Plon

  • Fils à papa(s) Nouv.

    Fils à papa(s)

    Christophe Beaugrand

    • Plon
    • 7 Octobre 2021

    Des premiers contacts avec une agence de mères porteuses jusqu'à la naissance de Valentin, Christophe Beaugrand raconte, jour après jour, comment une extraordinaire histoire d'amitié s'est nouée avec Whitney, la femme qui a porté leur petit garçon.

    « L'appel vidéo entre nous trois commence. Une visioconférence assez surréaliste ! D'un côté, Ghislain dans notre maison en t-shirt. De l'autre Whitney et Jacob dans leur jardin à Las Vegas. Et enfin, moi, maquillé comme une voiture volée, sur un plateau clinquant avec de la musique au fond et des projecteurs qui scintillent (sur le tournage de Ninja Warrior). Franchement, j'aurais voulu l'inventer, jamais mon imagination ne serait allée jusque-là.
    Stressés, tous les deux avec Ghislain, nous sommes suspendus aux lèvres de Whitney. Je crois voir un sourire poindre avant qu'elle n'ouvre la bouche. Jamais sans doute je n'ai été si anxieux.
    Les yeux qui pétillent et le sourire franc, Whitney nous annonce, sans perdre davantage de temps : « We are pregnant ! » (Nous sommes enceints !) J'ai l'impression que mon coeur va bondir hors de ma poitrine ! Ghislain pousse un cri, on voit Madame derrière lui sauter dessus pour participer à cet enthousiasme collectif dont elle ne comprend pas la raison mais qui la met en joie. Au loin, Denis Brogniart me fait signe avec la main.
    « Alors ? C'est bon ? » Ah mais quelle émotion incroyable ! Toute cette pression. Tous ces mois d'attente. J'embrasse et je remercie Whitney en lui disant que nous nous parlerons plus longtemps demain. J'ai quand même une émission à enregistrer et j'ai une cinquantaine de techniciens et 400 personnes dans le public qui m'attendent.
    De retour à mon poste avec le plus beau sourire que vous ne m'aurez jamais vu arborer, je crois que je ne me suis jamais autant amusé sur un enregistrement jusqu'au bout de la nuit. Comme sur un petit nuage !
    Je sais qu'en ce moment même, à quelques milliers de kilomètres, un petit coeur bat dans un minuscule haricot. Notre fille ou notre fils, nous l'aimons déjà tant. »

  • Inceste

    Virginie Talmont

    • Plon
    • 9 Septembre 2021

    Depuis l'âge de 15 ans, alors qu'elle semble avoir tout pour être heureuse, Virginie souffre d'un profond mal-être qui s'exprime par des symptômes physiques et des crises d'angoisse. Après la naissance de sa première fille, elle se rend compte qu'elle ne supporte pas de voir son père s'approcher de son enfant et qu'elle se refuse elle-même à certains gestes, pourtant anodins, sur son bébé.
    Pour comprendre la violence de ses réactions, elle décide de remonter le fil de sa souffrance. Sur ce chemin long et douloureux, aidée notamment par la psychanalyse et la prière, elle rencontre une petite fille nichée à l'intérieur d'elle-même, terrorisée, qui lui confie des choses affreuses sur son père. Virginie n'arrive d'abord pas à l'écouter, ni à la croire. Puis, peu à peu, la confiance croit, la paix se profile et la jeune femme s'approprie peu à peu ces terribles souvenirs d'enfance qu'elle avait oblitérés de sa mémoire. La vérité qui libère fait surface, la guérison s'annonce.
    Mais alors commence pour elle un nouveau combat. Car comment affronter ce père incestueux ? Comment réagir face à sa propre famille qui doute de ses propos ? Sera-t-elle entendue par la justice des hommes lorsque son père exigera un droit de visite pour ses petits-enfants et l'assignera au tribunal ? Oui et ce sera la délivrance.

