Du Pantheon

  • En écrivant une oeuvre nourrie de son histoire, Michel Lussey dévoile la beauté d'une existence accomplie. C'est dans un ensemble structuré et imagé, qu'il conte l'ascension sociale de ses parents au début du XXe siècle, sa vie de lycéen des années cinquante et l'ambiance étudiante du Quartier latin des décennies d'après-guerre. Une chronologie soignée pour un voyage initiatique fait de plaisirs, de chagrins et de courage, illustrant toute l'élégance et la faculté de cette famille à vivre dignement au fil du siècle. L'auteur caresse ainsi des souvenirs restés intacts dont l'épisode difficile de la Guerre d'Algérie où il relate sa carrière d'officier dentiste parachuté dans les rangs du premier Régiment Étranger de la Légion. Mais aussi des réminiscences intimement liées à sa curiosité insatiable de la nature humaine, car renoncer à l'universel serait finalement impensable pour un homme d'une telle envergure. Le film de cette vie, de la sienne et des siens, aux teintes sépia et au rythme enlevé, nous plonge et nous absorbe avant tout, dans les descriptions édifiantes de la vie d'un autre temps et de l'intimité d'un jeune Parisien. C'est avec finesse et lucidité que Michel Lussey partage ses mémoires et en révèle un authentique périple : l'itinéraire passionnant d'un gamin de Paris confronté au charivari de son époque. « Les personnages sont authentiques, attachants et hauts en couleur, un vrai plaisir ! » Joseph Joffo

  • « Je suis allé errer cet après-midi, la sortie pour « prendre l'air », c'est le cas de le dire, en terrain déjà conquis, dans le périmètre autorisé, avec l'attestation datée où figurait mon heure de départ. Impressions étranges. Une ville presque à l'arrêt. Le ciel bleuissait à vue d'oeil, avec une luminosité étonnante. ».
    Entre le 18 mars et le 2 juin 2020, Hervé Macé a tenu son journal, un jour sur deux.
    Chaque marche représente une étape, une évolution, un instant saisi et contemplé à la lumière de cette étrange période. L'actualité est passée en revue, croquée par la plume exigeante de l'auteur. Et si ces pages sont au présent, elles relatent un passé recomposé, avec subtilité et une certaine ironie.

  • Être écrivain public bénévole en centre pénitentiaire bouleverse l'angle de vue sur les personnes détenues : c'est rencontrer l'humain plutôt que le délinquant ou le criminel. Ce qui se déroule derrière les murs d'une prison demeure, pour la plupart d'entre nous, mal connu voire fantasmé. Au travers de 57 portraits, ce témoignage nous donne à entendre le bouillonnement des voix et des appels qui résonnent derrière les grilles. Dérangeant et nécessaire. Après une carrière sociale qu'il a achevée en tant que dirigeant d'un centre d'accueil pour SDF, Jean Desfonds choisit, en parallèle d'une activité de correspondant de presse, d'exercer celle d'écrivain public en prison.

  • Le cancer du sein touche en France une femme sur huit. Comme tant d'autres avant elle, Agnès n'a pas été épargnée : mais comment surmonte-t-on pareille épreuve ? Comprenant subitement qu'elle fait partie des mortels, le besoin de témoigner la tenaille. Peindre ou écrire. Ce sera la plume, témoin fidèle de ses peurs, arme essentielle pour vaincre l'immense solitude et l'extrême fragilité dans lesquelles nous plonge la maladie. Miroir de sa résilience, son récit se pare de réconfort, se meut en force et se fait exutoire, pour mieux traduire le quotidien. Bouleversant de sincérité cristalline, authentique reflet d'une femme face à l'angoisse de mourir, cet ouvrage est l'essence intime et pudique de son combat pour la vie. Pour sa fille et son fils, pour son entourage, pour elle-même. Hymne à la vie si précieuse, aide morale à toutes celles qui doivent vivre cette épreuve, ce récit est le premier ouvrage d'Agnès d'Ormesson aux Éditions du Panthéon.

  • « Dans ce livre vous ne trouverez pas de performances exceptionnelles, ni de classements élogieux. Il y a l'idée d'un rêve, d'une possibilité. Et si... ? Et si, lors de mes premiers footings, j'avais imaginé courir 100, 150 kilomètres ? Si, lors de mes balades en montagne, j'avais osé penser à la courir. Et si, lorsque je commençais à m'intéresser au trail, j'avais imaginé être au départ de l'UTMB ? Et si, alors que je commençais à écrire sur un blog, j'avais imaginé en faire un livre... ».
    Dans ce livre, pas de conseils avisés, encore moins de recettes miracles mais le témoignage de la découverte d'une pratique enivrante. L'auteur y partage un cheminement entre les tâtonnements d'un débutant et les méthodes plus affirmées d'un professionnel. Ce qu'il appelle alors « une maigre expérience », est finalement celle d'un coureur amateur qui jongle avec son existence et apprend de façon empirique, à devenir un traileur.
    C'est d'une plume vive et sincère que Julien Leroy exprime ainsi l'accomplissement de ce qui lui paraissait encore hier inimaginable. Des courses sur des dénivelés importants aux franchissements de limites jusqu'alors insoupçonnées, l'auteur se confie sans filtre sur son parcours.

