Flammarion

  • La romancière Gaël Tchakaloff a vécu, jour et nuit et des mois durant, au coeur du réacteur, au plus près du pouvoir et de ceux qui l'incarnent : le président de la République et la Première dame.
    Tant qu'on est tous les deux perce l'armure, les secrets, l'histoire d'amour et les conquêtes d'un homme et d'une femme qui ne ressemblent à nuls autres :
    Brigitte et Emmanuel Macron.
    Famille, amis, entourage politique, détracteurs... De fidélités en trahisons, chacun livre sa vérité.

  • à la recherche de Céleste Albaret : une enquête inédite sur la captive de Marcel Proust Nouv.

    Domestique de Proust, Céleste Albaret n'intéressait pas. Entrée à son service en août 14, elle y restera jusqu'au dernier souffle de l'auteur, huit ans durant lesquels Proust s'est attelé à son oeuvre majeure. Recluse volontaire, elle mène comme lui une "vie à l'envers". A l'appui d'archives inédites et des souvenirs de témoins, Laure Hillerin a mené une enquête rigoureuse et fouillée. Pas à pas, elle fait revivre l'héroïne, une jeune femme vive, "nature" dont le quotidien avec Proust sera l'un des temps forts du récit ; elle corrige l'image de la "servante au grand coeur" pour rétablir celle d'une femme fascinante, qui a inspiré l'écrivain pour son Albertine, et incarna l'écrivain pour ses admirateurs.

  • « Vous êtes à quelques milliers de kilomètres au-dessus de la surface du Soleil. Sa puissance est à couper le souffle. D'énormes boules magnétiques gonflent et se percent, éjectant vers l'espace des milliards de tonnes de matière brûlante qui transpercent votre corps éthéré. Le spectacle est extraordinaire et vous vous demandez soudain, avec une légère jalousie, ce qui rend le Soleil si spécial par rapport à la Terre ».
    Imaginez que vous puissiez voyager à travers les étoiles jusqu'aux confins de notre galaxie, plonger au coeur d'un trou noir, entrer dans le monde quantique...
    Ce livre vous offre une ébouriffante odyssée cosmique aux frontières du savoir. Paru en 2015 et devenu un classique, il a consacré Christophe Galfard comme un des meilleurs vulgarisateurs de sa génération. En voici une édition à jour des dernières découvertes et enrichie d'un cahier photos.

  • Contrairement à l'idée reçue qui fait de lui la figure de proue des avant-gardes du XXe siècle, Baudelaire fut à la fois moderne et antimoderne.
    C'est ce que montre son obsession pour certaines des nouveautés de son temps : la presse, la photographie, la ville et les manières de faire de l'art. Autant de facettes d'une même « chose moderne », fuyante et contradictoire, à laquelle il donne le nom de modernité. Face à ces bouleversements, le poète est partagé entre l'horreur et l'extase : les journaux à grand tirage le dégoûtent, mais il assiège ces « canailles » de directeurs pour qu'ils le publient ; il attaque la photographie, mais il pose pour des clichés de légende...
    Cette ambivalence constitue la toile de fond du Spleen de Paris, sommet des contradictions du dernier Baudelaire, véritable objecteur de la conscience moderne. Avec brio, Antoine Compagnon dessine le portrait d'un poète insoupçonné autant qu'irréductible.

  • Christian Dior, un destin Nouv.

    Né sous une bonne étoile au temps de la Belle Époque, Christian Dior eut une enfance choyée. Durant son adolescence, électrisé par le Paris des Années folles, inventif et accueillant toutes les avant-gardes, il mena la vie de bohême en compagnie d'un groupe de génies en herbe qui aiguisaient leurs talents sous l'oeil de leurs glorieux aînés, Jean Cocteau et Max Jacob. Puis survint la crise mondiale de 1929 et la fortune familiale des Dior, établie depuis plusieurs générations, fut emportée irrémédiablement. Des années rudes, marquées par la faim, les privations et la maladie, attendaient Christian Dior.

  • « Le petit chat est mort. Les mots sont une détonation. Les choisir pour l'annoncer aux enfants n'a pas été chose facile, alors je me suis résigné à faire simple, cinq mots et un point final. Court, cruel, monstrueux. » Des petites choses et des plus grandes pour mieux vivre sous les orages à la saison des hécatombes.