    Ajouter au panier
    En stock
  • « Comment devient-on féministe ? Existe-t-il un parcours type, une expérience, un enseignement qui métamorphose une femme ordinaire, «tranquille» (aurait dit ma mère), en une révoltée, qui se veut pionnière d'un nouveau monde ? Après l'une de mes conférences, une jeune femme m'interpella : «Mais vous personnellement, comment êtes-vous devenue féministe ?» Sommée de m'expliquer. De raconter mon parcours particulier pour que chacune puisse induire le général, sans doute. Danger. Je ressentis le besoin de me lancer dans une réflexion introspective.
    Pourquoi une femme était-elle dévaluée, sous-estimée, voire méprisée ou violentée parce que femme, et uniquement pour cela ? Je me suis ainsi acheminée - les circonstances de ma vie m'y aidant - vers une critique plus globale de ce monde.
    Mais que l'on ne s'y trompe pas. C'est parce que ma souffrance de fille m'asphyxiait que je devins, instinctivement d'abord, féministe. » À travers son parcours et ses combats - droit à l'avortement, criminalisation du viol, loi sur la parité, lutte contre les violences faites aux femmes, débat sur la prostitution -, c'est une réflexion générale sur le féminisme que construit Gisèle Halimi. Avec, comme fil rouge : le refus absolu de la résignation.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Tout est toujours possible Nouv.

    Rien ne prédestinait David Tebib à la réussite tous azimuts qu'il connaît aujourd'hui. Né dans un quartier populaire de Nîmes, dans un milieu très modeste, il a su déjouer les « inégalités de destin ».

    Dans ce témoignage sincère, il revient sur des moments clés de son histoire personnelle, sur les personnes qui l'ont inspiré, sur les valeurs qui l'ont toujours porté. Les préceptes de vie qui se dégagent sont autant de messages d'espoir et des pistes se dessinent pour l'action publique. Un texte résolument optimiste et inspirant qui prouve que rien n'est jamais joué, que tout est toujours possible !

  • « Chaque jour, Jacques de Bascher déjeune aux Deux Magots ou chez Lipp, toujours à la même table. Il retrouve dans ce minuscule triangle germanopratin l'ensemble de la faune qu'il recroisera le soir venu. Ses journées suivent un rituel immuable. Lorsqu'il rentre chez lui après le déjeuner, il fait une sieste puis se rend chez Carita, où Monsieur Guy, coiffeur de feu Gérard Philipe, se charge de sa nuque. Quand il ne prend pas soin de son apparence, il va au cinéma, fait du shopping, prend le thé chez une comtesse ou reçoit un amant. Vers dix-sept heures, il repart vers l'Odéon et s'installe au Dauphin, rue de Buci. Il y joue au flipper et y achète les substances nécessaires à la prochaine nuit. Puis il se rend chez Karl Lagerfeld avant de rentrer se préparer pour sa soirée et de filer vers le Flore, l'antichambre de la nuit, à quatre minutes de chez lui. » L'allure d'aristocrate, le goût très sûr et la beauté viscontienne de Jacques de Bascher feront de lui la muse de Karl Lagerfeld et l'amant terrible d'Yves Saint Laurent. Ce livre, fruit d'une enquête auprès de ceux qui l'ont côtoyé, admiré ou mal aimé, est une plongée dans les années 1970 et 1980, ces années folles qui consumèrent Paris et ses troupes, et dont il fut l'une des figures les plus singulières.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Chaque dimanche sur Europe 1, dans l'émission « Carnets du monde », Josef Schovanec, philosophe-saltimbanque de l'autisme et de la différence, tient la chronique « Voyage en Autistan », dans laquelle il pose un regard plein d'humour et d'érudition sur un pays, une culture, une langue, une cérémonie, un plat national...
    Mêlant grande histoire et petites anecdotes recueillies au fil de ses nombreux périples sur tous les continents - il est chercheur spécialiste de la philosophie des religions et des coutumes -, cet infatigable globe-trotter et polyglotte nous prouve que voyages et autisme ne sont pas contradictoires, bien au contraire ! Car les voyages revêtent une importance particulière pour toutes les personnes autistes : ailleurs, elles se sentent enfin comme les autres.
    Avec ce nouveau recueil de ses meilleures chroniques, vous ne verrez plus notre planète du même oeil !

