Societe Des Ecrivains

  • « Écrire est en réalité vouloir lutter contre la fatalité, cette sorte de prédestination qui déterminerait le cours des événements de l'histoire des hommes d'une manière irrévocable et contre le hasard, cette imprévisibilité des péripéties qui arrivent insidieusement. » Il n'existe pas de mot pour désigner le sort d'un parent qui affronte la mort de son enfant. Jean-Claude Parcot a recours à la philosophie et à la théologie pour tenter de poser des mots sur l'indicible et comprendre dans quelle mesure une part de divin infuse nos vies. Comment accepter la tournure tragique du destin lorsque la mort frappe dans la fleur de l'âge ? La disparition de son fils et de son petit-fils laisse un vide impossible à combler, mais il trouve dans l'amour de ses proches l'énergie de poursuivre son chemin de vie. Ce récit sur l'expérience du deuil inspire une profonde compassion et constitue pour tous une leçon de sagesse.

  • Ce livre relate la période de guerre 39-45 de mon père.
    Après avoir participé à la drôle de guerre dans le nord de la France et en Belgique, il est fait prisonnier à Lille le 29 mai 1940. Après avoir traversé la Belgique à pied, il arrive en Hollande et part le 10 juin 1940 pour Aix La Chapelle en wagons à bestiaux avec beaucoup d'autres prisonniers, puis, direction le Stalag XVII A à Kaisersteinbruck en Autriche. Alors commence une longue période de travaux forcés à l'autostrade Vienne-Berlin. Tous les prisonniers souffrent du manque de nourriture et du froid en hiver.
    Après s'être fracturé une cheville en mars 1941 et un séjour à l'hôpital, il retourne, fin juillet, au Stalag XVII A et est affecté à divers commando à Vienne pour y effectuer divers travaux pénibles pour l'armée allemande jusqu'en avril 1945, date à laquelle les bombardements commençèrent. Libéré par les américains en mai 1945, il part en avion vers Paris.

  • « Vingt-cinq ans, cela fait vingt-cinq ans que je souffre dans un corps qui ne correspond pas à mon physique et à l'image que je renvoie. Mon apparence est celle que vous, vous voyez ou que vous voulez bien voir ! » À travers ce récit, l'auteur dénonce le stéréotype du handicap, forcément visible. Exorcisant son mal-être, elle nous relate son périple, des premiers symptômes de la « fibromyalgie » aux étapes multiples de son difficile combat contre cette maladie rare et incurable. Instructif et édifiant, son témoignage poignant est un véritable appel à la compréhension et pousse le lecteur à la réflexion sur la notion du handicap autant qu'il lève le voile sur cette pathologie encore trop méconnue.

  • « On est tous capables de faire quelque chose. Il faut s'en donner les moyens et surtout taper dans la bute, comme on dit chez nous dans la Sarthe, pour réaliser ce qu'on a de plus cher au monde. Pour moi, réussir sa vie, c'est d'abord avoir des projets, les visualiser, les mettre en route et ne jamais abandonner pour atteindre l'objectif. C'est parfois dur. Ça demande courage, ténacité. Mais quel bonheur quand le projet arrive à terme ! La réussite a été au bout du chemin... » Après une enfance riche en épreuves, Christian voit peu à peu le puzzle de sa vie se mettre en place. Porté par la Lumière qui l'accompagne depuis toujours, ce magnétiseur-radiesthésiste, exorciste à ses heures, apprend à se découvrir et à renaître à nouveau. Rencontres extraordinaires, rumeurs ou incompréhension : il dévoile ici ses atouts et ses embûches, nous invitant à découvrir un parcours de vie singulier qui ne manquera pas d'interpeller.