  • Leur couple est une légende, leur biographie une épopée. Pourtant, rien ne prédestinait cette fille d'un soldat de la Wehrmacht et ce fils d'un Juif roumain mort à Auschwitz à devenir le couple mythique de « chasseurs de nazis » que l'on connaît. Leur histoire commence par un coup de foudre sur un quai du métro parisien entre une jeune fille au pair allemande et un étudiant de Sciences Po. Très vite, avec le soutien de Serge, Beate livre en Allemagne un combat acharné pour empêcher d'anciens nazis d'accéder à des postes à haute responsabilité. Sa méthode : le coup d'éclat permanent. Elle traite ainsi de nazi le chancelier Kurt Georg Kiesinger en plein parlement, puis le gifle en public lors d'un meeting à Berlin, geste qui lui vaut de devenir le symbole de la jeune génération allemande. Leur combat les conduit aux quatre coins du monde. En France, ils traînent Klaus Barbie devant les tribunaux et ont un rôle central dans les procès Bousquet, Touvier, Leguay et Papon. Ni les menaces ni les arrestations - notamment lors de leur tentative d'enlèvement de Kurt Lischka, ancien responsable de la Gestapo - ne parviennent à faire ployer un engagement sans cesse renouvelé jusqu'à aujourd'hui.
    Dans cette autobiographie croisée, Beate et Serge Klarsfeld reviennent sur quarante-cinq années de militantisme, poursuivant par ce geste leur combat pour la mémoire des victimes de la Shoah.

  • " Il y a quelques années, j'ai quitté un métier qui ne me rendait pas heureuse et je suis devenue accueillante familiale pour personnes âgées. Cela consiste à vivre avec deux ou trois pensionnaires au sein de ma famille, dans ma propre maison. Il s'agit d'une alternative aux EHPAD encore méconnue. L'expression "accueillante familiale" le dit bien : dedans, il y a le mot "famille", c'est-à-dire des sentiments, du réconfort, de la chaleur humaine, bien au-delà des simples services.
    J'exerce le plus beau métier du monde. Je n'aurais jamais cru pouvoir appeler "travail" des gestes quotidiens qui me sont si naturels. Bien sûr, je donne, mais je reçois tellement ! Certes, mon quotidien n'est pas qu'un chemin semé de roses, on vit parfois des moments compliqués, voire des deuils, mais chaque jour, je me lève avec le sourire, parce que je vais donner du bonheur à mes pensionnaires.
    Mon expérience m'a prouvé qu'on peut rester heureux jusqu'au bout, peu importe son âge. " Dans ce témoignage, Séverine Bellier raconte avec émotion, humour et générosité, son quotidien haut en couleur au service de nos aînés. Un vent d'espoir et de gaieté sur un sujet qui nous concerne tous.

  • Peut-on être croyant et exercer son esprit critique sur le livre sacré de l'islam ? L'homme et le penseur auquel cette biographie est consacrée est l'une des plus belles intelligences que le monde musulman a produite. Né en 980 à Afshana (aujourd'hui en Ouzbékistan), Avicenne, de son vrai nom Ibn Sînâ, ne fut pas seulement le médecin dont l'enseignement a traversé les siècles, mais un philosophe engagé, curieux de tous les savoirs, en particulier des grands penseurs grecs.
    Son oeuvre ne fut pas un vain mot. Pour lui, la philosophie islamique, à laquelle il donna une armature théorique, était un enjeu historique : trois siècles après la mort du Prophète, il s'agissait d'enraciner la raison et la logique en islam, de donner les moyens au croyant de résister au rigorisme des théologiens et autres docteurs de la loi. Cette histoire raconte ainsi l'impérieux combat qu'Avicenne mena pour réformer l'islam au tournant du XIe siècle.
    Sans faire école, il a eu de nombreux disciples, mais son athéisme supposé, plus sûrement révolutionnaire que la pensée païenne selon ses détracteurs, aura durablement discrédité cette belle odyssée intellectuelle.

  • Étudiant à Normale sup, Jacob a négocié avec son école une année de césure pour expérimenter neuf mois de " vie sauvage ", loin des hommes et du monde. Une parenthèse au milieu de nulle part et en quasi-autosuffisance dans les Pyrénées, sur le plateau de Beille, à 1 700 mètres d'altitude, où le maire du village a mis à sa disposition une cabane à rénover. En racontant cette échappée sauvage, il veut montrer que l'on peut vivre en autonomie presque complète, se débrouiller avec peu de chose, en prenant juste ce que la nature nous offre. Assorti de conseils pratiques et d'explications scientifiques, accompagné de croquis et de dessins de l'auteur, le journal de Jacob donne des clés à qui serait tenté par une expérience en pleine nature.