  • Il a vu ce que des yeux ne devraient jamais voir. L'extermination des siens.
    Son père et son oncle, assassinés devant lui. Sa mère, ses frères, ses soeurs, jetés vivants dans des fosses pleines d'excréments pour y mourir comme des bêtes. Ses grands-mères, ses tantes, abandonnées sans vie au hasard des fossés.
    Il n'a que douze ans, mais il a vu ce que des yeux ne devraient jamais voir.
    Charles Habonimana est un survivant. En avril 1994, lorsque son pays, le Rwanda, bascule dans l'horreur et la folie criminelle, il est condamné. Comme tous les autres Tutsi de Mayunzwe, son village. Comme tous les autres Tutsi du pays.
    Ses bourreaux vont en décider autrement et faire de lui le symbole du génocide en marche. Il sera « le dernier Tutsi », celui que l'on tuera lorsque tous les autres, ceux du village, auront été éliminés. Placé sous ce terrible statut de mort en sursis, il voit tomber les siens, les uns après les autres. Hommes, femmes, enfants, vieillards. Peu importe.
    Son témoignage revient sur ce qui fut l'une des plus terribles tragédies du siècle passé, en l'inscrivant dans l'Histoire des génocides du XXème siècle. Il se veut aussi un chant d'espérance pour l'avenir de son pays.

  • L'île de Nosy Lava, au nord-ouest de Madagascar, a abrité le dernier bagne du pays définitivement fermé en 2010.
    En 2004, malgré la sinistre réputation des lieux, Roland Vilella, un marin familier de ces eaux, débarque dans l'île que surplombe, inquiétante sentinelle de fer, un phare rouillé et sans âge.
    Il y fait la connaissance d'Albert Abolaza, un prisonnier hors du commun, condamné aux travaux forcés à perpétuité. Une forte amitié va lier les deux hommes. Mémoire vivante du bagne, Albert se fait le porte-parole de ses compagnons de misère, torturés et tués en toute impunité durant des années.
    A partir de ce témoignage exceptionnel couvrant les trente dernières années du bagne et de celui des autres bagnards, Roland Vilella restitue la mémoire de ces hommes perdus, criminels, devenus victimes de leurs gardes.
    Au fil des pages, de violences sanglantes en anecdotes poignantes, la parole des détenus que domine celle d'Albert se mêle à l'histoire de l'île et porte jusqu'à nous la voix bâillonnée du bagne de Nosy Lava.
    Une aventure et un témoignage uniques qui s'inscrivent dans la grande tradition de la collection Terre Humaine.
     

  • Deux rives, trois religions, vingt-trois pays riverains et une mer qui reçoit des noms divers selon les langues : Mare Nostrum pour les Romains, Mer blanche du milieu pour les Arabes, mer blanche pour les Turcs, mer du milieu des terres pour les Hébreux, les Serbes, les Berbères, les Arméniens, la Méditerranée se subdivise aussi en plusieurs mers : Adriatique, Tyrrhénienne, Egée, Ionienne. Jadis centre du monde, la Méditerranée reste un espace géographique et politique important, et le foyer de notre civilisation grâce à la Phénicie, à Jérusalem et Athènes, et bien sûr Rome. La division entre Orient et Occident tend aujourd'hui à s'estomper, à cause des migrations et de l'américanisation du monde. C'est pourquoi l'auteur préfère parler de Méditerranée au singulier, celle-ci étant envisagée dans sa dimension civilisationnelle plus que politique, et dans sa diversité toujours active.
    Il sera donc question de pays (Albanie, Macédoine.), mais plus volontiers de régions (Kabylie, Côte Vermeille, Gaza.), de villes (Beyrouth, Istanbul, Barcelone, Venise.), d'îles (Ibiza, Elbe, Malte.), de personnages mythologiques (Jason, Antigone, Didon), historiques (Alexandre le Grand, César, Zénobie.), d'écrivains (Homère, Camus, Lampedusa.), de peintres (Caravage, Gréco, Barcelo), de musiciens (Falla, Albeniz , Milhaud), de cinéastes (Fellini, Pasolini.), d'acteurs (Mastroianni, Claudia Cardinale, Trintignant), de saints (Rabi'a, Angèle de Foligno, Thérèse d'Avila), de plats, du vin, des vents, du platane et du cyprès, du oud et du komboloï, et de bien d'autres choses, à partir de souvenirs personnels, de voyages, de lectures, de femmes, ce qui explique, comme toujours en amour, ces lacunes qui reçoivent le beau nom de préférences..