  • « Jacques a dit... suce ! », tout est dit. La Bergerie, un établissement évangélique comme on en trouve peu : une secte à dire vrai. Charlie Vincent, fille unique, nourrisson, y est placée. Elle y restera 18 ans et y connaîtra tout. À la Bergerie, le secret est partout et le silence, un choix. Jusqu'à aujourd'hui. Charlie raconte le pire et ne nous épargne rien : une histoire brutale, folle, puissante et vivante, comme Charlie, la folie en moins. Un cri à la mort mais qui transpire la vie. Une leçon. « Jacques a dit... suce ! », un récit bouleversant, qui dérange.

  • « On ne combat pas l'addiction ou la dépendance, on « capitule » devant elles. N'oublions pas qu'elles sont toujours plus fortes que nous : psychiquement et physiquement.
    Elles gagnent toujours.
    L'acte symbolique permet de matérialiser concrètement ces comportements impalpables. C'est en pratiquant régulièrement ces actes - et malheureusement, pour beaucoup de personnes addictives : à vie - que le lien à la substance se réduit, se déplace, se transforme, et se sublime.
    C'est la reconstruction.
    Réparer, reconstruire, créer, méditer : prendre soin de soi. ».
    L'addiction alcoolique, une maladie encore sous-estimée, entraîne sa victime dans le cercle infernal de la solitude et de la dépression. À travers ces pages, l'auteure fait part de son expérience, sans fard, et nous con?e que l'espoir est là, bien vivant, recroquevillé dans un coin. En acceptant aide et accompagnement thérapeutique, on peut trouver la force de le laisser se déployer pour en?n quitter l'enfer.

  • Comment se construire alors que l'on a subi, petite fille, des agressions commises par un prêtre, membre de la famille qui plus est? Quelle réaction peut-on avoir alors que les adultes semblent ne nous accorder aucune importance?
    Le chemin sera évidemment long et solitaire.

  • « Je ne pourrai jamais décrire mon sentiment de douleur aujourd'hui, comme si je n'avais jamais vécu la vie de ce garçon. Quelqu'un d'autre en moi avait possédé mon corps. Mais au fond, par ma douleur si forte, j'exprimais les détresses, les tortures de mes parents qui les gardaient en eux !
    J'expulsais à leur place cette haine ! J'étais là, dans leur vie, pour leur ouvrir les yeux sur leur passé. ».
    Né quelques mois après la catastrophe de Tchernobyl, César Luce voit le jour avec une santé défaillante. S'ensuit une enfance sombre, compliquée par une surdité apparue à ses trois ans et une tendance autistique. Adolescent et découvrant son homosexualité, il devra apprendre à embrasser et apprécier la personne qu'il a construite dans la douleur, la tête haute et le regard tourné vers la liberté.

  • « Ma jeunesse heureuse comme bergère peule nomade au Mali décrit ma vie de ma petite enfance à mon premier mariage en 1988, à l'âge de 18 ans. Le récit est centré sur le ressenti de bonheur du début de cette période mais aussi sur les chamboulements liés à mon passage à l'adolescence. Il marque le début des convoitises jusqu'à mon mariage arrangé par mes parents, mais aussi la dramatique sécheresse et la famine de 1985.

    Olivier Lebret, mon mari, a su transcrire mes propos au fur et à mesure que les souvenirs sourdaient du plus profond de ma mémoire, en provenance de cette magnifique région montagneuse du Gandamia au Mali. » Aye Diallo

  • Le prix de la vie, cette vie à savourer, cette existence dont il est important de profiter pleinement, qui le connaît mieux que ceux qui, chaque jour, côtoient la maladie? Dans cet ouvrage poignant, Marie-Claude Blondeau nous emmène à la rencontre de familles et de patients qui ont tous en commun une volonté indestructible et une joie de vivre à toute épreuve.

