoirement une folie économique dont nous n'avons pas les moyens. Ce livre soutient que l'espérance de vie et la pleine santé doivent désormais devenir nos boussoles communes dans ce nouveau siècle.

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  • « Abandonner le dessin de presse qui gratte où ça dérange, c'est abandonner aux tristes passions le rire de raison. » Xavier Gorce Le 19 janvier 2021, quelques heures après la publication dans « Le Brief du Monde » d'un dessin de Xavier Gorce de la série Les Indégivrables, la rédaction du Monde exprimait publiquement ses excuses auprès des abonnés que ce dessin aurait pu heurter ; il aurait pu être compris « comme une relativisation de la gravité des faits d'inceste, en des termes déplacés vis-à-vis des victimes et des personnes transgenres ». Xavier Gorce décida de cesser sa collaboration avec le journal, débutée en 2002.

    Estimant que ces excuses, et les raisons qui les ont motivées, constituent une nouvelle manifestation de dangereux glissements de notre société, Xavier Gorce prend, dans cet essai vif, argumenté et illustré, la défense d'un dessin de presse incisif et ironique, où l'humour s'affirme comme l'une des figures de la raison - réponse distanciée à l'indignation émotionnelle et aux particularismes d'exclusion ou d'assignation.

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  • « En 2016, Jean Tirole, prix Nobel d'économie, publie Économie du bien commun, un ouvrage vite porté aux nues par la critique. Pourtant cet ouvrage, à commencer par son titre même ne laisse pas d'interroger et de susciter critiques et étonnements. En effet ce qui est désigné par l'auteur comme l'« économie du bien commun » n'est en fait rien d'autre que son ancienne théorie des incitations et de la réglementation, à peine remise au gout du jour.

    Les propositions de Tirole sont si éloignées de celles qui, à partir des travaux d'Elinor Ostrom - prix Nobel d'économie 2009 - constituent aujourd'hui l'approche par les Communs, qu'il m'a paru nécessaire ici, pour la clarté des choses et couper court au risque de confusion, de procéder à quelques mises au point.

    En confrontant les deux approches, tant sur le plan de la théorie qu'à propos de ce bien commun essentiel qu'est le climat, les différences apparaissent dans toute leur ampleur. Alors que la proposition centrale de Tirole pour lutter contre le changement climatique consiste à promouvoir un marché des droits à polluer, la proposition d'Ostrom, vise au contraire, à faire obstacle aux ajustements de marché à partir d'une gouvernance qu'elle qualifie de « polycentrique », dont la Convention Citoyenne pour le Climat fournit une bonne illustration.

    Ces deux conclusions opposées le disent assez : en aucune manière une théorie du bien commun, plus vivante et nécessaire que jamais, ne saurait être ramenée à ce à quoi on a prétendu la réduire.»

  • Dans cette série d'entretiens avec la journaliste Catherine Lalanne, Yasmina Khadra retourne aux sources de sa vocation, contrariée par son destin miliaire. Arraché aux siens et privé de son enfance, le petit pensionnaire de l'École des cadets se réfugie dans l'amitié de ses camarades d'infortune et trouve la force d'accomplir son rêve d'écriture. Ni les années de combat dans le terrorisme, ni les comités de censure algériens ne l'empêcheront d'aller à la rencontre de millions de lecteurs dans le monde. Un destin hors norme, raconté sans détour, porté par le souffle de ses ancêtres poètes et l'amour d'une femme d'exception, une femme qui a donné son nom à l'auteur qu'elle aime et qui s'exprime ici pour la première fois.

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  • Elle ne m'a jamais quitté Nouv.

    Dominique Farrugia, l'un des fondateurs du célèbre groupe comique Les Nuls, producteur de plus de 25 films, ancien PDG de Canal +, vit avec une sclérose en plaques depuis trente ans.
    Souvent sollicité par les médias pour s'épancher sur le sujet, il avoue ne pas aimer se livrer, toucher à l'intime ou être le malade de service.
    Dans ce livre, il décide de tomber le masque et de nous raconter l'enfer du décor. Sa vie avec la maladie, ce qu'elle lui a enlevé et ce qu'elle lui a apporté.
    À ceux qui croient que notoriété rime avec facilités, il confie sans pudeur, son histoire ponctuée de douleurs, d'instants émouvants ou hilarants, et aussi de rencontres inoubliables.
    Mais ce livre n'est pas que ça, il est aussi un gros coup de gueule contre les politiques pour qu'enfin, les handicapés soient considérés.