  • Flic

    Michel Neyret

    • Plon
    • 1 Octobre 2016

    Pendant vingt ans, Michel Neyret a été un grand flic. Chasseur dans l'âme, il a traqué les voyous avec l'instinct d'un pisteur. Braquages, casses, prises d'otages, trafics, il a tout vu, tout combattu à Lyon, plaque tournante de la voyoucratie. Sur le terrain, Michel Neyret a servi avec honneur et efficacité. Il a même gagné le respect de truands qu'il a fait tomber : ceux-ci, condamnés, comprenaient les règles du jeu. Puis le jeu a changé : les banques n'ont plus eu de cash, la came a tout envahi, les filières se sont adaptées. Les mentalités se sont perdues, les frontières se sont brouillées. Après une carrière exceptionnelle dans la rue et dans l'action, Michel Neyret a accepté le poste de directeur-adjoint interrégional de la police judiciaire de Lyon. Et là, il n'était plus au contact. Les maffieux en ont profité. Il espérait les utiliser comme indicateurs, mais les choses ont dérapé.
    Résultat : du jour au lendemain, Michel Neyret a été destitué, renvoyé de la police, inculpé, honni. Il s'est retrouvé de l'autre côté de la barrière. Méritait-il pareil traitement ? A-t-il changé ? Est-il tombé dans un piège ?
    Devant une situation qui le dépasse, sans nier ses erreurs, ce grand serviteur de l'État livre aujourd'hui sa vérité.

  • Les religions sont-elles dangereuses ? Non, si elles n'engagent que les croyants. Oui, si elles prétendent à nouveau dicter la loi commune. Les fanatismes religieux d'aujourd'hui sont inquiétants. Face à eux, un seul rempart : la laïcité. Une laïcité contestée par les nostalgiques des privilèges publics des religions. Pourtant elle fournit à des hommes d'origines très diverses un cadre commun universel, délivré des traditions rétrogrades. Ainsi elle les unit tous en conjuguant le respect des différences et l'émancipation de chacun.
    Histoire, géographie, philosophie, littérature, théologie, sociologie, droit font de ce livre une véritable encyclopédie de la laïcité. On s'y promènera « à sauts et à gambades » pour en comprendre le sens et l'enjeu, admirer ses héros, goûter les beaux textes qu'elle a inspirés, mesurer sa dynamique aux divers points du globe.

  • « Je suis fille de Georges, métèque, grec, né à Alexandrie et de Yanick, bretonne de Roscoff, Finistère Nord, née à Levallois-Perret. Issue de ces deux berceaux différents, rencontre de l'Occident et de l'Orient. Remonter le fil jusqu'à mes grands-parents. Dresser leurs portraits, l'histoire familiale, ses anecdotes. Revenir à la source, mes racines et bout à bout, pièce après pièce, reconstituer le puzzle...
    Témoigner sur la joie mais aussi la difficulté de grandir auprès de parents hors-norme, tous deux artistes et bien jeunes à ma naissance. Surtout lorsque l'image publique est forte et la notoriété vive. J'ai ressenti le manque, la solitude, l'absence mais j'ai aussi aiguisé, précoce, une force d'adaptation, un esprit audacieux et rebelle. J'ai pris au lasso les moments de bonheur, de tendresse et de complicité partagés. Auprès de mon père globe trotteur et de ma mère poétesse, les rencontres ont étés magnifiques. Elles ont laissé leurs empreintes, leurs influences. Parmi elles, Edith Piaf qui m'offre ma première guitare, Paco Ibañez, Jacques Higelin, Renaud, Barbara, Jeanne Moreau, Josiane Balasko, Vinicius de Moraes, Caetano Veloso, Pierre Richard, Diane Dufresne, Catherine et Maxime Le Forestier, Albert Cossery ...
    Avec mon père, c'était aussi le plaisir, pour l'enfant et l'adolescente que j'étais, de l'accompagner parfois en tournée à travers le monde. Cette soif de voyage, je la tiens de lui comme cette volonté, très jeune, de tracer ma route. Ce récit livre leur histoire, mon histoire. »