  • « La retraite ? Je n'y serai jamais. J'ai quatre-vingt-dix-huit ans. Quatre-vingt-dix-huit ans et toutes mes dents ! Les praticiens disent que c'est le fait d'avoir «travaillé en mâchoire» qui les a rendues si solides. Travailler en mâchoire c'est lorsque nous nous portons, nous-même ou notre partenaire, à la force de la mâchoire. Mon frère et mon oncle, qui avaient cette même spécialité, ont gardé une belle denture toute leur vie, eux aussi. Nous étions trapézistes et l'histoire que je vais vous raconter est la mienne, mais aussi un peu la leur. » À travers des mots vibrant de passion et une mémoire étonnante des détails, Pierre Bergam nous relate avec émotion son extraordinaire parcours, ainsi que celui de son frère, pour entrer dans le cercle circassien sans être des « enfants de la balle », c'est-à-dire nés de parents artistes. Le travail, les innombrables heures de répétition et le soutien de leur oncle leur permettront, à force d'acharnement, d'aller au bout de ce qu'ils voulaient devenir, de vivre leur amour pour la scène et le spectacle, malgré les difficultés ainsi que les risques du métier. Continuant à transmettre sa passion dévorante en l'enseignant à merveille, Pierre Bergam nous fait partager d'authentiques anecdotes familiales et professionnelles, riches de galas, de rencontres avec des célébrités, mais aussi de récits tragiques, comme les accidents de pistes. Un ouvrage qui nous fait découvrir les coulisses d'un monde de strass et de paillettes, et nous démontre que la persévérance et la ténacité permettent de réaliser les rêves les plus inaccessibles et, aussi, de concrétiser ceux des autres dans une belle aventure humaine.

  • « Tous les habitants du quartier le connaissent, et la plupart d'entre eux, du moins ceux qui font partie de sa génération et qui sont encore vivants, reconnaissent volontiers l'ardeur dont il a toujours fait preuve au travail. Il était considéré, autant par ses amis que par ses ennemis, comme un travailleur pugnace, acharné, obstiné ; qui ne s'arrêtait que quand il avait atteint l'objectif qu'il s'était fixé. Chaque matin, on le voyait passer de bonne heure en sifflant ; l'oeil vif et la démarche alerte, il allait d'un bon pas cultiver son champ. » Après une dure vie de labeur, N.F. a été frappé de cécité à 70 ans. Plongé dans une obscurité angoissante, et sentant sa santé se détériorer au fil du temps, il retrouve, à 93 ans, un peu de réconfort et de compagnie pendant les neuf années de visites régulières de son filleul, revenu au pays, lui apportant détente et évasion. Ensemble, ils discutent de nombreux sujets et échangent leurs impressions communes sur la société et ses dysfonctionnements, à commencer par la destruction progressive et régulière du lien social. Ils évoquent et partagent des souvenirs, souvent empreints d'une douce nostalgie, d'une Martinique d'antan que regrette le vieil homme. Plus qu'un bel et poignant hommage à son parrain, le narrateur pousse un véritable cri du coeur. Il nous entraîne dans une profonde réflexion quant à notre rôle d'être humain : faisons-nous suffisamment preuve de patience, d'empathie et de générosité à l'égard des personnes âgées et/ou handicapées pour tenter d'apaiser leur souffrance, les délivrer de leur isolement, rendre moins cruel et plus supportable leur quotidien ?

  • « La cité, c'est aussi la forêt. Pour s'y rendre, il suffit de traverser ce fameux ruisseau des houillères, qui charrie une eau noire comme le charbon, puis passer devant les résidences individuelles ("les chalets") des employés de la mine. Nous savons que nous ne sommes pas très appréciés dans ce quartier, mais à dix ans, il n'y a pas de complexe, le monde nous appartient. Aussi nous prenons tout notre temps pour gravir un petit sentier qui débouche sur un dernier obstacle, avant d'accéder à notre jungle ! » Années soixante, est de la France. La famille Schaab vit alors dans la cité du Kobenberg. Une période faite de découvertes et d'amitiés, d'émois et d'aventures pour le jeune Roland qui fait de cet espace celui de son initiation au monde, aux femmes, aux différences sociales aussi. Un espace qu'il revisite aujourd'hui, par la mémoire et l'écriture, dans ce texte autobiographique qui, par-delà la recomposition heureuse des souvenirs, livre aussi une analyse juste de la déliquescence de ces quartiers.