  • Cet ouvrage présente l'opinion d'une néophyte qui tend à diffuser la notion la plus simple de l'islam dans l'idée de la rendre accessible au plus grand nombre. Au travers de la notion d'épreuve, elle y développe notamment les préceptes de cette religion encore trop mésestimée. Exposant la façon dont les musulmans eux-mêmes la vivent au quotidien, elle délivre un message avant tout valeureux. C'est d'une plume passionnée et convaincue, que l'auteur démontre que toute épreuve est édi ante et que la vie nous réserve bien des surprises. Un bien peut être un mal et inversement, les maux que nous envoie le Très-Haut peuvent être, paradoxalement, autant de bienfaits. Aïda Jaafar est enseignante en langue et littérature françaises à l'Université de Tunis. Préférant se consacrer entièrement à l'écriture, elle partage aujourd'hui ce qui fut pour elle une évidence, la foi en Dieu.

  • Cet ouvrage est le cri d'une âme profondément marquée par son époque. Amour, dégoût, révolte, autant de sentiments qui traduisent la violence d'un état. Une aperception construite sur des constats et exposée pour mieux confesser que le système a bien un impact sur chacun d'entre nous.

    Au fil des rencontres, des croyances, des rêves, des espoirs, mène-t-on réellement la vie que l'on souhaite ? Ou sommes-nous les illusionnistes de notre propre vie afin de la rendre meilleure face aux attentes d'une gouvernance, d'une société, d'un monde qui nous échappent, que nous ne comprenons plus, dont nous ne voulons plus ? Allons-nous tous devenir des cons, racistes, intolérants ?

    C'est en admettant ce qu'il y a de plus insoutenable à reconnaître, qu'Antoine Félix nous amène à nous interroger sur le fonctionnement de notre propre vie dans le système. Ainsi, chacun de ses raisonnements sonne comme une confrontation et dénonce les failles d'un monde façonné, bien loin de l'humanité que l'on pouvait encore espérer.

  • Le dernier soupir

    Malika Aoualit

    Malika Aoualit retrace son parcours afin d'en disséquer ses expériences de vie. De ses années adolescentes à l'ambiance du foyer familial, elle revient sur des souvenirs enfouis, ceux qui resteront à jamais gravés, reflets de ce qu'il y a de plus intime en elle. Avec douceur, elle nous invite ainsi dans ses pensées, révélant des émotions et une sensibilité qui nous bouleversent. Son mariage, ses souffrances et son acharnement face à cette existence parfois si complexe. Qui sait de quoi sera fait demain ?

  • En 2015, Olivier Brenkman se heurte à un diagnostic implacable : il est atteint de la maladie de Charcot. Comme sa main ne peut plus écrire et que sa voix l'abandonne, il commence à communiquer à l'aide d'un ordinateur. Grâce à son oeil, les lettres et les mots peuvent alors se former et plus que tout, lui permettre d'entretenir le lien avec ceux qu'il aime. C'est ainsi qu'il nous emporte dans le tourbillon de ses pensées. De la perte d'autonomie à la découverte de contrées lointaines, il raconte la solidarité d'un village, la force des liens qui l'entourent et son corps devenu une prison pour son cerveau. Grâce à l'amour indéfectible, le courage et la résolution des siens, il entame un nouveau combat, celui d'une nouvelle vie, une façon pour eux comme pour lui de repousser l'inéluctable. Son cerveau déborde d'intelligence et son oeil vif réagit à tout, scrute l'entourage, manie l'humour, la dérision, les jeux de mots... Car au-delà de tout, Olivier Brenkman est un homme lucide et profondément vivant.

  • « (...) le sujet est techniquement inépuisable, sinon affectivement indispensable, empli de richesses inouïes, de petites et de grandes histoires, d'une identité en constante réévaluation. Paris vaut bien encore un petit ajout, une modeste contribution. Et c'est l'énergie qui motive ces quelques évocations. ».
    À chacun son Paris et son imaginaire parisien. Ville fétiche, ville lumière, Paname vit de son histoire et de ses multiples facettes. Capitale politique, économique, culturelle, cosmopolite, carrefour des idées et itinéraire des artistes, Paris est riche de tout ce qui la caractérise.
    Véritable promenade au coeur d'un Paris qui n'appartient qu'à l'auteur, ces pages racontent ainsi des siècles d'urbanisme, les variations imperceptibles du temps, de la vie des quartiers et des monuments. Au fil de la balade s'entremêlent alors un chapelet d'anecdotes et mille détails qui font battre le pouls d'une grande cité.
    «Un Printemps à Paris» est la déclaration de Christophe Agogué à sa ville natale, avec toute la tendresse et l'humour distancié qu'on lui connaît.

  • Beaucoup de préoccupations et d'interrogations métaphysiques ont traversé les siècles et incitent aujourd'hui à rétablir la pratique du dialogue. La conversation pleine de promesses permet de se lier, se confronter et de s'enrichir en privilégiant le partage et l'écoute. Il existe bien des façons de philosopher. Les Grecs voyaient dans l'exercice une forme de pédagogie  : tout s'apprend, même la sagesse. Elle est la première de toutes les vertus, indissociable du savoir qui s'acquiert grâce au dialogue.
    Au travers de ces pages, Ghyslain-Jean Martin et Marie-Françoise Rivet entreprennent ainsi un échange épistolaire. De là, Mars et Vénus se retrouvent sur leur acropole virtuelle afin d'évoquer les questions universelles et intemporelles de nos contemporains.