  • Histoire d'une passion

    Gisèle Halimi

    • Plon
    • 3 Mars 2011

    Gisèle Halimi a raconté le désamour de Fritna, sa mère, sa souffrance, son obstination farouche pour la forcer à l'aimer, et son échec. Elle a raconté sa frustration de ne pas avoir eu de fille, avec qui elle aurait voulu mettre à l'épreuve son engagement féministe. La naissance de sa petite-fille, M, signifie pour l'avocate irrespectueuse une plénitude, un accomplissement en même temps qu'un éblouissement affectif : l'irruption d'« une vie de fille dans sa vie ». Pour la première fois, elle est le témoin direct de ce qui « fabrique un individu de sexe féminin ». Mais, au-delà de l'expérience féministe, et au-delà même de la raison, allant d'émerveillement en étonnement, éprouvant une nouvelle jeunesse, c'est une véritable passion que Gisèle Halimi nourrit pour celle qu'elle surnomme très vite « Tahfouna » ? la rose, l'irrésistible. La petite fille, qui lui déclare « Mamie, on est amoureuses ! », le lui rend au centuple. Jusqu'à la rupture brutale et complète qu'imposera « l'Autorité parentale », les parents de l'enfant. Dans un désespoir aggravé par l'incompréhension, il faut alors « apprendre l'art de ne plus être grand-mère ». Il faut continuer de vivre. Après trois années de séparation, la grand-mère et la petite-fille pourront se retrouver, transformées. Dans ce livre qui fait écho à Fritna, Gisèle Halimi raconte sa « passion totalitaire » pour sa petite fille et confesse, à travers ce récit sans faux-semblants, une part d'elle-même qu'elle ne soupçonnait pas.

  • « Ni résolument autobiographique, ni récit chargé d'anecdotes, cet ouvrage est avant tout un témoignage sur le métier de diplomate tel qu'il s'exerce au Quai d'Orsay ou en ambassade. A travers plus de quatre décennies d'un parcours professionnel dans des fonctions diversifiées sur les plans géographique et fonctionnelle, je m'essaie à rendre compte de la complexité du métier diplomatique, très éloigné des poncifs qui l'entourent. L'idée de concevoir un livre intitulé Profession diplomate m'est venue de la lecture de la bande dessinée Quai d'Orsay.
    J'ai fait le choix de porter à la connaissance du lecteur le déroulement de certains fragments les plus marquants de ma carrière diplomatique, non pas pour mettre en valeur mon action, mais avec le souci constant d'expliquer le fonctionnement du réseau diplomatique et le métier du diplomate. C'est donc l'expérience du terrain que je rapporte d'Amman à Sanaa, de N'Djamena à Bagdad, de Tunis à Rome.
    La Francophonie et la culture ont été des fils conducteurs de mon action tout au long de ma carrière. Ce sont des éléments essentiels de la diplomatie d'influence. Dans chacun de mes postes, j'ai eu à coeur d'organiser des manifestations artistiques, d'Amman à Bagdad, les plus émouvantes, de Tunis à Rome, les plus ambitieuses, mettant en valeur de prestigieuses résidences.
    Dans un monde en pleine transformation, le diplomate doit en permanence s'adapter aux nouveaux enjeux géopolitiques, économiques, culturels, environnementaux, avec en perspective la défense des intérêts bien compris de son pays. » Yves Aubin de La Messuzière.