  • Vieux-Bourg (anciennement la Case aux Lamantins), section de Morne-à-l'Eau, Grande-Terre, Guadeloupe... Il y a là un sénat, des femmes potomitan, des pêcheurs généreux... Témoignages aussi des lieux chargés d'histoire et une mangrove à préserver. On y trouve encore un esprit qui cultive le passé, et un autre qui se projette déjà dans l'avenir... Vieux-Bourg dont les habitants qui y sont résolument attachés ressuscitent et transmettent ici l'histoire, dans un ouvrage qui dit tout autant le respect que l'amour pour celles et ceux qui ont marqué ces lieux. Petites et grandes figures, anecdotes et événements plus importants, héros et héroïnes ordinaires, traditions et gestes d'hier : ils se retrouvent dans ce "Quand la Case aux Lamantins livre ses secrets..." qui fait focus sur un bout de territoire guadeloupéen qui, pour être méconnu, n'en demeure pas moins riche. Un ouvrage d'autant plus original qu'il est l'enfant d'une communauté qui expose ici avec fierté, et aux yeux de tous, et ses souvenirs et son dynamisme.

  • 10 mars 1939, banlieue est de Rouen. Pour Marie-Henriette, tout commence bien. Mais six mois plus tard, la guerre éclate. Elle a quinze mois lorsque son père, officier, est fait prisonnier. Direction l'Oflag IIB, en Pologne. Avec sa mère et son frère, elle quitte la zone occupée et rejoint Montpellier. Au-delà du cercle familial, le monde paraît fou, la France sombre dans la collaboration. Hiver 1945, à Arnswalde, trois colonnes de neuf cents hommes, amoindris après cinq années de privations, quittent définitivement le camp sous une tempête de neige et entament à -12 °C un long périple. Leur errance durera près de trois mois. S'accrocher à la vie, espérer que la vie reprenne un jour son cours. Pour la fillette de six ans, tout reste à construire.
    À travers ses vingt premières années, de son enfance en temps de guerre et d'instabilité politique à sa jeunesse dans les années 1950 jusqu'à son mariage, l'auteur nous décrit sa recherche d'elle-même et de son devenir, avec en toile de fond l'influence de sa famille et des autorités religieuses et scolaires qui l'ont entourée. Teintée de chronique sociale, c'est une double page d'histoire que nous offre Thérèse-Françoise Crassous : la sienne, celle d'une époque.
    Finalement, c'est aussi un peu la nôtre.

  • « Que s'est-il passé réellement ? Il ne peut s'agir d'une banale dispute entre promeneurs du dimanche. Ce serait invraisemblable. Ou alors il y a eu provocation et querelle grave. Je suggère à François d'envoyer ses propres enquêteurs sur place. En attendant, nous réfléchissons. Agression visant l'Ambassade de France à travers l'un de ses membres pris au hasard ? Possible. Si cette hypothèse est juste, c'est très grave. Agression beaucoup plus personnelle visant bel et bien Gérard et personne d'autre ? Très vraisemblable aussi. Mais il faut chercher les motifs. Le simple vol de voiture me semble à exclure vu la façon dont se sont passées les choses. D'ailleurs, il paraît qu'elle est réduite à l'état d'épave. Le colonel Prat devrait envoyer quelqu'un la récupérer dans la matinée. Il ne pourrait s'agir que de querelles personnelles, questions d'argent, de femmes... Mais s'il a des petits secrets peu avouables, il ne les racontera pas ! Reste naturellement la solution du rapport entre ses activités d'agent des services secrets français et cette tentative d'assassinat. Tout cela sent le souffre ! » 1991, la France s'apprête à rouvrir son ambassade à Phnom-Penh. L'auteur qui vient d'épouser son compagnon, nommé Attaché de Défense, arrive dans l'ex Kampuchéa. Services secrets, prise d'otages, meurtres... Elle sera le témoin privilégié du microcosme diplomatique et des intrigues tortueuses d'un État aussi corrompu que dangereux. Ses « Quatre années au Cambodge » seront une aventure tour à tour passionnante et effrayante, où l'inattendu côtoiera les désillusions, la fascination, la répulsion. Immersif et instructif, un témoignage rare et sans langue de bois.