  • La Guerre de Franci est la fascinante histoire vraie d'une jeune fille durant la Seconde Guerre mondiale : Franci Rabinek Epstein a survécu à trois camps de concentration nazis, au travail forcé et même à une rencontre avec le terrible Josef Mengele. Après guerre, elle voudra laisser un témoignage, une trace de ce voyage en enfer dans un texte précis et détaillé où elle ne se se départit jamais de son humour ni d'une véritable élégance naturelle, qui ont résisté à l'épreuve de l'horreur. Mais sa franchise sur ce qui advint aussi dans les camps, les relations sentimentales entre les êtres en même temps que les abus sexuels, venait trop tôt : elle embarrassa. Les esprits n'étaient pas prêts et, lorsqu'elle mourut à New York en 1989, ses mémoires n'avaient toujours pas été publiés. Sa fille, la journaliste Helen Epstein, auteure réputée pour son travail sur le traumatisme en héritage, a établi l'édition de ce récit puissant, qui paraît pour la première fois en français.

  • Est proposé un choix de peintures, dessins et photographies du Moyen Age à l'époque contemporaine, consacré au thème de l'amante fatale. Avec également une réflexion sur une thématique longtemps laissée aux seuls mains et regards des hommes.

  • Un jour de 1927, Simone de Beauvoir eut avec son père une vive discussion sur ce qu'« aimer » voulait dire. À une époque où les femmes étaient censées n'avoir d'autre aspiration que le mariage et la maternité, la jeune Simone, à 19 ans, s'abreuvait de philosophie. Par « aimer », son père entendait « services rendus, affection, reconnaissance ». Simone soutenait de son côté que l'amour ne saurait se réduire à de la gratitude, à quelque chose que l'on doit à quelqu'un en échange de ce qu'il a fait pour nous.
    « Que de gens, nota-t-elle le lendemain dans son journal, n'ont jamais connu l'amour. » De fait, Simone de Beauvoir allait incarner, pour elle et pour les générations futures, une nouvelle conception de l'amour et une nouvelle approche de l'existence des femmes. Le couple mythique qu'elle forma avec Jean-Paul Sartre, « l'ami incomparable de sa pensée », devait pourtant éclipser sa propre carrière de philosophe. Considérée comme sa disciple, on ignora longtemps le travail à quatre mains qu'elle mena avec lui, le caractère original de sa pensée et de ses positions. Or, il est difficile de comprendre la révolution du Deuxième Sexe en ne leur rendant pas justice. Certes, Beauvoir eut une vie épique : elle croisa la route de Picasso et Giacometti, Joséphine Baker, Louis Armstrong et Miles Davis, ainsi que d'un nombre exceptionnel de personnalités littéraires, philosophiques et féministes du XXe siècle. Mais sans la philosophie, Simone de Beauvoir ne serait pas devenue « Simone de Beauvoir », ce qui est notable pour deux raisons très importantes : parce qu'il est temps d'en finir avec le mythe de Beauvoir disciple de Sartre ; et parce que leurs désaccords et leurs discussions constituent l'un des vecteurs essentiels qui lui permirent de devenir elle-même.
    D'après Virginia Woolf, « il y a certaines histoires que chaque génération doit raconter à nouveau ». Ce que révèlent les journaux et la correspondance de Beauvoir redessine les contours de sa biographie.

  • Martin Heidegger

    George Steiner

    « Les questions que pose Heidegger à propos de la nature et du sens de l'existence sont capitales et contraignantes. En les posant encore et toujours, il a amené au centre d'une perspective nouvelle et radicalement provocatrice de nombreuses régions du comportement humain, de l'histoire sociale, et de l'histoire de la pensée. » Avec clarté et pédagogie, George Steiner nous initie à la philosophie complexe de ce penseur majeur du XXe siècle. Y est expliqué l'essentiel : son intérêt pour les racines de la pensée grecque, ses réflexions sur le langage humain et sur l'oubli progressif de l'être, sans oublier son attitude et ses silences à l'égard du nazisme.
    Dans cette introduction à l'oeuvre du « roi secret de la pensée », George Steiner insiste sur le fait que comprendre Heidegger, c'est accepter d'entrer dans un espace de sens et d'être qui est autre. Ce n'est pas la « compréhension » que son discours sollicite au premier chef, mais une « expérience », l'acceptation d'une étrangeté ressentie.