  • Les féministes dénoncent depuis fort longtemps le sexisme de notre langue et en particulier de la grammaire, mais c'est au vocabulaire qu'il convient d'abord de s'attaquer. Ce sont ces innombrables mots ouvertement ou traitreusement machistes qu'il est urgent de dénoncer.
    Jean-Loup Chiflet, amoureux des mots, et Marie Deveaux, lexicographe, ont décidé de les débusquer, de les recenser et de les analyser pour faire prendre conscience aux hommes (et même parfois aux femmes) de l'extrême misogynie du français.
    Avec humour et sérieux, ils démontrent que rien n'est plus facile que d'éliminer de notre vocabulaire des mots qui n'ont d'autre utilité que d'insulter, de mépriser, de rabaisser les femmes. Le « politiquement correct » s'est imposé, ils décident d'imposer le « sexuellement correct ».

  • à coeur ouvert

    Ingrid Chauvin

    • Plon
    • 12 Mars 2015

    " Donner la vie prend un sens tout particulier lorsque cela est espéré depuis longtemps. Aurais-je la force de recommencer, j'ai parfois le sentiment d'avoir accouché il y a quelques semaines seulement, je ressens encore aujourd'hui une empreinte de Jade à l'intérieur de moi, elle ne m'a pas quittée et je me surprends à en ressentir les sensations, la chaleur, je suis remplie d'elle...
    Je suis partagée entre le désir fou de revivre l'aventure et l'exclusivité que je garde pour Jade. Il faut du temps, beaucoup de temps pour chasser le traumatisme, la douleur et retrouver le goût de la vie, apprivoiser cet état de fait, redevenir une femme tout simplement. Je ne serai plus jamais la même, c'est évident. Je dois me reconstruire avec cette plaie béante qui jamais ne me quittera.
    Les mois passent et les années s'en suivent à la vitesse de l'éclair, j'ai cette pression supplémentaire qui pèse lourd sur mes épaules, l'horloge biologique ne tourne pas indéfiniment, devenir maman sera de plus en plus difficile et j'ai comme l'impression que je dois accélérer la guérison de ma souffrance pour donner une nouvelle chance de maternité...
    Je ne m'en sens pas spontanément le courage, j'aimerai avoir 30 ans et laisser le temps au temps, mais cela ne m'est pas permis... Et je sais combien je regretterai de ne pas avoir pris sur moi pour au moins essayer, alors je vais essayer, nous allons essayer... " Ingrid Chauvin

  • On ne voit bien qu'avec le coeur

    Maria Doyle

    • Plon
    • 20 Septembre 2018

    Racontée par elle dans un style vivant, et souvent très direct, c'est le destin étonnant d'une petite Irlandaise, issue d'une famille misérable, qui perd la vue à l'âge de 9 ans et décide aussitôt que son handicap ne l'empêchera pas de réaliser tous ses rêves, même les plus fous.
    Portée par l'exemple de sa mère, qui a su résister à ce que l'Irlande des années 60 a inventé de pire - les foyers-prisons pour filles-mères -, Maria n'est pas du genre à se laisser abattre. Après s'être échappée à 10 ans de l'institut pour aveugles où elle étouffe (et avoir parcouru plus de 40 kilomètres à pied, pour rejoindre la maison de ses parents), Maria finira par réussir à tenir le rôle principal d'une comédie musicale, à représenter son pays à l'Eurovision, à partir en tournée aux États-Unis, jusqu'à ce qu'un producteur, furieux de la voir résister à ses avances, mette un terme à sa carrière musicale. Élue « l'une des dix plus belles femmes d'Irlande », Maria Doyle nous raconte aussi ses amours surprenantes avec une star de la chanson suédoise et un missionnaire mormon. Et, comme elle veut une famille et ne fait pas les choses à moitié, Maria aura 7 enfants en 15 ans. Mais comment élever une famille nombreuse, quand on est aveugle ? Avec humour, Maria nous parle de son quotidien de mère au foyer pour le moins atypique. Une autre façon de témoigner que tout est possible.
    Lumineuse, drôle et émouvante, Maria nous fait vivre le choix qui a changé son destin : plutôt que de laisser la maladie gagner et de se lamenter sur son sort, elle a décidé de se battre pour faire de ses rêves une réalité. Si, elle, aveugle, y arrive, pourquoi pas nous ?