  • "La grande majorité des homosexuels ruraux ne s'adonnent pas à leur sexualité, ils n'ont aucune identité. Au village, ils dissimulent leur ambiguïté sexuelle qui doit rester secrète. Plus de 90 % d'entre eux mènent une existence hétérosexuelle apparente, mariés ou non, avec ou sans enfants, car rares sont ceux qui restent célibataires :
    La société ne leur laisse pas le choix et les juge sans appel.
    Dénonçant les dérives du microcosme rural exacerbant les discriminations et le mal-être, le cri de révolte de Benoît Vogel, entre essai et témoignage, étude de moeurs et sociologie pure, dresse un état des lieux effrayant autour d'une petite poignée d'irréductibles stigmatisée comme nulle part ailleurs : ces homosexuels qui assument leur sexualité."

  • Bacau, Moldavie, années 1930. Les jours paisibles de la famille Lipan vont bientôt prendre fin. Le roi Carol, vénal et corrompu, solde la Roumanie aux Russes et aux Allemands avant d'abdiquer. L'été 1941, les alliances se déchirent, et la Roumanie, aux côtés de l'Allemagne, déclare la guerre au communisme arrivé à ses frontières. Ecaterina a quatorze ans, et son entrée forcée à l'internat n'est rien face aux horreurs qui l'attendent. Car après les combats, un coup d'État communiste installe une dictature qui sévira plus de quarante ans...

  • «?J'observe que, de même qu'à Bangkok où j'éprouvais partout une impression de déjà vu d'où découlait un étrange sentiment de "revenir à la maison", ici, je me sens parfaitement à l'aise, tout me plaît, tout me semble déjà familier, et il va sans dire que maintenant, l'utilisation des baguettes n'a plus de secrets pour moi?!?» En triant les archives de son amie Annie, Amélie de la Musardière est tombée sur la correspondance de cette dernière avec sa famille alors qu'elle se lançait dans l'aventure de l'enseignement en Asie, à la fin des années 70. Au travers de ces courriers, ce sont des facettes inconnues de son ancienne camarade de classe, d'ordinaire si sage et studieuse, qui se dévoilent à nous. Ouvrage particulièrement intime, "Professeur à Taïwan" est une magnifique histoire de découverte et de rencontre, entre une femme cherchant à fuir son destin et une civilisation qui changera à jamais sa vision de la vie.

  • Tour à tour maître-auxiliaire, matelot, cadre aux PTT, de l'enfant qu'il était à l'homme qu'il est devenu, Bernard Dupuy compose, à travers son Itinéraire d'un chabis ordinaire un autoportrait mouvant... Ou plus précisément un autoportrait sincère et juste, en ce qu'il témoigne que nul n'est un être monolithique, mais que l'existence et nos actions ne cessent, quotidiennement, de nous transformer et de nous réinventer.

    Sans ostentation ou éclats, sans nombrilisme ou prétention, avec cette modestie et cette humilité qui ont peut-être été le fil rouge de sa vie, Bernard Dupuy se dit porté par une mémoire papillonnante et un plaisir d'écrire et de se rappeler culminant dans ses dernières pages, ce texte autobiographique - qui a opté pour la limpidité de la concision - recèle une certaine tendresse.

  • Après la mort de son père, Gaëlle Moreau décide de lui écrire pour lui rendre compte de sa vie et de ses sentiments. Commence ainsi la rédaction de son journal intime. Elle aime voir le monde et accomplit ses rêves : lHimalaya, le Népal, l'Islande, le Maroc Nous la suivons dans tous ses périples, où elle déploie une sensibilité singulière ; « Je vois les petites choses de la vie que personne ne remarque », confie-t-elle, avec raison. Mais son don d'observation s'applique aussi en France, dans sa vie quotidienne. À travers les pages, elle entraîne son lecteur, entre le rire et les larmes, le fait de grandir, d'aimer, de souffrir, de se transformer petit à petit, sous les yeux de son père défunt. Ses convictions écologiques, ses amis, ses découragements et ses enthousiasmes, sa découverte de l'amour et de son homosexualité, tout est dit avec pudeur et sensibilité. Et nous lisons la vie de cette jeune femme touchante et parfois si seule avec une attention particulière. En se confiant, c'est souvent de nous quelle parle : nous retrouvons nos propres doutes, nos élans, toutes les petites choses qui construisent un destin.