  • Laëtitia Perrais avait 18 ans et la vie devant elle. Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, elle a été enlevée. Puis tuée. Par la vague d'émotion sans précédent qu'il a soulevée, ce fait divers est devenu une affaire d'État. À travers cette enquête de vie, Ivan Jablonka rend Laëtitia à elle-même. À sa liberté et à sa dignité.

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  • Pour la justice climatique : stratégies en mouvement Nouv.

    Estimant qu'il est nécessaire de lier question climatique, exigence d'égalité sociale et lutte contre toutes les dominations, Attac s'associe cette fois-ci à plusieurs acteurs et actrices qui militent et travaillent sur les enjeux climatiques dans ce nouveau livre qui s'adresse à ceux et celles qui veulent changer le monde. Ils entendent ainsi structurer la volonté de développer des mouvements pour la justice climatique porteurs d'une solidarité internationale, sans s'en remettre aux forces politiques dominantes ; ou encore le besoin d'articuler les différentes échelles de l'action, de lier les luttes contre la destruction du monde à l'émergence d'alternatives ancrées dans les territoires.

  • Si vous aussi, vous ressentez l'envie d'échapper à l'hystérie de l'époque en faisant un pas de côté et en tournant poliment le dos au jeunisme ambiant, cette revue est faite pour vous. Elle vous fera replonger dans des oeuvres parfois oubliées, rencontrer des personnages hauts en couleur, mémoires encore vivaces de notre patrimoine culturel, vous permettant ainsi de satisfaire vos goûts de jeune (ou vieux) schnock. Ni rétrograde, ni passéiste. Schnock, donc... Tout bonnement. Alors rejoignez-nous ! Après vous...

    La Revue des Vieux de 27 à 87 ans, N°40, Automne 2021, Le Dîner de cons.
    Sous la direction de Christophe Ernault et Laurence Rémila

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  • Raconter et décrypter l'histoire économique du monde, des origines à nos jours, des chasseurs-cueilleurs aux cybertravailleurs, tel est le pari de cette oeuvre majeure proposée par l'économiste Jean-Marc Daniel.
    En analysant l'évolution des théories et des politiques économiques mondiales, Jean-Marc Daniel bat en brèche bien des idées reçues. Loin d'opposer travail et capital, il s'attaque aux conséquences néfastes des actions prédatrices des « oisifs », les bureaucrates et les technocrates qui agissent au détriment de la valeur créée par les « productifs », les ouvriers, les agriculteurs, les entrepreneurs et les innovateurs.
    Depuis l'origine des civilisations jusqu'aux premières décennies du XXIe siècle, de la Chine à l'Europe, en passant par l'Afrique et l'Amérique, de Tibère à Xi Jinping et Joe Biden, Jean-Marc Daniel dresse le panorama complet, synthétique et passionnant d'une économie, qui, de crises en crises, sait engendrer de nouveaux modèles.

  • « Après trois quarts de siècle qui ont laissé des encoches, des brûlures et des blessures dans ma mémoire, les hasards d'une existence et d'une carrière non programmée ayant fait que je me suis retrouvé au coeur de la plupart des événements qui ont façonné le monde d'aujourd'hui, je me retourne, sidéré... Comment est-il possible que j'aie vécu tout ça ? » La vie de Jean-François Kahn est un véritable roman. Le roman d'un homme fasciné par l'Histoire et par l'art de décrypter l'Histoire : le journalisme. Observateur des folies du communisme, des dérives du colonialisme, de la montée de l'extrême droite, le grand reporter raconte enfin, dans ce premier tome de ses mémoires, sa traversée d'un siècle fou, où l'on croyait tout possible - et où tout fut possible, hélas.

    Se retournant sur sa vie, et tout étonné encore des événements dont il fut le témoin, il nous livre un récit plein d'aventures et de drôlerie, traversé de révolutions et de coups d'État, de guerres extérieures et intestines, d'humanisme et de terreur, de misères et de servitudes - bref, de bruit et de fureur, de rires et de larmes.

    Conteur formidable, il offre aussi aux lecteurs des portraits saisissants de Nasser et de Che Guevara, d'Albert Camus et d'André Malraux, de de Gaulle et de Mitterrand, d'Hubert Beuve-Méry et de Françoise Giroud.