  • " Les cliniques spécialisées, je connais. Je m'y suis frotté comme on s'arrache la peau, à vif. Les hôpitaux psychiatriques sont pleins de gens qui ont baissé les bras, qui fument une cigarette sur un banc, le regard vide, les épaules tombantes. J'ai été un parmi eux. " Une dépression ne ressemble pas à une autre. Gilles Paris est tombé huit fois et, huit fois, s'est relevé. Dans ce récit où il ne s'épargne pas, l'auteur tente de comprendre l'origine de cette mélancolie qui l'a tenaillé pendant plus de trente ans.
    Une histoire de famille, un divorce, la violence du père. Il y a l'écriture aussi, qui soigne autant qu'elle appelle le vide après la publication de chacun de ses romans. Peut-être fallait-il cesser de se cacher derrière les personnages de fiction pour, enfin, connaître la délivrance. "Ce ne sont pas les épreuves qui comptent mais ce qu'on en fait ", écrit-il. Avec ce témoignage tout en clair-obscur, en posant des mots sur sa souffrance, l'écrivain nous offre un récit à l'issue lumineuse.
    Parce qu'il n'existe pas d'ombre sans lumière. Il suffit de la trouver.

  • Marguerite Duras

    Laure Adler

    Qui était Marguerite Duras ? Experte en autobiographie, professionnelle de la confession, elle a pris tant de masques et s'est tellement plu à brouiller les pistes que c'est presque une gageure de vouloir distinguer la vérité de la fiction. Ce qu'il y a dans les livres, disait-elle d'ailleurs, est plus véritable que ce que l'auteur a vécu.
    Fruit des relations amicales que Laure Adler eut avec elle pendant une douzaine d'années, et de patientes recherches, cette biographie, sans avoir la prétention de dire la vérité du personnage, tente cependant de démêler les différentes versions que Marguerite Duras a données de sa vie. Elle essaie d'éclairer les zones d'ombre que l'écrivain a mises en scène avec tant de talent : la relation avec l'Amant à la fin de l'enfance, son attitude pendant la guerre et la Libération, ses passions amoureuses, littéraires et politiques. Car la vie de Marguerite Duras fut aussi celle d'une enfant du siècle, d'une femme profondément engagée dans les combats de son temps.

  • « Il n'y a pas un seul écrivain dont l'oeuvre pourrait nous être d'un usage pratique plus urgent et plus immédiat. » Ainsi Simon Leys parlait-il d'Orwell, qualifiant par ailleurs la biographie que Bernard Crick lui a consacrée de « magistrale et définitive ». À ce jour, en effet, aucune étude sur Orwell n'est parvenue à proposer une vision de l'homme et de sa pensée politique plus complète et pénétrante.

    Cet ouvrage de référence retrace un itinéraire hors du commun, en particulier le contexte historique de son oeuvre et sa difficile réception, à une époque où faire preuve de liberté et de lucidité était impardonnable. La vie courte mais exceptionnellement riche de George Orwell montre qu'il était possible pour un intellectuel de parcourir la première moitié du XXe siècle en s'opposant d'un même mouvement à l'imposture du totalitarisme et aux ravages du capitalisme.

  • Pour la première fois, une légende de la science - l'astrophysicien Stephen Hawking - se confie et raconte l'extraordinaire aventure de sa vie. La portée de son oeuvre scientifique est connue, grâce au succès planétaire d'Une brève histoire du temps. En revanche, l'itinéraire de cet esprit unique reste encore mystérieux, occulté par la maladie neuro-dégénérative qui meurtrit son corps depuis 50 ans.
    L'éducation qu'il reçut favorisa-t-elle l'éclosion de son génie ? Quelle fut sa formation intellectuelle dans l'Angleterre d'après-guerre, d'Oxford à Cambridge où il occupa longtemps la chaire de mathématiques ? Où a-t-il puisé la force de mener une recherche d'excellence, d'aimer deux femmes avec passion et d'élever ses trois enfants alors que la maladie continuait de frapper inexorablement ?
    /> Teinté d'une pudeur sensible et d'un humour corrosif, ce livre constitue avant tout un message d'espoir, une leçon de vie d'une grande puissance émotionnelle. S'il fascinera ceux que l'origine de l'Univers, les trous noirs ou les voyages dans le temps passionnent, il touchera tous les lecteurs désireux de faire un bout de chemin avec un être d'exception.