  • « J'aime les couleurs gris et rose, qui sont douces et s'harmonisent parfaitement. N'oubliez pas que je suis d'origine flamande et que j'aime beaucoup le rose ! et là vous comprenez le titre de mon livre. Perché sur une patte, c'est un animal gracile d'une grande élégance et fragilité en même temps. Sous cette apparence, il dégage une grande force et puissance et je m'y retrouve bien puisque je ne peux compter que sur une jambe et que j'ai une certaine force mentale. » Après trente-six années d'exercice en tant que psychothérapeute, Marie-Claire de Hemptinne se confie à coeur ouvert dans son autobiographie. Le récit de sa douloureuse enfance et adolescence nous apprend ce qui a motivé les choix de sa future vie d'adulte. Véritable manuel de savoir-vivre, cet ouvrage donne accès à des approches très diverses visant à se remettre d'un choc émotionnel ou d'un traumatisme quelconque. L'autrice prouve qu'il existe des moyens d'affronter ses démons, comme par exemple en verbalisant ses souffrances pour se libérer de leur emprise et trouver le bonheur. Grâce à sa riche expérience et ses conseils avisés, elle donne les clés permettant de mieux apprécier l'instant présent pour mener une existence harmonieuse et épanouie.

  • Dyen Lewis MILANDOU est une jeune mère de 23 ans aujourd'hui qui souhaite en toute sincérité nous faire partager par sa première expérience de l'écriture, son témoignage sur son parcours de son enfance à son adolescence jusqu'à devenir une jeune maman fraîchement majeure. Que cette lecture soit bénéfique au futures jeunes maman.

  • Ah ce frère aimé, toujours imprévisible, surprenant. Il débute comme comédien, chanteur de charme, champion de radio crochet. Ma foi du talent et de la voix !
    Puis, il annonce brusquement qu'il sera médecin. Eh bien il sera médecin, mais il prend sa retraite prématurément. On pense qu'il va se calmer, aller à la pêche, la chasse... Non, il écrit, il écrit, il écrit !
    ... Et comme il a raison ! Michel Galabru Après avoir accompagné " Le petit cheval dans le mauvais temps " (1) dans ses joies, ses peines, ses défaites ou ses espoirs, voici l'HISTOIRE de Pierre. ... Enfin " LES HISTOIRES ", celles qu'il a vécues, celles qu'il a imaginées ou celles qu'on lui a prêtées. Mais, médecin pendant toute une vie, il vous a tellement écouté que " ses " histoires ce sont peut-être tout simplement les " vôtres ". ... Celles que vous avez aimées.

    (1) Du même auteur, la Société des Ecrivains, Paris 2005

  • Kathy

    Le Denn Y

    Abandonnée à la naissance, baladée de familles d'accueil en foyers, Kathy a eu la chance d'accrocher le regard d'un photographe qui l'a propulsée au firmament des top-modèles. Les journalistes des magazines people sont pendus à ses basques et les paparazzis la traquent pour obtenir un scoop qui augmentera le tirage de ces journaux que s'arrachent les jeunes filles et d'autres moins jeunes. Cette vie n'est pas sans risque, car un soir d'hiver, après une séance de photos en extérieur dans la neige, elle s'effondre dans la salle de bain de sa suite d'un grand hôtel parisien. Très affaiblie, elle est emmenée d'urgence à l'hôpital Georges Pompidou. Mais au petit matin, l'infirmière trouve sa chambre vide. Il s'agit probablement d'un enlèvement. Le commissaire Anne Crozet est chargée de l'enquête. Les heures passent et aucune revendication n'est formulée. A la tête de son équipe de la Brigade criminelle, surnommée le groupe des "VIP", en raison des affaires qui lui sont confiées, elle découvre, derrière le masque de la beauté et de la démarche déhanchée des mannequins, la réalité d'un monde de solitude et de peur, qu'elles compensent par la consommation de drogue et d'alcool. Le teint blafard, le visage creusé les yeux cernés, le corps décharné, elles subissent la tyrannie de la maigreur pour permettre aux couturiers et aux stylistes d'imaginer des vêtements portés par d'éternelles adolescentes. L'auteur nous plonge dans un univers sans repère et nous entraîne dans le tourbillon factice du luxe qui a coûté la vie à de nombreuses jeunes filles, victimes de ce miroir aux alouettes. Après toutes les épreuves qu'elle a déjà traversées Kathy sortira-t-elle vivante de cet enlèvement? Et si oui, dans quel état?

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