    Les mémoires de la mémoire du siècle.

  • Viré Nouv.

    Viré

    Jean-Francois Laville

    • Plon
    • 30 Septembre 2021

    J'avais 54 ans, j'étais rédacteur en chef des magazines « Stade 2 » et « Tout le sport ».

    Je suis un homme blanc de plus de 50 ans comme Patrick Sébastien, David Pujadas, Julien Lepers, Frédéric Taddéi débarqués avant moi de France Télévisions. Je n'ai évidemment pas leur notoriété, et pourtant...

    Viré est le témoignage bouleversant d'un homme qui faisait son travail, tout simplement. Accusé à tort de harcèlement et de sexisme, il est contraint à la mort sociale. Voici la mécanique d'un licenciement orchestré et expédié dans les couloirs de France Télévisions...

  • La durée de vie des entreprises est de plus en plus courte. Nombreuses sont celles qui disparaîtront dans les années à venir ; seules quelques-unes parviendront à survivre et à prospérer. Mais comment une entreprise peut-elle devenir immortelle en ces temps disruptifs ?
    Une entreprise immortelle sait...
    S'adapter intelligemment à un monde qui évolue sans cesse.
    Atteindre ses objectifs grâce à une stratégie univoque.
    Connecter ses employés, ses parties prenantes, ses partenaires et ses clients dans un système unique et complet.
    Protéger et préserver son ADN (son identité et sa culture) sur le long terme.
    Dans ce livre, Fons Van Dyck offre à chaque manager un guide des pratiques éprouvées pour survivre à long terme, qu'il examine à la lumière des réussites et des échecs qui jalonnent l'histoire d'Apple depuis plus de 40 ans, de son ascension à sa chute, et enfin à sa résurrection.
    L'entreprise immortelle est un plaidoyer unique en son genre en faveur de la nécessité d'une réflexion à long terme. Le livre s'attaque sans relâche aux lieux communs et aux mythes qui circulent autour des organisations prospères. Un kit de survie pour chaque entrepreneur à l'ère disruptive, avec des conseils pratiques et des do's and don'ts.

  • Durant ces dernières années de combat contre le cancer, Franz Olivier Giesbert a dialogué avec Bernard Tapie, et ils ont parlé de tout. Sans fard. Voici le portrait de celui dont la France a suivi les aventures pendant près de cinquante ans, une des personnalités les plus fortes, et authentiques, qui aura marqué la politique, le sport, le monde de affaires.

    Il ne prend jamais d'antidouleurs et je sais qu'il souffre le martyre. Sa femme partie se faire opérer, une opération lourde. Tout seul avec son chien et ses cancers, il m'appelle de plus en plus souvent pour me dire les mêmes choses, d'une voix faible, oppressée.
    « Les affaires, la politique, le football, le vélo, la télé, le cinéma, la prison, dit-il, je sais toujours de quoi je parle, contrairement à d'autres. C'est pourquoi les gens m'écoutent, moi. » Il a le « vécu », comme on dit.
    L'hôpital aussi, Tapie connaît et il secoue volontiers les cancéreux : « Ne restez pas au plumard toute la journée en vous gavant d'antidouleurs. Bougez-vous et vous vous donnez une chance que ça aille mieux ! » - « Personne ne peut rien dire, j'ai le droit de leur parler comme ça, commente-t-il, j'ai la même maladie qu'eux. » Pendant ses trois ans et demi de combat contre le cancer que j'ai quasiment vécus au jour le jour, les hospitalisations duraient toujours moins longtemps que prévu : au premier signe d'amélioration, il repartait, signait une décharge et retournait chez lui continuer la lutte. Tapie ou l'homme qui avait décidé de ne pas mourir." Plus qu'une biographie, c'est un portrait personnel et chaleureux que livre son ami intime Franz-Olivier Giesbert. Il raconte les nombreuses vies de cet autodidacte chef d'entreprise flamboyant, icône de l'esprit d'initiative dans les années 1980, ministre éphémère, député européen, dirigeant sportif à succès dans le cyclisme et le football, acteur au cinéma et au théâtre, puis sa chute aussi brutale que son ascension fut spectaculaire. Ruiné, jeté en prison, victime d'un acharnement médiatique que dénonce l'auteur avec virulence, Bernard Tapie, rattrapé par la maladie, continue de se battre pour sauver le peu qu'il lui reste : sa dignité et son honneur.