  • Pas un jour de la vie de Maurice Genevoix ne s'écoula sans qu'il ne pense à ceux de 14, ses frères d'armes qui avaient combattu à ses côtés sur le front, et dont le sacrifice absolu lui inspira l'un de nos plus grands chefs-d'oeuvre sur la Grande Guerre. Les années passant, le souvenir de 14-18 ne s 'estompa pas, l'ancien poilu restant fidèle à ses « jeunes fantômes »...
    Car comment oublier les Éparges de 1915, ces jours et ces nuits d'épouvante ?
    Et pourtant, sa vie témoigne jusqu'à la fin d'une joie rare, d'une capacité intacte à s'émerveiller devant le monde. L'académicien qui aurait aimé être peintre dessine abondamment la nature ; il s'en fait l'âpre défenseur dès les années 1950, militant avant beaucoup pour l'écologie. Mais il est aussi un acteur dynamique de la vie culturelle française.
    Cette biographie nourrie d'archives révélées pour la première fois est complétée par son journal tenu durant les années noires de l'Occupation, Notes des temps humiliés, inédit à ce jour.

  • « Dites-leur que j'ai eu une vie merveilleuse. » C'est sur ces mots apaisés que s'éteint le philosophe Ludwig Wittgenstein à Cambridge. La destinée de celui qui fut l'un des penseurs les plus originaux du XXe siècle fut pourtant traversée de doutes et de combats perpétuels.
    Il naît à Vienne en 1889, dernier des huit enfants d'une famille richissime. Le père, industriel de grande envergure, et la mère, musicienne d'exception, reçoivent chez eux Brahms, Mahler ou Klimt, et dispensent à leurs rejetons une éducation élitiste, fondée sur le culte de l'excellence.
    Quant à Ludwig, le questionnement philosophique devient vite la grande affaire de sa vie : ce seront la rencontre avec Bertrand Russell, la découverte de la logique et la rédaction du Tractatus logico-philosophicus ; ce seront également des choix radicaux. En 1914, il s'engage sous les drapeaux austro-hongrois, connaît l'emprisonnement et découvre la foi chrétienne. Au sortir de la guerre, il renonce à la philosophie et devient instituteur, puis jardinier ; il envisage même un temps d'être moine... Avant de renouer avec ses premières recherches durant ses dernières années.
    Au terme d'une enquête précise, Ray Monk réussit ici le tour de force d'éclairer les contradictions et les zones d'ombre du personnage, sans sacrifier jamais la profondeur de sa philosophie.

  • "Tous les grands écrivains ont été romantiques de leur temps", écrivait Stendhal en 1824 dans son "Racine et Shakespeare". Hugo, en 1864, reprend le flambeau du romantisme pour rendre à Shakespeare son plus vibrant hommage, fer de lance d'une nouvelle bataille romantique : combt engagé personnellement, depyus l'exil, contre tous les partisans du bon ordre et du bon goût, confortablement installés dans les institutions du Second Empire. Dernier grand manifeste du romantisme, le "William Shakespeare" est aussi une oeuvre philosophique et politique, synthèse de la réflexion sur l'engagement littéraire en faveur duquel Hugo n'a cessé de se prononcer. "Vivre, c'est être engagé" : tout le "William Shakespeare" développe et justifie cette conviction.

  • Héros de nos manuels scolaires, modèle de nos grands hommes - de Charles-Quint à Napoléon Bonaparte, en passant par Louis XIV -, Jules César est une grande figure de l'histoire politique européenne.
    Mais quel homme fut-il exactement ? Dictateur, Jules César chercha toujours à asseoir son autorité sur un peuple qui l'admirait. Propagateur de la culture romaine chez les populations celtes d'Europe, il fut également l'impitoyable guerrier de la campagne des Gaules, dont on relèvera le caractère génocidaire à l'époque moderne. Enfin, au faîte de sa puissance, César fut assassiné dans des circonstances qui comptent parmi les grandes énigmes politiques et psychologiques de l'histoire.
    Dans cette biographie qui repose sur une connaissance exhaustive des sources historiographiques anciennes, Luciano Canfora brosse le portrait étonnamment précis d'une personnalité complexe, dont l'entreprise de « romanisation » est à l'origine de l'Europe moderne.

  • L'auteur, présenté comme ennemi public numéro 1 au début des années 1970, retrace les crimes et délits qu'il a commis seul ou avec des complices.

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