  • Un chasseur s'écrase sur le tarmac de la base de Los Llamos, à Albacete, en Espagne, le 26 janvier 2015, à 15 h 16, tuant 11 aviateurs parmi lesquels le pilote Gildas Tison. Dans ce témoignage poignant, son père livre tout à la fois son chagrin, ses incertitudes, ses souvenirs et ses difficultés à faire le deuil du fils tant aimé. En le suivant dans ses recherches, on réalise avec lui qu'une autre voie est peut-être envisageable... « Non, Gildas, tu n'es pas mort ! » L'aviation, les étoiles, le cosmos, les passions de Gustave Olivier Tison le portent à découvrir encore et toujours les mystères de notre monde.

  • Après une enfance difficile et semée d'embûches, Aurélien est diagnostiqué autiste Asperger à l'âge de 14 ans. Dans ce livre, il nous dévoile un parcours tortueux à travers les différentes structures d'accueil spécialisées dans les troubles qui l'affligent. Il témoigne avec sensibilité d'une évolution progressive de sa personnalité, à son rythme, toujours accompagné par une famille courageuse et déterminée à mettre toutes les chances de son côté. Il a coécrit ce témoignage avec Catherine Rosse, sa mère. Aurélien Rosse est attiré par la musique et le dessin. Catherine Rosse a notamment présidé une association au sein de son milieu professionnel. Sur onze adhérents, cinq agents avaient un enfant porteur de troubles autistiques.

  • Nouvelle vision de la foi en Jésus-Christ, ce témoignage s'inspire d'un rêve éveillé fait par l'auteur. Lui montrant le danger de l'emballement des sciences physiques, ce songe le conduit à penser une spiritualité différente. Il invite à une nouvelle maîtrise de la laïcité, portée par la foi et l'humilité du Christ.

  • Entre le début du XXe siècle et les années 1990, ce roman nous promène en mer Égée, là où l'Europe rencontre l'Asie, quand le narrateur décide de partir sur les traces de ses ancêtres pour retrouver leur histoire et la sienne. Inspiré de faits et de personnages réels, ce récit met en évidence la vie de personnes ordinaires dont le destin fut tragique. L'auteur est né à Athènes. Il parcourt le monde comme Ulysse depuis son plus jeune âge. Installé en France par amour, il a appris le français à travers les oeuvres de Balzac, La Fontaine, Rousseau... Ce sont eux qui lui ont donné le goût de l'écriture.

  • Fils d'un Roumain d'origine juive et d'une Française, l'auteur célèbre l'amour dans ce témoignage qui nous ramène à une des périodes les plus sombres de l'Histoire. Il nous fait voyager dans le temps en évoquant avec une profonde tendresse la rencontre de ses parents. La force de leurs sentiments a contribué, grâce également à la chance, à surmonter l'horreur et la terrible réalité de la Seconde guerre mondiale.

  • « Je consultais les cartes pour le tracé du voyage. Je bénéficiais de mon expérience deux ans auparavant lorsque j'avais réalisé à vélo la traversée du nord au sud de l'Union Européenne ; de l'île norvégienne de Vardo en mer de Barents à Constanta en Roumanie sur la mer Noire. J'avais roulé 4000 km et traversé 9 pays. » Après « La roue libre » qui nous emmenait de l'île de Vardo au Sud de la Roumanie, Françoise Dion nous entraîne cette fois de Strasbourg à la Russie, juchée sur son vélo. Elle nous raconte les rencontres, les bivouacs, l'histoire des pays traversés et nous livre les réflexions qui s'amoncellent dans sa tête au rythme des pédales, jusqu'au monastère des Solovki, près du cercle polaire. Un pèlerinage personnel et intime qui lui fait approcher « l'âme russe ».

  • Demandez a jesus

    Gahunga Durand Alice

    Revenant sur plus d'un souvenir éminemment douloureux, Alice Gahunga Durand expose sa vie à travers celle de sa mère, dans le Rwanda tumultueux des années 1990. L'auteure fait le bilan d'une existence mouvementée, marquée par le caractère impitoyable du destin qu'elle a vaincu avec un espoir aux accents de bravoure. Une preuve que l'on peut choisir de surmonter les épreuves que l'on traverse et en ressortir grandi... en refusant la haine, tourné vers l'avenir. Artiste peintre, Alice Gahunga Durand est née au Rwanda et vit en France.

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