  • Robert Badinter occupe une place aussi singulière qu'importante au sein de la société française. Un homme juste. Celui qui a aboli la peine de mort et qui, à ce titre, figure déjà dans les livres d'histoire.
    Avocat, professeur d'université, ministre de la Justice, président du Conseil constitutionnel, sénateur, essayiste, Robert Badinter s'est toujours refusé à écrire ses mémoires, lui qui aime tant cultiver le secret. Qui sait que son destin s'est joué un jour de février 1943 quand, à Lyon, la Gestapo a arrêté son père ? Qui connaît la véritable nature de sa longue amitié avec François Mitterrand ? D'où vient cette volonté tenace de combattre l'injustice ? Comment devient-on la dernière icône de la gauche française ?
    Robert Badinter s'est confié aux auteurs, l'une historienne, l'autre journaliste, expliquant en particulier ses combats. Répondait-il à toutes leurs questions ? À sa façon. D'où ce portrait, cet essai biographique à la fois fouillé et critique d'un personnage hors du commun.

  • Reinhard Höhn (1904-2000) est l'archétype de l'intellectuel technocrate au service du III e Reich. Juriste, il appartient à la pointe la plus avancée, par sa radicalité et ses réflexions d'avant-garde sur la progressive disparition de l'État au profit de la « communauté » définie par la race et de son « espace vital ». Brillant fonctionnaire de la SS, chargé de nourrir la réflexion du parti nazi, du ministère des Affaires étrangères et de la Wehrmacht sur l'adaptation des institutions de l'État au Grand Reich à venir - quelles structures et quelles réformes ? - il termine la guerre comme Oberführer (général). Revenu à la vie civile sans être inquiété, n'ayant pas commis de crime sur le terrain, il crée bientôt un institut de formation au management des élites économiques de la République fédérale, Bad Harzburg, et multiplie les manuels d'enseignement.
    Quelque 600 000 cadres issus des principales sociétés allemandes, sans compter 100 000 inscrits en formation à distance y ont appris le management. Ou plus exactement l'organisation hiérarchique du travail par définition d'objectifs, le producteur, pour y parvenir, demeurant libre de choisir les moyens à appliquer. Ce qui fut très exactement la politique du Reich pour se réarmer, affamer les populations slaves des territoires de l'Est, exterminer les Juifs.
    Passé les années 1980, d'autres modèles de management prendront la relève (le modèle japonais, par exemple, moins hiérarchisé). La question que pose Johann Chapoutot, c'est celle de l'adaptabilité des mêmes formes d'organisation productives à des régimes politiques qui peuvent être résolument opposés, dès lors que cesse la réflexion sur la nature sociale du travail.

  • Madame O. revient et nous dévoile d'autres fragments de sa vie... Avec cette nouvelle version, les auteurs ont souhaité actualiser et surtout enrichir leur best-seller d'un chapitre supplémentaire. Cette version comprend dix chapitres. Les neuf premiers nous éclairent sur les techniques de manipulation qui peuvent être - et qui sont - quotidiennement utilisées en face à face (entre deux personnes, le manipulateur et le manipulé), pour le meilleur comme pour le pire. Le dixième chapitre, totalement inédit, nous éclaire sur les techniques de manipulation de masse, utilisées par les professionnels du marketing pour modeler, à notre insu, nos idées, nos goûts et nos façons de consommer.

  • Le 13 novembre 2015, des terrasses et restaurants de Paris, la salle de concert du Bataclan et le Stade de France étaient pris pour cibles par trois commandos kamikazes. Ces tueries de masse ont fait 130 morts et des centaines de blessés.
    Le procès historique qui s'ouvre à Paris le 8 septembre 2021 devra répondre aux questions que se pose toujours la France entière. Qui a commandité, organisé et exécuté ces attentats sans précédents ? Comment des doctrinaires islamistes sont-ils parvenus à enrôler des petits délinquants tout à coup prêts à sacrifier leur vie ? Mais aussi pourquoi nos services de renseignements n'ont-ils pas réussi à déjouer ces projets criminels, alors que la quasi-totalité des auteurs étaient fichés et connus de la justice ? Pourquoi nos forces d'élite ont-elles mis plus de deux heures pour neutraliser le commando du Bataclan ? Et si demain un autre attentat d'envergure se reproduisait, serions-nous mieux équipés pour y faire face ?

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