  • Jules

    Lionel Florence

    • Plon
    • 23 Janvier 2020

    « Je m'appelle Jules. Je peux parler plus librement de mon parcours maintenant que je me suis suicidé à 26 ans. J'ai pourtant essayé de faire reculer cette ultime et inévitable échéance. J'ai tenté de banaliser ce passé insupportable, de panser mes plaies, ou de « faire avec » comme on porte un fardeau toute sa vie. Il vous colle à la peau et on le trimballe partout. Parfois on croit ne plus en ressentir le poids ni la gêne, et pourtant, il est bien là sur vos épaules, vous enfonçant toujours un peu plus. » C'est par ces mots que Lionel Florence nous fait entrer, à sa manière, avec pudeur et tendresse dans l'histoire de Jules, un enfant pas comme les autres. Jules est l'itinéraire d'un jeune homme malmené par la vie et par les hommes. Jules, c'est le récit de sentiments fulgurants, entiers, évidents. Une histoire vraie « à la vie, à la mort » d'un homme qui prendra sous son aile un jeune homme dit « maltraité ». Cette passion-miroir fera naître un couple particulier au sein duquel on ne saura d'ailleurs plus très bien qui a réellement panser les maux et les blessures de l'autre... C'est pour prolonger leurs éternelles fiançailles, que Lionel Florence nous livre ce texte intime, pour rendre vie à son plus grand amour et pour donner, surtout, un sens à l'existence de Jules, « cet ange aux yeux clairs qui lui tient la main ».
    Un récit bouleversant par l'un des plus grands auteurs de la chanson française.

  • Le crime fascine. Les criminels, ennemis publics médiatisés ou anonymes, suscitent admiration, engouement, répulsion.
    C'est souvent la passion qui entraîne le passage à l'acte. L'amour passion qui emporte tout, l'amour passé et ses aigreurs assassines, l'amour jaloux qui élimine rivales ou rivaux.
    En mêlant réalité et fiction, personnages historiques et héros littéraires, cinématographiques et télévisuels, ce dictionnaire amoureux hors norme associe les points de vue de l'historien, de l'analyste, de l'enseignant pour nous permettre de comprendre le crime, les criminel(le)s, de compatir avec les victimes, de vibrer avec les avocats et les jurés et d'enquêter avec les policiers et les experts.

  • Je n'ai pas encore le titre

    Jean-Loup Chiflet

    • Plon
    • 21 Septembre 2017

    « Est-ce bien raisonnable de croire qu'après avoir passé cinquante ans jour pour jour dans le monde de l'édition (je suis rentré chez Hachette le 1er février 1967), j'aurais des choses à raconter qui pourraient passionner ceux qui n'en faisaient pas partie ?
    Ce catalogue de souvenirs ne va-t-il pas être assimilé aux Mémoires d'un vieux con comme me l'a fait remarquer un aimable confrère que j'interrogeais sur l'opportunité de ce projet ?
    Si l'on en croit les dictionnaires, les « Bonnes feuilles » sont « une sélection des meilleures feuilles d'un livre ». C'est ce que j'ai décidé de rassembler dans cet ouvrage avec les moments les plus insolites, les plus festifs, les plus drôles, les plus émouvants de mes cinquante ans d'édition...
    Je ne sais toujours pas si c'est bien raisonnable, mais j'ai vraiment envie de partager avec vous les meilleures feuilles de ma vie d'éditeur. » Jean-Loup Chiflet.

empty